La Pierre angulaire - bons samaritains des lavoirs et pigeonniers mercredi 31 octobre 2012

Au fil de l'Isle Chaque semaine retrouvez sur Périblog les chroniques ou d'autres textes rédigés par Alain Bernard

Mille dossiers d'inventaire : c'est ce qu'à Périgueux vient de fêter une association unique en France, la Pierre angulaire. Aux quatre coins de la Dordogne, elle s'évertue à recenser, pour le sauver en le restaurant, le petit patrimoine architectural rural.

Un lavoir en cours de restaurationLe lavoir de Font-de-Gaume, entre les Eyzies et Meyrals octobre 2012 © Alain Bernard
Une croix en cours de restaurationUne croix, près de Saint-Félix-de-Reilhac, près de Rouffignac octobre 2012 © Alain Bernard

Ce sont deux retraités de l'enseignement technique, Guy Boyer et Michel Chanaud, qui ont remporté le trophée commémoratif, pour un dossier sur le Petit Salignac, à Tamniès près de Sarlat. Cette commune était déjà connue pour ses restaurations primées par les Maisons paysannes de France. Ces deux amoureux des vieilles pierres vivantes ont réalisé là l'inventaire d'un pigeonnier-porche assez monumental pour abriter un four à pain.

Comme l'explique Catherine Schunck, la présidente de la Pierre angulaire, émanation de la fédération des Aînés ruraux,

« les pigeonniers sont avec les puits, les lavoirs, les croix, les cabanes et les fontaines, les principaux éléments visés par nos inventaires. » S'y ajoutent fours à pain, séchoirs à tabac, travails à bœufs, pontets, cluzeaux, tombes anciennes, etc.

Un travail de fourmis

À cette célébration du millième dossier, rehaussée d'une grande exposition de dessins et peintures du patrimoine périgordin vu par Michel Négrier, Alain Cournil, président des Aînés ruraux et les élus de Périgueux Arnaud Le Guay et Jean-Paul Daudou ont salué le travail de fourmis de la Pierre angulaire.

Aidée notamment par le Conseil général, elle est accompagné par le Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnementCAUE – dont le directeur Gérard Duhamel a souligné qu'il

« garantit les efforts de cette patiente radiographie du petit patrimoine rural, condition préalable à sa préservation et à sa restauration. »

Ce recensement s'effectue lui-même sur la base nationalement reconnue de l'Inventaire général réalisé par la Direction régionale des affaires culturellesla DRAC .

Chaque dossier repose sur un état de la localisation du monument remarqué ou menacé, une définition de son environnement, son descriptif graphique (bonjour les talents de dessinateur !) et écrit, son historique et ses perspectives d'avenir.

Michel Négrier devant une de ses oeuvresMichel Négrier a exposé ses œuvres architecturales pour la Pierre angulaire octobre 2012 © Alain Bernard

Bientôt vingt ans

La Pierre angulaire compte 113 adhérents dont onze associations adhérentes sur toute la Dordogne. La seule antenne de Périgueux, note François Schunck,

« compte cinq adhérents et a réalisé 47 dossiers depuis 2008 avec, en cours, les fontaines et lavoirs de Razac-sur-l'Isle et Bassillac. »

La Pierre angulaire a tenu en avril son assemblée générale à la Boissière-d'Ans, commune fière de la récente découverte de peintures anciennes dans son église. Elle fêtera son 20ème anniversaire le 15 juin 2013 à Beaumont avec de nombreuses expositions et la publication d'un ouvrage commémoratif dont la préparation a déjà largement débuté.

Auteur : Alain Bernard

La Pierre angulaire à la fête du millième dossierÀ la fête du millième dossier octobre 2012 © Alain Bernard

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Alain Bernard au fil de l'Isle - chroniques 29 OCTOBRE 2012 mardi 30 octobre 2012

Au fil de l'Isle Chaque semaine retrouvez sur Périblog les chroniques ou d'autres textes rédigés par Alain Bernard

Préhistoire et 7ème art

À Icronos, festival du film archéologique de Bordeaux, le week-end passé, un couple de Périgordins, Sophie Cattoire et Vincent Lesbros de Ferrassie-TV, vient de remporter le Prix du meilleur film pour la recherche créative, avec « Le dernier paysan préhistorien. » Il s'agit de Gilbert Pémendrant, de la célèbre grotte Bernifal à Meyrals, à un jet de silex des Eyzies.

Ils préparent le Livre gourmand

Après le repas de famille, la photo de famille : celle de la plupart des artisans de l'édition 2012 du Salon international du livre gourmand (SILG), autour de Josyane Bartoli-Faucon, présidente de CLAP, l'association organisatrice.

Au menu : 142 rendez-vous les 16, 17 et 18 novembre sur le parvis du Théâtre de Périgueux, pour un budget de 400 000 euros, assurés pour les trois-quarts par la ville et le reste par département et région.

Les acteurs du SILGLes acteurs du SILG octobre 2012 © Alain Bernard

Le taureau par les cornes

Le Cercle périgourdin des amis des arènes vient de se créer à Périgueux pour défendre et promouvoir la tauromachie, mais aussi pour débattre du mythe du taureau et de toute la culture tournant autour de son affrontement avec l'homme. Conférences et sorties seront au programme. Contacter Elisabeth Dartencet au 06 12 17 19 99.

Restaurant et peinture à l'huile

Périgueux possède deux restaurants administratifs (RA): l'un à la cité administrative, l'autre rue du Plantier. On sert dans le second, par jour, 200 à 250 fonctionnaires de la préfecture et collaborateurs du conseil général.

Pour la première fois, l'art y entre avec une exposition de l'artiste ribéracoise Mana. Le préfet Jacques Billant et Serge Eymard pour le département sont venus au vernissage, à l'invitation de l'association gestionnaire du RA.

Mana peintreAu vernissage de l'expo Mana octobre 2012 © Alain Bernard

Il s'est éveillé à la Chine

Michel Lionnet, homme de lettres d'Excideuil, rentre de son troisième séjour en Chine en deux ans, à l'Institut professionnel de langues étrangères Hebei (Hebei Vocational College of Foreign Languages) de Qin Huang Dao. Il y a enseigné le français et pratiqué un tourisme régional qui va lui permettre d'offrir ici des conférences et une expo photo.

Michel Lionnet à PékinMichel Lionnet à Pé...kin 2012 © Droits réservés

Michel Lionnet à Périgueux Michel Lionnet à Pé...rigueux, plus un court extrait vidéo de l'interview 02 novembre 2012 © William Lesourd

La télé est aussi leur royaume

Jeudi dernier, le garde-champêtre (d'antan) du Coderc, Jean-Pierre Monmarson, avait rendez-vous avec la chaîne « Voyage » pour le tournage d'une séquence sur son tambour au marché de Périgueux.

De son côté, pour sa centième édition de l'émission « Tous ensemble », TF1 devait inviter vendredi Émilie Mazeau-Langlais, la fabricante de meubles en carton de la place du Marché-au-bois, qui a déjà été primée au plan régional au titre de l'artisanat d'art. Sa contribution ? Une commode Louis XV pour chambre de petite fille, ayant impliqué 60 heures de travail…

Émilie et sa commode en  cartonÉmilie et sa commode en carton octobre 2012 © Alain Bernard

Cela jette un froid

Yves Brevet, qui partage sa retraite entre Bassillac et la Provence, est de passage en Dordogne. Ancien des Terres australes et antarctiques françaises, il s'est réjoui d'apprendre que la Périgordine Danièle Mazet-Delpeuch, ex-cuisinière de François Mitterrand à l’Élysée qui a inspiré le film « Saveurs du palais », avait elle-même hiverné dans une base du pôle Sud – d'où certaines très belles images du film. Mais, trésorier de l'amicale des anciens de ces missions, Yves regrette que les nouveaux moyens de transmission aient contribué à changer la mentalité, dans un sens individualiste, sur ces bases.

Les tropiques au jardin public

Agréable intermède d'outre-mer mercredi dernier au square Jean-Jaurès : le 17ème Village créole du détachement de Périgueux du Service militaire adapté, a permis d'applaudir les danses et chants de jeunes gens des départements et territoires d'Outre-mer des Antilles, de l'Océan indien et du Pacifique dans leurs beaux costumes, de boire du « ti-ponch », de savourer des acras…

Des costumes de rêveDes costumes de rêve octobre 2012 © Alain Bernard

Chroniques d'églises

Samedi prochain, à quelques heures d'intervalle, on notera à 16 heures à l'église Saint-Martin de La Boissière-d'Ans, une conférence sur « son ancienneté et son intérêt » par l'historienne Anne Bécheau, par l'association locale de soutien du patrimoine qui veut faire connaître les peintures murales qui y ont été découvertes ; à 20 heures, à l'Auberge de la truffe à Sorges, l'universitaire Anne-Marie Cocula parlera des « catholiques de Périgueux face aux Guerres de religion » dans le cadre des conférences organisées par les Amis de l'église sorgeaise Saint-Germain.

