Qu'on rende à Périblog ce qui m'appartient dimanche 18 avril 2010

Vous saurez sans doute, si vous lisez le journal La Dordogne libre, que celui-ci s'apprête à lancer un nouveau blogue. Le journal papier était jusqu'alors accompagné par une mini version virtuelle qui ne lui rendait pas du tout justice.

Stéphane Vacchianni, rédacteur en chef et, il faut le dire, remarquable visionnaire avait concentré toute son attention sur le tabloïd que l'on peut acheter dans nos kiosques pour 80 centimes. Grand bien lui en a pris. Les ventes ont augmenté au delà probablement de ses espérances et des tendances actuelles, le plaçant bien haut dans le hit-parade des meilleures ventes pour un journal qui couvre des actualités départementales.

Lui et son équipe ont travaillé sur une nouvelle maquette juste avant de passer à la publication du blogue. La DL new look avait rencontré deux ou trois rebuffades moyennement justifiées de la part d'habitués timides devant toutes évolutions (je ne fus pas en reste sur l'outil de réseau social Twitter, comme Marie Berthoumieu journaliste à la DL, un tantinet blessée par mes propos, pourrait en attester). Quelques semaines et subtiles modifications plus tard nous nous y sommes tous habitué et, si nous aimions bien la Dordogne Libre auparavant, nous l'aimons plus encore maintenant. Bravo à toute l'équipe de la DL.

Quand au blogue, j'ai là aussi mon opinion, mais je laisse aujourd'hui le soin à La Chouette de vous faire connaître plus bas son analyse personnelle.

David Chiesa à l'App'Art
David Chiesa à l'app'Art en avril 2009    Photo © periblog.fr
En dernier lieu... j'aimerais suggérer à Stéphane Vacchiani de rappeler à ses troupes qu'il est nécessaire de créditer toutes les photos qu'ils utilisent dans leurs pages imprimées ou sur le web, s'ils en connaissent avec certitude l'auteur ou la provenance...

Par exemple, deux de mes photographies (ci-contre et ci-dessous) ont paru samedi dernier dans la rubrique RENDEZ-VOUS du journal. Elles proviennent de deux billets distincts sur Périblog. L'une est de David Chiesa [ lire le billet ], et l'autre de Yonathan Avishai et de Bachir Mouhali [ lire le billet ]. C'est d'ailleurs la seconde fois qu'ils utilisent cette photo pour illustrer un concert du pianiste. Je n'ai aucun reproche à leur faire quant à l'utilisation de mes photos sans m'en demander la permission (bien au contraire, car je m'en trouve flatté), mais j'apprécierais tout de même qu'ils leur adjoignent quelque part dans l'article ou dans la légende soit mon nom, soit préférablement periblog.frYonathan Avishai et Bachir Mouhali
Yonathan AVISHAI pianiste est ici accompagné par Bachir MOUHALI, percussionniste   Photo © periblog.fr
La rubrique RENDEZ-VOUS sur la Dordogne Libre new look de samedi où figurent deux photos en couleur qui m'appartiennent


Et maintenant, La Chouette...



Révolution de l’information: Dordogne Libre ouvre son blog
Logo Rue de la Chouette

L’information y compris locale est en pleine mutation, les journalistes s’adaptent (pas tous) à la révolution techno-darwinienne en cours. Blogs et réseaux sociaux se sont imposés comme des modèles relais et les canons de l’orthodoxie mass médias ont explosé avec la fin du monopole de l’information. Le phénomène enclenché il y a plusieurs années laisse enfin percevoir ses effets les plus visibles à Périgueux.

Dordogne Libre ouvre son blog

C’est dans ce contexte que le quotidien mute en faisant sa « révolution copernicienne ». Dordogne Libre vient de lancer le blog dordognelibre.fr, après s’être inscrit sur les deux principaux réseaux sociaux. Certes la ligne éditoriale ne change pas, les contenus sont les mêmes puisque les ventes affichent une progression qui satisfait le choix commercial.

Contenu et contenant

Du sport, des faits divers et de l’actualité généralement sous forme de courts articles ou de dépêches. Le modèle économique (optimisation des coûts de production) et le contexte politique (influences des réseaux) interdisent durablement les analyses et les enquêtes, ce que le public semble cautionner largement.

