Un Festival Art et Eau qui fait flop dimanche 26 juin 2011
Mieux que les draps de la grande lessive séchant sous ce grand ciel stérile, nos amis les oiseaux aquatiques que je suis allé saluer un dimanche après-midi de juin — avant de me rendre à la guinguette de Barnabé pour y écouter les Bourbons Siper — auraient préféré (les canards, pas les siroteurs1 de whiskey américain) que les jeunes qui installaient la moche, très moche même, contrition impénétrable faite de bambou et de draps badigeonnés sur l'esplanade Badinter, aillent avec des éprouvettes puiser les bouteilles de Coke ou de Yop — . Qu'ils aillent puiser aussi les sacs plastiques et autres traversins de plumes d'oies dont les nénuphars et les algues, qui étouffent leur propre milieu de jour sec en jour sec, ont bloqué le lent cheminement vers la Dordogne (ça va, vous suivez ?)
(1) Siper veut dire siroter et non pas sucer comme l'a dit un des journaux régionaux ce jour là.
En tout cas, c'est ce que j'aurais préféré si, comme eux, j'avais élu domicile dans l'eau autrefois vive mais maintenant stagnante du petit canal à hauteur de la Maladrerie, et si la nature perverse m'avait affublé d'un bec, de pattes palmées ainsi que d'un sexe en érection long d'un peu moins d'un mètre (plutôt bien gaulés les canards.)

J'appris plus tard que « la grande lessive » faisait partie du festival Art et Eau qui vient de prendre place à Périgueux du 24 ou 26 juin. J'imagine dans quel dilemme aurait été Michel Moyrand, maire de Périgueux, s'il avait dû faire face à des restrictions concernant l'usage de l'eau. Un tout nouveau festival tourné vers l'eau durant la sécheresse la plus sévère qu'ai connue la France depuis cent ans au moins, ça ne s'invente pas... Heureusement, depuis, il a plu. Pas suffisamment, sans doute, pour faire remonter le niveau d'eau du canal, où je ne suis pas retourné depuis l'autre jour, mais certainement assez pour permettre au festival de se dérouler comme prévu et pour la municipalité de s'en tenir, on présume, au budget voté.
Un budget sur lequel personne ne semble vouloir s'entendre. Entre deux cent et cinq cent mille euros. Qu'est-ce que c'est que cette somme évaluée selon les médias et les ragots du simple au double ?... C'est dû forcément à un manque de clarté de la part du service de communication municipal, comme pour le coût réel du déplacement de la mairie. M. Moyrand, s'il lit cela, doit se dire « mais il va la fermer sa gueule?! ». Ben non, c'est dimanche matin, il fait chaud et je suis d'humeur belliqueuse, même envers ceux qui me sont sympathiques, bien que je n'épouse pas beaucoup de leurs causes.
Franchement, sans vouloir commencer une polémique qui trouvera bien son chemin elle-même dans les médias dès lundi matin, n'aurions nous pas préféré voir cette vaste somme d'argent attribuée au Mimos et son école de mimes, au festival MNOP, à Maccadam Jazz, Expoésie, pour ne parler que des plus grands, plutôt que monter un festival supplémentaire dont personne dans mon entourage ni moi ne voyons la nécessité ? Bel exemple d'une question rhétorique...
Je n'ai pas étudié la question. Je n'étudie d'ailleurs jamais très longtemps les questions, c'est la triste réalité. J'étais un élève distrait (et distrayant) qui fit juste ce qu'il fallait faire pour passer de la quatrième à la troisième et obtenir son brevet à la fin de toute une année de dilettantisme. Une telle attitude freine et fait cahoter pour ne pas dire capoter si on n'y fait pas gaffe et qu'on a pas le reins solides. C'est à déconseiller, particulièrement à ceux qui viennent de passer leur bac et entrent à peine dans la vie adulte.
Mais pourquoi je vous dis ça cette nuit (nous sommes samedi près de 2 h 30 du matin) ?... une question sans grand intérêt qui restera elle aussi sans réponse pour ne pas retarder plus encore la conclusion de ce billet.
Mais revenons-en à nos canards. Cette vision du canal dont l'eau devenue visqueuse était presque entièrement envahie par endroits de plantes aquatiques et de détritus ; ce canal si pittoresque quelques mois auparavant, mais qui ce jour ci était mal entretenu et bordé de hautes herbes sèches, m'avait laissé une mauvaise image, laquelle m'a hanté disons plusieurs jours. Il fallait que j'extériorise mes sentiments. Le soleil ; la chaleur accablante durant tout le printemps ; les herbes jaunes ; les cours d'eau réduits à presque rien ; la faune qui souffrait en silence ; tout cela avait un arrière-goût d'apocalypse et je me disais que peut-être Nostradamus et les décodeurs de calendriers incas pouvaient avoir raison lorsqu'ils prédisaient la fin du monde en 2012. À la fin de cette année-ci seulement, pas de panique, il nous reste donc du temps pour faire la guerre puis enfin, enfin seulement, l'amour. La petite mort en somme pour nous tous sur la planète bleue agonisante. Le panard.
Les eaux ont peut-être remonté depuis deux semaines et le canal désherbé et désencombré. Je l'espère. Sinon, à la place de Michel Moyrand, je frotterai les épines dorsales d'Elliot, mascotte du festival Art et Eau 2011 afin que jaillisse de ses entrailles le « génie protecteur de la rivière » qui redonnera la vie au canal. Un canal que nous autres promeneurs du dimanche aimons sans réserve. Au prix auquel il se fait payer, le génial Elliot peut au moins exaucer ce veux, non mais quand même !
Il est trop tard pour rédiger une prose digne d'une chanteuse exceptionnelle, à notre échelle en tout cas, qui a acquis une très bonne maitrise de son registre depuis la première fois où je l'ai écoutée. Périblog existait déjà, et le compte rendu que je publiais n'avait pas été particulièrement tendre ni, rétrospectivement, tout à fait juste. Mais depuis, à chaque nouvelle écoute, sa voix chaude et jazzy et son accent un peu particulier me plaisent. Tout simplement. Mais tout de même, avec un visage, un nom et une voix comme celle-là j'adorerai la voir s'essayer à un registre de jazz italien.
Si la foule qui sera présente au grand vide grenier du Quartier St-Martin vous rebute, alors dirigez-vous sans hésiter vers la guinguette de Barnabé, tout près de l'Isle en direction de Boulazac pour quelques heures de pure détente. Ce concert de la grande et belle Lucia Stanizzo qui se tiendra dans l'antre d’Éric Foussard devrait être un des points très forts de sa nouvelle saison, dont voici le programme un peu plus bas.
Auteur : William Lesourd





