Une vue indépendante et mordante sur Périgueux capitale du Périgord, et sur les people qui en sont l'essence.
Jean-Michel Berardi - Lucienne
vendredi 23 décembre 2011
Lecture pour tous
Lucienne : soumise, rebelle et rêveuse
Expatrié en République Dominicaine, l’ancien pharmacien Périgordin Jean-Michel Berardi nous entraîne dans un destin ordinaire qu’il élève en témoignage universel. Plus qu’un roman, « Lucienne » est une éloge du silence, des apparences toujours faussées par l’indifférence.
Le récit de Lucienne se situe là où vit le lecteur. Nulle part et partout à la fois. Pas de guerre, encore moins de révolution ou d’évènement qui font oublier le destin toujours unique d’un personnage clandestin. L’auteur se livre à une architecture littéraire pointilliste qui se fixe là où rien ne semble important.
Et pourtant, c’est au travers de cette apparente fadeur qu’il peut s’approcher au plus près d’une vérité authentique, celle d’une vie faite de gestes, de sensations et d’émotions aussi simples que rédemptrices.
Lucienne traverse son temps qui ne demande qu’à être le nôtre tout en étant exceptionnel et inédit. Veuve, elle assume une vie superficiellement monotone. Si, chaque jour, elle se rend sur la tombe de son défunt époux c’est pour prolonger, sous une autre forme, une existence à laquelle elle va donner un sens. Rien de médiocre dans ce rythme presque immuable des braves gens, rendus ordinaires par le regard de la société. Le récit de ce quotidien grisâtre refléte une geste mélancolique, nostalgique tout en éveillant doucement une conscience nouvelle. Ni jeune, ni vieille mais les deux à la fois. Passage initiatique de la soumission au salut.
L’arrivée d'Églantine, une parisienne comme on les dessine dans nos terroirs paysans trouble cette existence. De cette différence, Lucienne va faire sa compagne pour revisiter ses malles de souvenirs. Et puis, il y a Joseph, clochard, qui la déconcerte mais dont elle s’accoutume et accepte son existence afin de mieux digérer la sienne.
Petit à petit se dessine une Lucienne qui, comme beaucoup de femmes, s’est confortée aux règles, us et coutumes, au point de s’oublier. Il y a dans le regard de Jean-Michel Berardi un certain hommage à La femme, mère, épouse ou même sœur. Et puis, on glisse vers la nature humaine, les rapports au temps, à la société. Combien de destins étranglés ne demandent qu’à être interprétés, compris et aimés plus que jugés ?
Narratif et descriptif dans son approche, l’auteur présente une empathie et une solide connaissance de ce petit monde rural où l’être se dissout jusque dans la tombe, terriblement et cruellement anonyme. C’est aussi, pour le lecteur, une exploration sensible de son terroir avec une minutie de sociologue.
Il y a encore cette immersion dans le cheminement d’un couple que notre temps bouscule et qui, pourtant, recèle des trésors de générosité, d’épreuves et de bonheurs. Jean-Michel Berardi se présente comme un projecteur qui éclaire son sujet sans l’éblouir et encore moins l’illusionner. Tout est récité sans troubler. Les mots sont justes, simples et authentiques ; le style s’accordant à cette sobre sincérité. Lucienne se suffit à elle-même.
Alors, le livre refermé, j’écoute Lucienne me dire :
Auteur : Pascal SERRE
« Lucienne »
Jean-Michel Berardi – Éditions du Puits de Roulle – 170 pages – 15 €
Une page a été créée sur Facebook pour les lecteurs de Lucienne. Voir ici →
Un autre avis sur le livre Lucienne est disponible sur La Ruelle Bleue. Voir ici →
Pensée de la semaine
Albert Camus (1913 - 1960), et un romancier, dramaturge, essayiste et philosophe français.
La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.
Je lis "Lucienne" en ce moment, un vrai régal ! J'arrive presque à la fin et je n'ai pas du tout envie de quitter ce personnage. A quand une suite ?
Commentaire de Christine, le
10 janvier 2012 20:18
Je viens de terminer le livre après l'avoir découvert sur periblog. Merci
Mon village 360 - Coursac
mardi 20 décembre 2011
Visite aériennes virtuelles des villes et villages de la Dordogne
(d'après une initiative de la Dordogne Libre)
Mon village 360 est formidable ! Mon village 360 est formidable, complète une initiative de la Dordogne Libre intitulée « Mon village est formidable ! » menée avec le concours du Conseil Général de la Dordogne. Dominique Louis (de balloide-photo.com) réalise les prises de vues aérienne, ainsi qu'un panoramique aérien virtuel
La Dordogne Libre avec le concours du Conseil Général de la Dordogne publie une rubrique intitulée « Mon village est formidable ! ». Cela consiste à rencontrer les gens d'une bourgade périgordine et à faire le portrait des individus qui prennent part à la vie associative et économique des lieux.
Pour clore chaque visite, la DL propose à mon ami Dominique Louis de faire une photo de tous les habitants du village (enfin, ceux qui seront là) rassemblés sur la place du village que la DL utilise pour illustrer l'article.
Aujourd'hui c'est Coursac !
