Une saison bien chargee mardi 2 décembre 2008

J'ai un peu honte d'avoir dit à plusieurs reprises qu'il ne se passait rien à Périgueux. En effet depuis la fin de l'été qui était chargé en événements tous plus ou moins susceptibles de nous faire sortir de chez nous, le rythme des concerts, salons, expositions, anniversaires, rencontres sportives, inaugurations de stades ou de centres multiculturels, n'a pas du tout ralenti depuis septembre. Ceci m'embête, moi que la disette de soleil et la baisse des température rendent casanier. On m'appelle sur mon fixe, m'envoie un SMS sur mon portable ou une invitation par courrier terrestre ou électronique, me tend un flyer, et comme sourd à ces clins d'œil, tous plus séduisants les uns que les autres, je ne me dérange qu'en de rares occasions. L'idée d'abandonner la chaleur de mon modeste logement pour aller narguer la nuit (car c'est souvent le soir), le froid et l'humidité me semble insupportable. J'alimente ce blog pour satisfaire mon intellect, dans l'optique de m'ouvrir l'esprit au monde autour et je n'en tire pas la moindre gratification pécuniaire. Écrire des chroniques doit m'apporter du plaisir et/ou de l'argent, sinon cela devient une corvée, un soucis de plus. Si un jour un généreux mécène ou la volonté de mener à terme mes merveilleux projets (et qu'au moins l'un d'eux devienne lucratif) me permettent de vivre de ce qui aujourd'hui est encore un passe-temps, alors là, je ferai mon œuvre de reporter sur autant d'évènements auquel il me sera possible d'assister ; comme le ferait un véritable journaliste pour qui le reportage est un métier, c'est-à-dire un gagne-pain.

C'était une façon alambiquée de dire que j'apprécie sincèrement les notifications que je reçois et je vous demande de continuer à les envoyer, même s'il m'arrive de ne pas toujours me déranger. Vous en connaissez maintenant la raison...

Calou ouvrait son bar La Truffe mardi matin


La Truffe en cour de réfection
[1] Calou (au fond à droite) supervisant les travaux voici deux semaines [2] La réfection est presque complète. La réouverture était pour le mardi 2 décembre
Pascal Memain, dit Calou, rouvre son bar, La Truffe, ce mardi matin après plusieurs semaines passées à en diriger la réfection. L'endroit est petit, mais Calou a réussi grâce au meilleur agencement de l'ameublement à distordre et à agrandir un peu l'espace. Le choix d'utiliser des couleurs jeunes et claires pour les murs comme pour le zinc, contribue à donner l'impression que le bar est plus spacieux qu'avant.

La Truffe en réfectionReste une partie de la clientèle... Vous me pardonnerez cette remarque empreinte de snobisme, mais assis à la terrasse du café Errel, il m'arrivait fréquemment ces derniers mois d'observer les têtes des passants se lever en direction de La Truffe, alertées qu'elles étaient par des turbulences et des jappement de chiens ; une ambiance qui ne cadrait pas harmonieusement avec la mitoyenneté et le reste de cette place touristique. La réouverture est une occasion pour le patron du bar de remettre, s'il le désire, un peu d'ordre là dedans.

Calou, dont j'aimerais un jour vous parler plus en détails et vous montrer le très beau portrait qu'en a fait le peintre Pablo, est un garçon fort sympathique. Il avait pris l'initiative cet été, d'organiser avec la propriétaire de La Fée Maison, son vis-à-vis, des concerts qui donnaient de la vie à la place du Coderc. Je lui souhaite beaucoup de succès avec son troquet « relooké » et j'irai sans doute avec des amis y boire un premier café ou un Bergerac en fin d'après-midi.

Afin de célébrer la réouverture, Calou prépare une petite réception vendredi soir.

Merci Monsieur Errel d'augmenter autant vos prix


carte des boissons au café Errel
À signaler pour être juste, qu'auparavant le café dit de « dégustation » contenant un certain pourcentage de robusta, donc moins fin, coûtait 1,20€ et le café 100% arabica au goût plus subtil, coûtait 1,40€. Désormais ils se consomment tous les deux au prix de 1,40€, mais le 100% arabica est maintenant devenu le café servi d'office. [ notez que Errel a répercuté la baisse de la T.V.A. sur la totalité des consommations. *Voir plus bas. ]
À ce propos aura-t-il, comme l'a fait récemment la direction des cafés Errel, augmenté son café ordinaire. Errel, bien connu à Périgueux pour servir un café d'excellente qualité a augmenté de 20 centimes toutes ses boissons, passant le petit noir à 1€40... Merci Monsieur Errel de contribuer au moment le plus opportun, à notre perte de pouvoir d'achat ! Quels recours ont les consommateurs aux petites ressources qui voient sans cesse les prix augmenter parce que les commerçants n'acceptent pas, même en ces temps difficiles, la moindre baisse de leur profit, et n'envisagent pas un instant de se serrer la ceinture un peu comme tout le monde ? Nous n'avons aucun recours, sauf se priver ou accepter de manger et de boire moins bien ; ce que font déjà depuis des lunes les plus démunis. Certains commerçants comme les boulangers qui ont depuis longtemps troqué la 2cv camionnette pour le luxueux 4x4 et ceux dans l'alimentation générale profitent sans la moindre vergogne, c'est évident, de leur position de force. Déjà qu'il se sont sucrés à l'occasion du passage du franc à l'euro... si encore ils en faisaient profiter leur personnel. Je n'ai vraiment pas une sympathie débordante pour ces gens-là et leur égoïsme.