(1) Siper veut dire siroter et non pas sucer comme l'a dit un des journaux régionaux ce jour là.
En tout cas, c'est ce que j'aurais préféré si, comme eux, j'avais élu domicile dans l'eau autrefois vive mais maintenant stagnante du petit canal à hauteur de la Maladrerie, et si la nature perverse m'avait affublé d'un bec, de pattes palmées ainsi que d'un sexe en érection long d'un peu moins d'un mètre (plutôt bien gaulés les canards.)

Les hautes herbes et le canal sur la voie verte à Périgueux encombré par les nénuphar et les détritus 06/2011 © Périblog (iPhone)
J'appris plus tard que « la grande lessive » faisait partie du festival Art et Eau qui vient de prendre place à Périgueux du 24 ou 26 juin. J'imagine dans quel dilemme aurait été Michel Moyrand, maire de Périgueux, s'il avait dû faire face à des restrictions concernant l'usage de l'eau. Un tout nouveau festival tourné vers l'eau durant la sécheresse la plus sévère qu'ai connue la France depuis cent ans au moins, ça ne s'invente pas... Heureusement, depuis, il a plu. Pas suffisamment, sans doute, pour faire remonter le niveau d'eau du canal, où je ne suis pas retourné depuis l'autre jour, mais certainement assez pour permettre au festival de se dérouler comme prévu et pour la municipalité de s'en tenir, on présume, au budget voté.
Un budget sur lequel personne ne semble vouloir s'entendre. Entre deux cent et cinq cent mille euros. Qu'est-ce que c'est que cette somme évaluée selon les médias et les ragots du simple au double ?... C'est dû forcément à un manque de clarté de la part du service de communication municipal, comme pour le coût réel du déplacement de la mairie. M. Moyrand, s'il lit cela, doit se dire « mais il va la fermer sa gueule?! ». Ben non, c'est dimanche matin, il fait chaud et je suis d'humeur belliqueuse, même envers ceux qui me sont sympathiques, bien que je n'épouse pas beaucoup de leurs causes.
Franchement, sans vouloir commencer une polémique qui trouvera bien son chemin elle-même dans les médias dès lundi matin, n'aurions nous pas préféré voir cette vaste somme d'argent attribuée au Mimos et son école de mimes, au festival MNOP, à Maccadam Jazz, Expoésie, pour ne parler que des plus grands, plutôt que monter un festival supplémentaire dont personne dans mon entourage ni moi ne voyons la nécessité ? Bel exemple d'une question rhétorique...
Je n'ai pas étudié la question. Je n'étudie d'ailleurs jamais très longtemps les questions, c'est la triste réalité. J'étais un élève distrait (et distrayant) qui fit juste ce qu'il fallait faire pour passer de la quatrième à la troisième et obtenir son brevet à la fin de toute une année de dilettantisme. Une telle attitude freine et fait cahoter pour ne pas dire capoter si on n'y fait pas gaffe et qu'on a pas le reins solides. C'est à déconseiller, particulièrement à ceux qui viennent de passer leur bac et entrent à peine dans la vie adulte.
Mais pourquoi je vous dis ça cette nuit (nous sommes samedi près de 2 h 30 du matin) ?... une question sans grand intérêt qui restera elle aussi sans réponse pour ne pas retarder plus encore la conclusion de ce billet.
Buste de Nostradamus (1503 - 1566) à Saint-Rémy-de-Provence par Liotard de Lambesc. Fontaine ancienne - La Font vieo érigée en 1814
© ~2000 William Lesourd
© ~2000 William Lesourd
Les eaux ont peut-être remonté depuis deux semaines et le canal désherbé et désencombré. Je l'espère. Sinon, à la place de Michel Moyrand, je frotterai les épines dorsales d'Elliot, mascotte du festival Art et Eau 2011 afin que jaillisse de ses entrailles le « génie protecteur de la rivière » qui redonnera la vie au canal. Un canal que nous autres promeneurs du dimanche aimons sans réserve. Au prix auquel il se fait payer, le génial Elliot peut au moins exaucer ce veux, non mais quand même !
Lucia Stanizzo enchantera la guinguette de Barnabé ce dimanche
Il est trop tard pour rédiger une prose digne d'une chanteuse exceptionnelle, à notre échelle en tout cas, qui a acquis une très bonne maitrise de son registre depuis la première fois où je l'ai écoutée. Périblog existait déjà, et le compte rendu que je publiais n'avait pas été particulièrement tendre ni, rétrospectivement, tout à fait juste. Mais depuis, à chaque nouvelle écoute, sa voix chaude et jazzy et son accent un peu particulier me plaisent. Tout simplement. Mais tout de même, avec un visage, un nom et une voix comme celle-là j'adorerai la voir s'essayer à un registre de jazz italien.Si la foule qui sera présente au grand vide grenier du Quartier St-Martin vous rebute, alors dirigez-vous sans hésiter vers la guinguette de Barnabé, tout près de l'Isle en direction de Boulazac pour quelques heures de pure détente. Ce concert de la grande et belle Lucia Stanizzo qui se tiendra dans l'antre d’Éric Foussard devrait être un des points très forts de sa nouvelle saison, dont voici le programme un peu plus bas.
Auteur : William Lesourd
Et comme prévu Lucia Stanizzo nous a enchanté

