Jean-François Torelli : Acteur et victime d’un système ? mercredi 28 septembre 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :


« Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage ». C'est ainsi que Maître Jean-François Torelli présente sa mise en examen pour abus de confiance dans « Sud-Ouest » du samedi 17 septembre dernier. Et ce dernier de poursuivre : « C'est une manœuvre grossière (…) on tente de me couler et ce, au bénéfice d'autres confrères ». Partition incomplète d'une symphonie inachevée.

En février 2001, François Colcombet et Arnaud Montebourg avaient déposé un rapport à l'Assemblée nationale mettant en évidence des dérives ainsi que des propositions de réformes des tribunaux de Commerce et mandataires judiciaires. Ils avaient écrit un ouvrage intitulé :
« Tribunaux de commerce, une justice en faillite ? »

Les sous-titres de ce cancan

À l'époque, juges consulaires, greffiers et mandataires judiciaires avaient poussé des cris d'orfraies et le projet de réformes a été enterré, chacune et chacun poursuivant son action en toute légalité. Une rétrospective non exhaustive de la presse généralement extra-locale permet de mesurer que cet épisode malheureux qui frappe Maître Jean-François Torelli entre dans un contexte trouble déjà dénoncé.

Il suffit d'aller sur Internet pour accéder à une litanie sans limite à l'encontre du monde des tribunaux de commerce. Odile Plichon, dans un article paru dans Le Parisien du 22 janvier 2001, lançait avec une euphorie démesurée à l'aune du temps écoulé depuis : « Tribunaux de commerce : les députés vont faire le ménage ». On sait ce qu'il en est advenu.

« Administrateurs et mandataires judiciaires véreux, les arnaques des affairistes de la faillite »

En octobre 2005, le magazine L'Expansion soulevait certaines dérives de mandataires judiciaires sous le titre : « Administrateurs et mandataires judiciaires véreux, les arnaques des affairistes de la faillite. » Et le magazine économique de témoigner : « plusieurs gestionnaires d'entreprises en difficulté vont être jugés pour corruption, escroquerie ou surfacturation. Le signe que l'impunité a vécu ou que les scandales perdurent ? » Le nom de Jean-François Torelli apparaissait dans l'article.

Jean-François Torelli
Jean-François Torelli © « La Charente Libre »
Et le journaliste de mentionner : « la justice enquête aussi à Périgueux sur les pratiques du mandataire judiciaire Jean-François Torelli. Georges Derocles, patron de la chaîne locale Aqui TV qui l'accuse d'avoir favorisé un repreneur pour s'emparer à bon compte de sa société en 1993 ». « C'est une peccadille » répondait Jean-François Torelli et de rétorquer : « Qu'il rembourse d'abord ses dettes. » Et le journaliste de reprendre : « Toutefois le mandataire judiciaire pourrait grossir le bataillon des professionnels de la faillite déjà sanctionnés ».

Les bonnes langues prétendaient que Jean-François Torelli aurait subi deux inspections, mais aurait été informé quelques heures avant afin de faire le ménage. Si localement on fait peu de cas de l'article, dans les milieux initiés certains font référence à des protections parisiennes haut placées. Toutes les procédures évoquées à propos de ce mandataire judiciaire sont-elles réelles ? Pourquoi la chancellerie fermerait-elle les yeux ? L'omerta sur ce sujet est totale. Faute d'une information claire et précise, rumeurs et supputations vont bon train.

Torelli et la liquidation de Aqui TV

La première émission avec Jean Bonnefon (debout) et Robert Potier, avait été enregistrée par sécurité. ARCHIVES J. BONNEFOND
Aqui TV fut une étonnante expérience de télé hertzienne en milieu rural dont les studios étaient installés dans un ancien bâtiment agricole près de Sarlat. Début des années 90 : La première émission avec Jean Bonnefon (debout) et Robert Potier, avait été enregistrée par sécurité © ARCHIVES J. BONNEFOND

Nous sommes en février 2003. Colette Goinere pour le compte du quotidien Libération a entrepris une enquête sur la fermeture de la petite chaîne de télévision créée par Georges Derocles, Aqui TV. Résultat : « Écran noir pour Aqui TV. Après onze ans d'existence, l'une des seules télévisions hertziennes en milieu rural, en redressement judiciaire depuis juin, a été mise en liquidation par le tribunal de grande instance de Périgueux.