Rugby, foot et basket sont en situation hégémonique par rapport à la moindre affaire qui aurait demandé une véritable enquête journalistique. Sur ce point donc, la métamorphose des contenants n’impacte pas les contenus. C’est une révolution des tubes distribuant l’information, pas de l’information.

Proximité et temps réel

Ce qu’on appelle l’information de proximité semble antinomique avec ce qu’il est convenu d’appeler « journalisme d’investigation ». En termes d’information, proximité rime avec échotier. Pourtant, les courroies de transmission de cette information locale mutent à grande vitesse.

Les récentes inscriptions du quotidien sur Facebook et Twitter donnent aujourd’hui au journal une indépendance nouvelle vis-à-vis des contraintes de l’impression et de la distribution (outre son site qui existe depuis 1999 en format light du papier). La production d’un fil d’information continue sur les réseaux sociaux réduit la distance entre le producteur et le consommateur de l’information.

Réseaux et participation

Sur ce point le succès de Dordogne Libre sur Facebook est frappant. La page Fan (1343 abonnés) permet non seulement à tout un chacun de commenter les informations, d’engager des discussions, mais aussi de laisser des annonces. Exit le courrier des lecteurs ou les annonces du papier, réseaux et temps réel ont connecté en direct le journal à ses lecteurs.

Mais cette adaptation 2.0 est inégale. Autant on peut avoir l’impression que toute la ville de Périgueux est sur Facebook, autant le compte sur Twitter stagne, faute d’inscrits avec 106 abonnés. Il semble sur ce point que le quotidien suscite l’intérêt dans les limites de la zone qu’il couvre, attendant (ou non) les périgourdins rarissimes sur Twitter. Il faut dire qu’il n’y a encore que 100 millions d’utilisateurs dans le monde.

Blog, journalisme et $

D’abord, quelques blogs sur Périgueux sont apparus (les principaux) : Périblog en 2007, Rue de la chouette début 2008, puis Trelissac.info fin 2008 et enfin Un peu de rien sur un peu de tout. Ces formats d’expression se sont ancrés dans le cyber paysage de la ville. Il n’était pas évident il y a encore 2 ou 3 ans, qu’un jour Dordogne Libre créerait son blog. En 2008, on nous disait encore: fais un site plutôt qu’un blog, ça fait plus sérieux…

Le quotidien suit en cela l’évolution de Sud Ouest, (groupe auquel il appartient), suivant lui-même celle des médias nationaux. Pour l’heure, les blogs comme les réseaux sociaux sont des impératifs d’adaptation aux usages toujours orphelins d’un modèle économique pertinent. Il n’y a pas (encore) de publicité sur le blog, il coûte donc plus qu’il ne rapporte. Il faudra alors générer un trafic stable et conséquent avant de monétiser l’outil. Convaincre les périgourdins d’investir sur ces plateformes sera l’enjeu de l’équilibre financier.

Comme son « grand-frère », Dordogne Libre a choisi la carte de l’ultra proximité avec des correspondants-gérants de blogs satellites et hyper locaux. L’info hyper locale en temps réel semble être un des enjeux de la PQR. Les premières localités ainsi couvertes par des journalistes « amateurs » dépassent déjà la vingtaine.

Le quotidien offre la possibilité à quiconque (ou presque) d’ouvrir un blog, comme c’est déjà en place sur Sud Ouest. Enfin, il faut noter la page Pensées, provocs et autres bulles… Blog d’humeurs pétrocoriennes sur l’actualité. Elle fait redondance et doublon avec le blog « Un peu de rien sur un peu de tout » et les notes sur le compte Facebook.

Le contrôle de l’information

Cet exemple d’absorption est intéressant, car il est à double visage. D’un côté le quotidien offre un canal d’expression à des personnes qui en étaient dépourvues ou sans visibilité avec un blog quasi anonyme. (Pour d’autres c’est l’occasion de satisfaire leur voracité médiatique). De l’autre côté, il centralise et contrôle l’expression générale puisque l’administrateur et donc le décideur demeure in fine le quotidien.

