Nuit des musées/Expoésie – le Ciel de petites culottes blanches monté par l'artiste périgourdin Serge Provost [ voir prochainement les échos de mi-semaine ] Photo 18 mai 2013 @ Alain Bernard
Michel Labussière - la p'tite revue de la semaineMichel Labussière, journaliste

Frais de la princesse

Dernier jour, si vous avez des relations, de l'animation Périgord à Montmartre. Moins coûteuse quand même que les ... deux « missions » Lascaux de Chicago. À leur propos, des internautes, sur le site de ma radio préférée, ont demandé qui avait payé le voyage des épouses d'élus. Les insolents

Too British

Conférence à la bibliothèque sur le cinéma britannique et son festival. Face à toutes ces invasions de la Dordogne par la perfide Albion, les hérauts du Front National sont toujours d'un silence assourdissant. Ils se réservent sans doute pour le festival du Moyen-Orient de la semaine prochaine 

Vieux romantiques

En ce jour de sorties de films, et d'ambiance Cannes, Cap Cinéma a délivré son palmarès, celui de son concours de nouvelles romantiques organisé à l'occasion du film Gasby. La palme d'or et le deuxième prix reviennent respectivement à des auteurs de 65 et 70 ans. Pas de doute, on est bien en Dordogne 

Question de foie

Je suis invité ce jour à la journée technique de la station expérimentale de Coulaures, où l'association foie gras du Périgord expérimente les méthodes modernes. Au programme, vaccination semi-automatique et cages collectives pour canards à gaver. J'ai très peur d'en ressortir végétarien

Crise à la page

En ce jour de recherche de livres pour le week-end, j'ai reçu un appel pour l'édition de « Le Périgord de Julienne », par un auteur local. qui attend via facebook au moins... 30 souscripteurs avant de démarrer. En ces temps de crise, voilà nos littérateurs, par force, de moins en moins exigeants

Drive in

Sur le marché très fréquenté de fin de semaine, on entend parler de projet de drive au Coderc, lancé par la présidente des commerçants de la halle. Le propre du drive, comme son nom l'indique, étant la voiture, pour avoir la place, il suffit en effet de raser l'ancienne mairie pour avoir un parking

Les arbres, c'est béton

Esplanade Badinter, est organisé un vide-greniers par une bonne œuvre qui entend avec les quelques sous récoltés faire planter des manguiers au Sénégal. J'espère en échange que les bénéfices d'un vide-greniers à Dakar nous paieront des platanes pour remplacer l'affreux béton de cette place 

 

Périgord à Montmartre 2013 - reportage mardi 21 mai 2013

Au fil de l'Isle Chaque semaine retrouvez sur Périblog les échos, les chroniques ou d'autres textes rédigés par Alain Bernard

Le Périgord en haut des escaliers

Pour d'obscures raisons d'horaires ferroviaires, les élus, journalistes et responsables locaux du voyage inaugural du « Périgord à Montmartre » n'ont gravi vendredi les hauts escaliers de la Butte que pour y séjourner quatre heures.

Il n'empêche, vétérans comme petits nouveaux ont bien aimé, une fois de plus, l'oasis périgordine lovée sous la place du Tertre entre la rue Azaïs et le square Nadar. Pour la Pentecôte, elle a réuni, sous leurs petites tentes blanches, une trentaine d'exposants sous les triples auspices de la gastronomie, de la viticulture et du tourisme.

Avec l'exemple de Daphne et Britanny de Hong-Kong, de Kate venue d'Australie ou bien de Delphine et Pauline pro du tourisme habitant simplement… Paris, les visiteurs pressés ont pu toucher du doigt la pertinence de ce salon de quatre jours, conclu lundi soir. Une vitrine internationale montée par le Conseil général et qui, en sept ans, a déjà permis la rotation de 250 exposants.

Périgord à MontmartreLes coupoles du Sacré-Cœur, qui connurent le même architecte que Saint-Front à Périgueux, Paul Abadie 2013 © Alain Bernard
PériblogLe garde-champêtre d'antan en compagnie de Daphne et Brittany, les belles Hong-Kongaises 2013 © Alain Bernard
PériblogLe stand des spécialités du domaine de Fayolle à Sarrazac 2013 © Alain Bernard
Périblog Au stand des Ambassadors de la truffe, Francis Delpey avec l'Australienne Kate 2013 © Alain Bernard

Des goûts et des confréries

Faisant goûter du bergerac, savourer des escargots de Rouffignac, découvrir le safran de Cendrieux, s'étonner de la noix et du marron, se régaler de pommes, de cabécous, de fraises de Vergt et de miel de La Bachellerie, le Périgord à Montmartre a, cette fois encore, laissé découvrir que le Périgord ne se résume pas à la truffe et au foie gras.