Ruralité culturelle

Cérémonie souriante samedi sur la place du Coderc à Périgueux : Yvan Verschuren, président de RC – pour Ruralité culturelle –, une association-gag forte de 50 adhérents facétieux, a décoré l'auteur Michel Testut, le journaliste Michel Labussière (auteur entre autre de la P'tite semaine sur Périblog) et le garde champêtre d'antan Jean-Pierre Monmarson de la médaille du BNB, traduisez le Bonheur national brut.

Les trois médaillés et le présidentLes trois médaillés et le président octobre 2012 © Alain Bernard

Livres d'histoire(s)

Parmi les auteurs périgordins ayant participé aux derniers salons du livre, notons Alain Vaugrenard, ex-proviseur à Périgueux, avec « Excideuil, les années noires, 1939-1946 » (Ifie, éd. Périgord, 160 pages, 20 euros). Sa fresque est à la fois chronologique avec la radicalisation des attitudes enregistrée en 1943, et thématique avec l'étude des mentalités : Camille Bedin, seul parlementaire périgordin n'ayant pas voté la confiance à Pétain, est ainsi élu maire d'Excideuil en 1947.

Pour sa part, Corinne Javelaud publie chez Dorval « Alix de Rochechouart » (167 pages, 18,50 euros), roman historique reposant sur une reconstitution minutieuse du Limousin au XIIIème siècle.

Alain Vaugrenard, auteur de « Excideuil, les années noires, 1939-1946 », assis à la terrasse du Café de la Place à Périgueux - PériblogAlain Vaugrenard, auteur de « Excideuil, les années noires, 1939-1946 », assis à la terrasse du Café de la Place à Périgueux 3 novembre 2013 © William Lesourd

Le vrai et le faux

Patrick Palem, patron de la Socra, entreprise du groupe Vinci, spécialisée à Marsac dans la rénovation des monuments historiques, est invité le 15 novembre au Musée du quai Branly à Paris à un colloque sur les moulages et copies : la Socra met en effet en œuvre le fac-similé de la grotte Chauvet, en Ardèche.

Musicien bien épaulé

Christian Bernard devait, le 10 novembre, assurer avec son orchestre Impact, l'animation du chapitre annuel de la Tête de veau. Opéré de l'épaule, il a réussi à se faire remplacer in extremis par un autre batteur, Chadu, du groupe des Fils du poissonnier.

« C'est mon bras droit ! » dit-il…

Auteur : Alain Bernard

Et prochainement après ces échos...


Pierre angulaire, la truelle dans le mille

Association unique en son genre en France, la Pierre angulaire contribue, avec 113 bénévoles, à sauver puits, lavoirs, pigeonniers, cabanes, fontaines, croix et autres éléments du petit patrimoine rural, sans lesquels la campagne deviendrait un désert.

Ils viennent de fêter leur millième dossier d'inventaire, concernant un pigeonnier-porche de Tamniès, près de Sarlat.

Dépendant de la Fédération des aînés ruraux, la Pierre angulaire est aidée par le conseil général de la Dordogne et accompagnée par le Conseil d'architecture, urbanisme et environnement – le CAUE – dans sa tâche d'utilité publique. Quand le public et l'associatif se rencontrent ! Lire la suite sur Périblog ]

À la fête du millième dossierÀ la fête du millième dossier octobre 2012 © Alain Bernard

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Jacques Auzou : à qui profite le crime ? lundi 29 octobre 2012

Une analyse sur la politique locale, rédigée par le journaliste Pascal Serre

Jacques Auzou. À qui profite le crime ? 28 février 2012 © Pascal Serre

Le renvoi en correctionnelle de Jacques Auzou et de trois de ses proches ne se limite pas à la chronique judiciaire. Elle est aussi politique. Dans sa célèbre plaidoirie Cicéron posait la question :

« à qui profite le crime ? »

Le procureur de la République de Périgueux, Yves Squercioni a renvoyé en correctionnelle le maire de Boulazac et vice-président du conseil général Jacques Auzou et trois de ses proches pour prise illégale d'intérêts. L'audience aura lieu le 11 février prochain.

Sur le plan judiciaire on peut penser que cette décision a été précédée, pour le moins, d'une information préalable auprès du procureur général de Bordeaux lequel est directement nommé par le chef de l'État. procureur général qui, en France, est sous la hiérarchie du pouvoir politique par le biais du ministre de la Justice. La décision judiciaire ne peut donc, dans ce cas, qu'être assortie d'une lecture politique.

« Il s'agit de savoir si s'attaquer au pire ne conduit pas à se priver du meilleur »

Jacques Auzou est un homme politique de tout premier plan. Maire de Boulazac, une des communes les plus dynamiques du département – elle a plus que doublé sa population en 50 ans – passant de 2 839 à 6 603 habitant –, Vice-président du conseil général et président de la Communauté Isle-Manoire, Jacques Auzou, ancien percepteur n’est pas un novice. Communiste, donc allié quelque peu trouble-fête dans la nouvelle majorité parlementaire, puisque après avoir refusé de participer au gouvernement de Jean-Marc Ayrault les communistes durcissent le ton et se démarquent de la grande famille de la gauche.

Localement, Jacques Auzou n'a jamais caché ses ambitions de briguer la présidence de la future Communauté d'agglomération périgourdine qui naîtra après les élections municipales de 2014. Le socialiste, maire de Périgueux, Michel Moyrand non plus. Le charisme et les succès de Jacques Auzou posent un bémol à la toute puissance socialiste dans le département. Bernard Cazeau, président du conseil général et le député Germinal Peiro — tous deux socialistes — entretiendraient les meilleures relations avec Jacques Auzou. Relations imposées et de circonstances par définition. Avant même que l'affaire ne soit sur la place publique les inévitables bruissements des bistrots et marchés distillaient depuis le début des rumeurs se transformaient en information avec le temps. La dernière est celle du complot contre Jacques Auzou.

Il est vrai que, comme le soulignait récemment Nicolas Stoskopf professeur d'histoire contemporaine :

« Il s'agit de savoir si s'attaquer au pire ne conduit pas à se priver du meilleur. »

Dans cette affaire le propos a du sens. D'autant que, au terme des informations données par le procureur de la République de Périgueux et la presse locale on peut noter que nous sommes sur de prétendues fautes de forme plus que de fond. Mais, le droit français s'attache à la forme et minore le fond.

Michel Moyrand, le premier concerné par ce prétendu complot s'en défend

On prétend que l'affaire aurait été déclenchée à l'initiative du ministère public suite à des informations diffusées par la presse ainsi que le fameux rapport de la Cour régionale des comptes. Mais la rumeur publique qui reconnaît en Jacques Auzou un élu de haute qualité aux résultats indiscutés ne manque pas de s'interroger sur les avantages politiques que pourraient tirer les socialistes de ces démêlés qui peuvent aller jusqu'à l'inéligibilité de Jacques Auzou ce qui le mettrait hors jeu sur l'échiquier des prochaines municipales. Michel Moyrand, le premier concerné par ce prétendu complot s'en défend. Il n'empêche que la question perdure.

Outre l'éventuelle sanction judiciaire cette hypothèse ne manquera pas d'être éclairée. Si elle était avérée, les communistes locaux et le front de gauche ne manqueraient pas de faire payer la note en présentant une liste sur Périgueux mettant en plus grande difficulté le maire sortant et feraient le jeu d'une droite divisée mais qui pourrait se réconcilier et, comme au bon temps d'Yves Guéna trouver un appui occulte auprès des communistes pour éliminer les socialistes de la première ville de Dordogne mais aussi des leviers de la nouvelle intercommunalité. L'enjeu majeur étant la distribution des rôles dans la Communauté d'agglomération périgourdine.

On notera, à cet effet, le soutien de Philippe CornetUMP et candidat à l'élection municipale sur Périgueux en 2014 et opposant de Michel Moyrand – à Jacques Auzou ; le chef de file des communistes départementaux, Laurent Péréa montant naturellement au créneau ; les socialistes se murant dans le silence.

Quelques jours auparavant Jean-Paul Daudou, autre prétendant UMP à la mairie de Périgueux, répondant à la présidence de la prochaine Communauté d'agglomération périgourdine ne tarissait pas d'éloges sur Jacques Auzou : « Il ferait un bon président mais on n'en est pas encore là. »

Claude Bérit-Débat, actuel président socialiste de la Communauté d’Agglomération mais aussi sénateur qui a indiqué ne pas se représenter à cette charge a ferraillé avec Jacques Auzou dans la négociation âpre qui a accouché de la nouvelle intercommunalité. Son bilan et le personnage sont plutôt bien remarqués. Il faut attendre l’application de la loi sur le cumul des mandats pour l’écarter définitivement. Il fait parti des élus socialistes à ne pas s’être plié à la règle du parti qui date de 2010. Il reste le joker d’un jeu que le commun des mortels ne peut que supputer.