Il reproduit ainsi un schéma pyramidal correspondant à une rédaction. Et s’il ne le fait pas, alors il risque de devoir filtrer les entrées. Car tout va bien tant que l’on reste dans la description des faits (sans importance) ou dans une pâle critique aux relents de morale universaliste. La question se poserait plus douloureusement pour des notes impliquant directement ou indirectement les intérêts de la rédaction ou sa ligne de conduite. Non déontologique cela va de soi, mais politique en général.

Aussi, qu’importe le format, (blog) ou le rédacteur du blog, le journaliste est assuré de garder l’information sous son contrôle. Plutôt que de lutter contre un raz de marée qui subtilise du temps de lecture à l’information « officielle », cette PQR fait le choix intelligent d’absorber ce mouvement d’expression des citoyens, permettant ainsi d’être à la direction générale des contenus qu’il produit.

A chacun de mesurer les effets, bienfaits ou méfaits de cette configuration.


Auteur : La Chouette - Blog ici

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 19 avril 2010 à 07:30  

Soulever le problème des droits photographiques et iconographiques est courageux; le droit d'une photo appartient à celui qui l'a réalisée mais le problème c'est qu'il n'est pas respecté...Dans mes ouvrages j'ai toujours respecté le droit photos et mon éditeur, dans "Le Rugby en Périgord à réglé des millions de centimes aux ayants droits....J.C Bonnal

Commentaire de Anonymous Jean-Pierre MONMARSON , le 19 avril 2010 à 11:38  

je tient a remercier très amicalement toute la presse FRANCE 3 - SUD OUEST - LA DORDOGNE LIBRE - PERIBLOG ainsi qu'un grand nombre de périgourdins commerçants et habitants et bien sûr tous les touristes qui visitent notre belle ville, pour leur aimable soutien en ma faveur lorsque je suis revêtu de mon costume de (garde champêtre d'antan). Milles fois merci encore a William et a Pascal de PERIBLOG pour le passage de ce message dans leur site.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 20 avril 2010 à 07:21  

Droit d'auteur, droit à l'image... Des règles d'utlisation et d'usage existent.
En exposant sur le net il y a forcément des risques de récupération de textes et ou photos. C'est un problème auquel on est souvent confronté.
Mais de la part d'un quotidien d'info locale, avec rédacteurs et photographes etc, cela me choque plus encore. Ils doivent le savoir qu'il est préférable d'obtenir les autorisations de diffusion, non ?
Un lien vers l'auteur demande bien moins de temps à insérer qu'une photo.
Quant au blog de la DL je déplore qu'on ne puisse s'y abonner.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 21 avril 2010 à 20:05  

Il me semble que la mention DR au bas d'une des photo indique que les "droits sont réservés"... D'un point de vue juridique, cela signifie qu'ils ne savent pas vraiment où ils ont trouvé le document mais qu'ils réservent les droits d'auteur à la personne qui se manifestera (et qui prouvera qu'il en est l'auteur)...

Commentaire de Blogger Périblog , le 21 avril 2010 à 20:35  

C'est vrai (Anonyme 21 avril), mais cette photo et l'autre sans crédit n'apparaissent que sur mon blogue (à moins qu'on me prouve le contraire) et j'ai dit à maintes reprises que j'étais l'auteur de toutes les photos non créditées publiées sur Périblog.

Le fait que la DL comme le Sud Ouest ne semblent pas reconnaitre l'existence de Périblog ne veut pas dire, vous pouvez me croire, que les journalistes ou rédacteurs en chef ne le lisent pas de temps en temps. W

Commentaire de Blogger Philippe , le 12 mai 2010 à 16:50  

Bonjour,

Une simple question en passant... Il est bien entendu évident que vous-même qui avez pris ces clichés possédez l'autorisation de ceux que vous photographiez ? Je vous demande cela car je me rappelle m'être vu sur une de vos photographies publiées sur ce blog, photo prise lors d'un vernissage à l'Appart. Or, je n'ai pas souvenir que vous m'eussiez demandé la permission de publier cette photo sur votre blog.....

 

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