*[ mise à jour 13 juillet 2009 - correction fournie par Bérangère T. des Cafés Errel.
Bonjour, Je fais suite à l'information que vous diffusez concernant l'augmentation de nos prix (Cafés ERREL). Je tenais juste à vous informer que nous avons intégralement répercuté la baisse de la TVA sur l'ensemble des produits que vous pouvez déguster dans nos boutiques. Le café est donc passé de 1.40 à 1.25 . Et comme vous le précisiez nous avons souhaité généraliser notre café 100% arabica à la dégustation à la place de notre mélange qui contient un peu de robusta. Merci toutefois de votre fidélité et si vous le souhaitez je serai heureuse de vous accueillir dans nos locaux de Limoges pour une visite de la torréfaction. ]


[ à ce propos : quelqu'un se souvient-il précisément du prix du café ou de la baguette de pain ainsi que du croissant en 2001, juste avant le passage du franc à l'euro (les anciens limonadiers ou boulangers doivent le savoir et avoir encore les documents pour le prouver) ? Me contacter ]

Mais revenons à nos moutons...

Il me serait difficile, en dépit de ma frilosité, de ne pas aller à deux évènements cette semaine portant sur l'art graphique, car il ne fait plus aucun doute que la lecture, la musique et surtout l'art plastique sont les sujets que j'affectionne le plus.

Vernissage ce soir à l'App'Art - Le peintre Sereirrof


Sereirrof - Drole d'histoireLe peintre Sereirrof revient une seconde fois exposer ses toiles à la galerie l'App'Art. D'après ce que j'ai vu sur le site de la galerie, ce sont des œuvres dérangeantes montrant des portraits de gens en souffrances, ou des groupes de personnes que l'on sent torturées. On verra ce soir ce que je ressentirai.

L'exposition se poursuit jusqu'au 20 décembre 2008.

Photos à venir (à ce sujet, les photos du vernissage de Kristof Guez et de Marc Pichelin [ dont je parle brièvement ici ] seront publiées cette semaine dans un nouveau billet).

L'APP'ART
1 Place Daumesnil
24000 Périgueux
Tél : 05 53 46 61 91
Le blog de l'App'Art http://galerieappart.canalblog.com

Vernissage vendredi pour José Corréa


José Corréa - En attendant l'hiverLes éditions de La Lauze et l'atelier de reliure LEGRAND vous invitent à l'impression des œuvres de José Corréa

« En attendant l'hiver » - vernissage et dédicaces
Le 5 décembre à partir de 17 h 00

Les dessins originaux du livre seront exposés du 5 décembre 2008 au 3 janvier 2009

Atelier de reliure LEGRAND
12, rue St-Front
24000 Périgueux
Tél : 05 53 58 92 57

Et puis dès vendredi il y aura le Téléthon et les dizaines d'animations qui l'accompagnent [ voir plus d'infos sur le site de la mairie ]. Le marché de Noël qui cette fois-ci sera situé sur la place Francheville (un très bon choix) et la patinoire, elle, sera mise en place comme d'habitude sur la place d'Aquitaine (celle du théâtre). Nous aurons donc enfin un peu de gaieté dans les rues de Périgueux qui me semblaient si maussades ces derniers temps.

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Commentaire de Anonymous Helene , le 4 décembre 2008 à 18:00  

Alors là William je me rebiffe. Je dis STOP!
Ne parles pas de ce que tu ne connais pas.
Avant de critiquer les boulangers "qui s'en mettent plein les poches" va donc passer quelques nuits au fournil avec eux et tu verras qu'ils ne volent pas leur argent.
Pour faire un café il suffit d'un percolateur et d'un paquet de café, de l'eau et du courant.
Pour faire une baguette il faut du matériel cher, même quand il est d'occasion, il faut un grand local dont la mise aux normes a un coût élevé, il faut de la farine, de la levure, du sel, de l'eau, du courant aussi, et un savoir-faire qui n'est pas inné, mais découle d'un apprentissage dont le minimum est de deux ans pour un CAP, et il s'agit là du minimum de base.
Ensuite il faut du temps. Beaucoup de temps, car une baguette demande plusieurs heures de travail.
Et même si le boulanger en sort 200 par fournée, tout ce qui précède doit être pris en compte dans le calcul du prix de la baguette. A cela s'ajoutent les salaires des employés quand il y en a, les charges liées aux-dits salaires, les assurances, les loyers...oui, tout ça fait partie du coût de la baguette.
J'ai gardé deux tickets de caisse de juin 1998 de la boulangerie que j'avais à Nice, et j'avais fait la conversion l'an dernier pour pouvoir comparer les prix. Le pain avait à peine quelques centimes de plus, alors que comme tout le monde, les boulangers ont vu augmenter de façon considérable les matières premières, les loyers,les salaires et charges salariales,EDF etc...Sans compter qu'avec le passage aux 35h c'est le patron qui se tape le surplus de travail, car la pâte elle, continue de lever, 35h ou pas!
Et toutes les heures de travail...nombreux sont les boulangers qui font comme moi entre 60h et 70h de travail par semaine!
Si nous les boulangers devions vous faire payer le pain en l'augmentant de la même manière, avec la même progression que tout le reste, et en fonction de nos frais...
Allons, tu peux rouspéter pour l'augmentation du café, mais ne touches pas au travail du boulanger.
Hélène ROBERT
Le Pétrin d'Hélène

