Michel Labussière - la p'tite revue de la semaineMichel Labussière, journaliste

Montaigne à Montesquieu

Ce soir, l'émérite historienne Anne-Marie Cocula évoque notre philosophe Montaigne sur le campus de la Grenadière, dans le cadre des ... « Rencontres Montesquieu ». On se demande quel irresponsable a pu baptiser, forcément sans consulter personne, une manifestation intellectuelle périgourdine du nom d'un illustre... bordelais. Shocking, comme on dit en patois.

Leur cœur fait boum

Aujourd'hui est rendu le jugement des Libertaires qui occupent le squat du boulevard Bertran-de -Born au profit de SDF. Pas impressionnés par la plainte déposée à leur encontre, ils y ont même organisé une « boum ». Un mot qui résonne toujours agréablement aux oreilles des anards.

Succès people

Plus un seul fauteuil disponible ce soir au Théâtre pour Jean-François Balmer dans Henri IV. Les malins l'ont applaudi hier à Sarlat. Ils savent bien que les habitants de Périgueux, généralement incultes, remplissent toujours les salles quand la tête d'affiche est un produit « vu à la télé ». Consolons-nous en allant draguer au premier cours de danses de bal par Christian Terrefon au Rio.

Les particules élémentaires

Après le repos d'hier, les écoliers peuvent reprendre le boulot et se faire déposer sans complexes devant la porte du collège par les 4x4 de leurs parents. France Bleu Périgord a en effet récemment conseillé d'éviter les efforts physiques aux enfants... à cause de la pollution des gaz d'échappement que le froid fait stagner dans la cuvette périgourdine. On tourne en rond...

Le Change à la page

En ce jour de livres pour le week-end, j'ai reçu la toute nouvelle histoire du vert village du Change, passionnante, due à la plume de Michel Charenton, l'ancien postier local, aux éditions associatives Arka. Mais l'auteur doit être bien déçu de son ancienne administration, qui fait envoyer les livres sous pochette plastique avec rabat à la colle forte. Impossible à recycler. Pas vert du tout, ça.

Truffes électorales

La fête de la truffe de Sorges, surtout en année d'élections, est un régal à ne pas rater ce matin. Ce marché détient, avec l'inauguration de la foire-expo de Périgueux, la plus forte proportion de serrements de paluches intéressé au mètre carré. Un vrai délice que de repérer ces messieurs-dames au milieu du peuple à la recherche d'un profit... bien évidemment collectif et républicain.

Haut culte

Le chiffre a de quoi nous faire rendre grâces ce matin à la messe ce matin. A rebours de l'histoire moderne, l'église catholique de Dordogne vient de faire ses comptes après une campagne de publicité visiblement efficace. Elle aura enregistré en 2011, 1034 donateurs de plus que l'année précédente pour le denier du culte. On sait enfin d'où proviennent les chutes de recettes à la SPA...

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Le soleil d’Austerlitz - Initial's DL lundi 16 janvier 2012

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :

En ce samedi de janvier, dans l’aube grelottante, la bataille des quatre empereurs se prépare. Les troupes venues de Saint-Georges, du Toulon, de Saint-Martin et du centre ville sont à la manœuvre.



Éric CASABONNE annonce le cessez-le-feu et accueille le jury : Marie MOULÈNES, Christine FISCHER, Alexandre LÉON et Philippe MESURON 14/01/2012 © Pascal Serre
Nicolas PLATON, directeur de la communication au Conseil général a été prévoyant : casquette et cache-nez de rigueur pour le Ribéracois de l’étape 14/01/2012 © Pascal Serre

Il est sept heures trente quand les premiers grognards prennent position sur la place Saint-Louis vite baptisée plateau d’Austerlitz. Il y a là quelques sémillants maréchaux tels que Myriam Perrier venue de Saint-Georges, Jean-Marie Schmittlin du Toulon, Bleuette Dugauguez de Saint-Martin ou encore Alice Libaud du centre ville. Chacun a ses généraux. Une quinzaine au total. Leurs armes sont le foie gras frais et le magret. Il répondent à la belle initiative du journal La Dordogne Libre et de l’école de cuisine Initial’s chef.