Coursac qui est à environ 20 minutes de Périgueux (13 kms) est formidable sur la DL ce 21 décembre 2011.
Patientez jusqu'au chargement complet du panoramique, puis faites pivoter le panoramique latéralement ou verticalement avec le pointer de votre souris. Presser la touche Capitale au dessus de la touche Ctrl à gauche du clavier d'un PC, vous permet de zoomer un peu et la touche Ctrl de revenir à 100%. Amusez-vous bien.
Vous trouverez plus d'informations, dont d'autres photos aériennes prises avec le ballon captif à l'hélium de Dominique en visitant ce lien →
La Dordogne Libre est en vente chez votre marchand de journaux habituel à Périgueux et dans sa région. Certaines brasseries à Périgueux, comme le Café de la Place en ont une ou deux copies que leurs clients peuvent lire tout en sirotant leur café.
Voici les précédente visites virtuelles :
D'autres visites s'ajouteront à la liste par la suite bien entendu.
Pour info, la DL a déjà fait un Mon village est formidable à St Pierre de Chignac le 27/04 et à Excideuil le 11/05. Reportages pour lesquels Dominique n'a pas produit de visites virtuelles.
N'oubliez pas d'aller voir les jolies photos et les panoramiques époustouflants de Dominique Louis sur son site web (naviguez par date avec le menu Actualités en haut à gauche de sa page).
COURSAC, petite Commune située aux environs de Périgueux, derrire Coulounieix et l'autoroute A 89. Sa nature est resplendissante avec ses superbes propriétés et son calme apaisant! Un petit détour s'impose!
Le « Balzac mondain »
Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :
Ce samedi, visite obligée à la grande sœur du Coderc qu’est la place Saint-Louis. Truffes et foie gras y règnent sans partage. La Confrérie de la truffe et du foie gras du Périgord intronisait un banquier, Jean-Pierre Vauzanges, et un sénateur, Claude Bérit-Débat. Rencontre avec Eugénie Grandet et une mystérieuse liturgie typiquement balzacienne.
Les preux chevaliers de la bonne chère ne sont pas seulement de joyeux drilles. Les coups de fourchettes cèdent vite le pas aux petits coups de mains. On le sait, beaucoup de choses se règlent autour d’une bonne table. Quand, en plus, l’adoubement se fait entraide… La sauvegarde du terroir est ce qu’il y a de mieux pour réduire les divisions et protéger des intérêts particuliers. Comme on dit : et plus si affinités… Il y a deux ans, le magazine « L’Express » sous le titre évocateur de « Gargantuesques confréries » avait relevé la propension naturelle de notre bon Périgord dans cet art.
Quoi de mieux que de soustraire un grand banquier et un sénateur à la piétaille ordinaire pour les élever dans un ordre quelconque qui sent bon les marivaudages de boutiquiers. Combien tout ceci conviendrait à l’esprit d’Honoré de Balzac ! Et pourtant, le Philistin que je puis être quand les prétendues affinités et amitiés dérivent vers la pantalonnade m’exige un regard plus tendre sur cette comédie sans pareil que Denis Tillinac a si bien dépeinte dans ses premiers essais. Ma dernière lecture de Michel Testut – Le Bonheur à Périgueux – me ramène là où je suis heureux.
Et oui, je succombe à ces équipages surgis d’un théâtre de boulevard, je tressaille aux déclamations toujours généreuses qui rivalisent de grandeur au point de faire croire que l’impétrant est embaumé de sapin. Oui, j’aime ces grandiloquences provinciales, ses liaisons aux discrètes évidences, ses congratulations qui me rapprochent de l’éternité. En ces moments de fortune, je m’abandonne à mes rêves d’enfants et mes pantalons raccourcissent quelle que soit la saison.
Il y a toujours là une magnifique tablée de notables qui se poussent comme si l’estrade de circonstances leur conférait l’éternité, la gloire. Il y a l’incontournable groupe folklorique, derniers troubadours d’un monde qui ne veut pas croire qu’il est un bonzaï de péplum ; que l’action de grâce dont il font l’objet rappelle un peu celle accordée par un vieux maréchal, dans une ville d’eau, il y a quelques décennies, aux mêmes naïvetés. Et puis, il y a les passants, le petit peuple des nains de marchés qui se régalent de la pantomime du moment. Par cette mystagogie, le récipiendaire entre dans le Balzac mondain.
La note zofficielle de la cène républicaine
La place Saint-Louis brille de mille gouttes de pluie et les longues draperies rouges à la frange vert kaki des chevaliers du pâtée de Périgueux tranchent sur la grisaille ; le docte collège des maîtres de la truffe et du foie gras du Périgord donne dans le marron. Chacun arbore sa médaille à l’honneur tout gargantuesque comme signe de reconnaissance et d’appartenance à une cène impie. Le maire, Michel Moyrand est là accompagné de quelques adjoints ; il apporte la note zofficielle indispensable dans cette cène républicaine.
Les visages éblouis par la pompe déployée
Ah que voici Jean-Pierre Saint-Amand, adepte du chant et bras droit du président du terroir départemental, Bernard Cazeau, écharpe et cravate rouges sur costume sombre apportant la note presque planétaire à cette cérémonie.
