Gillot et Audoux - Les mystères du Périgord jeudi 24 novembre 2011

Lecture pour tous

La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.

Avec « Les mystères du Périgord » Jean-Jacques Gillot et Pascal Audoux nous entrainent dans l’ivresse d’un Périgord ténébreux qui n’a de cesse de se dérober sous les pas des chercheurs. Insolite, extraordinaire, équivoque et méconnue voici une véritable anthologie d’hommes, de femmes et d’évènements qui surprend, interpelle et excite l’intérêt. Une immersion totale dans l’énigme et le fantasque qui donnent à l’histoire un élan romanesque. Ou inversement.

Jean-Jacques Gillot © Pascal Serre
Les initiés à l’histoire du Périgord ne manqueront pas de souligner que cette édition intitulée « Les mystères du Périgord » n’est qu’une compilation de sujets plus ou moins connus. En effet, Brigitte et Gilles Delluc ont produit « Petites énigmes et grands mystères » ou encore Guy Penaud et Patrick Salinié « Les grandes affaires criminelles du Périgord » sans éviter les « Histoires peu ordinaires» de Jean-Marie Deglane (Périgueux), Jean-Luc Aubarbier (Sarlat), Jean-Pierre Got (Bergerac).

Le marché est porteur et les sujets abondants. De même, un des auteurs, Jean-Jacques Gillot présente de précieux ouvrages sur la « Résistance » et l’histoire du Parti communiste en Dordogne qui recèlent quelques récits croustillants. Antoine de Tounens a été vu et corrigé par nombre d’auteurs, le plus célèbre étant Jean Raspail ; Jean Galmot qui affiche aussi un nombre impressionnant d’essais et même un film ; le crime de Hautefaye à travers la plume de Georges Marbeck a livré ses secrets ; enfin faut-il aussi mentionner le fameux « Roman noir du Périgord » de Anne-Marie Siméon et Dominique Richard

Le travail de l’historien et du journaliste nous surprend


Pascal Audoux © Pascal Serre
Et pourtant le travail de l’historien et du journaliste nous surprend. Tout d’abord parce qu’il présente un travail de recherche, de documentation, d’assemblage particulier ; ensuite, l’écriture des faits, des gens font revivre ces 25 histoires dans un style vivant, précis et subtil. Ce travail à quatre mains est une réussite car tout ce que nous pensions connaître renait, revit et nous délivre de nouveaux regards si ce ne sont des émotions inattendues.

C’est le cas des « Géorgiens et autres Soviétiques de l’Armée rouge en Périgord » qui hantent les anciens sans que pour autant on en sache la réalité complexe désormais plus claire. Il faut avoir suivi les « bicots » d’Alexandre Villaplane et de Raymond Monange pour que se lève le voile sur ses collaborateurs pitoyables et leur cortège de mort dans les campagnes Périgordines. Tout ce qui touche la période 1940-1945, le communisme et qui compose plus du tiers de l’ouvrage est de toute évidence due au méticuleux travail de Jean-Jacques Gillot lequel a repris ses fiches remises en ordre pour notre plus grand plaisir. Le chercheur s’est - on espère pour un temps - habillé en habile photocopieur.

L’ouvrage est inégal dans ses sujets

Plus généralement l’ouvrage est inégal dans ses sujets. La place concédée au musée Roland Dumas surprend tout autant que le récit sur Francis Leroy, « Le tueur de la pleine lune » qui nous apprend rien mais se laisse effectivement feuilleter. Il en est de même du crime de Hautefaye ou de Noé Chabot, le curé rince-goulot de Périgueux qui sont un recueil de travaux anciens. Le choix de présenter Sylvain Floirat est surprenant mais judicieux.

Caractère exceptionnel qui est tombé dans l’oubli alors même qu’il fut un des plus grands capitaines d’industries de l’après-guerre. Si on découvre avec délectation l’histoire de la « Possédée de Cadouin » et l’histoire d’une chimère, « La diligence du Pas-de-l’Eyraud », on s’interroge sur le « disparu de La Douze » traité et retraité. Le passage de Aristides de Sousa Mendès à Ribérac est plus un prétexte qu’un événement mais la narration est plaisante. Quand les auteurs se lancent dans « Le Mystère Lascaux » on a du mal à oublier le « Lascaux et les mythes » de Thérèse Guiot-Houdart ou encore le « Dictionnaire de Lascaux » de Brigitte et Gilles Delluc.

Histoires ou romans ?