On ne peut oublier que l'élection de Michel Moyrand en 2008, qui était improbable et ne fît pas que des heureux chez ses amis. L'élimination de Jacques Auzou pourrait-elle entraîner celle de Michel Moyrand ? Coup double ? Simple hypothèse.

Ceci nous ramène à la plaidoirie de Cicéron devant les pontifes pour la défense de Sextius Rocius qui posa la question :

« Cui domo ? — À qui profite le crime ? »

Auteur : Pascal Serre

Trouvez ci-dessous d'autres analyses politiques de Pascal Serre :

Jean-Paul DAUDOU : l'appel du 26 septembre → (mercredi 27 septembre 2012)

Philippe Cornet : le déjeuner de trop ? → (mercredi 13 juin 2012)

Michel Moyrand : l'année des méduses → (samedi 4 août 2012)

Colette Langlade ou la politique au féminin(mercredi 18 juillet 2012)

La rose pourpre de Bernard Cazeau → (mardi 19 juin 2012)

Le joker Mortemousque → (lundi 25 juin 2012)

Cliquez pour toutes les analyses politiques de Pascal Serre →

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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 30 octobre 2012 à 15:06  

Pour moi qui ne suis qu'un citoyen de base et qui ne suis pas introduit dans les arcanes de la politique périgourdine, je ne peux qu'etre stupéfait devant les qualités prétées à M Auzou (élu de haute qualité aux résultats indiscutés - je cite)
- Mon constat est tout autre:
endettement (trop) important
- course aux zones industrielles et artisanales avec la voisine Trelissac
- rond poinite aigue (et à quel prix!)
Aujourd'hui, l'est de périgueux est un alignement de zones, d'hyper, de zones à nouveau. Visiblement l'humain n'est pas le souci premier.
Alors pour ma part, je préférais que M Auzou reste là ou il est, c'est à dire à Boulazac et qu'il évite de faire profiter la CAP de ses "indiscutables talents".

Commentaire de Anonymous Didier lajoinie , le 1 octobre 2014 à 22:11  

Bonjour,
Je viens de voir les informations nationales sur France2, avec un reportage sur les dépenses publics au sujet des aéroports de province, ils prennent comme exemple Perigueux bassillac, un gouffre abyssal !! 1 millions d euros par an !! Ils interview alors Auzou sur cette question.
Je cite " les contribuables payent énormément de choses,,Versailles,, "
En sachant que nous avons un aéroport à bergerac qui est déjà dans le rouge, et que bassillac ne sera pas un levier aux commerce sinon ça fait longtemps que ce serait fait ! Et ça, tout les contribuables le comprennent sauf auzou.. De toute façon ces petits politiques, grassement payés, qui courent après les mandats, creusent nos déficits en toute impunité, n ont pas les compétences nécessaires et pré olivine leur intérêt personnel au détriment de ce pourquoi il sont élus.


Les Bakker d'Essendiéras  : un roman à succès samedi 27 octobre 2012

Situé sur la commune de Saint-Médard-d'Excideuil avec ses 400 hectares s'étendant et dominant la vallée de la Loue, Essendiéras, ancienne propriété d'André Maurois1, avec ses deux châteaux, retrouve peu à peu la vie grâce à la passion de Ellen et Jeroen Bakker.

Le château d'Essendiéras, propriété de Mme et M. BakkerLe château d'Essendiéras où demeurent Hellen et Jeroen Bakker 06 septembre 2012 © Pascal Serre

André Maurois et Simone Cavaillet à EssendiérasAndré Maurois et Simone Cavaillet dans ce qui était autrefois leur domaine © Droits réservés
Évoquant son épouse, Ellen, Jeroen Bakker pourrait reprendre cette phrase d'André Maurois, célèbre académicien : « Une compagne faite pour partager mes travaux et mes goûts ! » Les nouveaux propriétaires de la propriété acquise par l'auteur de « Destins exemplaires  » dès 1926 par son mariage avec Simone de Caillavet, femme de lettres et originaire de Saint-Médard-d'Excideuil sortent de l'imaginaire selon Marcel Proust en embrassant le vaste projet de créer sur ce lieu magique un vaste ensemble à vocation touristique, terme impropre tant la discrétion et l'élégance y sont exaltées.

La saga de la famille Bakker

C'est en 1999 que le couple de hollandais est tombé amoureux de cette propriété entretenue avec difficultés par la famille Floirat. Au départ, Ellen et Jeroen Bakker voulaient en faire leur résidence. Ils n'avaient d'ailleurs acquis que les châteaux. En 2001 ils prenaient possession de l'ensemble de la propriété et développaient peu à peu leur dessein. Aujourd'hui, après l'arrêt de l'activité fruitière ils ont aménagé des gîtes, des chambres d'hôtes, un golf, une piscine, un camping, un tennis et même un centre équestre.

On se plait dans ce refuge à reprendre les propos d'André Maurois :

« Pendant trente années, hors le temps de guerre, nous avons chaque été, quitté Paris pour le Périgord... Nous découvrions de loin la maison de famille : elle porte le nom d'Essendiéras.

Deux longues allées, l'une de chênes, l'autre de châtaigniers, partent de la grand-route et convergent vers Essendiéras... De ma fenêtre, je vois la belle vallée de l'Isle qui, entre deux files de peupliers, descend vers Périgueux... Périgueux est notre capitale, c'est là qu'une fois par semaine au moins, toute la famille va faire ses achats. Là sont nos libraires et notre bibliothèque municipale... Absorbe ce pays par tous les pores de ta peau. Emplis tes yeux de sa beauté. Aime son esprit, et même sa dureté. Apprends son histoire. Deviens le familier de ses rites ».

Jeroen Bakker au domaine d'EssendiérasJeroen Bakker, entrepreneur et propriétaire avec son épouse Ellen du domaine d'Essendiéras 06 septembre 2012 © William Lesourd

Un couple entreprenant, séduisant et pétillant

Ellen et Jeroen Bakker ont vu juste. Même si les difficultés de leur aventure ne manquent pas ils n'y succombent pas. Ils ont encore des projets, toujours et encore des projets.

« Après quelques voyages et séjours, tu seras enfin reconnu « Périgourdin d'adoption » ! Je puis te dire, par expérience que c'est une position enviable... » écrivait André Maurois. Cette citation va à merveille à ce couple entreprenant, séduisant et pétillant.

Auteur : Pascal Serre

1. André Maurois (1885-1967), romancier, biographe, conteur et essayiste. Membre de l'Académie française.




Suite du reportage photographique


Hellen Bakker à EssendiérasEllen Bakker, le bras droit de son époux 06 septembre 2012 © William Lesourd
Pascal Serre en compagnie de Régis Chiorozas, consultant en restauration au domainePascal Serre dans l'économat du nouveau bistrot, en compagnie de Régis Chiorozas consultant en restauration 06 septembre 2012 © William Lesourd
Plat cuisiné par Régis ChiorozasRégis Chiorozas nous a concocté un déjeuner exceptionnel dont voici le plat principal fait d'aiguillettes de canard et légumes de saison. Le journalisme a parfois du bon... 06 septembre 2012 © William Lesourd
La salle du nouveau bistrot au domaine d'EssendiérasLa salle du nouveau bistrot 06 septembre 2012 © William Lesourd
L'aile gauche (droite ?) du château L'aile droite (gauche ?) du château 06 septembre 2012 © William Lesourd
Le parc et ses jet d'eauLe parc du château et ses jets d'eau 06 septembre 2012 © Pascal Serre
La magnifique bibliothèque du château La magnifique bibliothèque du château 06 septembre 2012 © William Lesourd
La salle de La Table d'Essendiéras La salle de La Table d'Essendiéras 06 septembre 2012 © William Lesourd
Une des chambres d'hôtes du châteauUne des chambres d'hôtes du château 06 septembre 2012 © William Lesourd
Les Bakker aiment les vieilles autos. Ici une néo-classique ExcaliburLes Bakker aiment les vieilles autos. Ici une néo-classique Excalibur 06 septembre 2012 © William Lesourd
Le nouveau bâtiment abritant le bistrot dont la terrasse surplombe le terrain de golfLe nouveau batiment abritant le bistrot dont la terrasse surplombe le terrain de golf 06 septembre 2012 © William Lesourd
Salle de réunion pour les séminairesSalle de réunion pour les séminaires 06 septembre 2012 © William Lesourd

Olivier Depaepe à EssendiérasOlivier Depaepe à une longue expérience de la restauration de haut de gamme. Il est le maître d'hôtel du bistrot 06 septembre 2012 © Pascal Serre

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Commentaire de Anonymous JJS , le 30 octobre 2012 à 07:36  

Elle est jolie la musique du début mais c'est bien dommage ne pas entendre ce qui se raconte (à moins de savoir lire sur les lèvres :-)