De loin en loin, se mêlent Claudette Moreau, venue en amie de nos coutumes, Jean-Michel Jardry, à la crinière féline toujours prompt à se tourner vers la caméra, Martine Chauvineau, chargée de la communication à la CAP — entendez la Communauté d’Agglomération Périgourdine — qui photographie son patron tout distrait par l’ordonnancement de la chose. Quelques employés du Crédit agricole ont répondu à l’appel du muezzin charentais. Et puis, tant de visages éblouis par la pompe déployée, tels les courtisans rendus à Versailles et découvrant leur souverain en palanquin.
L’allégorie de Monsieur Loyal
François Martins, presque en Don Quichotte ou pour le moins en Monsieur Loyal se fend d’une allégorie pour son filleul de banquier : Et celui-ci, Jean-Pierre Vauzanges, en fait directeur général de la Caisse du Crédit Agricole Charente Périgord, de humer ces bonnes paroles suaves qui le changent du triple A et des clients retors et à découvert.
Michel LACHAUD
Après avoir été un remarquable photographe, notamment dans le domaine des foies gras, Philippe JACQUINET s’est offert des retrouvailles avec un monde qu’il a longtemps accompagné
Claude Brun qui a arraché de haute lutte sa place de commandeur du prestigieux Collège de la truffe et du foie gras du Périgord a la charge héroïque de camper le prétendant sénateur, Claude Bérit-Débat sous le regard attendri de Madame laquelle conserve sa discrétion habituelle dans la petite foule émerveillée. Ah que le Béarnais semble ravi. Et il y a de quoi car, tout mal pensé, on ne peut que communier aux propos élogieux proférés.
Dominique NAY, grand expert des intronisations surveille le déroulement d’un rituel païen qu’il connaît autant que les bonnes adresses de bouche
Michel Moyrand ouvrira sa hotte de Père Noël qu’il voudrait voir durer douze mois en annonçant qu’il allait mettre à disposition de la confrérie un terrain afin d’en faire un arboretum à vocation trufficole. À son propos, on se pâme jusqu’au pied de la statue de la grenouille agenouillée et presque oubliée. Claude Bérit-Débat lança à marche forcée de sénateur : . On sourit, on rit, on applaudit. Ah que la République est belle !
Tout ce petit monde est à l’unisson. Reste notre banquier qui, plus discrètement évoque une aide du Crédit agricole. On se charge de faire connaître la nouvelle. L’affaire est dans le sac, la fraternelle est en marche, la distribution des prix peut se poursuivre. La comédie humaine version Balzac n’a décidément rien perdu de ses origines. Mais au fond, n’est-ce pas là la meilleure ivresse dans la grisaille de cette fin d’année. Oui, j’aime les confréries. Tant pis pour Balzac. Auteur : Pascal SERRE
Jean-Pierre VAUZANGES, directeur général de la Caisse Régionale du Crédit Agricole Charente Périgord a fait le voyage abandonnant le pineau pour le Monbazillac
L’extase de l’animateur Eric CAZABONNE doit être essentiellement due à quelques dégustations discrètes et non autorisées
Ca sent bon la france de papy mais c'est bien écrit. Les confréries ça renifle vichy et la pastille valda, on peut même pas dire que ca mange pas de pain
Commentaire de Anonyme, le
22 décembre 2011 18:23
Oh que oui tout ça renifle la bonne et vieille terre de france perclue de petits coups de mains. Suffit de regarder qui y est pour comprendre. Faut dire que le sénateur s'est mis depuis peu à "entreprendre" avec Mangeons 24. Au fait on peut cumuler sénateur et chef d'entreprise ?
Guy Penaud - Mémorial des déportés du Périgord
samedi 17 décembre 2011
Lecture pour tous
Guy Penaud lève le lourd et pénible voile sur les 1 898 déportés que compte la Dordogne durant la période 1940-1944. Un travail inédit qui rétablit des destins brisés par la folie humaine.
La déportation, plus particulièrement pour les juifs fut longtemps occultée. Les survivants et leurs familles s’enfermèrent dans un silence douloureux. La France d'après-guerre, celle de la reconstruction et du gaullisme triomphant s’accommodait de ce mutisme y préférant la geste résistancialiste entretenue par le souci de réconciliation nationale. C’est dans les années soixante-dix que les historiens eurent enfin droit de cité pour faire valoir des faits qui bouleversèrent progressivement les esprits.
Guy Penaud, connu et reconnu pour son premier essai sur la résistance en Dordogne, dès 1985, fissurait une vision si ce n’est complice, pour le moins passive d’une histoire que l’on affichait avec la pompe de circonstance. Depuis, l’ancien commissaire de police reconverti en historien n’a eu de cesse de revisiter cette période avec une énergie et une méticulosité implacables. Quitte à ne pas se faire que des amis.
Devoir de témoignage
Bernard Reviriego, attaché de conservation aux archives départementales de la Dordogne, en 2003, produisait un remarquable ouvrage sur la persécution des juifs réfugiés en Dordogne durant le second conflit mondial. Il accompagnait la prise de conscience nationale d’un phénomène qui amenait des procès retentissants tel que celui de Maurice Papon et la procédure engagée contre René Bousquet. Les miraculés de la déportation prenaient aussi la mesure de leur devoir de témoignage pour les générations futures.