Munis de trente euros ils s’élancent sur les marchés de Périgueux. Les bougres s’activent tant pour se réchauffer que pour respecter le délai accordé, soit une heure et trente minutes. Au bout de ce temps ils devront gagner le plateau d’Austerlitz où sont rassemblées quelques fines lames de la gourmandise périgorde. Celles-ci ont pour patronymes : Philippe Mesuron, candidat de Masterchef en 2010, Christine Fischer, directrice de Initial’s Chef qui fut candidate à Dîner presque parfait l'an dernier sur M6, Alexandre LÉON , animateur de l’association Foie gras du Périgord, Marie Moulènes, maire adjointe de Périgueux et Nicolas Platon, directeur de la communication au Conseil général.
 Malgré la froidure du moment, c’est un ballet incessant de personnalités aussi diverses que joyeuses qui viennent soutenir les troupes affairées à leur tâche.

Jean-François Cros et Nicolas Géraud assument avec constance l’intendance auprès de tous. On n’a pas oublié que la Grande Armée devait ses succès aussi à la qualité de ses subsistances. Leurs gobelets de soupe aux lentilles chaudes accompagnée d’huile de noix et d’un verre de vin sont de toniques munitions dont les passants tout étonnés par cette générosité s’emparent goulûment.

Jean-François CROS, président de l’association boutiques@perigueux ne ménage pas sa peine pour que commerce et convivialité riment avec bonheur
Nicolas GÉRAUD, trésorier de l’association boutiques@perigueux a quitté sa vaste librairies des boulevards pour aller à la rencontre des Périgourdins avec bonne humeur
14/01/2012 © [1] & [2] Pascal Serre

Ah que les commerçants de Périgueux sont sympas ! Les fumets et arômes subtils de cette amicale bataille réveillent les nez endoloris par le froid et chacun en profite pour commenter les derniers événements. Michel Serre, ancien président du quartier du Toulon partage avec Josiane Bartoli-Faucon, présidente du Clap quelques bons souvenirs. Joël Dechaise, grand syndicaliste devant l’éternel se préoccupe avec Jean-Marie Schmittlin du Toulon de l’avancée de leur plat entre deux commentaires sur l’actualité.

Le cache-col relevé on se frotte les mains, on tape les pieds sur le sol. Les couvre-chefs se font nombreux. Les onze coups laïcs de la cloche de la basilique rappelle à tout un chacun que toute bataille à une fin.

Le capitoul Michel Moyrand apparaît tandis que le bateleur Éric Casabonne annonce le prochain armistice. Les envoyés spéciaux de la presse locale et départementale sont aux aguets. La victoire est totale, éclatante et sans partage. Ici, il n’y a que des vainqueurs. Les quatre empereurs profitent désormais du premier rayon de soleil qui tente de réchauffer les corps engourdis. Le bivouac pacifique restera assez longtemps animé pour que la paix fut signée sur un accord sans fausse note : il faut continuer.

Auteur : Pascal SERRE

Les amazones du centre ville – Barbara BESSE, Alice LIBAUD et Hélène REYS ont su séduire le jury et se sont imposées 14/01/2012 © Pascal Serre

Les cuirassiers du Toulon - Francis AVIET, Jean-Marie SCHMITTLIN, Joël DECHAIZE 14/01/2012 © Pascal Serre

Les hussards de Saint-Martin - Marie VAN DE PUTTE, Bleuette DUGAUGUEZ et Marc VAN DE PUTTE 14/01/2012 © Pascal Serre

Les chevaux-légers de Saint-Georges - Myriam PERRIER, Jean-Louis DUROUEIX et Michel RIEU 14/01/2012 © Pascal Serre

Jean-Marie SCHMITTLIN ancien directeur des anciens combattants en Dordogne et Joël DECHAIZE, ancien dirigeant syndical font une pause en attendant de décrocher l’étoile 14/01/2012 © Pascal Serre

Josiane BARTOLI-FAUCON, présidente du Clap et Michel SERRE, ancien président du Comité de quartier du Toulon échangent leurs vœux 14/01/2012 © Pascal Serre

Une vidéo et d'autres photos sympas sur le site Foie Gras du Périgord →

Stella de la Rhune en parle aussi sur son blog : Stella de la Rhune raconte ses aventures de gourmande →

Le journaliste périgordin Pascal Serre est membre associé de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Association des Journalistes du Patrimoine (Paris)

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Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 19 janvier 2012 10:24  

J'ai entendu dire que MNOP avait rencontré quelques difficultés avec la municipalité pour l'organisation et le financement du prochain Festival d'août 2012. Il est probable que MNOP ait vécu ...
Du temps de Darcos, l'état de la scène était peut-être pourrie ...mais celle-ci était animée...