Commentaire de Blogger Périblog , le 30 octobre 2012 à 09:01  

Merci, ce sont des musiques libres de droit qu'on peut ajouter aux vidéos chargées sur YouTube. Cette musique en particulier est une sonata de Bach si je me souviens bien.
Quant à lire sur les lèvres... à ce stade de la conversation, le sujet était devenu très personnel. C'était en tout cas une mémorable visite -WL

L’Imprimerie des timbres entre doutes et embellie mardi 23 octobre 2012

Au fil de l'Isle Chaque semaine retrouvez sur Périblog les chroniques ou d'autres textes rédigés par Alain Bernard

La philatélie garde ses adeptes, mais n'est plus tout à fait ce qu'elle étaitLa philatélie garde ses adeptes, mais n'est plus tout à fait ce qu'elle était © Alain Bernard 

Que se passe-t-il, à Boulazac, à l'Imprimerie des timbres (ITP) et des valeurs fiduciaires ? En tête des employeurs de Dordogne avec le Conseil général, l'hôpital de Périgueux et les papeteries de Condat, cette entreprise portant l'enseigne de La Poste n'a pas manqué encore, pour la Fête du timbre les 13 et 14 octobre sur le thème du feu, de rappeler qu'elle produit certains des plus beaux timbres du monde. Elle offre en même temps, à des centaines de millions d'exemplaires, les timbres usuels de Marianne - on peut d'ailleurs se demander à quoi ressemblera la prochaine, chaque nouveau président de la République imposant la sienne sur un timbre…

N'ayant d'équivalent qu'à Chamalières (Puy-de-Dôme) pour les billets de banque et à Pessac (Gironde) pour les pièces, elle n'a pas été européanisée comme elles. Elle continue à illustrer , comme imprimerie nationale, Jérôme Bosch, les acteurs de cinéma, Nice, les orgues de Lunéville, l'amitié franco-suédoise ou les « Grandes heures de l'histoire de France », titre d'une prochaine série de prestige en novembre.

Or, le 9 octobre, elle vient d'enregistrer le débrayage de certains membres de son personnel et vendredi ses représentants CGT rencontraient les parlementaires périgordins pour leur faire part de leurs

« inquiétudes en matière d'effectifs, de précarisation des postes, de pérennisation du savoir-faire, de dialogue social et de stratégie globale. » Le soir même, le député Germinal Peiro se faisait également l'écho, sur France Bleu Périgord, d'une sous-traitance de l'ITP en Roumanie.

Signe des temps, le virtuel contre le papier

Sans être en vraie difficulté puisqu'elle vient de bénéficier de forts investissements, l'ITP vit en fait les répercussions de la crise du papier dans notre société de plus en plus tournée vers le virtuel. Quel voyageur va encore acheter des cartes postales et les affranchir avec de beaux timbres, même si certains peuvent désormais s'acheter en carnets, à l'instar des Marianne ?

Côté philatélie, l'autre ventricule du cœur de l'ITP, les jeunes constituent-ils réellement de la graine de collectionneurs ? Les philatélistes ne sont-ils pas, pour la plupart, des néo-retraités motivés par la reprise de leurs albums de jeunesse ? Autre question : la philatélie n'est-elle pas devenue trop souvent plus spéculative que ludique  ?

Taille-douce, le retour

L'ITP est dirigée depuis Paris depuis une dizaine d'années par Phil@poste, le service timbres-philatélie de La Poste, avec à sa tête Christèle Fontaine depuis le récent départ de Françoise Eslinger qui l'avait initié.

C'est peu dire que, décentralisée de la capitale en 1970 grâce à l'ex-ministre des PTT Yves Guéna, l'ITP, héritière de la révolution industrielle du XIXème siècle, a beaucoup perdu de son indépendance. Parallèlement, même si l'on y recrute en ce moment quelques cadres supérieurs, ses effectifs sont passés en vingt ans de 800 à 450 collaborateurs.

Pourtant l'ITP, dirigée par l'ingénieur Philippe Gateau successeur de François Héry, a surpris ces derniers temps en renouant avec la taille-douce, l'un des trois modes de production des timbres avec l'héliogravure et l'offset.

Avec ses racines plongeant fièrement dans la gravure florentine du XIVème siècle, vraie Rolls de l'imprimerie sur ses plaques d'acier gravées, servie par de vrais artistes salariés ou extérieurs, la taille-douce mobilisait traditionnellement un matériel unique, souvent importé. Elle avait fait les beaux jours de l'ITP depuis les reproductions de tableaux classiques jusqu'aux timbres des Terres australes et antarctiques, en passant par le bicentenaire de la Révolution et le prestigieux salon Philexfrance 1989.

Boudée parce que trop chère, elle vient de faire – avec des équipements renouvelés – un retour prometteur d'autant qu'elle offre à l'ITP d'autres atouts sur des marchés cousins : nouveaux passeports et documents de sécurité personnalisés, par exemple pour les grands vins. Il faut dire que l'ITP était déjà spécialisée aussi dans la production de certains documents officiels  comme papiers d'identité, papiers de chasse, etc.

Innovation technologique

Malgré les difficultés du marché intérieur, l'ITP poursuit son flirt avec l'innovation : timbre rond, autocollant, parfumé, recto-verso ou encore personnalisé

à la tête du client. En contact mais en concurrence avec les autres grandes imprimeries nationales de timbres, elle prospecte aussi les marchés extérieurs, depuis le Vatican (elle a timbrifié Benoît XVI à la mort de Jean-Paul II) jusqu'à l'Asie du Sud-Est. C'est une façon d'ailleurs de se diversifier par rapport au marché traditionnel francophone de Monaco, l'Afrique, le Pacifique, etc.

Mais, dans un contexte global très moyennement favorable au timbre, il reste à l'ITP à retrouver le chemin du grand public, alors que depuis son rattachement à Phil@poste elle ne communique plus localement et se visite de plus en plus difficilement.

Il y a une dizaine d'années, un projet de Cité mondiale du timbre (comme il y a celle du vin à Bordeaux) a avorté à Boulazac, alors qu'on commençait déjà à stocker d'historiques machines à timbres à Chamiers. Or, le timbre continue à susciter beaucoup de curiosité et le projet aurait pu s'autofinancer sur les visiteurs et leurs achats philatéliques et paraphilatéliques.

Au même moment, le superbe Musée de la poste à Paris doit à terme être rénové, avec une part d'incertitude. Or, il continue à faire la part belle à l'ITP, même s'il y accorde un peu moins de place qu'à l'époque où il évoquait des figures comme le fameux taille-doucier Raymond Dubernard.

Devenue synonyme de qualité et de rêve par sa production, l'Imprimerie des timbres aurait finalement tout à gagner de se rapprocher du philatéliste et de l'expéditeur de courrier pour mieux partager avec eux l'aventure de cette vignette qui, vieille de plus d'un siècle et demi, suscite toujours tant de curiosité.

Auteur : Alain Bernard



L'ITP à BoulazacÀ Boulazac, l'Imprimerie et son architecture 1970, très « Trente glorieuses » octobre 2012 © Alain Bernard


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Commentaire de Anonymous ED , le 24 mars 2015 à 23:30  

bonjour,
je viens d acheter un carnet de timbres '' la main'',
impossible de détacher les timbres sans les déchirer, très mauvaise qualité des timbres;difficile même de les détacher du support ;
c'est la première fois que ce désagrément survient;
salutations
ED

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 16 décembre 2017 à 09:53  

Ces structures mecaniques sont gigantesques et peut Etre extrement compliquees a regler.
td

Alain Bernard au fil de l'Isle - chroniques 22 OCTOBRE 2012

Au fil de l'Isle Chaque semaine retrouvez sur Périblog les chroniques ou d'autres textes rédigés par Alain Bernard

Au pays de la bulle-reine

Avec Guillaume Bouzard comme invité d'honneur, le salon annuel de la bande dessinée de Bassillac a fait, le week-end dernier, le plein de spécialistes et de curieux heureux de découvrir une cinquantaine d'auteurs et des montagnes de bulles, locales aussi bien que chinoises, québécoises, serbes, espagnoles ou italiennes.

Le dessinateur Mazan, originaire de Périgueux, racontait ses récentes fouilles au Laos en quête de dinosaures inspirateurs de BD. Pour le Périgord, Stéphane Laumonier signait en avant-première son album « Jacquou le Croquant », juste publié chez Dolmen, avec Thierry Félix et Philippe Bigotto.

José Corréa parlait de sa dédicace d'il y a quelques jours à Paris avec Cabu, sur le thème du jazz. Pour sa part, Jean-Michel Linfort exhibait des œuvres de Jacques Lemaire, dit Lem, un des derniers géants du dessin de cyclisme avec Pellos, qu'il a largement contribué à faire connaître.