Le traitement de nos histoires sous cette forme plus journalistique est agréable. À la rigueur toute méthodique et dévouée aux seuls faits de Jean-Jacques Gillot s’ajoute l’inspiration et l’effervescence du journaliste qu’est Pascal Audoux. C’est un genre à la fois historique et littéraire, une approche plus populaire, familière aussi. Même si la plupart des sujets ont déjà été abordés, il ressort de ces morceaux choisis des variations que le public abordera avec l’assurance du frisson et de l’énigme sur sa table de chevet ou de salon. C’était, de toute évidence, le pari des auteurs. En ce domaine il peuvent être satisfaits.
Auteur : Pascal SERRE


« Les mystères du Périgord »

Jean-Jacques Gillot et Pascal Audoux – Éditions Borée – 376 pages – 28 €

Pensée de la semaine

« Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe »
Jules Renard (1864-1910).

Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard, né à Châlons-du-Maine (Mayenne) et décédé à Paris, est un écrivain français.

Il faut se garder de confondre cet auteur avec le Jules Renard vaudevilliste (1813-1877), auteur de La Clarinette postale, Le musée d'Anatole, Même maison, Un coup de vent, Un tailleur pour dames, Une noce sur le carré. Différents guides et manuels bibliographiques ayant commis cette erreur, la précision n'est pas inutile.
Source photo et texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Renard


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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 25 novembre 2011 13:32  

Beaucoup de nos historiens confondent l'histoire à la légende! La légende déforme l'histoire et le périgord en même temps!

Commentaire de Anonymous Mimik , le 1 décembre 2011 07:15  

Bonjour,
N'y a t-il pas une légère erreur de dates dans la chronique de M. Labussière ? Qu'il est dommage quelques fois de ne pouvoir commenter...

Commentaire de Blogger Périblog , le 1 décembre 2011 07:18  

Effectivement Mimik. Je corrige. C'est vrai aussi pour les commentaires. Va falloir améliorer la chose. Merci, W

Mon village 360 - Atur mercredi 23 novembre 2011

Visite aériennes virtuelles des villes et villages de la Dordogne

(d'après une initiative de la Dordogne Libre)

Mon village 360 est formidable ! Mon village 360 est formidable, complète une initiative de la Dordogne Libre intitulée « Mon village est formidable ! » menée avec le concours du Conseil Général de la Dordogne. Dominique Louis (de balloide-photo.com) réalise les prises de vues aérienne, ainsi qu'un panoramique aérien virtuel

Dordogne Libre et Conseil Général de la DordogneLa Dordogne Libre avec le concours du Conseil Général de la Dordogne publie une rubrique intitulée « Mon village est formidable ! ». Cela consiste à rencontrer les gens d'une bourgade périgordine et à faire le portrait des individus qui prennent part à la vie associative et économique des lieux.

Pour clore chaque visite, la DL propose à mon ami Dominique Louis de faire une photo de tous les habitants du village (enfin, ceux qui seront là) rassemblés sur la place du village que la DL utilise pour illustrer l'article.

Aujourd'hui c'est Atur !

Atur qui est à environ 13 minutes de Périgueux (8 kms) est formidable sur la DL ce 23 novembre 2011.

Patientez jusqu'au chargement complet du panoramique, puis faites pivoter le panoramique latéralement ou verticalement avec le pointer de votre souris. Presser la touche Capitale au dessus de la touche Ctrl à gauche du clavier d'un PC, vous permet de zoomer un peu et la touche Ctrl de revenir à 100%. Amusez-vous bien.

Panoramique 360° d'Atur © Dominique Louis - Balloïde Photo

Vous trouverez plus d'informations, dont d'autres photos aériennes prises avec le ballon captif à l'hélium de Dominique en visitant ce lien →

La Dordogne Libre est en vente chez votre marchand de journaux habituel à Périgueux et dans sa région. Certaines brasseries à Périgueux, comme le Café de la Place en ont une ou deux copies que leurs clients peuvent lire tout en sirotant leur café.
Voici les précédente visites virtuelles :D'autres visites s'ajouteront à la liste par la suite bien entendu.

Pour info, la DL a déjà fait un Mon village est formidable à St Pierre de Chignac le 27/04 et à Excideuil le 11/05. Reportages pour lesquels Dominique n'a pas produit de visites virtuelles.

N'oubliez pas d'aller voir les jolies photos et les panoramiques époustouflants de Dominique Louis sur son site web (naviguez par date avec le menu Actualités en haut à gauche de sa page).

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 23 novembre 2011 13:20  

Jolie petite Commune très pavillonnaire située sur les hauteurs de Périgueux; ses restaurants, sa place et son église;sa lanterne des morts. Entourée de belles forêts pour des balades agréables!Proche de Périgueux, une visite s'impose...

Phileas Fogg, Passepartout et les saltimbanques… mercredi 16 novembre 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :

Ce voyage hebdomadaire sur les places de Périgueux est celui d’un saltimbanque, mélange d’un Phileas Fogg et d’un Passepartout. Cette balade, pure imagination d’un bouffon, expose à la vindicte des aigres esprits, ces impressions  arbitrées comme suaves. Et bien soit, chaque samedi, le cancan fait son tour du monde, croit l’avoir perdu et, comme dans le roman, arrive avec quelques heures d’avance. On y va ?