Il a aussi révélé le tourisme à la ferme, les trésors de la préhistoire (avec, au stand de la Semitour, un atelier de peinture pariétale) et les confréries gourmandes à capes et coiffes.

Accompagnées du garde champêtre d'antan, emblème du Tambour du Coderc à Périgueux, Jean-Pierre Monmarson, ces confréries du pâté, de la truffe et du foie gras, de la fraise, de la noix, du cèpe et la toute nouvelle du miel parlaient déjà de leur première fête départementale du 30 juillet à Thenon. Pour le moment, elles dansaient une sarabande amicale donnant le tournis aux personnalités parisiennes venues accueillir les passagers-express.

Il s'agissait notamment de Daniel Vaillant, ancien ministre de l'Intérieur, maire du 18e, qui permit à la manifestation d'investir ce fameux site ; d'Alain Coquard, président de la très libre République de Montmartre ; de Claude Estier, membre historique du PS, etc.

PériblogLa toute nouvelle Confrérie du miel, présidée par Jacques Laugénie 2013 © Alain Bernard
PériblogAlain Coquard, président de la République de Montmartre 2013 © Alain Bernard
PériblogClaude Estier, un fidèle de ce rendez-vous annuel, interviewé par Pascal Gadeaud, notre confrère de radioliberte.fr 2013 © Alain Bernard

Michou et ses mises en boîte

À l'inauguration elle-même, à l'ombre du chevalier de la Barre jadis exécuté pour blasphèmeen savoir plus sur Wikipédia ], outre des associations liées au Périgord comme les Amis de Poulbot, on a vu passer des célébrités comme le cinéaste Henri Helman qui, après « Cartouche », devrait prochainement tourner « Richelieu » en Dordogne.

Mais la palme est revenue à Michou, le « Ministre de la nuit », comme l'a appelé Jean-Pierre Saint-Amand, vice-président du Conseil général représentant Bernard Cazeau empêché. Officiant au titre de la Confrérie de la fraise de Vergt, il devait, avec Bernard Plantevin, introniser ce subtil polisson octogénaire, resté un roi de la vie nocturne parisienne, avec son fameux cabaret « Chez Michou », situé justement à Montmartre.

Michou mit en boîte le vice-président : « Vous me vouvoyez, mais vous savez bien qu'il y a peu, nous étions tous deux en string à Saint-Tropez ! »

Il harangua la foule : « Merci pour la loi du mariage pour tous. À mon âge, comme ça, j'ai des chances ! »

Faisant partie des journalistes présents, je l'interroge alors : « Dites, Monsieur Michou, pourquoi vous vous habillez toujours en bleu des pieds à la tête, et pas n'importe quel bleu ? » La réponse fuse : « Mais, mon ami, c'est parce que je fréquente assidument les Schtroumpfs ». Lesquels ? On ne le saura sans doute jamais. Moi en tout cas, j'avais beaucoup de bleu sur moi, comme un ami de France Bleu me l'avait d'ailleurs fait observer...

PériblogMichou et Jean-Pierre Saint-Amand, à l'issue de l'intronisation 2013 © Alain Bernard
PériblogBernard Plantevin, patron de la Confrérie de la fraise (Vergt), au son du tambour lors de l'intronisation de Michou 2013 © Alain Bernard
Périblog Michou avec la Confrérie de la truffe et du foie gras 2013 © Alain Bernard

Les municipales vont bon train

Après la vie en bleu, la vie en train. Il était déjà temps de repartir. Mais le long trajet-retour permit au moins de renouer avec le « Café du commerce » politique du matin.

Jean-Pierre Saint-Amand continua ainsi son facétieux jeu de rôles gauche/droite, en feignant de fustiger un de ses collègues conservateurs, en l'occurrence Dominique Bousquet. Certains passagers n'hésitèrent pas même à changer de compartiment pour suivre la comédie !

Pour d'autres voyageurs, il fut sérieusement question de municipales. Qui se présente à Périgueux ? Quel impact sur les électeurs de la mairie flambant neuf de l'équipe de Michel Moyrand ?

Pour sa part, Marc Mattera, décidément omniprésent, expliquait que son Modem allait présenter un maximum de candidats partout, afin de ne plus être écartelé entre la droite et la gauche comme il l'a si souvent été…

Auteur Alain Bernard

PériblogVue d'ensemble des stands 2013 © Alain Bernard
PériblogAu stand de la Semitour, l'entraînement pour Lascaux... 2013 © Alain Bernard
 