On croisait encore des piliers de ce salon comme Francis Groux, co-fondateur du salon d'Angoulême, ou bien Mathieu Druillole qui, avec sa famille et ses amis, a développé le salon. Celui-ci a été lancé il y a 23 ans par l'Amicale laïque bassillacoise avec un certain Michel Moyrand, pas encore maire de Périgueux. Son prix du public est revenu, cette année, à Cécil, l'auteur de « Holmes ».

D'une travée à l'autre, la foule pour les 50 auteurs du Salon de la bande dessinée à BassillacD'une travée à l'autre, la foule pour les 50 auteurs du Salon octobre 2012 © Alain Bernard

DD'une travée à l'autre, la foule pour les 50 auteurs du Salon de la bande dessinée à BassillacD'une travée à l'autre (bis octobre 2012 © Alain Bernard)

Jean-Michel Linfort  et les anciennes BD de cyclismeJean-Michel Linfort et les anciennes BD de cyclisme octobre 2012 © Alain Bernard



Le paysan préhistorien

Samedi, le marché du Coderc a connu un bel arrivage de cèpes, dont le prix Bien loin de Lascaux 3, Gilbert Pémendrant est, à Meyrals, en Sarladais, un des derniers agriculteurs propriétaires de grottes faisant fièrement visiter la sienne, à Bernifal, sur la vallée de la Beune, non loin des Eyzies-de-Tayac.

Simple ancien élève de l'école communale des Eyzies, il s'est, avec son frère, passionné pour le monde de Cro-Magnon. Ferrassie TV, studio animé avec passion à Savignac-de-Miremont par Sophie Cattoire et Vincent Lesbros, lui a consacré un film attachant : « Le dernier paysan préhistorien. » Outre de motivantes présentations locales à Meyrals même, à Léguillac-de-Cercles, etc., ce film est parti à la conquête des festivals spécialisés : Amiens il y a quelques semaines ; Icronos, festival international du film archéologique à Bordeaux, le 26 octobre ; en enchaînant, le Festival du film documentaire engagé de Bretenoux (Lot), le 27 octobre ; enfin, le festival « À nous de voir », à Oullins près de Lyon, le 23 novembre.

Elle va écrire la dictée

Dimanche dernier à Périgueux, à la 1ère Journée du livre organisée à la Maison de quartier de Saint-Georges par la Société d'encouragement de dévouement et du bénévolat, un des auteurs, Martine Sombrun-Tesnière a annoncé qu'elle venait de remporter, sur des souvenirs d'enfance, le 1er prix national du concours de nouvelles de l'Unrpa, l'Union nationale des retraités et personnes âgées. C'est elle qui par ailleurs, après avoir gagné deux fois le prix de la dictée du Salon du livre gourmand, va cette fois en écrire le texte.

Certains l'appellent Bamba

Entre deux séjours aux Seychelles, à Madagascar ou aux Maldives, Bamba Sourang retrouve son port d'attache : Périgueux. Ce photographe de haut vol, d'origine sénégalaise, est un des grands de l'objectif au plan international, côté tourisme et mode notamment, avec une attraction particulière pour l'île Maurice.

Avant de s'envoler à nouveau dimanche dernier pour l'île de la Réunion, il a monté dans les locaux de l'agence Newscope, face à la cathédrale, une exposition décapante de photos inédites. Il s'agit de clichés inspirés, pour la plupart, d'observations quasi-microscopiques de détails sur une flaque d'eau, une plaque métallique rouillée, un graffiti sur un mur, etc. Au Club de la presse du Périgord, il a présenté l'ouvrage « Artextures » qu'il a réalisé à partir de ces « instantanés immortels. »

Bamba Sourang, photographe professionnelBamba Sourang, photographe professionnel qui évolue dans le tourisme haut de gamme (Ile Maurice, Seychelles, Sénégal d'où il est originaire...) Son passe temps : la photographie bien entendu ; celle dans laquelle il capture des surfaces laissées par l'Homme en état de déliquescence.

Avant d'être dévorées par les éléments naturels, leur fragile beauté fait naître chez cet esthète au regard sensible des émotions qu'il parvient à nous faire partager 20 octobre 2012 © William Lesourd

Entretien filmé le 20 octobre 2012 © William Lesourd

Bamba Sourang, photographe professionnelTémoin : œuvre de Bamba Sourang 20 octobre 2012 © William Lesourd

Bamba Sourang, photographe professionnelTrou noir : œuvre de Bamba Sourang 20 octobre 2012 © William Lesourd
Bamba Sourang, photographe professionnelNorme : œuvre de Bamba Sourang 20 octobre 2012 © William Lesourd
Bamba Sourang, photographe professionnelARTEXTURES : Bamba Sourang | adresse email : bamba(remplacer ces parenthèses par l'arobase)artextures.fr 20 octobre 2012 © William Lesourd

Bamba Sourang, photographe professionnelBamba Sourang en compagnie de sa fille dans les locaux de Newscope, une agence de communication située à Périgueux 20 octobre 2012 © William Lesourd

Livres anciens et modernes

Indépendamment de la vente aux enchères prévue mi-novembre dans le cadre du Salon international du livre gourmand, une vente est organisée ce mercredi 24 octobre à 14 heures à l'hôtel des ventes rue Bodin à Périgueux, chez le commissaire-priseur Bertrand Miallon, assisté de l'expert Henri-Pierre Millescamps. Quelque 214 pièces y seront proposées, avec exposition préalable ces mardi de 14 à 18 heures et mercredi de 9 à 12 heures.

Très varié, cet ensemble comprend aussi bien l'ouvrage unique de 1847 de l'abbé Audierne « Du druidisme ou de l'état religieux du Périgord avant l'établissement du christianisme » (chez Dupont à Périgueux, 1847) que les documents diplomatiques concernant, il y a un peu plus d'un siècle, la conférence internationale réunie sur la traite des blanches (Imprimerie nationale, 1902).

Trois points, c'est tout

Joseph F. G. Golder est un jeune étudiant franco-britannique que l'été a conduit, pour des raisons familiales, en stage à la Maison du foie gras de Thiviers. Il est reparti à l'université d'Aberdeen, en Écosse. Ses études d'histoire l'ont amené à se spécialiser dans celle de la franc-maçonnerie anglaise. Il a notamment préparé un travail sur « la franc-maçonnerie dans l'Inde britannique, 1728-1888 » - on sait que, de Rudyard Kipling à Baden-Powell et Lawrence d'Arabie, les bâtisseurs d'empire d'outre-Manche ont été influencés par la maçonnerie.

Également auteur d'une étude sur les rapports entre le gouvernement français et le Grand Orient de 1900 à 1945, il serait intéressé d'échanger par mail des informations avec d'autres personnes concernées, en France. Son adresse Internet est : joseph.golder(remplacez ces parenthèse avec l'arobase)gmail.com

Les enfants et le goût

La Semaine du goût revêt toujours, dans le milieu scolaire, un relief particulier. C'est ainsi que, vendredi dernier place du Coderc à Périgueux, soixante jeunes de l'école de la Miséricorde sont venus, en deux vagues, découvrir les secrets d'une bonne alimentation. Sous chapiteau, ils ont pu, après observation du marché, écouter la fromagère Michelle Thieullent et son fils Fabrice. Ces enfants effectuent un travail de toute l'année sur l'alimentation.

Les enfants devant le banc de Mimi et Fabrice Thieullent Les enfants devant le banc de Mimi et Fabrice Thieullent octobre 2012 © Alain Bernard

Deux cents pour le Toulon

Samedi à la Filature de l'Isle à Périgueux, la soirée du comité de quartier du Toulon a attiré pas moins de 200 convives, y compris des membres d'autres comités de quartier, d'associations amies, ainsi que des élus du conseil municipal et le conseiller général. Il faut dire que, l'an passé, cette soirée n'avait pu être organisée.

Attentif notamment aux implications pour le Toulon des grands travaux d'aménagement de la zone commerciale dite du Privilège, le comité de quartier tiendra son assemblée générale ce vendredi 26 octobre à 20 h 30 à la salle du Rio. Il a été reconnu, depuis plus de vingt ans, par les élus locaux, comme une association particulièrement pugnace et riche en propositions concrètes pour le Toulon.

Auteur : Alain Bernard

Et prochainement après ces échos...