Une affaire ouverte aux grands vents
L’historien d’investigation qu’est Guy Penaud a mis tout son savoir-faire à dresser ce qu’il a parfaitement nommé un mémorial. Le fruit de son enquête est bel et bien un outil pour instruire une affaire désormais ouverte aux grands vents de l’histoire. Le préambule pose dans toute sa force, avec un souci de précision et les réserves d’usage, le cadre des 1 898 biographies de femmes et d’hommes déportés par les nazis et, malheureusement parfois avec la collaboration des services de l'État de Vichy. Le résultat pourra paraître glacé car il relève, volontairement, d’une présentation administrative. L’auteur poussant la minutie jusqu’à mentionner les pièces découvertes dans ses recherches. Une invitation au lecteur à franchir la porte ouverte par Guy Penaud et à progresser dans ces histoires déchirées.
Une barbarie raciste qui voulait dominer le monde
Si, bien entendu, la solution finale apparaît dans toute son horreur, on mesure aussi combien la répression fut implacable face à ceux qui s’opposèrent à la déchéance de leur pays et, comme le souligne l’auteur, « resteront pour toujours, par leur engagement, leur sacrifice, leur courage et les épreuves qu’ils ont traversées, un exemple pour nous tous et les tragiques témoins d’une barbarie raciste qui voulait dominer le monde ».
Les plus avertis sur l’histoire du Périgord ne manqueront pas de retrouver des noms et des destins demeurés dans l’ombre. Il en est ainsi de la mère de la chanteuse Juliette Gréco, les deux frères du romancier André Schwarz-Bart, prix Goncourt 1959 mais aussi de déportés modestes et anonymes qui reprennent toute leur place dans notre histoire, notre existence. Plus que jamais, l’écriture est la continuation de la vie. Auteur : Pascal SERRE
« Mémorial des déportés du Périgord »
Guy Penaud - La Lauze - 446 pages - 28 €
Pensée de la semaine
Jean-Paul Dubois (1940 -), écrivain français né à Toulouse.
La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.
Le devoir de mémoire est indispensable et Guy Penaud a raison de mentionner le nombre de déporté pour le Périgord! Je suis fils d'interné résistant du camp de Saint-Paul d'Eyjaux en Haute-Vienne!
Commentaire de Anonyme, le
17 décembre 2011 18:31
Soyons lucides ou modestes (les deux à la fois aussi) rien n'a changé et ce mémorial donne bonne conscience quand l'actualité nous révèle que nous sommes silencieux devant l'horreur aseptisée du journal de 20 heures
Commentaire de Guy, le
17 décembre 2011 19:01
Merci pour l'article. Je ne comprends pas pourquoi Pascal ne s'exprimes pas dans la presse écrite même nationale car il a un vrai talent d'écriture et d'analyse. En attendant de découvrir sa signature dans des médias qui permettraient à un plus large public de t'apprécier, je lui souhaite de bonnes fêtes et une année 2012 avec plein de succès.
Commentaire de Périblog, le
18 décembre 2011 02:22
Merci quand même Guy... W
Commentaire de Michel Favard, le
18 décembre 2011 10:57
Merci pour cette publication. Mon père, Robert Favard, décédé en 2001,qui fut résistant dans le Bataillon Rolland avec Charles Mangold et Pierre Fanlac, m'avait parlé du plusieurs personnes citées dans cet ouvrage et j'ai moi-même côtoyé depuis mon enfance un certain nombre de rescapés des camps de la mort, dont certains peu nombreux qui sont sont encore vivants pour témoigner. Dans le cadre de l'Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportationnous continuons à recherche des témoignages pour pouvoir mettre des noms sur ceux ou celles qui n'ont pu être cités. Cela est d'autant plus important que de nombreuses familles n'ont jamais pu faire de ldeuil de leurs proches, sans parler de la montée inquiétante de l'extrême-droite en Europe actuellement.
Michel Favard
Commentaire de PASCAL, le
18 décembre 2011 11:00
Merci Guy. Pour une fois on peut dire : "prophète en son pays".
Les rêves de monsieur le Maire !
lundi 12 décembre 2011
Philippe Cornet, avocat et la voix de l'opposition à Périgueux, exprime ci-dessous ce qu'il pense de l'utilisation exagérée et coûteuse des études de projets commissionnées par le maire depuis son élection. Cet article est destiné au prochain bulletin municipal. Peut-être sera-t-il remanié d'ici là. Comme c'est une opinion que je partage en grande partie depuis bien longtemps (voir ce lien), je la publie ici.
Quel est votre avis sur la question ? Cliquez sur Ajoutez un commentaire en bas de ce billet pour commenter
Article de Philippe Cornet pour le prochain bulletin municipal
Philippe Cornet
Conseiller Municipal de Périgueux
Conseiller Régional
17 Place Plummancy
24000 Périgueux
Tél : 05 53 08 22 31 Philippe Cornet sur Facebook
S'il est vrai que gouverner c'est prévoir, l'équipe municipale depuis presque 4 ans masque son incapacité à agir par le lancement d'études aussi coûteuses que fumeuses ou par l'annonce de projets ou d'espérances dont la réalisation future tient de la prédiction.