Lucia Stanizzo chantant à la Guinguette de Barnabé26/2011 © 26/06/2011 Pascal Serre
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Espiègle | Romantique | |
| 26/06/2011 © [1] & [2] Pascal Serre | ||

L'orchestre au complet© 26/06/2011 Pascal Serre

Lucia Stanizzo et son groupe (Jean-Marie, Philippe et Paul) après le concert© 26/06/2011 Pascal Serre
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L'auteur de ce billet avec de quoi nous rafraîchir | Éric Foussard, propriétaire de la Guinguette de Barnabé et organisateur des concerts | |
| 26/06/2011 © [1] & [2] Pascal Serre | ||

La terrasse de la guinguette© 26/06/2011 Pascal Serre
La Guinguette de Barnabé et son programme d'été 2011

L'entrée de la Guinguette de Barnabé, le long de la Voie Verte à Boulazac prés de Périgueux Barnabé et poster de Lucia Stanizzo © Périblog
| 12 juin | Bourbon Sippers | Blues |
| 26 juin | Lucia Stanizzo | Jazz vocal |
| 3 juillet | Don't Forget | Latino Salsa |
| 10 juillet | R.A.M Quartet | Chanson française avec swing manouche en accompagnement musical |
| 17 juillet | Les Fils du Poissonnier | Chanson française (concert annulé) |
| 24 juillet | Doltce Vita | Chanson italienne |
| 31 juillet | Bernard Lamoure | Duo vocal jazzy |
| 7 août | Swing Jazz | Trio jazz |
| 14 août | Festival du MNOP | Blues |
| 21 août | Guy Lalande Trio | Chanson française |
| 28 août | Magic Sax | Duo variétés jazzy |
| Renseignement au 80, rue des Bains 24750 Tel. 05 53 53 41 45 - barnabe-perigord.com | ||
Libellés : eric-foussard, festival-art-et-eau-perigueux, Guinguette-Barnabe, La Voie Verte, Lucia-Stanizzo, Michel Moyrand, place Saint Louis









Nous avons manqué la belle Lucia ....malgré les annonces de William ; il faisait si beau au fond de notre Périgord Noir en ce dimanche!
Nous avons déjà pris rendez vous à Barnabé pour la cloture du MNOP !
franchement vu la secheresse actuelle le canal n'est pas si horible que certain veulent le laisser entendre! un fauchage tardif permet une meilleure reproduction de la faune et une plus grande biodiversité, une elevation de la temperature de l'eau accentue la proliferation des plantes aquatique, si c'etait si simple!!! y'a qu'a ! faut qu'on !!!
J'aurais mieux aimé comme titre : Art et Eau, un festival qui fait pschitt ! ou encore 'le grand plongeon'... Mais bon, c'est bien flop aussi.
Anonyme 1 : Ce jour-là et à cet endroit précis, le canal était comme je l'ai décrits surtout par rapport à cet hiver où il m'avait paru bien tenu et vivace. Quant aux herbes hautes sur les berges, je veux bien croire qu'elles étaient restées ainsi pour aider à la reproduction des oiseaux et des batraciens.
Anonyme 2 : Sur le titre : C'est de l'anglicisme plus que du français. En Angleterre on aurait dit "The festival was a total flop". Mais le titrage n'a jamais été mon point fort de toute manière.
Anonyme 1 et 2, merci pour les coms, mais utilisez un pseudo pour les autres fois S.V.P.