Ce n’est même plus l’été indien. L’annonce de l’ouverture de la saison du gras, ce samedi matin, place Saint-Louis, nous rappelle pourtant que l’automne décline imperceptiblement vers l’hiver. On n’a jamais connu cela — selon les météorologues — depuis quatre-vingt ans ! Le ciel reste azuré et la température exquise.
On fétait l'anniversaire de Caroline Cornet 12/11/2011 © Pascal Serre
La veille, une alerte sur mon téléphone portable m’invitait à fêter l’anniversaire de Caroline Cornet, élégante compagne du contradicteur patenté du premier magistrat de la cité des Pétrocores, prénomé Philippe. Le rendez-vous ne m’éloignait guère de mon Coderc puisqu’il était fixé sur la subtile place de Saint-Silain. L’heure convenue me permettait de fureter de place en place, de celle du Coderc à celle de Saint-Louis et même, je me fendais d’un voyage outre Coderc en me rendant sur celle de la Clautre baignée d’un soleil et d’une foule dignes du Tour de France. C’est que le passage entre les deux rives est presque une épopée ! La Clautre c’est déjà un autre monde. Je me transformais donc en quelque Phileas Fogg et mesurais toute la réflexion si chère à Salvador Dali sur la « gare de Perpignan ». Et puis, si tout naturellement j’étais plutôt Passepartout, le serviteur zélé ?

Du journaliste à l’ethnologue

Tout comme Phileas Fogg trouvait en toute terre un accent anglais je retournais sur mon Coderc avec ce même sentiment qu’en tout marché se trouvait un accent du Coderc.

J’y retrouvais mon collègue et ami Alain Bernard qui poursuivait ses études ethnologiques sur la faune périgourdine. Un autre Phileas Fogg, un autre Passepartout ? Un peu des deux, selon les situations, les envies et les rêves. L’important c’est de rêver. Les Suez, Bombay, Yokohama, San Francisco, New-York de Phileas Fogg et Passepartout ? Ce sont nos places : le Coderc avant tout mais aussi la Clautre, Saint-Silain, Saint-Louis, la Mairie… 

Oulala ! J’entends de là les âcres commentaires des esprits moroses qui chahutent nos regards affectueux faute d’être censeurs. Mais oui, nous sommes des saltimbanques, des bouffons et nous le revendiquons. Il y a tant d’inspecteurs Fix !

Tous deux, décidons d’arpenter les allées colorées et bruissantes de mille bruits de ce foirail protéiforme. Arrêt chez Fred venu de Saujon avec sa compagne Cindy ; puis chez Jean-Claude Rouvrais qui délivre ses paëllas maison ; enfin chez Alain qui vend des volailles bien de chez nous — le samedi et le dimanche on le trouve près de la mairie ; le mercredi près du magasin Jacadi. Mais, notre esprit aventurier nous pousse vers de nouveaux mondes tels que La Clautre avec Karine

Nolibos qui se partage entre la Clautre ( le mercredi) et le Coderc (les samedi et dimanche) et présente épices, fruits secs, piments d’Espelette et autres condiments…
Nous pensons évidemment à Passepartout qui, toujours dans le « Tour du monde en 80 jours », arrivant à Yokohama est engagé dans un cirque comme acrobate. Être heureux, écrire du bonheur c’est quelque part faire l’acrobate…

Le fringan Michel Moyrand

Débouchant de la rue de la Sagesse qui relie la place du Coderc à celle de Saint-Louis, je découvrais le nouveau chapiteau des artistes que sont nos producteurs de gras. Qui se rappelle qu’ici même, jusqu’en 1973, se trouvait la caserne des pompiers de la ville ? Comment imaginer la grande échelle — prise aux allemands en 1944 — entamant son périple par la rue aux dimensions médiévales et répondant au patronyme de Eguillerie ? Circulons, il n’y a rien à voir…

L’installation qui va accueillir ainsi la vingtaine de producteurs est claire, aérée. Ils sont peu nombreux pour cette première séance mais déjà ils bougonnent. Les producteurs de gras ne veulent pas être mélangés avec les trufficulteurs ; ou vice-versa. On friserait presque la mixité sociale et la crise des banlieues.

Oh que ce ne doit pas être facile le métier d’élu ! On comprend mieux, dès lors, que ceux qui résistent s’adonnent à l’inactivité. Justement, voici le syndic de notre cité, Michel Moyrand. Il se glisse entre les étals le sourire sans bretelle. Ses journaux sous le bras, cravate rouge et costume sombre, simple et fringant à dessein non couvert, il engrange les remarques des uns et les satisfecits des autres. Il n'est jamais seul. L’homme est presque célèbre en sa ville. Loin, le temps où il traversait les lieux en solitaire.