Commentaire de Anonymous nilo gima , le 19 janvier 2012 21:21  

merci pour ces images de bonheur simple,de partage et de "froid" intense..un sarladais perigourdin du bout du monde.

Commentaire de Blogger Périblog , le 19 janvier 2012 21:25  

Nous en sommes bien heureux Nilo. Et ça me réchauffe personnellement de voir un ami facebookien laisser un commentaire sur un bon vieux blog, espérant toutefois que ce ne sera pas le dernier. W

Commentaire de Anonymous Christellle , le 20 janvier 2012 00:15  

Ah que ce cancan est plaisant. Pour une fois l'internet et belle écriture font un heureux ménage. Les bloggeurs écrivent si mal et pour ne rien dire. Merci aux auteurs.

Commentaire de Blogger Périblog , le 20 janvier 2012 00:20  

Merci, les "auteurs" vont être fiers. W

Commentaire de Blogger Périblog , le 20 janvier 2012 00:53  

@Jean-Pierre, je présume que le commentaire faisait référence à la chronique de Michel Labussière qui, le lundi 16 janvier 2012 disait ceci :
Laisse béton
Les travaux de la scène du parc Gamenson, que l'ancien maire Xavier Darcos avait toujours négligée malgré ses prétentions culturelles, ont démarré. Mais elle sera toujours, intempéries obligent, en béton. Ce qui avait fait dire au chanteur Claude Nougaro lors d'un concert qu'il était « bien difficile de brûler les planches à Périgueux »...

Commentaire de Anonymous stella de la rhune , le 20 janvier 2012 09:20  

bonjour,

eh oui c'est une belle aventure gourmande !

est ce qu'on sait ou saura bientot les dates des prochaines etapes ? histoire de suivre de près !

@+

Commentaire de Anonymous Michel Labussière, journaliste , le 21 janvier 2012 13:27  

Réponse de Michel Labussière au commentaire de Jean-Pierre plus haut :

Cher Jean-Pierre "x": nous n'avons pas dit que la scène Gamenson du temps de Darcos était pourrie, mais qu'elle était déjà en béton et le restera, parce que tout change et rien ne change, et que c'est la solution la plus durable pour le plein-air.

L'ironie de feu Nougaro reste donc d'actualité.

Quant à MNOP, cela fait plusieurs saisons qu'ils menacent d'arrêter, à moins que nous leurs offrions avec nos impôts le financement d'un permanent. Mais pourquoi eux, et pas Macadam, qui fait des concerts gratuits, lui, par exemple, ou le Carnaval, les musiciens Zinzonaîres ou encore la société des Beaux Arts du Périgord pour ses expos et ses animations? L'idée d'une association avec un directeur coordonnant le tout était une meilleure idée.

En fait, l'erreur politique de la nouvelle municipalité a consisté à placer à la tête de son "CLAP" le patron d'une des associations (Sinfonia), plutôt que d'aller le chercher à l'extérieur. Car depuis, tout le monde l'accuse, à tort ou à raison, de tirer la couverture vers le baroque. Lors de son embauche, le président de MNOP avait déjà exprimé sa colère dans la presse locale.

Les choses sont toujours complexes, les échos sont là pour des raccourcis rigolos, ce qui n'exclut pas qu'on connaisse, comme tu le vois, un peu les dossiers. qu'on connaît le sujet.

Amitiés, Michel "L"...