« C'est François Carrier, héritier des foies gras Delpeyrat, celui que l'on baptise en Dordogne le « Bernard Tapie sarladais », qui reprend Aqui TV. Mais, d'emblée l'image n'est pas nette. »

« François Carrier est venu faire son marché au tribunal de commerce de Sarlat. Il a acheté Aqui TV et la société Image Photogravure, spécialisée dans la photogravure. On a découvert que l'un des juges lui était acquis », affirme François Colcombet, ex-député de l'Allier, ancien président de la commission d'enquête sur la réforme des tribunaux de commerce. De fait, le juge qui a participé à la procédure de redressement judiciaire de la société Image se retrouvera administrateur de la société repreneuse. Pour ces faits, il a été mis en examen à l'été 2002 »
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Faut-il ajouter qu'en 1992, lors de la mise en redressement judiciaire d'Aqui TV le mandataire judiciaire était Jean-François Torelli et que celui-ci s'entendait confier dans le même temps le dossier d'Image Photogravure ?

Un mois après sa mise en redressement judiciaire dans des conditions contestées par Georges Derocles Aqui TV était mis en liquidation judiciaire et treize jours plus tard, François Carrier prenait les commandes de la petite télévision périgordine avant de jeter définitivement l'éponge en 2003.

En cette affaire aucun grief n'est relevé à l'encontre de Maître Jean-François Torelli.

Je vous renvoie à la journaliste d'investigation Sophie Coignard, dans Le Point du 4 mai 2001 traitant de la fermeture du tribunal de commerce de Sarlat qui titrait son article : « Sarlat et ses petits commerces entre amis ». Tout un programme.

Depuis François Carrier a démissionné de sa charge de juge, le tribunal de commerce de Sarlat a été fermé. François Carrier serait en villégiature en Corse après avoir liquidé ses affaires périgordines.

Le combat de la famille Raulot et Image photogravure à Sarlat

Un peu d'histoire autour d'une autre enquête menée par le journal Le Parisien parue en février 2001 : « Neuf ans de bataille juridique pour obtenir réparation et, surtout, « éviter que d'autres ne vivent notre enfer ». Pour Maria Raulot, ancienne patronne de la société de Photogravure Image, basée en Dordogne, et son mari, l'enfer a commencé en 1993.

Mise à mal par l'arrivée de la PAO, leur entreprise de 50 salariés est placée en observation par le tribunal de commerce de Sarlat.

Deux repreneurs potentiels sont intéressés. Las ! Avec l'accord du juge-commissaire Gérard Pasquet, chargé de superviser la procédure, le tribunal décide non seulement de liquider la société, mais également de la revendre, pour 450 000 F (68 602 €), à François Carrier, le Tapie sarladais tant il rachète alors d'entreprises mal en point. Rien que de très banal, direz-vous. Si ce n'est que Gérard Pasquet est également l'un des dirigeants de la société de François Carrier.

Aux premières loges pour rafler la mise, le juge-commissaire s'est donc tout simplement vendu à lui-même un actif, ce qui est illégal. Ce n'est pas tout. En 1995, le tribunal condamne les époux Raulot à combler une partie du passif de leur ancienne société, et leur réclame 10 millions de francs (1,5 million d'euros). « Combien de vies nous aurait-il fallu pour rembourser une telle somme ? », s'indigne Maria Raulot, qui décide, avec son mari, de faire appel. Il leur faudra quatre ans pour obtenir gain de cause, la décision a été rendue au début de 2000.

Dès 1995, ils portent également plainte contre Gérard Pasquet, entre-temps devenu président du tribunal de Sarlat. La plainte est jugée irrecevable par le procureur de la République de Bergerac, qui invitera juste notre homme à démissionner. D'ailleurs, le nouveau président, nommé par le procureur n'est autre que François Carrier. Pourtant, les époux Raulot s'entêtent. En 1999, ils déposent une rafale de plaintes, contre Gérard Pasquet et Jean-François Torelli (le mandataire liquidateur désigné par le tribunal en 1993), tous deux mis en examen aujourd'hui, mais aussi contre Jean-Marcel Lavergne, l'ancien administrateur judiciaire, écroué un temps à Toulouse dans le cadre d'une autre affaire. « Nous lutterons jusqu'à ce que cette association de malfaiteurs soit mise hors d'état de nuire, met en garde Maria Raulot. D'autres se sont faits spoliés en silence. Pas nous ».