 
  • Le conseiller général Marc Mattera à la visite inaugurale
  • La ruée vers les stands où l'on dégustait les produits de notre terroir
  • La confrérie de la noix de Nailhac et le garde-champêtre Jean-Pierre Monmarson
  • Le bergerac était à l'honneur sur trois stands accueillants
  • Le sourire des chocolatiers Cauet du Bugue
  • La distribution des cerneaux de noix, en costume de la Confrérie de la noix !
  • Notre confrère Pascal Gadeaud interviewant la président de la République de Montmartre
  • Bernard Plantevin, patron de la Confrérie de la fraise (Vergt), au son du tambour lors de l'intronisation de Michou
  • Michou et Jean-Pierre Saint-Amand, le baiser de l'intronisation
  • Jean-Pierre Monmarson, notre garde-champêtre avec deux tambours napoléoniens du folklore montmartrois
  • Bel apéro périgordin à l'inauguration

 

Et prochainement après ce billet


Alain Bernard au fil de l'Isle - échos 20 MAI 2013

 Le partage rituel de la méga-tarte aux fraises de tout le canton de Vergt 2013 © Alain Bernard

Fraises et poésie: l'actualité périgordine de la semaine écoulée n'a pas été marquée que de faits pitoyables comme l'agression d'un touriste noir à Nabirat, elle a aussi frémi d'événements printaniers sympathiques. Ainsi dimanche la Fête de la fraise à Vergt ou, à Périgueux, l'éclosion tous azimuts d'Expoésie pour un public nombreux.

[ voir prochainement les échos de cette semaine ]


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Rita et Hervé Besnainou : Qui-é-Qui périgordin samedi 18 mai 2013

Rita et Hervé Besnainou

QuiÉqui Chaque semaine retrouvez sur Périblog le Who's Who périgordin rédigé par Brett Christmann

L'âme des lieux

Dans le centre historique, une journée sans voir leurs silhouettes, c'est une journée plus morne, moins pétillante. Elle, c'est Rita, petite femme active et rieuse. Ses cheveux flottent dans son sillage. Elle a des idées plein la tête, est faussement étourdie, vous parle et pense à autre chose en même temps, mais ne perd rien de ce que vous lui avez dit. Elle habite dans son cabinet de curiosités qu'elle garde dans un coin de son univers, elle est fantasque et attachante. Elle aime le beau verbe, les vieux objets et le non-conforme. Lui, c'est Hervé, un grand sourire lui barre le visage, il est élégant et disponible, il dédramatise les situations tendues, il découvre des solutions, sa franche poignée de main le précède. Les Besnainou se sont bien trouvés : le charme et une excentricité douce et trompeuse, associés au pragmatisme et au sens des affaires. De leur union est née « L'Immobilière de l'Isle », agence immobilière pleine de surprises. ↓

Rita et Hervé BesnainouRita et Hervé Besnainou, deux personnalités complémentaires 2013 © Brett Christmann

Ils se sont connus sur les bancs de la fac. Troublé par l'intelligence de Rita, celle-ci par la distinction de Hervé. Lui obtint un brillant diplôme de droit immobilier, elle un superbe A.P.D. avec mention (pour A Pas de Diplôme). Tout naturellement, ce couple complice devint une association. Ils ouvrirent leur première agence immobilière dans le Marais à Paris. Très vite le succès vint sanctionner leur approche conviviale et leur absence de roublardise.

Mais ils voulaient la nature, les animaux, des vieilles pierres, des demeures chargées d'histoire, des manoirs étranges et des clients qui leur ressemblaient. Alors, tout naturellement, ils vinrent dans le Périgord. En ouvrant L'Immobilière de l'Isle au flanc de la cathédrale Saint-Front, ils s'épanouirent dans ce métier exigeant (lorsqu'il est bien fait). Accompagnant les vagues britanniques à la recherche de l'eldorado périgordin, ils eurent leur lot de vieilles pierres, de murailles magnifiques et de clients excentriques et passionnants, dont la plupart restèrent leurs amis.

Ils travaillent et résident depuis 1980 à Périgueux « Une ville qui revit avec le soleil » insiste Hervé, ils s'y sentent bien et y rayonnent. Ils aiment leur tranquillité et celle des autres, ils vivent en harmonie. Bao, leur petit shih tzu, leurs deux poneys et leurs trois chats n'ont pas l'air de s'en plaindre. Sur le Périgord, Rita me prévient : « Faites bien attention, la Dordogne c'est une sorcière magique. Il ne faut pas arriver en pays conquis, c'est une vieille terre, elle vous observe, vous toise. Il faut l'écouter, la comprendre, sinon elle ne vous montrera rien... »

Elle est psychologue, lui est fataliste, elle s'emballe, il est placide. Mais tous deux sont d'accord sur un point : lorsqu'ils dénichent des perles rares (à vendre ou à louer), ils prennent le pouls du lieu, à charge pour eux de les marier aux bonnes personnes. Ils n'emploient jamais le mot produit, cela leur soulève le cœur. Leur agence ne ressemble pas à un guichet de banque (comme trop souvent dans la profession)... C'est chaud, digne, élégant, non ostentatoire et bienveillant. Normal qu'ils soient toujours de bonne humeur.