L’heure de vérité version Périgueux

Michel Moyrand et Anne-Marie Siméon se connaissent fort bien. Une histoire ancienne, une histoire bien périgourdine 12/11/2011 © Pascal Serre
Anne-Marie Siméon, qui dirige la rédaction départementale du grand quotidien régional d’information qu’est « Sud-Ouest » se faufile jusqu’à nous. Le maire et elle se connaissent fort bien. Une histoire ancienne, une histoire bien périgourdine.

Anne-Marie Siméon est une Périgourdine pur jus ; elle a débuté sa carrière en 1987 dans un autre quotidien, La Dordogne Libre. Une escapade en Gironde et vers les Pyrénées avant que de retrouver l’an passé sa chère cité. Le maire et elle entament les sujets du moment et, notamment l’intercommunalité. Si la journaliste n’entend rien perdre des propos, le maire, quand à lui, promène son regard alentour et, volontairement accrocheur, salut à qui va. L’heure de vérité est avant tout un jeu de rôles dont on jurerais qu’il est amical.

Je me remémore Phileas Fogg arrivant à San Francisco qui est en pleine effervescence électorale. Michel Moyrand serait-il mon colonel Stamp. W. Proctor ? Mais qui sont les Sioux ?

Un anniversaire sur la riviera 

Caroline et Philippe Cornet chez Francis Delpey, lieu privilégié de quelques compères en mal de cancanages et autres marivaudages 12/11/2011 © Pascal Serre
Bigre il est presque midi ! L’heure du rendez-vous avec Caroline et Philippe. Sans me brusquer je m’emploie à gagner les douces frondaisons de la place Saint-Silain. Chez Francis Delpey, lieu privilégié de quelques compères en mal de cancanages et autres marivaudages. Philippe me montre une reproduction photographique où figure Yves Guéna à ses côtés. La politique n’est jamais éloignée du challenger local qu’est Philippe. Si vous lui dites que la rumeur prétend un parachutage face à son concurrent il élude et même conteste.

Ils sont là, les potes et les copines de l’un, de l’autre et des deux aussi. Une trentaine, peut être plus puisque la rencontre s’étale sur plus d’une heure. Philippe et Caroline sont rayonnants. Il en est rarement autrement.

Peu importe l’âge, seul compte l’anniversaire. Quelques bonnes bouteilles de blanc et de rouge venues du Bergeracois sont offertes sans modération mais sont consommées avec modération par les invités. Le soleil perce entre les arbres qui ne sont pas encore totalement dénudés ; une douceur digne de la « riviera » baigne le brouhaha. On se croise, on se congratule, on commente et on félicite le couple de cette initiative.

La géographie de l’imaginaire

Que je sois un des deux comparses du roman de Jules Verne, ma volonté et mon bonheur sont non pas de décrire la vie telle qu’elle est mais plutôt de barbouiller ma propre perception d’un monde qui m’est cher. Ma géographie est celle de l’imaginaire. Encore une fois, me voici mon voyage presque achevé. Je n’ai réquisitionné aucune locomotive et je ne sais pas si Mrs Aouda me déclarera son amour demain ; je ne crois pas non plus être en avance d’un jour. Tout au plus je suis assuré de ne pas percevoir les 20 000 livres accordées à celui qui aura effectué le tour du monde en 80 jours… Le saltimbanque que je suis s’éloigne le long des rues avec, pour seul tambour, mes yeux encore dorés par les amitiés contenues.
Auteur : Pascal SERRE


Le journaliste périgordin Pascal Serre est membre associé de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Association des Journalistes du Patrimoine (Paris)

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 17 novembre 2011 10:47  

Les politiques tous les mêmes: le pouvoir et l'argent! Donc pensons un peu à nous!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 24 novembre 2011 13:58  

Parlons d'un joli petit quartier naguère animé grâce à la Galerie "l'Art Nôtre", aujourd'hui envahi de pannonceaux truffés de fautes d'orthographe et de chevalets disgracieux, autant de verrues en carton-pâte destinées à appâter le gogo de Hong-kong n'ayant qu'une demi-heure à consacrer à notre bonne Ville. J'aimerais davantage de soin de la part des fonctionnaires des Monuments Historiques à l'égard de l'envahissement publicitaire en centre-ville. Trop d'enseignes, trop de faux cornets de glace, trop de caniches en stabulation libre décorés de leurs besoins naturels ( indigestes à toute heure) et trop, c'est trop ! personnellement je pars en croisade -arguant du fait- qu'une Ville d'Art ne peut en aucun cas ressembler à la Cité biblique des marchands du Temple. J'ai mal à ma ville mais je sais par ailleurs que la municipalité s'est saisie de cette question. Je souhaite que chacun en fasse autant.

Le Croisé.