Commentaire de Blogger Périblog , le 22 janvier 2012 16:58  

Apparemment Jean-Pierre (lire plus haut) serait un peu dans l'erreur car le MNOP aura bien lieu. Sinon à Périgueux, du moins dans le Périgord.
Un communiqué de presse sera envoyé aux médias dans le courant de la semaine pour nous informer des changements à venir, W

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 22 janvier 2012 19:34  

Merci Michel "L" et William "L" pour vos réponses et complèment d'informations !
Je souhaitai juste faire parler du MNOP ; ça a marché !

Commentaire de Blogger Périblog , le 23 janvier 2012 00:31  

OK J-P, c'est un sujet qui m'importe aussi beaucoup, W

Périblog dit merci vendredi 13 janvier 2012

Remerciements à mes amis et bénévoles pour une année 2011 sur Périblog bien remplie

Merci à Pascal Serre, journaliste et ex-rédacteur en chef du Journal du Périgord, aussi prolixe qu'excellent. Par les dialogues et les photos dans ses « Cancan du Coderc », il sait mieux que quiconque porter à la connaissance des lecteurs, un peuple local qui sinon resterait dans l'ombre ou disparaitrait même, emportant avec lui sa gouaille, des dizaines d'yeux malins et la mémoire de notre belle ville.

Une autre rubrique qu'on lui doit, et celle intitulée « Lecture pour tous ». Cette rubrique est devenue en quelques mois la référence pour celles et ceux qui veulent s'informer sur les sorties littéraires en rapport avec le Périgord.


Merci à Michel Labussière, ancien journaliste de la Dordogne Libre qui, avec Jürgen Prast et quelques autres, fut un de celles et ceux qui redonnèrent à ce journal local une impulsion bénéfique voici quelques années. Michel m'envoie chaque dimanche soir, avec la régularité d'une horloge, sa « P'tite semaine » que je publie en haut de la page d'accueil.


Merci à Jean-François Cros, nouveau président des commerçants de Périgueux centre et communicateur au combien talentueux auquel Périblog ne rend pas suffisamment justice.


Merci à Dominique Louis, photographe et ami qui, tous les quinze jours environ me permet de publier une des ses vues panoramiques d'une commune de Dordogne. Je l'avais rencontré par hasard dans les rues de Périgueux avec son ballon captif en janvier 2008. Sa propension naturelle à toujours garder son calme avec moi, même quand je suis mal luné, en fait un de mes trois ou quatre meilleurs amis.


Et en parlant d'ami avec un triple-A (plus solide encore que celui de la France), je ne peux pas conclure ce billet un peu particulier, sans nommer Jean-Jacques S., exilé depuis quelques années sur une ile de Polynésie française, et qui met en pratique son érudition et attention aux détails en corrigeant nos erreurs d'orthographe et de syntaxe à tous. « He is one in a million » comme on dit dans le monde anglo-saxon où plusieurs années durant il a évolué en qualité de traducteur pour le World Wide Web Consortium (W3C), avant de s'occuper là-bas, de choses autant personnelles que sérieuses.



Jean-Jacques S. (correcteur) et sa fille Anna lors de leur visite dans la métropole en 2011
Pascal Serre (journaliste, au premier plan avec Henry-Pierre Millescamps, spécialiste en livres rares). Pascal est l'auteur du Cancan du Coderc et de Lecture pour tous
2009 - 2011 © [1] & [2] William Lesourd pour Périblog

Michel Labussière, journaliste retraité du journal La Dordogne Libre
Dominique Louis, photographie aérienne à l'aide d'un ballon captif
2009 - 2011 © [1] Droits Réservés [2] William Lesourd pour Périblog
Jean-François (Jeff) Cros
2010 © [1] William Lesourd pour Périblog

Bref, je remercie avec la sincérité la plus profonde Pascal, Michel, Jeff, Domi et JJ pour leur soutien. Je n'oublie pas non plus les dizaines de personnes qui tout au long de l'année ont enrichi mes journées : Annick, Christine, Catherine, Éric, Hans, Annabel, Stessy, Iwona, Julia, John, Francis, Carole, Jean-Marc, Hélène, Henry-Pierre, Hervé, Régis, Thierry, Valérie, Bruno, Claudio, Patrick, Jürgen, Anne-Marie, Alain, Michel, Philippe, Caroline, Hervé, Marc, Chuck, Brother Tyrone, Mimi, Jean, mes vendeuses adorées des boulangeries Pichard (Brigitte incluse) et Truchassou, Geneviève, Christian, Jean-Charles, Mathilde, Isabelle, Laeticia, Sandrine, Delphine, Christophe, Cécile, Marcel, Aminata, Lavinia, Trevor, Martin, Jean-Pierre, Moïse, Roland, Jean-Claude, Chantal sans oublier celles et ceux que je viens justement d'oublier et qui me le pardonneront... William

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Commentaire de Blogger Rob (ourfrenchgarden) , le 13 janvier 2012 19:51  

William

Your photographs are superlative.