Auteur Brett Christmann

Et le portrait suivant dans qui-É-qui...


Jean-François Cottet : Le terroir ça conserve

 Jean-François Cottet parmi ses conserves 2013 © Brett Christmann

« J'étais épuisé, vidé par mon investissement humain, je prenais le malheur des autres de plein fouet », raconte Jean-Francois Cottet après avoir été directeur de services sociaux et d'insertion, un jour, il a craqué : Le cœur ! ( car il n'en manque pas...), Un signe du destin? le commencement d'une nouvelle vie ? La rencontre d'un conserveur prêt à céder son affaire fît le reste. [...]


[ Prochainement sur Périblog le portrait de Jean-François Cottet ]

Voir le portrait précédent, celui de Pascal Mémain, dit Calou du Bar de la Truffe ]



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Le tambour du Coderc – 18 mai 2013 vendredi 17 mai 2013

Le Tambour du Coderc Chaque semaine retrouvez sur Périblog les anecdotes collectées par Alain Bernard lors de son marché sur les places centrales de Périgueux

Les kangourous sautent sur les artichauts

Un kangourou inaugurera-t-il le système de livraisons « drive » inspiré des grandes surfaces dont les commerçants de la halle, derrière leur gracieuse présidente Catherine Roesner, plaident le dossier ?

Mercredi matin en tout cas, Robin, Steve, Jenny et Brian, de Sydney et Brisbane, arpentaient le marché du Coderc, avec au cou de grandes écharpes colorées. Ces Australiens, employés dans la construction ou l'aviation avaient, après quelques jours à Montignac, pour étapes suivantes Carcassonne, Avignon et Nice.

Robin, Steve, Jenny et Brian entre Sydney, Brisbane et le CodercRobin, Steve, Jenny et Brian entre Sydney, Brisbane et le Coderc 2013 © Alain Bernard
PériblogLes australiens sur le marché : Le marché du Coderc, c'est dans la poche 2013 © Pascal Labory

Plus habitués chez eux — lorsqu'ils s'évadent de leurs cités ultra-modernes — aux bleds de l'outback et à leur décor poussiéreux pour westerns des antipodes, ils ont pris plaisir à soupeser ici une citrouille, à acheter là des fraises ou à admirer ailleurs de vivaces salades.

Cette visite, caméra au poing, fait suite au passage remarqué de touristes russes [ voir Le tambour du Coderc – 11 mai 2013 ]. De quoi rompre un certain train-train périgourdo-périgourdin du marché, avec par exemple l'annonce d'un reportage sur Yves Beaugier sur France 3 après 40 ans de bons et loyaux (on a envie de dire aloyaux !) services ; ou encore le départ ce vendredi à Montmartre, où elle a rejoint les producteurs périgordins, d'une délégation de quatre membres de la Confrérie du pâté de Périgueux, invitée par le Conseil général de la Dordogne.

Ancrée sur le marché du Coderc, cette confrérie constitue, sous la présidence de la restauratrice Jacqueline Leymarie, un évident atout touristique et commercial pour Périgueux.

Mais l'acrobatie vestimentaire y reste de mise : un de ses piliers, Jean-Claude Duthil, qui ne monte pas à Paris, a généreusement prêté sa cape rouge et verte à l'un des délégués, mais… sans la coiffe qu'il avait égarée et en lui recommandant vivement de la lui rendre à temps pour la Fête de la fraise à Vergt, où il défile dimanche !

Ainsi va la vie du Coderc où l'on notera également qu'un habitué du marché a cherché à inciter les producteurs au papier d'emballage alimentaire personnalisé avec des reproductions de journaux locaux ; et où Èric Bacha, dit Le Niçois, figure locale qui a déjà travaillé pour beaucoup de gens du marché, a fêté jeudi ses 44 printemps.

Son surnom est « Bon Poids »

Alain Lacoste lance le disqueAlain Lacoste lance le disque 2013 © Alain Bernard

Alain Lacoste, arboriculteur de Saint-Laurent-sur-Manoire, administrateur de la Mutualité agricole, animateur d'échanges agricoles internationaux, ne rate jamais un marché. Il s'installe face au Café de la truffe, et son surnom de producteur affable est Bon poids. Car, avec sa fille Lucy, cela ne l'ennuie nullement de rajouter un petit rabiot de fruits ou de légumes dans le cabas de la mère de famille prise au jeu ou dans le sac de la petite mémé économe. Tout naturellement, le magasin de produits du terroir qu'il va ouvrir avec un associé face à la nouvelle mairie, s'appellera… « Bon Poids & Cie » !