Commentaire de Anonymous Yann , le 24 novembre 2011 17:13  

Si Monsieur Cornet souhaite réellement devenir premier magistrat de la ville, il faudra qu'il soigne son allure... Son look n'est ni fait ni à faire ! Quant à la montre bling-bling, no comment !!!

Féta, Ouzo, olives et Sirtaki mercredi 9 novembre 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :

De Monastiráki au Coderc il n’y a qu’un pas. De la célèbre place d’Athènes à celle de Périgueux, Costa et Georges observent la crise de leur pays d’origine et de cœur. Parfois agacés. À l’heure de l’apéro voici venu la raison des peuples.


La place de Monastiraki avec la mosquée Dzisdaraki, juste derrière quelques colonnes de ruines de l'agora romaine et en toile de fond la fameuse et superbe Acropole © Pascal Serre

Ce samedi de novembre est pluvieux. Pourtant les passants qui vont du Coderc à Saint-Silain, de la Clautre à la Mairie sont tout aussi nonchalants et rieurs. Rendez-vous a été pris chez Isabelle et Costa, dans leur épicerie de la rue de la clarté, tout proche du Coderc.
Après avoir créé, en 1985, le premier restaurant grec de Périgueux — le Helliniko — ils ont choisi, en 2000 de se transformer en traiteurs. Ils sont les meilleurs ambassadeurs de l’art gastronomique hellène.

Georges Boutis, fourreur de son état — rue des Chaînes — mais aussi digne héritier d’une famille grecque venue à Périgueux entre les deux guerres nous rejoint. Les deux compères partagent la même passion pour cette terre bien chahutée et qui, pourtant, reste le berceau de notre démocratie.
Georges Boutis et Costa Kiriacos une fratrie en bleue et blanc
 05/11/2011 © Pascal Serre

Entre les bouteilles de raki, d'ouzo, de vin résiné, les traditionnels tzatziki, tarama, souvlaki, loukoumadès, moussaka, dolmadès et autres saveurs propagent une Grèce immortelle à préserver sans modération. Nous voici presque au consulat de Grèce en Périgord !

La diète méditerranéenne

Savez-vous — avec humour — que l’Unesco a classé la gastronomie du pays d’Ulysse au patrimoine mondial sous l’appellation « la diète méditerranéenne »… Et ici, en terre périgorde on se rappelle, à la fin des années 80, une affaire dite du « trou des grecs », projet immobilier situé rue Wilson et tombé en désuétude. Et on citera notre bonne cathédrale aux coupoles en forme de croix grecque et de tradition byzantine. Nous en resterons là pour les cousinages qui atténuent la rigueur du moment.

La Grèce veut rester dans l’Europe

Si Costa est natif de Larissa, une ville située en Thessalie, la famille de Georges est originaire d’Athènes, sur la plaine de l’Attique. Leur épouse respective est périgordine. Ceci expliquant aussi cela. Tous deux ont de la famille en Grèce et s’y rendent régulièrement. Ils suivent avec agacement les rebondissements d’une crise qui ne date pas d’aujourd’hui.

Costa s’en prend à la classe politique qui « s’en ait mis plein les poches sans penser au peuple grec ». Georges trépigne et frappe : « La Grèce veut rester dans l’Europe mais ne veut pas s’entendre dicter son destin par les financiers et les politiciens… » Voici qui est dit. Costa reprend : « Les derniers jeux Olympiques ont été néfastes car la Grèce s’est considérablement endettée à cette occasion et les Grecs ont constaté des détournements d’argent sans que les autorités n’y mettent vraiment leur nez ».

Les Grecs paient l’incurie de leurs dirigeants

Georges, par tempérament se fait plus véhément : « L’Europe a donné de l’argent sans se soucier de vérifier ce qu’il advenait de celui-ci. Le peuple grec n’en a souvent pas vu la couleur et maintenant cette même Europe vient siffler une fin de partie en désignant des responsables qui ne le sont pas. » En clair, les dirigeants européens s’entendent sur le dos de leur peuple. Et Georges d’être exacerbé par la stigmatisation du peuple grec : «  On accuse le peuple grec qui découvre l’addition en même temps qu’une terrible récession. On tapant sur les Grecs il ne faut pas oublier que notre tour (les autres pays européens (ndlr)) viendra car c’est pas mieux ».

Verrons-nous un « Printemps grec » ?

Costa évoque les salaires divisés par deux, les coupures d’électricité, les jeunes qui demandent à quitter le pays : « On n'imagine pas quelle est la situation là-bas. On se contente de nous parler d’argent et on oublie tout le reste. La Droite veut prendre la place de la Gauche et c’est tout. C’est comme chez nous, en France ». Georges poursuit : « il ne faut pas oublier les communautés grecques réparties dans le monde. Celles-ci se réveillent, bougent, se mobilisent. Le téléphone et internet facilitent les contacts ». Verrons-nous un « Printemps grec » ?