Ainsi Monsieur Moyrand, après avoir consulté les oracles, voit arriver le TGV en gare de Périgueux à l'horizon 2020-2025, alors même que la ligne n'est pas encore électrifiée et que le tronçon Poitiers-Limoges, préalable essentiel, balbutie encore.
De même il nous a présenté récemment le grand projet de la gare avec un planning serré se décomposant en études préalables jusqu'en 2013, puis en études de faisabilités jusqu'en 2015 avant de lancer la phase de réalisation dont la seule échéance prévue est le long terme !
Coût du projet : 161 millions d'euros soit environ vingt ans de notre budget d'investissement actuel...
Quand on sait que le coût des travaux de la future mairie à triplé entre celui estimé et celui qui sera peut-être réalisé, on tremble d'effroi pour les futures générations de Périgourdins qui auront à financer ces projets extravagants.
On pourrait ajouter à ce catalogue d'idées virtuelles, le centre commercial de 12 000 mètres carrés sur le parking Montaigne, ou l'absence de voiture à terme en centre ville, suite à l'adoption du plan de déplacement urbain...
Malheureusement le réveil suit le rêve !
Des projets nécessaires et structurants ont été abandonné par le Maire au seul motif qu'il s'agissait de l'œuvre de ces prédécesseurs, alors même qu'ils avaient reçu l'aval de la population.
Périgueux 2010, le projet de Xavier Darcos, prévoyait dans sa dernière phase l'aménagement du Bas Saint-Front et la réalisation du parking Mauvard ; la modification des boulevards ; la restructuration du quartier de la gare et de son pôle multimodale et l'opération de réhabilitation du Gour de l'Arche.
Aujourd'hui nous en serions à la touche finale.
Mais un songe-creux est passé par là et a préféré vendre du rêve plutôt que de s'inscrire dans la réalité.
Commentaire de Hélène ROBERT, le
12 décembre 2011 20:03
Que rajouter à ce constat lamentable... Le prochain maire va trouver les caisses vides, le patrimoine de la ville dilapidé, un travail de "reconstruction" énorme. Je ne peux m'empêcher de penser à Boucheron qui avait mis Angoulême en faillite.
Commentaire de Bonnal, le
13 décembre 2011 07:16
Philippe Cornet, Avocat périgourdin est un homme respectable qui a la lourde tâche de s'opposer à une Municipalité qui gère très mal notre belle Ville! C'est vrai que cette Municipalité prend ses rêves pour des réalités....cela devrait bientôt Changer!
Commentaire de decenpioux, le
13 décembre 2011 08:37
Ce n'est pas "MOYRAND"...pour les finances de Périgueux !
Commentaire de Mirbeau, le
17 décembre 2011 00:49
La ville a été déclarée dans le réseau d'alerte des communes en difficultés en 2008 par le Préfet, à cause de la gestion précédente (si vous savez lire des ratios financiers, c'est incontestable). Elle en est sortie en 2009 et la situation fin 2010 était encore meilleure. Qui gère mal ? Et ce que vous appelez dilapidation du patrimoine est juste sa gestion active, à l'instar de ce que fait l'Etat. Merci de vous renseignez avant d'affirmer.
Commentaire de Beaulieu, le
25 janvier 2012 13:57
Bonjour, Voilà des voeux on ne peut plus partisans donc ridicules.... Comme l'écrit Mirbeau, Cornet est assez mal placé pour donner des leçons de gestion ou faire passer Darcos comme un bon gestionnaire de notre ville. Faut-il voir dans cette tribune régulièrement donnée à l'opposition municipale par divers biais l'officialisation du fait que Periblog et son administrateur ont définitivement franchis le pas et sont devenus des sarkosystes décomplexés ? Je préférais le temps où William était un fervent supporter de Bayrou... C'était plus drôle, maintenant, il va falloir ramer ferme pour essayer de justifier le bilan de not'bon Président... :-)
Michel Testut - L’esthète du bonheur
vendredi 9 décembre 2011
Lecture pour tous
Avec son dernier ouvrage « Le bonheur à Périgueux », Michel Testut nous entraine dans ses rêves de publicitaire et de magicien.
Michel Testut ouvre ainsi une nouvelle fois son âme d’enfant, de séducteur impénitent, d’épicurien des choses et des gens. Ce philosophe romantique aborde avec une présomption naturelle, colorée et bruissante de mille séditions à la grisaille, une ville qui apparaît comme une femme qui serait à la fois mère, amante, compagne.
Tout en délicatesse, soigneux dans son expression, rêveur jusqu’à la virgule et au point qui ne veut jamais être décisif, pointilleux dans le mot tout en le chantant de ses contemplations intimes, tirant aussi sa révérence devant le commun tout en l’élevant au rang d’exception, Michel Testut entretient une relation accueillante avec la vie.
se présente comme une enfilade de balades sui generis, une exaltation d’un amoureux impénitent qui transforme chaque lieu en un désir inachevé.