Mais Alain Lacoste possède une autre caractéristique heureuse : il chante. Et c'est ce samedi, si tout va bien, que Jean-Paul Trombert du studio Pro System à Château-l'Èvêque va lui livrer son deuxième disque, honoré du titre « Maladie d'humour » !

Bons pour le service

Après le sens du devoir, le sens du service ? Claude et Fabienne Biennard, respectivement 32 et 28 ans de marché, ont inscrit sur deux panneaux de leur très moderne camion-magasin de fruits et légumes : « Sens du service ».

Ces marathoniens habitant au Change et inscrits à l'Asptt-Périgueux ont simplement souhaité indiquer aux clients selon quelle direction on les sert depuis l'étalage. Mais comme par exemple pour les panneaux « Honneur » et « Patrie » sur les bateaux de la Marine nationale, certains clients feignent, avec humour, de croire qu'ils ont voulu magnifier leur art de servir !

Fabienne et Claude Biennard et leur « sens du service »Fabienne et Claude Biennard et leur « sens du service » 2013 © Alain Bernard

Auteur Alain Bernard


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Les Cinq Chênes - une ferme-auberge du Périgord Noir jeudi 16 mai 2013

Pascal Mémain, dit Calou

Fermes-Auberges du Périgord Tout au long de l'année nous rendons visite aux fermes-auberges à travers le Périgord

Chez Rémi, repas des bois simples mais copieux

C'est une maison des bois accrochée à la Nature. La comparaison avec celle de Maxime Le Forestier s'arrête là. À Saint-Félix-de-Reilhac, sur un coin de cette forêt Barade encore hantée par la silhouette de Jacquou le Croquant, Rémi Saulière planta un bout de Woodstock à une époque où l'on parlait encore de vinyles et pas encore de MP3.

Rémi Saulière propriétaire des Cinq ChênesRémi Saulière propriétaire de la ferme-auberge Les cinq chênes 2013 © William Lesourd

Au milieu des chênes (dont les cinq légendaires du site) et des champignons sauvages, il a bâti cette maison à portée de voix de la ferme familiale bicentenaire qu'ont conservée, à La Franval, certains de ses neuf frères et sœurs.

« Faire surgir cette construction au milieu des arbres fut pour moi un moyen d'expression, comme pour d'autres la peinture », glisse-t-il avec émotion derrière son collier de soixante-huitard des champs. Comme un clin d'œil à son ami feu le peintre Soliveres, ex-voisin dont une superbe toile orne un mur, parmi des coupures cocasses de journaux…

Rémi Saulière dans la salle aux silex et fossilesRémi Saulière dans la salle aux silex et fossiles 2013 © William Lesourd

La Panhard rouge

Entrer aux Cinq-Chênes pour y savourer potage paysan, assiette périgordine, omelette forestière, magret de canard, bourguignon et autres plats du terroir copieux plus que raffinés, c'est pénétrer dans le royaume de Rémi, tapissé de fougères.

Adepte du « fais-le toi-même », Rémi Saulière est fier de produire une bonne partie de son vin délicatement aigre, quitte à compléter la cuvée d'un achat extérieur si son vin vient à faire défaut. En tout cas, il considère sa cave comme un élément essentiel de sa maison sylvestre !

Une Panhard rouge racée et sa moto préférée trônent au milieu des tables de la véranda. Dans la salle voisine plus intime, on passe de son portrait en rocker à des silex et fossiles récoltés alentour.

Rémi Saulière s'assied volontiers à la table de ses habitués, heureux de se rassasier pour une vingtaine d'euros, comme l'autre dimanche Isabelle, venue de Badefols-d'Ans avec son mari Georges, fêter ses 60 ans.

La Panhard rouge aux Cinq ChênesLa Panhard rouge qui, avec une vieille moto britannique, se trouve à l'abri dans une des salles du restaurant 2013 © William Lesourd

Les philosophes, ses amis

Jeune sexagénaire sans Internet ni portable (il en a un qu'il n'a jamais branché !), il ne se fait guère prier pour conter sa vie rurale et anarchisante.

Il a gardé de ses études de psycho à Clermont-Ferrand le goût des livres — de Charles Péguy à Romain Rolland en passant par Martin Heidegger — et ses chiens ont hérité de noms grecs très philosophiques : Socrate, Platon, Thésée.

Mais il a été aussi bien éducateur de rues (fonction quittée avec fracas…) ou fraisiculteur avant d'ouvrir, aux Cinq-Chênes, début 1982, la première étape moto – jusqu'à 180 motards, un soir. Non sans avoir failli acquérir l'ancien presbytère de Saint-Félix-de-Reilhac, actuellement en restauration.

