Gilbert Géral : Qui-é-Qui périgordin lundi 10 juin 2013

Guillaume Petitjean

QuiÉqui Chaque semaine retrouvez sur Périblog le Who's Who périgordin rédigé par Brett Christmann

Gilbert Géral : «  Hautefort  » haut et fort !

Dominé par le château et ses jardins, le village de Hautefort sent bon le Périgord.  Il est vallonné, pittoresque, et son terroir regorge de trésors authentiques. Au carrefour des trois Périgords  (le noir, le blanc et le vert) cette commune bénie des dieux s'enorgueillit de son ancien hospice du XVIIe siècle, classé au titre de monument historique. 

À l'intérieur, l'impressionnant musée d'histoire de la médecine. Avant de débuter la visite, à la droite de l'entrée, le président (bénévole) de l'office de tourisme se débat dans les paperasses, les contraintes, les budgets, et la promotion du pays de Hautefort.

Gilbert Géral est né ici, ses parents aussi, alors sa région, il connaît . L'homme semble tout droit sorti d'un roman de Pagnol, ou de Giono. Une gueule à la Raimu, un visage ou le caractère se mêle à une douce bonhomie, et des yeux rieurs témoignant d'une redoutable intelligence de l'humain. L'homme semble calme, il écoute et pratique avec bonheur l'art de communiquer.

Gilbert Géral est devenu le bon apôtre de la douceur de vivre, de la rencontre des joyaux locauxGilbert Géral est devenu le bon apôtre de la douceur de vivre, de la rencontre des joyaux locaux 2013 © Brett Christmann

Sa mère tenait une petite mercerie dans le bourg, son père une scierie artisanale. Le jeune Gilbert, grisé par le parfum des bois précieux ne tarda pas à rejoindre l'entreprise familiale.

À 15 ans, il tâte déjà de la scie, inspecte, examine les arbres, les transforment, il a déjà les deux pieds dans la vie. Il reprendra l'entreprise et la dirigera avec succès, jusqu'à ce qu'il cesse son activité il y a maintenant huit ans.

Retraite ? Vous voulez rire. Cet homme généreux voulait servir et rendre à sa région tout ce qu'elle lui avait apporté. Pour tout le monde son nouveau destin était tracé, il allait être le digne et fier président de l'office de tourisme, véritable ambassadeur de son pays.

Depuis huit ans, il développe, communique, agit pour le bien commun. Conscient d'être le représentant d'une région bénie des dieux, il est devenu le bon apôtre de la douceur de vivre, de la rencontre des joyaux locaux ( château, musée, grottes, canoë, auberges, gastronomie).

Gilbert Géral a toute sa vie pratiqué la poignée de main, les amitiés sincères, la parole donnée.

Mais la vie suit son court avec son lot de complexités, de centralisme, de techniques embarquées dans l'esquif de la modernité. Le bénévolat n'est plus de mise, la gestion enfle, et la fonction prend des allures technocratiques...

Il me montre avec un large sourire les performances touristiques en progression de 44 % sur ce début 2013 ! Bon an mal an, le musée accueille près de 12 000 visiteurs, les grottes de Tourtoirac 35 000, et 80 000 pour le château de Hautefort, excusez du peu...

Bientôt, l'office de tourisme sera rattaché à un regroupement de communes et de communauté de communes, cela se fera en 2014. Alors, Gilbert laissera son titre à un responsable salarié, diplômé gestionnaire sûrement plein de certitudes et de compétences acquises...

Gilbert n'est pas un  passéiste ni un aigri, il pense au dynamisme touristique de sa région avant toutes choses. Il observe du haut de son expérience des hommes, les changements de cap. Il ne juge pas, il écoute.

Va-t-il s'ennuyer une fois les clés remises ? Il ne le pense pas. Il faut dire que le maillage  des fermes-auberges, ses amis fidèles suffiront à remplir sa vie. Il a soixante huit ans, des enfants bien casés à Bordeaux, une femme aimante, et un terroir magnifique.

Il est heureux du travail accompli. Ce faux calme est pourtant taraudé par l'angoisse. Pas pour lui, il ne manque de rien, mais pour son cher pays de Hautefort qu'il voudrait encore plus attractif dans l'avenir.

Nous ne nous quittons pas sans aller boire un verre de pécharmant dans une auberge à l'écart des routes. Il est 16 heures et malgré cela, nous sentons un petit creux surgir, rillettes et foie gras nous sont servis par le maître des lieux qui connait « son Gilbert ». Nous restons quelques instants silencieux devant le paysage luxuriant du petit bourg de Nailhac. Gilbert Géral me confie avec gravité et tendresse : « Il est toujours difficile de bien négocier le passage d'une génération à une autre. On passe de l'instinct à l'instruction... Mais apprend t-on à l'école que dans ce pays, on peut manger des grillons à cinq heures du matin avec un bon verre de rouge ? »

Auteur Brett Christmann

Et le portrait suivant dans qui-É-qui...


Fabrice Cellier : Vinta-quatre sur son 31

Fabrice Cellier de la marque Vinta-QuatreFabrice Cellier 2013 © Brett Christmann

[...] Ses clients ont en moyenne 35 ans et ses têtes de mort préhistoriques, recouvrent les poitrines juvéniles des jolies Périgourdines, aussi bien que les torses de leurs prétendants, ou que les pectoraux en sommeil des seniors passionnés du ballon ovale. [...]


[ Prochainement le portrait de Fabrice Cellier de la marque Vinta-Quatre]

[ Voir le portrait précédent, celui de Françoise Puyraveau la divine du DIT VIN ]



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Commentaire de Blogger Périblog , le 11 juin 2013 à 20:08  

À la personne qui vient de poster un commentaire. On ne peut accepter les propos de ce type qui sont de surcroit postés anonymement

 

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