Écoutons Michel Testut : . Le publicitaire qui a versé dans une poésie que d’aucuns pourraient juger excessive voire ampoulée ne cède que devant ses émotions. Certes, son office célèbre les vieux quartiers ; mais pas seulement. Il s’agenouille aussi devant le Toulon et sa sirène étranglée, Barnabé avec son tango, sa valse musette, les sixties et les . Et le canal, curieusement lieu de passions jouvencelles, des joggers impénitents qui côtoient les pêcheurs rêveurs surlignant quelques nostalgies miséricordieuses.
Pour accompagner son évasion, Michel Testut a retenu une jeune libraire passionnée de photographies : Karine Bernard. Vagabondages discrets et qui s’attache à cadrer un espace étroit, familier.
Ce duo impose au lecteur de s’abandonner aux illusions providentielles, celles qui nourrissent une véritable intimité qui donnent au rêve une utilité sans pareil. Michel et Karine nous permettent ainsi de réviser cet axiome : les rêves du poète se réalisent toujours pour la simple raison qu’ils ne sont pas des rêves, mais de clairs regards sur la réalité du monde. Auteur : Pascal SERRE
« Le bonheur à Périgueux »
Michel Testut, photographies de Karine Bernard - La Lauze - 142 pages - 14 €
Pensée de la semaine
Stephen King (1947 -), romancier, nouvelliste, scénariste, réalisateur. Maître incontesté de l’angoisse et du fantastique.
La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.
Michel TESTUT. Enfin voici un auteur que je connais bien et que je respecte profondément! Il est très amoureux de Périgueux! Je souhaite beaucoup de succès à ce livre superbe sur notre Capitale!
Commentaire de Anonyme, le
17 décembre 2011 09:30
Le bonheur à Périgueux est dans la tête de Michel testut. Pour le reste c'est la galère comme ailleurs
Voici deux vidéos filmées avec mon iPhone samedi après-midi au Théâtre l'Odyssée et sur l'esplanade Badinter à Périgueux au cours du Téléthon 2011.
Il pleuvait des cordes...
Chapeau à Caroline Deville qui a su rassembler, grâce au réseau Facebook, un grand nombre de participants, hommes femmes et enfants, pour le flashmob (ou foule éclair car on devrait défendre la langue française) qu'elle a elle-même chorégraphié.
La décision de participer de cette manière au Téléthon s'est prise sur le tard. Ce fut grâce notamment à l'initiative de Francis Aviet et du « Centre Information Jeunesse » dont il est le responsable.
Les participants ont eut ainsi peu de temps pour s'entraîner, mais ça s'est néanmoins bien passé ; surtout si l'on prend en compte les conditions climatiques déplorables qui ont sévi cet après-midi là.
...et aussi des bâtons
En fin de journée, après avoir passé un bon moment à papoter avec mon amie Hélène Robert au Café du Théâtre, j'ai assisté à une démonstration de twirling bâton : un sport qui se fait en musique, seul ou en groupe. Il mêle la gymnastique, la danse, l'expression corporelle et bien entendu le bâton.
Nous avons assisté aux performances de plusieurs classes plus ou moins expérimentées. Plus facile à regarder qu'à faire. Et je souffrais un peu pour les petites jeunes filles qui parfois à cause du trac que devait causer la proximité des spectateurs, du manque d’expérience ou parce qu'elles manquaient simplement d'espace, laissaient les unes après les autres tomber leur bâton.
Tout cela était bien sûr pour la bonne cause qu'on sait : le Téléthon 2011
Dans la vidéo ci-dessous on peut voir le stand des peintres dont ceux du
Commentaire de Francis Aviet, le
5 décembre 2011 21:37
Un correctif cher William : l'association Centre Information Jeunesse a organisé une partie du programme des animations du téléthon, dont faisait partie ce flashmob ; "Bouge 2 places" est un label de nos animations de l'après-midi. Francis Aviet
Un immense merci pour ce beau reportage et vidéos qui nous permettent de revivre ce moment fort. Ce 25è téléthon était un pur bonheur à vivre de l'intérieur ...(Flashmob). Le tout 1er album d'Océanella conte pour enfants (encore inédits en librairie) et plusieurs poèmes illustrés, dédiés aux enfants de Naevus 2000-France-Europe, ont été vendu au profit de ce 25è Téléthon... ...comme de l'extérieur : Il était aussi fort d'être spectateurs: Shana Serrano et le groupe qui l'a précédée ont aussi "en-chanté" tout comme les twirlers,danseurs et danseuses, sans oublier tous les artistes picturaux, pâtissiers et autres créateurs, toutes les associations, LES POMPIERS et les spectateurs généreux donateurs qui ont su transformer les gouttes de pluie en étoiles d'espoir dans les yeux des enfants... Alors un IMMENSE MERCIIIIIII à TOUS ;;; et à vous WILLIAM pour avoir immortalisé cet intense moment de partage. Laurie Belloni, et Shana Serrano, Marraines de Naevus 2000-France Europe
Retrouver Océanella, dédiée à Naevus 2000 sur : www.facebook.com/pages/Océanella-la-petite-fille-aux-cheveux-bleus/305535221193
Jappeloup faisait Désordres au Cercle
vendredi 2 décembre 2011
C'est au Cercle, rue Éguillerie, que Pascal Serre journaliste et moi sommes allés, mardi, déjeuner. Pascal Serre vous le connaissez bien puisque vous êtes de plus en plus nombreux à parcourir et à apprécier ses « cancans du Coderc » (13 623 visites sur Périblog le mois dernier selon Google Analytics). Sur le chemin nous avons salué Anne-Marie Siméon, chef de l'agence départementale du journal « Sud Ouest », avec qui je n'ai jamais interagi autrement que par l'intermédiaire de Jürgen Prast, ancien journaliste et son partenaire de longue date, ou bien par celui du réseau social Facebook.