Le chien philosophe PlatonPlaton, le chien philosophe de Rémi. Si vous n'avez pas encore rongé votre os, il viendra près de vous pour vous expliquer sa théorie des formes 2013 © William Lesourd

Les Pink Floyd dans la clairière

Depuis, dans son Auberge de village (selon le nom d'une fédération à laquelle il a adhéré), il a accueilli… les Pink Floyd. Souvenirs : « Ils avaient des attaches en Dordogne, chez Cadenet, au château de Montferrier à Saint-Geyrac, et ils ont fait escale ici, il y a 18 ans, alors qu'ils allaient jouer en concert à Bordeaux. »

Il a lui-même aussi monté des concerts de rock sous les arbres ; eu comme clients le fameux humoriste Piem ; accueilli, sous chapiteau, une promotion des Beaux-Arts de Paris ; reçu bien des randonneurs et des cavaliers ainsi que des internautes de toute l'Europe, notamment des Britanniques.

Après avoir été guidés par le Web jusqu'à sa clairière, les plus fidèles lui envoient toujours des cartes postales...

Pour tous ceux qui viennent chez lui en voiture, il prévient : « Attention à la route à 6 grammes ! » Rien de comparable en tous cas avec ce que jadis on servait à Layotte, aux Eyzies, dans les bois aussi : de l'alcool où avaient trempé des couleuvres ! D'ailleurs les forêts profondes ne se comptent plus que sur les doigts d'une main : Double, Bessède, forêt Barade… Les auberges des bois n'y sont pas forcément légion non plus.

Un client fait chabrotFaire chabrot ou faire chabròl est une antique coutume occitane qui consiste, quand il reste un fond de soupe ou de potage, à ajouter dans l'assiette du vin rouge pour diluer ce bouillon puis à porter le plat à la bouche, et à l'avaler à grandes goulées. Source Wikipédia 2013 © William Lesourd

Auteur Alain Bernard


La suite du photoreportage de William


Marguerite,la serveuse du Cinq ChênesLe repos de la guerrière. Marguerite à la fin du service 2013 © William Lesourd
Les clients ont pris part à la conversationLes clients ont pris part à la conversation 2013 © William Lesourd
Un client avec un p'tit air de Rousset...Un client avec un p'tit air de Rousset... 2013 © William Lesourd
Des amis de vieille date de RémiDes amis de vieille date de Rémi 2013 © William Lesourd
Alain Bernard, l'interviewer avec son épouse Dany à ses côtésAlain Bernard, l'interviewer avec son épouse Dany à ses côtés 2013 © William Lesourd
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Alain Bernard au fil de l'Isle - échos 13 MAI 2013 mercredi 15 mai 2013

Au fil de l'Isle Chaque semaine retrouvez sur Périblog les échos, les chroniques ou d'autres textes rédigés par Alain Bernard

Nouvelle mairie, en avant toute !

La nouvelle mairie vient officiellement d'ouvrir ce mardi… même si l'annuaire téléphonique la domicilie, depuis des mois déjà, rue Wilson.

À petits pas vers le nouvel hôtel-de-ville, rue WilsonÀ petits pas vers le nouvel hôtel-de-ville, rue Wilson 2013 © Alain Bernard

En tous cas, des petits pas fluo peints au fil des trottoirs y ont mené en toute sécurité. De leur côté, les premiers nouveaux mariés vont profiter d'une valeur ajoutée matrimoniale qui se révèle avec l'ouverture : une décoration de la salle des mariages signée Bernard Maricau. Elle a été posée au début de cette semaine.

Cet artiste, qui habite rue de la Miséricorde et expose aussi outre-Atlantique, a en effet décidé d'offrir, en prêt à durée illimitée au nouvel hôtel de ville, un polyptique de 48 tableaux pour un ensemble construit/déconstruit de 120 cm sur 480.

Dernière chose : les boîtes aux lettres pour la presse, qui se trouvaient dans l'entrée de l'ancienne mairie, n'ont pas encore été transférées à la nouvelle. À l'heure du virtuel, cela poserait-il problème et veut-on les supprimer ? Il le semblerait. En tous cas, pour de nombreux citoyens peu ou pas numérisés, il reste important de savoir où laisser, pour les média locaux, un communiqué manuscrit ou tapé à la machine, concurremment avec les autres moyens de communication.

Bernard Maricau en train de peaufiner l'installation de son polyptique de la salle des mariagesBernard Maricau en train de peaufiner l'installation de son polyptique de la salle des mariages 2013 © DR

Civilité rue des Jacobins

Si par hasard, de guerre lasse, à force de chercher vainement à vous garer, vous volez quelques minutes de stationnement rue des Jacobins aux établissements Brossette, vous trouverez au retour, sur votre pare-brise, une feuille portant ces mots aimables : « Ce parking est réservé à notre clientèle… Veuillez libérer les places durant les heures d'ouverture de notre magasin… Merci d'avance. » Suivent même les heures d'ouverture.

Mieux, vraiment, que d'alerter la maréchaussée !

Centre-ville, du nouveau dans le commerce ?