La philatélie n'est plus ce qu'elle était La philatélie garde ses adeptes, mais n'est plus tout à fait ce qu'elle était © Alain Bernard 

L'Imprimerie des timbres entre doutes et embellie

Que se passe-t-il, à Boulazac, à l'Imprimerie des timbres (ITP) et des valeurs fiduciaires ? En tête des employeurs de Dordogne avec le Conseil général, l'hôpital de Périgueux et les papeteries de Condat, cette entreprise portant l'enseigne de La Poste n'a pas manqué encore, pour la Fête du timbre les 13 et 14 octobre sur le thème du feu, de rappeler qu'elle produit certains des plus beaux timbres du monde. Elle offre en même temps, à des centaines de millions d'exemplaires, les timbres usuels de Marianne - on peut d'ailleurs se demander à quoi ressemblera la prochaine, chaque nouveau président de la République imposant la sienne sur un timbre… [ lire la suite de ce billet sur Périblog ]

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Lettre ouverte aux parlementaires de Dordogne vendredi 19 octobre 2012

Lettre ouverte envoyée par Jean-François Cros aux parlementaires de Dordogne :

  • Pascal Deguilhem
  • Germinal Peiro
  • Brigitte Allain
  • Colette Langlade
  • Bernard Cazeau
  • Claude Bérit-Debat
Les bourgeois de Calais
SERONS-NOUS LES « BOURGEOIS DE CALAIS » D'UNE POLITIQUE FISCALE SACRIFICIELLE ?

Jean-François Cros à PérigueuxLe chef de l'État semble avoir décidé, au mépris de la parole donnée, de revenir sur la baisse de la TVA dans la restauration. Depuis quelques semaines, il n'est pas d'interviews de ministres ou de députés qui ne stigmatisent cette mesure si impopulaire et avec, cette engeance semble-t-il malfaisante que sont les patrons des milliers d'établissements français, aquitains ou périgourdins qui ont bénéficié de ce cadeau fiscal indu.

Mesdames les députées des 2ème et 3ème circonscription de Dordogne, messieurs les sénateurs et députés des 1ère et 4ème de Dordogne, je me permets donc de vous inviter dans ma modeste entreprise pour que nous puissions enfin parler de cette mesure qui paraît provoquer sur les bancs de l'Assemblée et du Sénat, une levée de bouclier sans précédent.

Je voudrais, par cette rencontre, vous expliquer ce que cela représente pour notre profession, vous faire partager combien est importante la faiblesse économique de ce tissu de petits établissements maillant notre territoire. Germinal Peiro, vous vous êtes fait le chantre de la sauvegarde de la ruralité. Vous êtes-vous posé la question de savoir quels sont les derniers commerces qui restent encore ouverts dans nos villages ? Le bistrot ou le restaurant... Qu'est-ce qui fait l'attrait touristique de nos bastides et villes classées ? Les mêmes... Pascal Deguilhem, en sportif averti, vous aimez les sympathiques troisièmes mi-temps ? Sans un bar ouvert ou une table festive pour accueillir un quinze en goguette, c'est bien moins amusant...

Je n'ai pas honte de le dire mais cette mesure a sauvé mon entreprise et avec elle, les dix-huit salariés qui se battent au quotidien pour leur emploi. Je ne suis pas le seul dans ce cas même si beaucoup de mes collègues ont trop de pudeur à l'avouer.

Dans les 190 établissements du grand Périgueux, nous nous escrimons tous pour nos boites, avec des horaires de fous, des charges et des obligations sans cesse accrues. Et tout cela pour s'entendre dire que nous sommes des privilégiés gâtés par le système ? Cela suffit ! J'en ai par-dessus la poêle à frire de passer pour un exploiteur, confit de fric et mauvais citoyen. Je ne suis ni le groupe Total ni Madame Bettencourt, L'Oréal), ne mélangeons pas tout. Ou alors il faudra venir aussi expliquer à nos salariés que l'année 2013 risque d'être pour eux celle du chômage, de la précarité et du retour aux vaches maigres.

Car derrière la TVA à 5,5% puis à 7%, beaucoup de donneurs de leçons médiatiques omettent de dire qu'il s'est agi de nous placer à armes égales avec la restauration rapide, qu'aucun secteur de l'économie française, depuis, n'a autant embauché en période de crise, que nous sommes employeurs de beaucoup de jeunes en rupture scolaire sans qualification ni avenir.

En cas de rétablissement au taux supérieur de TVA pour l'ensemble de la restauration, devra-t-on donc renoncer à la prime versée chaque année à nos salariés (500 euros environ), à la mutuelle générale mise en place pour tous, aux embauches d'apprentis supplémentaires (2 pour mon entreprise) et espérer le retour des aides à l'emploi que nous avons tous perdues (près de 3000 euros par mois concernant ma société) ? J'aimerais connaître de votre part ce qui accompagnera cette réforme fiscale qui va nous toucher de plein fouet. C'est important pour la survie de nos entreprises.

Cette mesure qui touche le 4ème employeur de France avec 800 000 salariés s'ajoute à la disparition de l'exonération de charges salariales des heures supplémentaires. Le résultat est que les plus faibles de nos salariés ont perdu pas loin de 1 000 euros par an. Est-ce acceptable quand par ailleurs, les propriétaires d'œuvres d'art, eux, échappent à toute fiscalité ? Peut-on croire en la parole d'un homme politique qui nous avait promis la stabilité fiscale pour nos entreprises ? Peut-on avoir encore de l'estime pour ces mêmes politiques qui s'en prennent à nous essentiellement parce que notre niche fiscale n'est pas populaire ? Je crains le pire pour les croquemorts ou les huissiers…

Aujourd'hui, vous allez choisir d'envoyer à l'abattoir des centaines de PME qui ne peuvent, elles, délocaliser, qui ne peuvent éviter ce couperet fiscal alors qu'il existe des pistes d'économie que l'État se refuse à voir. C'est une grave responsabilité qu'il vous faudra aussi assumer publiquement et non dans un vote de nuit, en cachette, au Parlement !

Auteur : Jean-François Cros


Les blogues de Jeff


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Commentaire de Anonymous maurice melliet , le 20 octobre 2012 à 08:34  

C'est bien dit Monsieur Cros, il faudra bien un jour avoir des politiques honnêtes avec eux-mêmes ! Quand il s'agit de se faire élire à n'importe quel mandat, on promet la lune en paquet cadeau... Après avoir été élu, on pense avoir affaire à des contribuables amnésiques ! Et bien non, messieurs les "politiques-élus" le contribuable regarde son pouvoir d'achat (il y a le mot "achat" donc contribution à l'économie de la société = donc personne qui achète et fait fonctionner l'économie). SI VOUS RÉDUISEZ CETTE ÉCONOMIE A UNE SIMPLE CONTEMPLATION DE LA VIE, VOUS ÊTES COUPABLES DE "TUER" NOTRE PAYS ! car messieurs, ce n'est pas votre pays à vous seuls, il est aussi le nôtre ! et même plus qu'à vous seuls... Puisque se sont nos impôts directs et indirects qui payent vos indemnités d'élus voir vos dépassements...
Faîtes en sorte d'être des élus honnêtes avec vous-mêmes.

Maurice Melliet - citoyen libre

Commentaire de Anonymous Fabrice Cellier , le 20 octobre 2012 à 20:34  

Quelqu'un peut il m'expliquer pourquoi la TVA des restaurateurs est plus faible que celle des autres commerçants ou d'un certain nombre d'autres prestataires de service?
L'équité n'est-ce pas une TVA égale pour tout le monde? D'autres professions emploient du personnel et transforme des produits avant de les servir? Et certains de mes prestataires sont assujettis à 7% alors que je le suis à 19,6% après avoir valorisé leur service. Je ne souhaite pas particulièrement que la TVA remonte chez les restaurateurs, je n'y ai aucun intérêt, mais cela me parait être une querelle de clochers, tant elle ne soulève pas le sujet de la TVA dans sa globalité...

Ecorismo, allié de l’environnement ? mercredi 17 octobre 2012

Le Trélissacois Philippe François, président national d'EcorismoLe Trélissacois Philippe François, président national d'Ecorismo © François-Tourisme-Consultants 

Au début du mois, à l'invitation de la communauté de communes Océan-Marais de Monts et de la station Saint-Jean-de-Monts, en Vendée, le forum Ecorismo sur la biodiversité et le tourisme s'est conclu sur trois initiatives porteuses d'avenir pour la préservation et la valorisation de la biodiversité par l'ensemble des métiers du tourisme. Le président d'Ecorismo, Philippe François, est de Trélissac où il dirige FTC1, agence de conseil en tourisme à large vocation géographique.

Nous lui avons demandé quel est l'enjeu de ces forums Ecorismo.

Philippe François - Ces rencontres entre professionnels des entreprises et des territoires touristiques portent sur le thème du développement durable pour un tourisme respectueux de tous les milieux physiques et humains, soucieux d'un équilibre vital pour l'avenir à long terme. Ces rencontres existent depuis 2007 et elles se déroulent parallèlement à des salons spécifiques sur le même thème, à Arles, au Maroc, etc.

Périblog (Alain Bernard) - Ecorismo fédère-t-il toute votre profession ?

Philippe François -
C'est en fait un ensemble de services destinés aux professionnels du tourisme mais également de l'hôtellerie, de la restauration, du camping, du spa et du bien-être et des collectivités. Il apporte des réponses concrètes et pratiques à leurs interrogations et leurs besoins à propos du développement durable des activités touristiques : protection de l'environnement autour de l'énergie, de l'eau et de la gestion des déchets ; responsabilité sociale des entreprises en matière d'ergonomie ; prévention des risques professionnels ; accessibilité aux handicapés, et on en passe.