En entrant dans le restaurant, nous sommes passés près d'un fatras de projecteurs, câbles et autres matériels hautement techniques prêtant à penser qu'une scène importante d'un film allait y être tournée.
On ne peut pas dire que Périgueux soit la Cinecittà du sud-ouest, mais nous ne nous étonnons plus des éblouissants faisceaux de projecteurs qui rendent éclatants nos vieux murs de pierre ni des claps des réalisateurs. C'est presque devenu banal. L'équipe du film « Désordres » d'Étienne Faure, n'avait elle pas en fin d'été, par exemple, investi les rues de Périgueux et le Café de la Place dont elle avait fait son quartier général ?
J'ai appris de la bouche d'Alain Pouquet, président de la Confrérie de la Tête de Veau du Périgord et propriétaire du restaurant le Cercle et de l'hôtel l'Univers mitoyen, qu'il s'agissait des techniciens du film « Jappeloup » de Christian Duguay, présentement en tournage en Dordogne. Non que je sois blasé, mais je n'ai pas cherché à en savoir plus.
Henry-Pierre Millescamp, libraire et expert réputé en livres anciens, qui est aussi le plus fidèle ami de Pascal, s'est joint à nous et nous avons tous les trois choisi un menu à 14€ qui inclut l'entrée, le plat et un dessert.
L'entrée était une salade bien fraîche servie avec une généreuse portion de saumon fumé ; le plat, était un bourguignon où le sanglier s'était substitué au bœuf. Servi avec des tagliatelles, il était fameux. Le dessert était une île flottante comme toute les îles flottantes. Sauf que justement, il s'agit là de mon dessert favori (mais moi, je le préfère avec de la vanille de Madagascar et un peu de zeste de citron vert ajouté à la crème anglaise durant la cuisson pour lui conférer un goût délicieux et particulier)... Lorsque la note est arrivée, j'ai été étonné de constater qu'à un euro tout rond, on servait sans doute ici le café le moins cher de la ville ! Quel autre établissement de Périgueux peut dire mieux ?
Parmi les clients, se trouvait Nicolas Platon, directeur de la communication au Conseil Général de la Dordogne, un nom et un visage que j'ai toujours du mal à associer. Pour faire contraste, une jeune femme aux traits étonnamment fins s'est assise à la table derrière Pascal. J'imagine qu'il s'agissait d'une actrice...
Je notais que le personnel de salle avait changé ; comme ce fût le cas au Café de la Place ou ailleurs dès la fin de l'été. C'est toujours triste de voir que des têtes auxquelles nous nous étions habitués ne sont plus là pour nous accueillir et dorloter. Mais comme toujours au Cercle le personnel était à la fois courtois et efficace.
Comme j'en faisais cas plus haut, l'équipe de « Désordre », filmait cet été, de nombreuses scènes un peu partout dans les vieux quartiers de Périgueux. Au Café de la Place, leur QG, on y voyait souvent une jeune fille brune magnifiquement typée originaire du Pérou, qui était stagiaire dans une agence de casting à Paris. Elle prenait des photos de passants aux morphologies intéressantes afin de les ajouter à son book de figurants potentiels. Je ne fus pas de ceux-là.
Par un tiède soir de septembre, je travaillais dans la petite salle du café, quand un homme de type africain plaça toute une pile de feuillets et carnets sur la table d'à côté. Il s'en vînt vers le bar, me laissant le temps de zyeuter le gros titre souligné en jaune qui apparaissait sur un des feuillets : « Désordres, dialogues » ou quelque chose d'approchant.
J'avais entendu dire dans le Sud-Ouest et la Dordogne Libre qu'un certain Isaach de Bankolé, acteur ivoirien était un des trois acteurs principaux du film appelé Désordres. La jolie Sonia Rolland, Miss France 2000 et Niels Schneider, jeune acteur franco-canadien qui s'est fait remarquer dans le film québécois « Les Amours imaginaires » étant les deux autres.
J'ai engagé la conversation avec Isaach quelques minutes après qu'il se soit assit à sa table. Comme beaucoup de personnes qui mettent pour la première fois les pieds à Périgueux, il a été plaisamment surpris par l'accueil, la beauté des vieux murs et des rues pavées et la sérénité qui y régnait. Sans compter que le climat en août et septembre y était particulièrement agréable. Il m'a dit être plus à l'aise sous cette latitude qu'à Paris. Comme je le comprends (bien qu'entre nous, Paris me manque un peu).