Commentaire de Blogger Périblog , le 13 janvier 2012 21:58  

Thanks Rob, W

Commentaire de Anonymous Pascal SERRE , le 17 janvier 2012 09:10  

So british sir ! Merci à mon "patron" pour sa chaleureuse pensée à l'encontre de son petit soldat de la locale, échotier du bonheur, tambour de ville de l'insignifiant, gazetier du miracle permanent, localier de l'extreme. God save the boss!

Commentaire de Blogger Jean-François Cros , le 18 janvier 2012 12:25  

Merci pour tes encouragements et tes bons voeux... En ces périodes troublées et passablement tendues, l'esprit de dialogue et de tolérance doit nous porter et nous permettre de contribuer d'apaiser une société en quête d'espoir...

Commentaire de Anonymous Hervé , le 26 janvier 2012 18:42  

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

Martine Sombrun-Tesnière - Mon quartier du pot-au-lait dimanche 8 janvier 2012

Martine Sombrun-Tesnière nous entraine dans un voyage au cœur des Trente Glorieuses chères à Jean Fourastié et dans un quartier de Périgueux en nous délivrant ses secrets toujours embaumés de nostalgie. C'est aussi une belle leçon de sociologie sur un lieu et ses habitants.

Martine Sombrun-Tesnière © Droits Réservés

La Fête des voisins qui se déroulera le samedi 26 mai prochain, sera très animée dans le quartier du Pot-au-lait situé sur les hauteurs de Périgueux, tout près du centre hospitalier de la ville. Il est fort à parier que l'ouvrage de Martine Sombrun-Tesnière sera à l'honneur.

Retraitée de l’Éducation nationale, cette dernière élevée dans cette gare de Perpignan que l'on nommait encore Mondésir, s'est attachée à rassembler ses souvenirs, réunir des témoignages et reconstituer un quartier qui était aussi une petite ville. La période ainsi investie est celle qui mène de 1950 à 1970.

Sylvie Marty, membre de l'Académie des Beaux-Arts de Périgueux s'est attachée à une illustration toute en fraicheur dans son graphisme et ses couleurs. Sur ce dernier point, l'œil arrêté sur la couverture, sera contrarié par la réduction en noir des planches intérieures.

Souvenirs de jeune fille, secrets et lieux oubliés

Souvenirs de jeune fille, secrets et lieux oubliés, Martine Sombrun-Tesnière, dans un style souple et ajouré tisse les fils d'une saga qui dessine une époque où le facteur était une notabilité, la couturière le grand ordonnateur de la mode, les épiceries des lieux magiques où les carnets s'allongeaient jusqu'à la fin du mois. Et puis, les personnages apparaissent, parfois connus des Périgourdins de souche. C'est le Renard argenté dont la légende voulait qu'il enlève les petites filles pour une activité peu honorable mais lucrative. Son nom était celui d'un magasin de fourrures qu'il tenait en ville. C'est le temps des potins jamais méchants mais qui bâtissaient des légendes d'ombres et de lumières comme on les aimait quand le grand voyage était l'école ou la buvette.

Les contrebandiers du pot-au lait

C'est Mlle Fournier décédée à la maison de retraite Parrot, installée dès 1926 dans la rue du pot-au-lait, qui a révélé à l'auteur l'origine du nom du quartier. Une histoire qui fleure presque la contrebande. Les fermiers qui ne voulaient pas payer les droits d'octroi à l'entrée de la ville laissaient leur pots de lait le long d'un chemin et les riverains s'y rendaient pour les retirer et laisser leur monnaie. Le récit de Marguerite Sombrun-Tesnière ne saurait être contesté car elle alimente son propos de menus détails qui le rendent si vrai.