Après saint Georges qui terrasse le dragon sur les images pieuses, une autre conception du commerce va-t-il lui faire terrasser les prix ? En tout cas, cours Saint-Georges, l'ancien site de Pigier est méconnaissable.

À côté de l'ancien garage Brout devenu restaurant asiatique, ses 500 m2 s'ouvrent sur un tapis rouge et des murs décorés d'affiches cinématographiques façon Cannes. Salons, literie et canapés dessinent une Croisette confortable à l'enseigne du « Home européen ».

Ce magasin aux 33 000 articles accessibles sur écran, est désormais le royaume de Daniel Bocobza, parent du cinéaste Alain Attal et fier d'un demi-siècle dans l'ameublement — sans parler d'une première carrière de rocker, au temps du yé-yé, sous le nom de Dany Fischer.

Son expérience commerciale, il souhaite, avec l'aide du GÉPA (Groupement Économique des Professionnels de l'Ameublement) et en offrant de nouvelles conditions de crédit, en faire profiter Saint-Georges et même toute la cité, où le maintien d'activités en centre-ville reste en débat.

Cherchant, dit-il, « la qualité au meilleur prix », sensible à l'écoute du maire qui a fait remodeler le trottoir et poser des plots devant sa vitrine, soucieux d'embaucher des gens motivés, se voulant créateur et novateur, il croit aux vertus de l'enthousiasme.

PériblogDaniel Bocobza, alias Dany Fischer, sous sa décoration 7e art 2013 © Alain Bernard

Expoésie tous azimuts

Après les poètes en herbe honorés de la publication « La poésie, ça change la vie » avec couverture de Ben, c'est ce vendredi à 18 h 30 au Musée d'art et d'archéologie qu'aura lieu l'inauguration de la 12e édition du festival Expoésie.

Mais, pour cette riche manifestation multiforme initiée par Hervé Brunaux, d'autres inaugurations auront déjà eu lieu à la bibliothèque municipale (mercredi à 18 h 30), à la Visitation (jeudi à 18 heures) et à la librairie Marbot (vendredi à 11 h 45). Suivez le guide !

Les voisins d'abord

À la nouvelle maison de quartier Saint-Martin, qui s'appelle en réalité maison du Grand quartier de la gare, mardi matin le maire, son adjoint Fabrice Mathivet et les responsables de l'association paramunicipale Clap (Culture Loisirs Animation Périgueux) ont présenté la 6e Fête des voisins de Périgueux, intégrée à la 14e édition nationale de cette fête, vendredi 31 mai au soir.

L'aide de la Ville n'est pas négligeable elle va de la fourniture de ballons, affiches et t-shirts jusqu'à la prestation itinérante de quatre groupes musicaux : Djangophil, Red Fish, Kevin Castagna et Bernard Lamour. Mais c'est évidemment la motivation locale qui, à chaque fois, primera pour le succès de cette Fête des voisins.

Pas moins de vingt groupes de citoyens vont dresser des tables dans leur rue et ripailler en fraternisant. De A comme rue Alsace-Lorraine à V comme résidence Vesunna, en passant par C comme HLM de Campniac, F comme rue Font-Laurière, L comme HLM Lakanal ou R comme rue Jean-Rey, etc.

Pour toute info, Clap répond au 05 53 08 69 81

PériblogDe g. à d. David Théodoridès (Clap), l'adjoint Fabrice Mathivet, le maire Michel Moyrand, Marie-Claire Germanaud (Clap) 2013 © Alain Bernard

Jeannot et Pablo

Les Hydropathes, poètes périgourdins, ont été invités à se produire pour l'Université du temps libre, mardi prochain au Théâtre. Mais ils ont noté aussi que la tête de Jeannot Boussuges, leur prophète disparu, orne désormais une œuvre d'art : la toile « Atalante » que Marcel Pajot expose à la galerie Mickael Marciano, place des Vosges à Paris. Il figure en effet sur le manche d'un instrument à cordes dont joue un lunaire personnage du carnaval de Venise, cher à Pajot, heureux d'avoir, dit-il, « infiltré Boussuges ».

Rue Saint-Front à Périgueux, c'est Pablo Picasso qui est l'honneur à l'atelier de reliure Legrand, d'ailleurs fermé mardi dernier pour cause de rencontre régionale des restaurateurs d'art aux Archives. En vitrine, l'artiste périgourdin Gérardo Fioretti offre un foisonnant hommage-anniversaire : l'auteur de « Guernica » est mort en avril 1973 à Mougins.