Le petit peuple a toujours raison

La tension baisse quand je parle de mon dernier séjour, à Athènes, ma balade à Monastiráki, le vieux marché, la mosquée Dzisdaraki… La Grèce éternelle quoi !

Nous convenons que du Coderc à Monastiráki, le petit peuple vibre aux mêmes accents. Nos histoires nationales se fondent dans le même creuset même si nos différences bien entretenues sont nos richesses intimes.

Mes deux compagnons se déclarent amoureux de cet héritage commun et conviennent finalement des mêmes bonheurs que ce soit à  Monastiráki ou sur le Coderc. Que d’affinités manifestées dans un savoir-être et non un savoir-paraître.

Ici, comme là-bas, le petit peuple a toujours le dernier mot. Celui des marchands de fruits et légumes, de fleurs et de poissons ; celui des badauds qui commentent l’actualité par le petit bout de la lorgnette, lascif dans le cœur, prompt à l’escarmouche quand la mer se fait hostile.

C’est peut être pour cela que bravant les manifestations je me suis dissipé, un soir de septembre, dans les tavernes de Monastiráki. Loin des déclamations et incantations des élites européennes, j’ai senti une extraordinaire fusion des âmes et une certitude : on ne réduit pas un peuple à sa monnaie.

Comme à Monastiráki, c’est l’heure de l’apéro. La tradition veut que l'ouzo et les olives noires prolongent notre débat qui n’a rien à envier à celui qui se déroulait sur l’agora d’Athènes. On évoque la communauté grecque de Dordogne. Éclatée par nature, celle-ci composée, peut-être, d’une centaine de noms évocateurs de destinations aussi douces que l’huile d’olive et les pâtisseries sucrées de Plaka se sent bien seule et exhibée à la potence érigée par les agences de notations et autres serviteurs zélés de l'euro.

En 593 avant notre ère Solon avait déjà réduit la dette des pauvres

L’homme d’État grec Solon, en 593 avant notre ère, placé face à une crise similaire, avait réduit les dettes privées et publiques pour sauver les finances d’Athènes. Il avait écrit : « Si tout est incertain, pourquoi craindre quelque chose ? »… Ah ça vous bouche comme on dit un coin non ?
Georges Boutis, Alain Deluc, Roger Benayoun, Francis Delpey et Stéphane Benayoun 05/11/2011 © Pascal Serre

Les garnements en goguette

Le carillon de la basilique, tout proche, nous rappelle, tout autant que les clients de Costa et Isabelle, que nos palabres doivent être suspendues. « Antio ! » — au revoir en grec — nous lance Costa en accueillant un couple de clients. Georges et Françoise son épouse me saluent. Je retrouve la fine pluie qui marque l’entrée de l’hiver avec, dans la tête la couleur bleue de la Grèce.

Nous voici face à face avec Roger Benayoun accompagné de son fils Serge. Celui qui avait créé, en 1978, l’excellente table du Tournepiche est toujours frais, élégant et affiche ses origines méditerranéennes sans excès mais fièrement. Serge projette une nouvelle table.
Françoise Marvaud et Roger Benayoun 05/11/2011 © Pascal Serre
Francis Delpey et Jean-Louis Grimard
 05/11/2011 © Pascal Serre

Mais chut… Francis Delpey venu de la place Saint-Silain s’ajoute à cette bande de garnements. Jean-Louis Grimard qui officie une table aussi bonne que discrète place de la Nouvelle Halle nous rallie. Enfin, Françoise Marvaud, ancienne secrétaire de direction de la feue Chambre de commerce et d'industrie de Périgueux se retrouve nez à nez avec Alain Deluc.

Françoise Marvaud a bien connu un certain Sylvain Floirat qui céda sa place à Jean Gaillard. C’était une autre époque, dirons-nous. Alain Deluc, concessionnaire émérite de véhicules (voir Périblog « la controverse de Montaigne »)  bien connu quand il était élu de l’honorable institution. Aujourd’hui, il est élu à la Chambre de commerce et d’industrie de la… Dordogne. Effusion toute périgordine. Nous ne sommes pas si loin de Monastiráki… Et bien éloignés de la dette, de l’austérité et rigueur annoncées autant que des soubresauts politiciens et médiatiques du moment.


L’association de la féta au cabécou, des olives au foie gras, des feuilles de vignes farcies aux truffes, du résiné aux vins de Monbazillac nous inspirent bien un sentiment d’éternité. C’est là notre secret et notre bonheur seuls connus des initiés.