A la croisée des mondes rural et urbain

Il y a dans cette chronique tous les ingrédients pour apprécier cette époque généreusement nommée les Trente Glorieuses. C'était un petit monde avec ses rites, ses joies et ses peines. L'auteur ne verse jamais dans la futilité et chaque témoignage nous permet de mieux comprendre cette époque où s'échoue le monde rural, bataillent l'ouvreuse de cinéma, le rémouleur, les derniers bohémiens et leur roulotte, le prothésiste dentaire. Un monde qui ne sait pas qu'il est déjà presque plus. Le parfum de nostalgie qui embaume les pages donne à la lecture une sorte de compassion irrépressible. Cela fait du bien et c'est beau.

De l'infiniment grand à l'infiniment petit

Tout ceci se refuse à la grandiloquence et souligne une sensibilité sobre qui frappe juste. Une sorte d'universalité de l'âme qui se conjugue simplement avec la douceur d'un temps où, ne l'oublions pas, des rizières d'Indochine aux sables d'Algérie une jeunesse s'embourbait, qu'un certain abbé Pierre lançait son appel à la générosité et qu'un Périgordin, Robert Lacoste tenait le haut du pavé tant à Paris qu'à Périgueux. Est-ce une autre histoire ? Non. L'infiniment grand et l'infiniment petit, selon le mathématicien Blaise Pascal, sont indissociables. Martine Sombrun-Tesnière nous ramène à Micromégas de Voltaire, histoire de l'infiniment petit qui contient le grand.

Auteur : Pascal SERRE


« Mon quartier du pot-au-lait»

Martine Sombrun-Tesnière – Pilote 24 – 128 pages – 15 €

Pensée de la semaine

« Le véritable auteur d’un livre est celui qui le fait publier »
Jules Renard (1864-1910).

Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard, né à Châlons-du-Maine (Mayenne) et décédé à Paris, est un écrivain français.

Il faut se garder de confondre cet auteur avec le Jules Renard vaudevilliste (1813-1877), auteur de La Clarinette postale, Le musée d'Anatole, Même maison, Un coup de vent, Un tailleur pour dames, Une noce sur le carré. Différents guides et manuels bibliographiques ayant commis cette erreur, la précision n'est pas inutile.
Source photo et texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Renard

La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.


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Michel Moyrand - ses bons voeux pour 2012 mardi 3 janvier 2012

Après la lettre ouverte le mois dernier de Philippe Cornet, avocat et la voix de l'opposition à Périgueux (voir le billet ici), c'est au tour de Michel Moyrand, maire de Périgueux qui, par l'intermédiaire de ses vœux pour la nouvelle année fait la une de Périblog

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Message du nouvel an de Michel Moyrand

Michel Moyrand
Maire de Périgueux
Vice-président du conseil régional d’Aquitaine
Michel Moyrand sur Wikipédia

« Bonne Année » ! Est-ce que cet aphorisme a réellement du sens en cette période de crise ? A l’évidence pour des millions de nos concitoyens pas vraiment.

Cependant, au plus profond de moi-même, j’espère que l'année 2012 sera celle d’un bien vivre retrouvé pour les uns ou simplement d’un mieux être pour les autres. Généreuses pensées, direz-vous, mais celles et ceux qui survivent dans la douleur d’une crise habilement cultivée politiquement attendent, souvent silencieux et cachés sans plus y croire, autre chose que des mots, ils veulent du concret et vite. Ne les blâmons pas, ils ont, il est vrai quelques raisons de douter.

Mais pour autant, inutile de vouloir leur faire croire que cette crise serait d’abord le fruit d’une conjoncture internationale difficile ou encore la faute, comme le dit la droite, aux gouvernements des années fin 90 ou 80 et pourquoi pas remonter au Front Populaire tant qu’elle y est dans ces mensongères accusations! Les précaires de toute nature savent bien, sans ignorer les contextes internationaux, que la situation Française découle essentiellement des choix idéologiques et politiques des gouvernements Chirac et surtout Sarkozy.