En bout du manche de l'instrument dont joue Atalante, la tête de BoussugesEn bout du manche de l'instrument dont joue Atalante peinte par Marcel Pajot, la tête de Boussuges 2013 © Marcel Pajot
Picasso honoré par Fioretti rue Saint-Front, en vitrine de l'atelier de reliure LegrandPicasso honoré par Fioretti rue Saint-Front, en vitrine de l'atelier de reliure Legrand 2013 © Alain Bernard

Six Périgourdins au sommet

À la charnière de la Haute-Loire, de la Lozère et de l'Ardèche, à Pradelles, la FFMM (Fédération française du milieu montagnard) vient de tenir, du 8 au 12 mai, son congrès national sur le thème Sport et environnement. Des Périgourdins y participaient : Bertrand et Danièle Tesnière ainsi que Josy Maury, dont le Diapason d'argent (avec son festival chaque mois de juin à Périgueux) est membre de la FFMM. Y exposait ses produits un conserveur de Coursac, Jean-François Cottet. Enfin Gérard Campel, ancien directeur du journal L'Écho à Périgueux, habitant désormais les Alpes avec sa femme Françoise, représentait les Randonneurs pédestres d'Orcières dans les Hautes-Alpes.

C'était une première puisque, depuis sa création il y a 35 ans, cette fédération siégeant à Lyon et coiffant 60 associations (pour la montagne, la randonnée, l'environnement et la culture) n'avait encore jamais tenu d'assises. Sur 3 500 adhérents, ils étaient 70 congressistes motivés par des questions comme l'avenir du sport associatif, la formation des accompagnateurs de randonnée ou la protection de l'environnement, la randonnée constituant un poste d'observatoire privilégié des atteintes à la Nature.

Les six Périgourdins présents au congrès autour du conserveur coursacoisLes six Périgourdins présents au congrès autour du conserveur coursacois 2013 © Alain Bernard

Descendre dans le gouffre

Voisin du Périgord et l'une des grandes attractions naturelles du Midi de la France, le gouffre de Padirac, dans le Lot, sera ouvert en continu ce week-end des 18 et 19 mai de 8 h 30 à 20 heures, avec fermeture des caisses à 18 h 30. Qu'on se le dise !

Comme dans un moulin

Dans le cadre d'une animation du moulin de Taillepetit à Annesse-et-Beaulieu (après La Lande, sur la gauche, en venant de Périgueux), outre un concert de harpe ce vendredi 17 mai à 20 h 30 en l'église d'Annesse, artisanat d'art médiéval, vieux métiers, histoire meunière et produits gourmands seront à l'honneur samedi après-midi et tout dimanche.

Parallèlement, à côté d'une foire aux livres d'occasion, des dédicaces sont prévues, avec notamment les éditions périgourdines La Lauze et Arka. Pour celles-ci, outre le récent ouvrage « Claude de chez Maxim's » auquel j'ai participé, José Santos-Dusser présentera ses nouveautés et Jean-Pierre Elie Prout (par ailleurs maire de Saint-Louis en l'Isle) signera son livre « Le violon sur la neige ».

Jean-Pierre Elie Prout a signé avec Jean-Paul Socard (« Georges de Peyrebrune », chez Arka aussi) à LanouailleJean-Pierre Elie Prout a signé avec Jean-Paul Socard (« Georges de Peyrebrune », chez Arka aussi) à Lanouaille 2013 © Alain Bernard

Qui fait quoi en son atelier ?

Des peintres, des plasticiens, des sculpteurs, des photographes, des graveurs, etc. : ils seront 58, ces samedi 18, dimanche 19 et lundi 20 mai sur tout le département, de villes en hameaux, à ouvrir chacun et chacune son atelier pour s'exposer, s'expliquer, se faire comprendre.

Certains servent de relais aux autres, ainsi la « reine du collage » Brigitte Sénéchaud sur Périgueux, mais tous ont joué avec enthousiasme le jeu de cette initiative de l'Agence culturelle Dordogne-Périgord, appelée « Balade en terre d'artistes ».

Des listes et coordonnées d'ateliers ouverts traînent un peu partout avant ce grand week-end artistique, mais voici à toute fin utile, à l'Agence culturelle, le numéro du coordinateur Jean-François Jeannot : 05  53 06 40 22.

Lundi, à la présentation de cette « Balade », à l'Espace MitterrandLundi, à la présentation de cette « Balade », à l'Espace Mitterrand 2013 © Alain Bernard

Auteur Alain Bernard

Et prochainement après ces échos...


Le Tambour du Coderc

Le garde champêtre d'antanLe garde champêtre d'antan 2013 © Pascal Labory

Après les Russes, un groupe d'Australiens de Sydney et Brisbane a fait escale mercredi au marché. Par ailleurs, l'arboriculteur Alain Lacoste sort ce samedi son deuxième disque avec les musiciens de Patou Bernard avant d'ouvrir son magasin de fruits et légumes face à la nouvelle mairie, à l'enseigne « Bon poids et Cie » (« Bon poids » est son surnom au marché !)

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