Michel Verneuil et l'association Léon 16, poils à gratter du tribunal de commerce d'Angoulême

Michel Verneuil
Michel Verneuil © Photo « La Charente Libre »
À Angoulême, Michel Verneuil, chef d'entreprise angoumoisin a pris la tête d'une association, Léon 16. C'est cette même association qui mène aujourd'hui le combat face à un système qui, comme chaque système possède ses imperfections. Le Don Quichotte du tribunal de commerce d'Angoulême joue les poils à gratter.

Son action ne se limite pas aux mandataires judiciaires. Il fait parti de ceux qui depuis des années combattent les dysfonctionnements des tribunaux de commerce et de la justice consulaire ce qui à permis, entre autre, la mise en examen du greffier du tribunal de commerce de Cognac, mais encore, dans les mêmes conditions d'acharnement contre le système, de la mise en examen pour faux et usages de faux en écritures publiques, puis condamné en 2006 à trois ans d'interdiction d'exercice de sa profession d'un mandataire judiciaire d'Angoulême.

Ce dernier a été radié à vie pour faux et usage de faux en juin 2007.

Dans cette ville Michel Verneuil et son association multiplient les embûches. Dans le blog du journal La Charente Libre sous la signature de Ivan Drapeau ont peut lire en date du 27 mars 2009 :
« Qui a profité de l'argent de la participation de feue la conserverie de champignons de Manny à Châteauneuf ? » Et l'auteur de poursuivre sur une autre affaire opposant Maître Jean-François Torelli à David Cook fin 2004 : « En Charente où, semble-t-il, le liquidateur judiciaire est moins protégé - il en est d'ailleurs venu à se battre avec un confrère… » Le 23 juin dernier, Maître Jean-François Torelli a été condamné à restituer 120 000 euros au père de David Cook. Il doit également payer 5 000 euros pour les frais de justice, plus les intérêts de retard sur la somme de 120 000 euros.

Autant dire que les mises en examens de Jean-François Torelli et de Pierre Bouthinon-Dumas, greffier du tribunal de commerce d'Angoulême pour abus de confiance aggravés, sont des portes ouvertes vers une plus grande transparence et ce quelque soit l'issue des procédures étant acquis que les deux hommes bénéficient de la présomption d'innocence.

Deuxième partie

Cliquez ici pour révéler la suite
(La cession agitée de la Taverne Maître Kanter ; L’affaire des époux Martin ; L'immolation de Madeleine Fey ; le pouvoir absolu corrompt absolument)
Auteur : Pascal SERRE



Pascal Serre, journaliste périgourdin, est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Christophe Landet , le 29 septembre 2011 08:44  

Periblog se prend pour Mediapart ? A quand de nouvelles révélations ou rappel sur ces procédés qui n'ont que trop durer et risquent de durer longtemps...

Commentaire de Anonymous Eric FOUSSARD , le 29 septembre 2011 09:20  

En février 2001, le rapport de la commission parlementaire Colcombel-Montebourg avait préconisé l'échevinage au niveau des juges des tribunaux de commerce, c'est à dire de faire rentrer des juges professionnels au côté des juges "bénévoles" qui sont des chefs d'entreprise. Mais devant la fronde des tribunaux de commerce, notamment celui de Paris, le gouvernement de l'époque n'avait pas décidé de la mise en oeuvre de cette mesure qui aurait pourtant évité certaines dérives.

Commentaire de Anonymous Christian , le 29 septembre 2011 19:06  

Torelli c'est une chose mais qui signe les jugements et les notes de frais ? Qui contrôle ? Je ne le plains pas mais faudrait non plus que ce soit un lampiste. Tant qu'à faire le ménage autant le faire pour de bon.
Les politiques reculeront certainement comme ils le font chaque fois qu'il y l'intérêt supérieur de la nation.
Merci à Périblog de nous rappeler ce que les médias locaux négligent.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 29 septembre 2011 20:32  

Il parait qu'il a un frère qui a le même boulot du côté de Nimes. Comment se fait-il que ce monsieur soit si blanc à Périgueux et si noir à Angoulême ? je suis d'accord avec Christian pour l'histoire du lampiste

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 30 septembre 2011 08:36  

J'ai eu à subir l'épreuve d'une liquidation judiciaire avec Torelli. Son travail a été implacable et sans aucun regard autre que l'ordonnance de jugement du tribunal de commerce. C'était il y a 10 ans. Et ça a duré 10 ans. Tout me semblait incompréhensible et je ne l'ai vu qu'une fois. En tête à tête, au début pour me proposer une solution amiable : 100 000 francs et il clôturait le dossier. J'ai refusé et il a poursuivi. J'ai effectivement tout perdu. Je n'ai jamais mis en cause son travail. Maintenant je me pose des questions.