Ils savent qu’aucune autre politique, depuis la dernière guerre, n’a produit, ici en France, autant d’injustices dans les secteurs de l’accès à l’emploi et des salaires, de l’éducation et du logement, mais également de l’accès aux soins…. Ils comprennent fort bien que toutes ces inégalités privent des familles entières d’une juste répartition du produit de la prospérité, certes moins abondante qu’en d’autres périodes. Ils perçoivent parfaitement les inacceptables techniques de redistribution des richesses produites qui profitent toujours aussi fortement aux plus nantis déjà largement protégés par d’honteux boucliers fiscaux.

Alors, pour les exclus de la redistribution, point de pain quelquefois sans les restos du cœur, point de vêtements nouveaux sans les secours caritatifs, point de logement sans les aides sociales, point de repas scolaires sans les aides des communes, et bien souvent plus de médecin, plus de dentiste, plus de voiture et carburant pour rechercher le salutaire mais improbable emploi… Pour eux « le reste à vivre » - somme disponible toutes dépenses incompressibles déduites - est souvent réduit à sa plus simple expression et quand il existe encore.

Terrible réalité, terrible épreuve qui rattrape hélas chaque jour de nouveaux salariés, jusque là, fragiles rescapés de l’ininterrompu naufrage social. Crainte traumatisante pour ceux-ci, de se retrouver confrontés à l’épreuve humiliante de la lettre de licenciement synonyme d’une chute tant redoutée dans le monde abondant des traîne-misère.

Que l’on cesse d’accuser les demandeurs d’emplois de longue durée, les nouveaux chômeurs, les non diplômés et ceux qui le sont trop, les étrangers et leurs enfants, les handicapés ou les jeunes retraités de ne pas savoir ou vouloir s’adapter aux évolutions professionnelles accélérées de la société. Que l’on arrête de montrer du doigt les ouvriers et les cadres, qui seraient des heureux privilégiés titulaires d’un emploi au devenir pourtant incertain qui travailleraient trop peu et à un coût trop élevé.

Pour tous les sans emplois, sans ressource, pour les exclus d’aujourd’hui et de demain la liberté n’existe pas ou n’existe plus, l’accès à l’autonomie individuelle est une urgence. La République doit donner à chacun éducation et formation, sécurité et dignité, réduire toutes formes d’injustices et combattre les égoïsmes diviseurs. La démocratie aussi belle soit-elle ne se limite pas au seul bulletin de vote même s’il en demeure un élément majeur. Nos cœurs solidaires ne peuvent continuer de battre sans gène et sans honte dans cet univers de misère galopante et meurtrière.

Le peuple Français a souvent montré combien il était capable de se préserver, combien il était capable de soulager les siens malheureux et d’abolir certains privilèges tenaces. À l’instar de nos aïeux, il est fondamental et urgent de corriger les graves erreurs de nos actuels gouvernants. En cette année électorale, l’espoir d’une société plus solidaire, plus fraternelle demeure possible dès lors qu’une majorité de femmes et d’hommes s’engagera en faveur du changement tant nécessaire et parfaitement incarné aujourd’hui par François Hollande.

Je ne peux vivre sans agir. Je ne peux dénoncer sans participer.

Michel Moyrand, Parti Socialiste


Michel Moyrand rencontrait François Hollande au Café de la Place à Périgueux en 2009 16/10/2009 © William Lesourd pour Périblog

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Commentaire de Anonymous Jean François , le 6 janvier 2012 09:28  

Sont-ce des voeux aux Français ou aux Périgourdins?
La plume du maire emprunte à Emile et à Victor, mais elle est bien loin de ces illustres écrivains. Tout cela fait artificiel, emprunté et insincère.
On ne demande pas au maire de partit dans de grandes envolées risibles autant qu'inutiles,mais de tracer un modeste cap pour l'année à venir.Quels projets? Quelle ambition pour 2012 en dehors de l'arrivée du messie?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 janvier 2012 15:50  

Ce coup de pub s'imposait-il ? Periblog = pravda ?

Commentaire de Blogger Périblog , le 11 janvier 2012 10:52  

Pravda. Mais non voyons...