Périblog (A. B.) - Qui avez-vous touché avec ce forum ?

Philippe François -
Ecorismo est au service des régions et se déplace partout en France, et même au-delà, afin de répondre à un besoin de proximité de la part des professionnels et des politiques régionales. Ce rendez-vous vendéen a donc rassemblé des professionnels d'hôtels-restaurants, de campings, d'offices de tourisme, de comités départementaux et régionaux du tourisme, de maisons d'hôtes, etc. mais il a également invité Christian Vicenty, représentant le Ministère de l'artisanat, du commerce et du tourisme. Les séances plénières ainsi que les ateliers de partage d'expérience et de prospective ont été animés par cinq experts de notre cabinet François-Tourisme-Consultants, de Trélissac.

Périblog (A. B.) - La biodiversité était votre thème principal de débats. De quoi avez-vous donc parlé concrètement ?

Philippe François -
En tant que président d'Ecorismo, j'ai annoncé trois initiatives pratiques afin de mieux prendre en compte la biodiversité dans le secteur du tourisme. Tout d'abord, le Club Ecorismo pour la biodiversité a été lancé. Les participants de ce forum en sont les premiers membres. Ce réseau est ouvert à tous les acteurs du tourisme, privés ou publics, motivés pour mettre en œuvre des actions et des projets précis. De plus, à l'invitation du maire de Saint-Jean-de-Monts, nous avons décidé que cette station servira à l'ancrage géographique de Tourisme & biodiversité en France. Par ailleurs, devant le besoin d'outils et de méthodes exprimé par les participants, on a créé un système de reconnaissance de la prise en compte de la biodiversité par les filières touristiques. Cette démarche, qui débouchera sur un label, en chantier depuis déjà six mois, sera officialisée cet hiver. Un premier secteur pourrait prioritairement en bénéficier : la restauration.

Auteur : Alain Bernard



Philippe François sur France Inter

Philippe François est invité aux « Carnets de campagne », l'émission de Philippe Bertrand sur France Inter, jeudi 18 octobre 2012 entre 12h30 et 12h45

Carnets de campagne sur le site de France Inter


(1) François-Tourisme-Consultants (FTC), société de conseil et de formation pour les entreprises et territoires touristiques, est considérée comme leader sur les questions de développement durable du tourisme. Son équipe comprend 19 consultants spécialistes. Ils accompagnent les dirigeants et les salariés dans leurs démarches de formation aux éco-gestes, d'optimisation des performances commerciales, d'écocertification et de politique éco-touristique de territoire.


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Alain Bernard au fil de l'Isle - chroniques 15 OCTOBRE 2012 mardi 16 octobre 2012

Au fil de l'Isle Chaque semaine retrouvez sur Périblog les chroniques ou d'autres textes rédigés par Alain Bernard

Le Livre gourmand dans un mois

L'association paramunicipale CLAP, à savoir Culture, loisirs, animation à Périgueux, est sur les starting-blocks : le Salon international du livre gourmand aura lieu les 16, 17 et 18 novembre avec de nombreux auteurs, chefs et professionnels de la cuisine, tous acteurs de dédicaces, démonstrations, conférences et débats qui mobilisent aussi déjà des bénévoles.

C'est ainsi que jeudi dernier, cet événement bisannuel attendu a suscité une réunion de volontaires motivés pour un accueil des visiteurs le plus personnalisé possible.

Salon encore, Jean-François Laroussarie, professeur à l'École hôtelière de Boulazac, vient de rentrer de son deuxième voyage au campus hôtelier chinois Yin-Chuan qui, avec ses… 8 000 étudiants, tisse des liens avec Boulazac. C'est lui, au Livre gourmand, qui sera responsable du restaurant axé sur les produits et saveurs du terroir périgordin.

Une partie des bénévoles pour l'accueil personnalisé du public du Salon du Livre gourmandUne partie des bénévoles pour l'accueil personnalisé du public du Salon international du livre gourmand octobre 2012 © Alain Bernard

L'automne au marché

Samedi, le marché du Coderc a connu un bel arrivage de cèpes, dont le prix s'étageait de 15 à 30 euros le kilo. L'automne est donc là et, à l'étal de la famille Chartroule qui élève des oies à Milhac-d'Auberoche, on notait aussi une hausse des ventes de carcasses d'oie, au prix de 3 euros pièce, pour de bonnes soupes préhivernales bien chaudes !

Cette semaine est également celle du goût et ainsi, vendredi au même marché, au banc de la fromagère Michelle Thieullent, des enfants de maternelle de l'école Saint-Front viendront, avec d'autres élèves de Saint-Martin, l'écouter et goûter ses produits.

Les halles en mutation

Sur la même place du Coderc, aux halles, la place est chère faute de pouvoir pousser les murs. Mais la fermeture du traiteur « Au petit cochon » permet des travaux d'extension pour deux commerces voisins : la charcuterie Broussaudier et la Fromagerie de Cathy. De part et d'autre de l'entrée côté marché, la boucherie L'Étoile du sud a pris, elle, la place du traiteur Jean-Pierre Dubreuil. Celui-ci a profité de sa retraite pour écrire « Le père Dubreuil se met à table », recueil de vingt savoureuses recettes aux éditions Arka, qu'il signe à tous les salons du livre. Son remplaçant, aux halles, a choisi une enseigne très suggestive : « Gargantua 24 » !

Le livre fait salon

Cette photo est quasi-historique : elle rassemble la majeure partie des 35 auteurs (et libraires) réunis dimanche dernier à la Journée du livre de Coulaures, marquée d'un discours poétique du maire Corinne Ducrocq. Elle faisait suite aux journées du livre d'Antonne et de Lempzours et précède celle, dimanche prochain, de Périgueux-Saint Georges. Des salons de rencontres et de création collective, sous le signe de l'amitié.

Les auteurs et libraires dimanche à CoulauresLes auteurs, éditeurs et libraires dimanche à Coulaures 14 octobre 2012 © Alain Bernard

Des Périgordins à Montmartre

La butte Montmartre à Paris est chère au Périgord depuis que, chaque mois de juin, s'y déroule la foire aux produits du terroir et au tourisme de Dordogne. Or, le 27 octobre, on va aussi y inaugurer un buste de Francisque Poulbot, populaire artiste montmartrois, père spirituel des « Petits Poulbots », gavroches frondeurs qui appartiennent au patrimoine parisien. Parmi les organisateurs : d'une part Jean-Pierre Doche, Astérien de Paris, membre du club de poètes périgordins Les Hydropathes et président, dans la capitale, des Amis de Francisque Poulbot ; d'autre part, Kléber Rossillon, président du musée de Montmartre.

Ce Beynacois, qui contribua à la mise au point de la propulsion de la fusée Ariane, a entre autres restauré le château de Castelnaud, pris en charge dans le Sud-Est le petit chemin de fer du Vivarais et été chargé de monter le fac-similé de la fameuse grotte ornée Chauvet, dans l'Ardèche.

Solidarité enfants autistes

Lundi au Centre d'accueil d'enfants autistes de Champcevinel, qui accueille 14 jeunes, le Rotary-club d'Excideuil a remis à ses responsables 1 400 euros pour l'aider à aller au plus près de sa capacité optimale de 22 enfants. Cette somme était le fruit de deux opérations : à l'Ascension, un tournoi de tennis pour 40 joueurs sur Excideuil et Périgueux ; en juillet, à Sorges, à la galerie Louis-Pradel, une tombola à l'issue de l'exposition de douze artistes qui offraient chacun une œuvre, comme lot.

Des toiles signés Dujarric

Jusqu'au 28 octobre, l'orangerie du château de Sucy-en-Brie, en région parisienne, présente des toiles d'Élisabeth Dujarric, artiste d'origine périgordine, disparue en 2006 et dont l'œuvre reste encore à découvrir. Issue de la famille Dujarric de la Rivière qui donna son nom au centre hospitalier de Périgueux, elle vécut dans un bain culturel très créatif, sa mère ayant servi de mécène aux meilleurs organistes du XXe siècle. D'autres proches de cette artiste ont également œuvré dans le mécénat, notamment avec la fondation Sylvain Floirat.

Hautefort, Périgueux, Santiago

Occitaniste, rocker et historien, Jean-François Gareyte, originaire d'Hautefort et travaillant à Périgueux, fait savoir qu'il va retourner le 8 décembre au Chili pour poursuivre ses recherches sur Orélie de Tounens, ce Périgourdin qui, au XIXe siècle, devint roi des Indiens de Patagonie et d'Araucanie. Il veut prouver, malgré la version officielle donnée par les Chiliens et les Argentins actuels, que cet aventurier au destin incroyable ne s'est pas autoproclamé mais a été choisi par les Indiens en quête d'une nouvelle dignité.