Commentaire de Anonymous KAZMIERCZAK Frédéric , le 30 septembre 2011 20:38  

Bravo à PERIBLOG de diffuser ce type d'nfos : il est grand temps de faire le ménage avant que nôtre Société ne devienne incontrolable ! Mais comment ne trouvons nous pas le temps de nous unir suffisament afin de rejoindre des associations comme LEON 16 afin d'accélérer le mouvement du retour à la VERTUE ? J'ose epérer que la raison reprendra le dessus et que ces personnes particulièrement indélicates en toute conscience , seront séverement condanées si toutefois leur responsabilité est reconnue en souhaitant bien évidemment une Justice irréprochable ! Pour que vive MEDIAPART et PERIBLOG , unissons nous , faisons nous entendre en ne restant pas spectateur mais en devenant acteur de nôtre Société en gardant à l'esprit le courage , l'honneur et la vertue qui sont des mots trop peu souvent employés et malheureusement pour certains oubliés . Indignons nous , et essayons de donner à nôtre humanité une image bien plus respectable !!!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 1 octobre 2011 03:07  

Enfin un article qui dérange à l'heure ou la presse locale joue les vierges effarouchées et swingue avec les roitelets politiques, économiques et autres. Torelli ? Mais il y en a des dizaines et que les journaleux de province feignent d'ignorer. Pourquoi ce silence dans les rangs médiatiques ? Charente Libre et Dordogne Libre même combat ? A Périgueux c'est comme à Angoulême sauf que personne ne dénonce sauf un peu Periblog

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 1 octobre 2011 13:20  

Se battre s'est usant, surtout quand vous travaillez jusquà épuisement, que vous n'êtes formé aux rouages de la justice et lorsqu'on a des personnes en face de vous à qui nous devrions pouvoir faire confiance,et qui vous terrorisent et vous font perdre tous vos moyens(et surtout si vous êtes une femme "chef d'entreprise"). J'ai vécu cela à compter de juillet 2002.
Ma procèdure est maintenant terminée, mais en grande partie, par la faute du mandataire judiciaire j'ai tout perdu(travail, maison etc...)et mes enfants ont beaucoup soufferts. Maintenant je dois payer un loyer pour me loger et je vis comme je peux. Aussi j'ai adhéré dès 2006 à LEON 16, que j'essaie d'aider du mieux que je peux; Merci à Michel VERNEUIL.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 1 octobre 2011 20:11  

Il est totalement anormal que les greffes de tribunaux de commerce et les mandataires judiciaires soient des activités marchandes comme les autres. C'est la preuve que nous sommes dans une justice bananière. Combien de personnes sont condamnées au profit prioritaires des marchands de malheur ?
Et après ça on vous dit créer votre propre entreprise ? Mieux vaut faire comme les grecs...

Commentaire de Anonymous Claudette , le 1 octobre 2011 20:47  

Je suis d'accord avec Christian sur le lampiste. J'ai eu affaire à Torelli et il n'a fait qu'appliquer ce que le tribunal lui ordonnait de faire.
Cette affaire c'est l'arbre qui cache la forêt. Il faudrait une opération "mains propres" et supprimer les tribunaux d'exception que sont les tribunaux de commerce. Je suis adhérente de Léon 16 car il faut mettre un terme à ces pratiques. Merci à Périblog d'avoir le courage de nous donner la parole.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 4 octobre 2011 15:30  

La presse périgourdine se tait sur ces agissements. La Charente Libre dans son édition du 4 octobre (à voir sur www.charentelibre.fr) a mené une enquête qui apporte de l'eau au moulin des détracteurs de JF Torelli.
A périgueux, effectivement il est plus blanc que blanc cet intouchable

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 4 octobre 2011 22:53  

Merci pour l'article sur la charente libre. monsieur torelli serait donc un frère trois points si on y rajoute la tête de veau on comprend mieux le silence de la presse locale