Bonnes adresses : 
Georges et François Boutis, fourreurs, 7 rue des chaînes à Périgueux.
Tél. 05 53 53 23 19

Costa et Isabelle Kiriacos, épicerie fine et traiteur « Helliniko », 6 rue de la clarté à Périgueux.
Tél. 05 53 09 60 69

Pascal Serre, journaliste périgourdin, est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Association des Journalistes du Patrimoine (Paris)

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Commentaire de Anonymous Clauder , le 11 novembre 2011 09:48  

Pas d'accord. Les déclarations d'impôts sont rédigées par les contribuables eux-mêmes, et sont rarement vérifiées. Ainsi, seuls 5.000 personnes
sur un pays de 12 millions d'habitants admettent gagner plus de 100.000 euros annuels. Or, plus de 60.000 foyers grecs détiennent pour plus de 1 million d'euros d'investissements, sans parler des montants investis à l'étranger. Beaucoup de contribuables grecs affirment ne gagner que 12.000 euros annuels, même lorsqu'ils possèdent des bateaux, des résidences secondaires sur des îles grecques et des propriétés à l'étranger.
Et après ça ils se plainent qu'on les aime pas ?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 11 novembre 2011 16:54  

Deux bons commerçants de périgueux qui veulent nous donner des leçons. C'est grotesque. On voudrait bien vous croire monsieur serre mais les grecs se sont moqués de nous pendant 20 ans et ils veulent nous faire croire que si ça va mal c'est notre faute ou celle de leurs dirigeants. Périblog a mieux à faire que de faire de la pub ces 2 donneurs de leçons

Commentaire de Blogger Périblog , le 11 novembre 2011 18:13  

Merci à Christiane et à Anonyme pour m'avoir signalé les deux prénoms qui n'allaient pas, W

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 15 novembre 2011 18:17  

La Grèce est la seconde nation la plus corrompue au monde après la Colombie. L'évasion fiscale oscille entre 25 et 35 milliards d'euros par an. Et on estime que 6 000 entreprises, dont des entreprises d'Etat comme l'OSEC(équivalent de la SNCF) ou la compagnie nationale Olympic Airways ne s'acquittent pas d'une partie de leurs taxes. Le manque à gagner du recouvrement annuel est de 30 milliards d'euros, soit 10% du PIB
Sud-Ouest du 10/11/2011

Mon village 360 - Sorges

Visite aériennes virtuelles des villes et villages de la Dordogne

(d'après une initiative de la Dordogne Libre)

Mon village 360 est formidable ! Mon village 360 est formidable, complète une initiative de la Dordogne Libre intitulée « Mon village est formidable ! » menée avec le concours du Conseil Général de la Dordogne. Dominique Louis (de balloide-photo.com) réalise les prises de vues aérienne, ainsi qu'un panoramique aérien virtuel

Dordogne Libre et Conseil Général de la DordogneLa Dordogne Libre avec le concours du Conseil Général de la Dordogne publie une rubrique intitulée « Mon village est formidable ! ». Cela consiste à rencontrer les gens d'une bourgade périgordine et à faire le portrait des individus qui prennent part à la vie associative et économique des lieux.

Pour clore chaque visite, la DL propose à mon ami Dominique Louis de faire une photo de tous les habitants du village (enfin, ceux qui seront là) rassemblés sur la place du village que la DL utilise pour illustrer l'article.

Aujourd'hui c'est Sorges !

Sorges qui est à environ 25 minutes de Périgueux (entre 19,5 km et 23 kms selon la route choisie) est formidable sur la DL ce 09 novembre 2011.

Patientez jusqu'au chargement complet du panoramique, puis faites pivoter le panoramique latéralement ou verticalement avec le pointer de votre souris. Presser la touche Capitale au dessus de la touche Ctrl à gauche du clavier d'un PC, vous permet de zoomer un peu et la touche Ctrl de revenir à 100%. Amusez-vous bien.

Panoramique 360° de Sorges © Dominique Louis - Balloïde Photo

Vous trouverez plus d'informations, dont d'autres photos aériennes prises avec le ballon captif à l'hélium de Dominique en visitant ce lien →

La Dordogne Libre est en vente chez votre marchand de journaux habituel à Périgueux et dans sa région. Certaines brasseries à Périgueux, comme le Café de la Place en ont une ou deux copies que leurs clients peuvent lire tout en sirotant leur café.
Voici les précédente visites virtuelles :D'autres visites s'ajouteront à la liste par la suite bien entendu dont : Sorges, Atur, Château Lévêque, et Coursac sont prévus dès septembre. Les dates sont sous réserve pour l'instant.

Pour info, la DL a déjà fait un Mon village est formidable à St Pierre de Chignac le 27/04 et à Excideuil le 11/05. Reportages pour lesquels Dominique n'a pas produit de visites virtuelles.

N'oubliez pas d'aller voir les jolies photos et les panoramiques époustouflants de Dominique Louis sur son site web (naviguez par date avec le menu Actualités en haut à gauche de sa page).