______Merci pour le com______
Je sais qu'en disant cela je vais m'attirer les foudres de ceux qui se sentent concernés. Tu te doutes bien que c'est un peu le but de ce blog de jeter un pavé dans la marre de temps en temps pour aider à réveiller les esprits endormis aux problèmes que nous rencontrons. Je ne pensais pas du tout à une petite boulangerie comme la tienne lorsque j'ai dit cela.

Nous rencontrons de sérieuses difficultés avec le pouvoir d'achat. Les salaires n'ont pas baissé, mais on peut acheter beaucoup moins de choses qu'auparavant. Je ne l'invente pas, c'est un fait plus qu'une simple impression. À qui la faute ? L'alimentaire fait partie de nos plus grosses dépenses. Je ne rejette pas toute la faute sur les commerçants, et je ne dis pas que tous les commerçants profitent de leur position de force. Mais certains commerçants le font sans hésitation sitôt qu'il voient leur profit baisser, c'est indéniable. Forcément les autres suivent et augmentent leur prix à leur tour. Nous les clients n'avons pas vraiment le choix, il faut bien manger... alors nous allons chez eux et nous sortons avec moins de victuailles dans notre cabas.

Je suis bien d'accord que les petites et grandes boulangeries supportent beaucoup, mais n'en a-t-il pas toujours été ainsi ? Je sais aussi, même sans l'avoir fait, que le travail est pénible, plus en tout cas pour une personne qui travaille seule, que pour les boulangers qui ont un laboratoires bien équipé et opéré par des employés.

C'est un large et complexe sujet sur lequel il reste encore énormément à dire. W

Au fait, combien se vendait une baguette (et un croissant) avant la conversion à Nice en 1998 ?...

Commentaire de Anonymous Helene , le 7 décembre 2008 à 19:47  

En 1998 je vendais le croissant beurre 4,50 F(€ 0,69) pour €0,70 aujourd'hui et la baguette 3,90 F (€ 0,59) pour € 0,80 actuellement,ce qui fait 21 cts d'augmentation en 20 ans!

Hélène
___________Merci pour le com_________

Comme je te l'ai dit je ne ciblait pas ta petite boulangerie qui pratique en ce moment des prix pour la baguette et le croissant tout à fait raisonnables. Je devrais peut-être d'ailleurs aller acheter mes croissants chez toi (j'ai entendu le patron du café de la Place dire à un de ses serveurs que les tiens étaient très bons (véridique)).

En 2005 sur la place du Coderc, un croissant coûtait, 82 cts (5.39 F). Après deux ou trois augmentations successives, il coûte désormais 93 cts (6.10 F). Éventuellement dans ce genre de situations, les autres boulangers s'alignent sur les prix les plus chers, comme les limonadiers de Périgueux risquent eux aussi d'aligner le prix de leur café sur celui d'Érrel qui vient d'augmenter toute sa gamme de 20 cts. C'est ainsi que les prix grimpent vers le haut et c'est ainsi que nous perdons du pouvoir d'achat. Regarde Paris, où les mauvais exemples foisonnent, il est bien rare de trouver un café à moins d'un euro cinquante, et il atteint deux euros à certains endroits, voire plus. Maintenant, si vous même les boulangers avez eu à subir des augmentations injustes et accablantes de la matière première, rien ne vous empêche d'élever la voix. Moi je le fais pour la défense du pouvoir d'achat, faites le donc pour la défense de votre industrie. Si vos matières premières comme la farine ont trop augmenté, pourquoi n'en recherchez-vous pas la cause ? Si tu as eu la chance entre deux fournées d'aller te promener en campagne vers la fin de l'été, tu auras pu constater que près de trois quart des champs cultivés l'on été cet été avec du maïs. Il y a quelque chose quelque part qui fait que l'on préfère faire pousser du maïs plutôt que du blé ; à toi et aux autres d'en trouver la cause. Si on produit moins de blé, la farine sera évidemment plus chère. Mais voila, les commerçants se disent pourquoi s'embêter, ils n'ont qu'à augmenter leurs prix, voila tout... comme si nous les petites gens (comme dit Chirac dans les Guignols) avions des moyens illimités. C'est ça que je dénonce de façon un peu maladroite, je le reconnais. W

 

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