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 5 octobre 2011 20:00  

Maitre Torelli a été mon professeur de droit à Périgueux,je suis surprise de ce qui lui arrive et je le plains

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 6 octobre 2011 15:51  

Particulièrement heureux que ce nouveau type de voyou soit puni ! Tel les seigneurs, ils s'imaginent au dessus des lois en spoliant les gens honnêtes qui ont participé à la richesse de notre pays. En revanche il n'agissait pas seul et c'est une véritable omerta qui sévissait.
Merci à Periblog pour ces infos importantes et tout mon soutien aux victimes de ces malversations.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 5 novembre 2011 00:46  

RDV mercredi 28 novembre au TGI de périgueux pour voir enfin le sieur torelli devant des juges.

Mon village 360 est formidable - Coulounieix-Chamiers

Visite aériennes virtuelles des villes et villages de la Dordogne

(d'après une initiative de la Dordogne Libre)

Mon village 360 est formidable ! Mon village 360 est formidable, complète une initiative de la Dordogne Libre intitulée « Mon village est formidable ! » menée avec le concours du Conseil Général de la Dordogne. Dominique Louis (de balloide-photo.com) réalise les prises de vues aérienne, ainsi qu'un panoramique aérien virtuel

Dordogne Libre et Conseil Général de la DordogneLa Dordogne Libre avec le concours du Conseil Général de la Dordogne publie une rubrique intitulée « Mon village est formidable ! ». Cela consiste à rencontrer les gens d'une bourgade périgordine et à faire le portrait des individus qui prennent part à la vie associative et économique des lieux.

Pour clore chaque visite, la DL propose à mon ami Dominique Louis de faire une photo de tous les habitants du village (enfin, ceux qui seront là) rassemblés sur la place du village que la DL utilise pour illustrer l'article.

Aujourd'hui c'est Coulounieix-Chamiers !

Coulounieix-Chamiers qui est à environ 10 minutes environ de Périgueux (4 kms) est formidable sur la DL ce 27 septembre 2011.

Patientez jusqu'au chargement complet du panoramique, puis faites pivoter le panoramique latéralement ou verticalement avec le pointer de votre souris. Presser la touche Capitale au dessus de la touche Ctrl à gauche du clavier d'un PC, vous permet de zoomer un peu et la touche Ctrl de revenir à 100%. Amusez-vous bien.

Panoramique 360° de Coulounieix-Chamiers © Dominique Louis - Balloïde Photo

Vous trouverez plus d'informations, dont d'autres photos aériennes prises avec le ballon captif à l'hélium de Dominique en visitant ce lien →

La Dordogne Libre est en vente chez votre marchand de journaux habituel à Périgueux et dans sa région. Certaines brasseries à Périgueux, comme le Café de la Place en ont une ou deux copies que leurs clients peuvent lire tout en sirotant leur café.
Voici les précédente visites virtuelles :D'autres visites s'ajouteront à la liste par la suite bien entendu dont : La Douze, Sorges, Atur, Château Lévêque, et Coursac sont prévus dès septembre. Les dates sont sous réserve pour l'instant.

Pour info, la DL a déjà fait un Mon village est formidable à St Pierre de Chignac le 27/04 et à Excideuil le 11/05. Reportages pour lesquels Dominique n'a pas produit de visites virtuelles.

N'oubliez pas d'aller voir les jolies photos et les panoramiques époustouflants de Dominique Louis sur son site web (naviguez par date avec le menu Actualités en haut à gauche de sa page).

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 28 septembre 2011 11:42  

Superbe deuxième Commune proche de Périgueux dont le maire est un Ami: J.P Roussarie. Son magnifique château de Izards, centre culturel et expositions de nos peintres! Son bourg de Coulounieix et ses logements neufs, son Lycée Agricole de Renom; sans oublier Emaüs! C'est le bien vivre dans cette Commune!

Mon village 360 est formidable - Antonne et Trigonant mercredi 21 septembre 2011

Visite aériennes virtuelles des villes et villages de la Dordogne

(d'après une initiative de la Dordogne Libre)

Mon village 360 est formidable ! Mon village 360 est formidable, complète une initiative de la Dordogne Libre intitulée « Mon village est formidable ! » menée avec le concours du Conseil Général de la Dordogne. Dominique Louis (de balloide-photo.com) réalise les prises de vues aérienne, ainsi qu'un panoramique aérien virtuel

Dordogne Libre et Conseil Général de la DordogneLa Dordogne Libre avec le concours du Conseil Général de la Dordogne publie une rubrique intitulée « Mon village est formidable ! ». Cela consiste à rencontrer les gens d'une bourgade périgordine et à faire le portrait des individus qui prennent part à la vie associative et économique des lieux.