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 10 novembre 2011 11:25  

Petite Commune située à 10 Kms de Périgueux, après Antonne et Sarliac. Son bourg agréable et ses restaurants! Son Musée de la truffe! Les amis de SORGES dont Alain Robert ancien capitaine des pompiers de Périgueux! Station verte de Dordogne. Une visite est recommandée!

Moreau et Gillot Résistants du Périgord dimanche 6 novembre 2011

Lecture pour tous

La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.

Avec leurs 1500 notices inédites et illustrées sur les résistants de Dordogne, Jean-Jacques Gillot et Michel Maureau ne se contentent pas d’offrir un dictionnaire. Voici la fresque d’une période qui conserve ses mystères et controverses. Un ouvrage prodigieux.

Michel Maureau et Jean-Jacques Gillot - Résistants du Périgord
Jean-Jacques Gillot et Michel Maureau lors de la dédicace leur livre 30/01/2011 © Arnault Loth - Sud Ouest
Les auteurs le reconnaissent d’emblée : « Cet ouvrage ne saurait traiter des 30 000 Périgordins de naissance ou de résidence à avoir tenu ou argué d’un rôle résistant plus ou moins précoce ». Nécessaire humilité sur un sujet qui divise plus qu’il unit à la fois les survivants et les historiens. Les travaux sur cette période sont nombreux tant les évènements et les acteurs furent divers, contrastés, passionnés.

Les années quatre-vingt marquées par l’ouvrage de Guy Penaud « Histoire de la Résistance en Périgord » virent une floraison de réactions tant le bouillonnement de cette parenthèse majeure d’une période aussi sombre que fut celle-ci. Les contributions, parfois partisanes, gardiennes d’une certaine exaltation d’une épopée vraie ou supposée, déclinèrent sur le devoir de mémoire à l’heure où les rangs des rescapés se faisaient clairsemés et les mémoires faiblissantes.

Jean-Jacques Gillot et Michel Maureau se refusant à toute provocation et analyse historique se sont attachés à délivrer un apport considérable qui a imposé une grande rigueur, une détermination solide, une patience certaine. Le résultat est salutaire et devrait faciliter la compréhension de destinées à la fois hors du commun et si fragiles à la fois. Chacune des biographies est solidement justifiée et laisse au lecteur de les assembler et se délivrer sa propre opinion. L’ensemble est passionnant par les innombrables informations et anecdotes — toujours vérifiées — qui font de chaque personnalité un compagnon de route qui ne laisse jamais insensible. L’exercice était périlleux mais réussi.

Il y a dans ce magistral ouvrage toutes les facettes de cette guerre faite d’ombres et de lumières. Les évocations ne résistent pas à l’émotion et l’on arrive à partager les héroïsmes mais aussi les confusions, les petits profits autant que les pirouettes qui constituent au final la condition humaine.

On devrait pénétrer dans chaque biographie comme dans un livre qui relate une histoire. Doucement, sans rien brusquer, sans juger. Contrairement à la préface, ce travail témoigne de ce que l’historien Michel Winock parlait dans le journal Sud-Ouest du 5 mai 2010 : « Mai 1940, la défaite dont la France ne s’est jamais remise ».

Jean-Jacques Gillot et Michel Maureau, le premier fils d’un volontaire de la France libre, le second fils de prisonnier de guerre, contribuent avec l’exactitude de l’historien mais aussi une émotion toujours en filigrane, entre chaque ligne, à nous aider à ne rien oublier tout en restant vigilant sur les leçons de l’histoire. Une histoire qui est faite par de petites gens que les circonstances exaltent dans leur personnalité.
Auteur : Pascal SERRE


« Résistants du Périgord »

Jean-Jacques Gillot et Michel Maureau – Editions Sud-Ouest – 634 pages – 29,50 €

Pensée de la semaine

« La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens. »

Daniel Pennac (1944). Écrivain français.

Daniel Pennac, de son vrai nom Daniel Pennacchioni, né le 1er décembre 1944 à Casablanca au Maroc, est un écrivain français. Il a reçu le prix Renaudot en 2007 pour son essai Chagrin d'école.
Source photo et texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Pennac


Le journaliste périgordin Pascal Serre est membre associé de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Association des Journalistes du Patrimoine (Paris)

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 7 novembre 2011 11:16  

Encore un livre (25)sur l'histoire de la résistance en périgord qui n'est qu'un rappel de ce vécu avec toutes les nombreuses erreurs....même les ouvrages de Guy Penaud et Jacques Lagrange comportent beaucoup d'erreurs, mais le pire est celui de "Soleil" qui porte atteinte à l'honneur de la résistance. J.C Bonnal fils d'interné résistant!

Commentaire de Anonymous MICHEL , le 10 novembre 2011 18:36  

Vu le livre, c'est une compilation de tout ce qui existait auparavant. pas faux monsieur bonnal mais c'est aussi un excellent livre de référence. il faut le voir comme un dico.

 

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