Je lui ai avoué de la manière abrupte que l'on me connaît et qui caractérise les gens timides, que je n'avais jamais entendu parler de lui avant ce tournage (ce qui n'était pas tout à fait faux) ; que sa notoriété n'avait pas traversée la Manche (ayant vécu 21 ans en Angleterre) ou que je n'y avais pas prêté attention. Malheureusement une de mes connaissances, cinq Grimbergen blondes dans le cornet, est venue se joindre à la conversation et a commencé à lui poser des questions embarrassantes, ce qui eut pour effet de me faire fuir l'endroit presque immédiatement.
Fabrice Cellier, créateur de la populaire marque Vinta-Quatre, a fait preuve de culot lorsque Sonia Rolland, qui incarne le rôle principal dans Désordres, est venue un soir dîner au Café de la Place. Il lui a demandé sans hésiter de se laisser tirer le portrait à ses côtés et en compagnie de Malika Feyfant (à gauche), sans oublier un sac arborant la marque Vinta-Quatre. Marque dont il est le fondateur et qu'il appose avec goût sur ses vêtements. Avec Cathy Adam, il tient la boutique qui est située en face de la place du Marché au Bois, rue Saint Front (là où on peut voir la silhouette noire d'un homme de Cromagnon). Il a pour projet d'en ouvrir une seconde à Bergerac
Quelques jours plus tard je retrouvais Isaach de Bankolé assis à la terrasse du même café. Il faisait le tour de ses emails sur son ordinateur portable. Je me suis assis près de lui et nous avons entrepris de reprendre la conversation là où nous l'avions laissée. Certain de pouvoir me rappeler de tout, je n'ai pris aucune note, ce qui, pour celles et ceux qui connaissent ma mémoire d'étourneau, était une décision stupide... aussi, pour en savoir plus sur M. de Bankolé, je vous renvoie sur son profil Wikipédia qui pourrait ne pas être entièrement à jour.
Quant au film nous en avons peu parlé, si ce n'est des explications sur son personnage, celui d'un homme marié venu retrouver sa femme en Dordogne dans le but de recoller les morceaux après une séparation. Malheureusement sa tentative de rallumer la flamme était compromise par l'irruption d'un jeune coquin. Tout cela évidemment sous fond d'intrigue policière pour tenir l'audience en haleine comme on dit. Souhaitons bonne chance au film que j'ai hâte de voir et qui devrait sortir dans le courant de l'année prochaine.
Quelques minutes plus tard Niels Schneider est arrivé et Isaach me l'a présenté comme étant le jeune coquin venu semer le trouble dans son ménage à l'écran. Il était accompagné d'une bien jolie jeune fille au teint de porcelaine. Je ne me souviens plus si elle s'est présentée en me serrant la main, mais si elle l'a fait, son nom n'avait rien réveillé en moi.
Lorsqu'Isaach m'a demandé de prendre une photo d'eux avec l'appareil de la demoiselle, j'ai demandé si je devais inclure la jeune fille... Bonjour la goujaterie ! Niels a alors dit qu'il fallait surtout que « la jeune fille » soit sur la photo. Je lui ai demandé son nom : Louise Bourgoin... Ça ne m'a pas dit grand chose. Elle m'a dit être actrice elle-même depuis plus de trois ans. D'ailleurs, un film intitulé « Un heureux évènement » où elle jouait le rôle principal avec Pio Marmaï (connais encore moins) était à l'affiche du Cap Cinéma de la ville ce jour-là, précision de Niels Schneider.
La jolie Louise m'a semblé légèrement outrée. Pour ma défense, je lui ai expliqué ne pas lire la presse people nationale et ne pas souvent regarder la télévision. Un petit tour sur Wikipédia a confirmé ses dires et plus. Ancienne « Miss météo » au « Grand journal » sur Canal+, elle avait été à l'affiche des « Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-sec », le film de Luc Besson, et participera en janvier au tournage de « Religieuse », aux côté d'Isabelle Huppert et de Pauline Étienne. Côté sentiments, Louise Bourgoin a eu une idylle avec Julien Doré, auteur-compositeur-interprète, connu aussi pour avoir été lauréat de « Nouvelle star » en 2007, mais là, c'est une vieille histoire.
En tout cas, hors Woody Allen, les frères Coen ou Tarantino dont je connais bien la filmographie, j'ai beaucoup de recherche à faire pour ne plus blesser, par mon ignorance (et mon manque de tact), nos actrices et acteurs de passage. Allons voir sur le net à quoi ressemble Guillaume Canet et Marina Hands, les acteurs principaux de « Jappeloup » avant que je ne tombe sur eux dans une rue de Périgueux, pour leur grand malheur... ce qui, même si le tournage de Jappeloup a touché à sa fin, peut toujours arriver. Auteur : William Lesourd
En bonus, Thomas Dutronc et Louise Bourgoin en studio
En savoir plus en allant sur IMBD (The Internet Movie Database) par ordre alphabétique
Commentaire de Pascal SERRE, le
7 décembre 2011 23:04
Mais enfin William... Louise est aussi connue que sympathique, simple et efficace. Une bise, deux bises, trois bises et hop elle te décline sa météo dans un rodéo qui te prend en lasso.
Je lis "Lucienne" en ce moment, un vrai régal ! J'arrive presque à la fin et je n'ai pas du tout envie de quitter ce personnage. A quand une suite ?
Je viens de terminer le livre après l'avoir découvert sur periblog. Merci