Je n'ai pas reçu les bons vœux de son opposant sinon ils seraient aussi sur cette page. W

Mes voeux pour 2012 dimanche 1 janvier 2012


La cathédrale Saint-Front de nuit à Périgueux en février 2009 © d.louis@balloide-photo.com

Ne nous leurrons pas : l'année sera difficile pour la plupart d'entre nous, mais elle sera aussi très excitante.

C'est en 2012, plus qu'au cours des années précédentes que le mot solidarité revêtira son véritable sens.

Je vous souhaite, comme à moi-même, d'identifier ce qui nous rend réellement heureux. J'ai le sentiment que ce ne sont pas les possessions matérielles, mais plutôt la santé et quelques autres petites possessions et plaisirs essentiels.

La santé, on fera en sorte de l'acquérir ou de la préserver en limitant la consommation d'alcool ; en arrêtant de fumer ; en s'adonnant à des exercices physiques modérés ; en mangeant peu et sainement... et si on a aussi un toit pour nous abriter des aléas climatiques ; un lit pour s'y blottir ; de la nourriture sur la table ; quelques euros de côté pour s'offrir occasionnellement une petite gâterie ; le soleil pour le regarder paisiblement se coucher... alors on démarrera l'année sur d'excellentes bases.

Des bases qui nous permettront de songer à celles et à ceux qui sont plus démunis que nous-mêmes. On pensera au partage ; on reconnaitra, parfois sans les nommer publiquement, les femmes et les hommes qui mettent déjà toutes ces belles idées en application. Ils existent et je suis bien placé pour le savoir. On ne résistera pas à cet élan altruiste mais au contraire on se laissera porter par lui dans la mesure de nos moyens.

Nous réveillerons sans relâche la conscience des égoïstes qui résistent, et pour ce faire, nous utiliserons les outils qui sont à notre portée, comme les blogues et les réseaux sociaux. Ainsi nous ouvrirons, je l'espère, les yeux, à tous les pachas dans leur cocon doré qui mettent en péril notre économie à des fins personnelles et qui occultent depuis trop longtemps ces vérités primordiales. Des vérités qui sont pourtant une source, pour ne pas dire la source, du bonheur auquel nous aspirons tous.

Finalement, je vous souhaite pour 2012 une excellente santé et pleins de simples instants de bonheur partagés ! W


Jean Lafon, artiste peintre, nous souhaite à tous une heureuse année

Bonne année pour PERIBLOG et tous mes vœux pour votre équipe et vos lecteurs...

Voila quelques aquaneiges qui prouvent que, avec un peu d'eau, quelques couleurs et un pinceau, il peut neiger sur notre Périgord !

Bien amicalement, Jean Lafon

Et il nous envoie ces jolies aquarelless montrant le Périgord sous la neige. Cela va t-il faire tomber les flocons cette année ? Faut l’espérer, car la campagne sous son manteau blanc est aussi belle que sur ces images. Merci Jean et bonne année à vous aussi et à tous les peintres du Périgord que nous aimons tous au moins autant par leur personalité que par leur talent, W et les lecteurs


© Jean Lafon

© Jean Lafon

© Jean Lafon

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 2 janvier 2012 07:22  

Merci Pour vos bons voeux Périblog recevez les notres! Cette superbe Cathédrale restaurée sur les plans d'Abadie est classée au Patrimoine Mondial! Elle se trouve dans le centre Ville de Périgueux!

Commentaire de Anonymous boguy , le 4 janvier 2012 00:06  

Merci et bonne année aussi avec bcp de changement!

Commentaire de Blogger Hervé , le 18 janvier 2012 03:49  

Merci pour vos bons voeux et transmettez mes sincères félicitations à l'aquaréliste.

Commentaire de Blogger Périblog , le 18 janvier 2012 11:52  

Merci Hervé, Jean verra sans doute votre commentaire lors de sa prochaine visite.

Petite note : je vois que vous vous êtes enregistré avec blogger pour poster votre commentaire. Cela ne devrait pas être nécessaire. Il suffit de choisir le bouton Nom/URL sous le formulaire et de mettre un nom/pseudo et une adresse internet si vous en avez une. Malheureusement ces choix sont cachés, et c'est un problème

 

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