Auteur : Alain Bernard

Et prochainement après ces échos...


Le Trélissacois Philippe François, président national d'EcorismoLe Trélissacois Philippe François, président national d'Ecorismo © François-Tourisme-Consultants 

Le tourisme, allié de l'environnement

Au début du mois, à l'invitation de la communauté de communes Océan-Marais de Monts et de la station Saint-Jean-de-Monts, en Vendée, le forum Ecorismo sur la biodiversité et le tourisme s'est conclu sur trois initiatives porteuses d'avenir pour la préservation et la valorisation de la biodiversité par l'ensemble des métiers du tourisme. Le président d'Ecorismo, Philippe François, est de Trélissac où il dirige FTC, agence de conseil en tourisme à large vocation géographique. Nous lui avons demandé quel est l'enjeu de ces forums Ecorismo.
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Sur la piste de grand-père Cro-Magnon vendredi 12 octobre 2012

Au fil de l'Isle Chaque semaine retrouvez sur Périblog les chroniques ou d'autres textes rédigés par Alain Bernard

Le projet d'ouverture en 2013 aux Eyzies d'un « musée de site » sur le lieu de découverte en 1867 de l'Homme de Cro-Magnon (4 à 5 squelettes difficiles à reconstituer) a suscité, fin de la semaine écoulée, un vrai jeu de piste pour quelques-uns de ses initiateurs, conduits par le propriétaire du site éponyme, Jean-Max Touron.

Au menu : incursion dans les réserves du Muséum national d'Histoire naturelle (MNHM) à Paris avec découverte émue des crânes des ancêtres parmi les 16 000 conservés là ; pèlerinage à la Galerie de paléontologie auprès d'animaux d'il y a 30 000 ans ; visite à Châtelperron, près de Moulins dans l'Allier, au site lui aussi du même nom à la charnière entre Néandertal et Cro-Magnon.

Le vieillard de Cro-MagnonGros plan sur le « Vieillard », le plus célèbre homme de Cro-Magnon, avec sa pathologie faciale 2012 © Photo propriété du MNHN - reproduction interdite

C'est évidemment la visite au trésor du 45 rue Buffon à Paris, aux collections d'anthropologie, qui a constitué le clou de l'équipée, avec comme mentor Alain Froment, responsable scientifique de cet ensemble intéressant aussi le Musée de l'Homme en rénovation. Celui-ci doit ouvrir à Chaillot à partir de 2015, après qu'a été largement consommé le divorce des collections préhistoriques et ethnographiques, ré-installées au Musée du quai Branly.

Fixer dans le creux des orbites le crâne du Vieillard, le plus célèbre des Cro-Magnon — on en aurait trouvé jusqu'à 14 spécimens, chiffre sans doute exagéré, mais il y eut destructions et vols —, inspire un réel vertige d'outre-temps. Vous voilà face au grand-père, celui qui a succédé à Néandertal, dont on connaît seulement en Allemagne une calotte crânienne, pour donner son nom à l'Homme moderne, le sapiens sapiens (et non pas « ça pionce ça pionce ! ») que nous incarnons.

Le crâne du «  Vieillard  » avec la mandibule qu'on lui a attribuée, et un deuxième crâne à côtéLe crâne du « Vieillard » avec la mandibule qu'on lui a attribuée, et un deuxième crâne à côté 2012 © Photo propriété du MNHN - reproduction interdite


Calotte crânienne d'un des Hommes de Cro-MagnonCalotte crânienne d'un des Hommes de Cro-Magnon 2012 © Photo propriété du MNHN - reproduction interdite

16 000 crânes

Dans les réserves du Muséum à Paris  : les deux responsables Alain Froment et Philippe Mennecier, avec la préhistorienne Estelle Bougard, du Comité scientifique du musée de site de Cro-Magnon (Alain Bernard à l'extême gaucheDans les réserves du Muséum à Paris : Alain Bernard (à gauche), puis les deux responsables Alain Froment et Philippe Mennecier, avec la préhistorienne Estelle Bougard, du Comité scientifique du musée de site de Cro-Magnon 2012 © Photo propriété du MNHN - reproduction interdite

Un collègue chevronné de M. Froment, Philippe Mennecier, sort une à une les boîtes capitonnées de sa confection, dont le contenu nous fascine : celle du crâne d'un deuxième individu ou celle des fragments osseux d'un nouveau-né, on croit rêver. Comment pourra-t-on rendre compte de cette émotion aux racines mêmes de l'humain, dans le futur « musée de site » (dénomination provisoire) de Cro-Magnon ?

Le vieillard de Cro-MagnonSaartjie Baartman, de son vrai nom Sawtche, surnommée la « Vénus hottentote », serait née aux abords de la Gamtoos River (Cap-Oriental) aux alentours de 1789 dans l'actuelle Afrique du Sud au sein du peuple Khoïkhoï (Khoïsan), le plus ancien de la région sud de l'Afrique. Elle meurt à Paris le 29 décembre 1815. Sa dépouille fut restituée à l'Afrique du sud en 2002 (source Wikipédia) © Patricia Louis

Entre reproductions réalistes et hologrammes interactifs, le débat est ouvert…

Au milieu des boîtes conservées dans des armoires blindées et portant d'autres étiquettes d'ossements prestigieux, parmi la soixantaine d'individus fossiles trouvés en France (La Madeleine, Pech de l'Azé, La Quina, La Chapelle-aux-Saints, etc.),

MM. Froment et Mennecier confirment leur rôle de « gardiens du temple » pour un patrimoine scientifique très particulier : 16 000 crânes certes, mais aussi squelettes anciens complets, momies du monde entier et restes humains liés au gigantisme, au nanisme ou à des « accidents de la vie » comme la décapitation. Avec, au passage, le traitement de demandes identitaires de restitution formulées au nom de la dignité humaine : crânes maoris de Nouvelle-Zélande, Vénus hottentote d'Afrique du sud, insurgés algériens du XIXe siècle…

Le bonjour du lion des cavernes

Les visiteurs n'ont eu que la rue Buffon à traverser pour se retrouver ensuite à la Galerie de paléontologie et d'anatomie comparée du Muséum. Une fois salué le Diplodocus et le T. Rex qui du haut de leur moulage ont fait frémir des générations d'enfants, ils se sont trouvés nez-à-nez avec les animaux qui, à l'aurignacien ou au gravettien, côtoyèrent aux Eyzies les ancêtres de Cro-Magnon et de l'abri Pataud.

Toujours menaçants avec leurs monstrueuses mâchoires de 300 siècles, l'ours et le lion des cavernes ont fière allure, à côté du mégacéros démesuré, ancêtre de nos meilleurs cervidés.

Quelle place faudra-il accorder à tous ces témoins humains et animaux figés dans l'Éternité, et sous quelle forme, dans le futur musée de Cro-Magnon ?

Ours et lion des cavernesSquelettes d'un ours et d'un lion des cavernes 2012 © Photo propriété du MNHN - reproduction interdite
Ours et lion des cavernesLe lion des cavernes 2012 © Photo propriété du MNHN - reproduction interdite
Le mégacéros, grand cerf de période froide qu'on a pu côtoyer sur la VézèreLe mégacéros, grand cerf de période froide qu'on a pu côtoyer sur la Vézère 2012 © Photo propriété du MNHN - reproduction interdite

Un musée aux champs

À Châtelperron, près de Moulins dans l'Allier, notre dernière étape nous a conduits, à titre comparatif, à un musée assez rustique aménagé dans une ancienne gare. Complet et d'un bel intérêt pédagogique, il présente le castelperronien, époque à la charnière de Néandertal et de Cro-Magnon, au fil de dioramas.

Créé en 2000, ce musée a été monté grâce à des Périgordins, Alain Morala (parent d'André Morala du musée des Eyzies), Jean-Philippe Alibert et Christophe Vigerie, sous la supervision de l'inspecteur Henri Delporte, spécialiste de l'Homme de Chancelade.

Enfin, l'histoire ne serait pas complète si l'on oubliait le circuit aller-retour infligé au fond du coffre de la voiture à quelques ossements de Valojoulx — jadis offerts par Roger Constant du Regourdou au spéléologue de Périgueux Gérard Delord — emportés à tout hasard dans un carton pour d'éventuelles analyses. Ils furent à deux doigts, pour ne pas dire à deux phalanges, d'être dérobés. Laissé dans l'auto stationnée, le carton a en effet été éventré tandis qu'à côté s'envolaient appareil photo, couteau suisse, et autres bricoles. Les chapardeurs ont dû, en apercevant les calottes crâniennes, refermer promptement la boîte avec effroi et s'enfuir leurs jambes à leur cou !

Auteur : Alain Bernard

Ours et lion des cavernesUn des dioramas du musée de Châtelperron, en Bourbonnais, sur la vie préhistorique, monté avec l'aide de Périgordins 2012 © Jean-Max Touron

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