Pour clore chaque visite, la DL propose à mon ami Dominique Louis de faire une photo de tous les habitants du village (enfin, ceux qui seront là) rassemblés sur la place du village que la DL utilise pour illustrer l'article.

Aujourd'hui c'est Antonne et Trigonant !

Antonne et Trigonant qui est à environ 18 minutes (11 kms) de Périgueux par la route est formidable sur la DL ce 21 septembre 2011.

Faites pivoter le panoramique latéralement ou verticalement avec le pointer de votre souris. Presser la touche Capitale au dessus de la touche Ctrl à gauche du clavier d'un PC, vous permet de zoomer un peu et la touche Ctrl de revenir à 100%. Cliquez dans le panoramique pour activer les fonctionnalités. Amusez-vous bien.

Panoramique 360° de Antonne et Trigonant © Dominique Louis - Balloïde Photo

Vous trouverez plus d'informations, dont d'autres photos aériennes prises avec le ballon captif à l'hélium de Dominique en visitant ce lien →

La Dordogne Libre est en vente chez votre marchand de journaux habituel à Périgueux et dans sa région. Certaines brasseries à Périgueux, comme le Café de la Place en ont une ou deux copies que leurs clients peuvent lire tout en sirotant leur café.
Voici les précédente visites virtuelles :D'autres visites s'ajouteront à la liste par la suite bien entendu dont : Coulounieix, St Astier, La Douze, Sorges, Atur, Château Lévêque, et Coursac sont prévus dès septembre. Les dates sont sous réserve pour l'instant.

Pour info, la DL a déjà fait un Mon village est formidable à St Pierre de Chignac le 27/04 et à Excideuil le 11/05. Reportages pour lesquels Dominique n'a pas produit de visites virtuelles.

N'oubliez pas d'aller voir les jolies photos et les panoramiques époustouflants de Dominique Louis sur son site web (naviguez par date avec le menu Actualités en haut à gauche de sa page).

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 22 septembre 2011 11:04  

Très belle petite Commune avec ses commerces sa grande avenue et son magnifique Château des Bories. Les habitants y vivent simplement et agréablement. à voir!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 25 septembre 2011 22:48  

C'est super cela nous permet de bien nous évader et d'apprécier ces beaux paysages merci

Raconte-moi Périgueux lundi 12 septembre 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :



Pendant que les gazetiers jouent les coquettes ou les vierges effarouchées, Martine Balout et José Correa choisissent l’enclos du Coderc pour présenter leur nouveau livre intitulé « Raconte-moi Périgueux ». Pendant ce temps si Michel Moyrand fait bande à part dans le quartier du Toulon tandis que son challenger tarde à rentrer dans l’arène. Jean-Jacques Dallemand rêve d’une commune libre de la place Saint Silain et Claude Tourenne passe de l’art capillaire à l’art tout court et du Coderc à Sainte Cécile.



Les copains se font tirer les oreilles pour effectuer leur rentrée des classes. L’été avec ses déconvenues tapageuses autour des caricatures sur Michel Moyrand, premier magistrat de la ville, a freiné les ardeurs des cinq compagnons qui ont du mal à se retrouver dans ces bisbilles. Question de générations. En attendant ils me signifient que leur rentrée se fera plus tard. Leurs propos sont amicaux mais convenus et fermes. Je n’ose penser à quelque mouvement de grève à la durée indéterminée. Les huîtres qui vont apparaître dans quelques semaines devraient nous réunir. En attendant, ne lâchant en rien sur ce rendez-vous hebdomadaire du Coderc je vais exercer ma solitude involontaire au soleil encore éclatant de ce second samedi de septembre.

« Il n’y a pas que le Coderc ! »

Fort heureusement, le Coderc n’est pas une Thébaïde et ne connaît pas la quarantaine, encore moins la retraite. Son esprit qui rayonne alentour m’enveloppe dès les premiers pas. C’est donc sans feuille de route que j’aborde le rivage de cette terra incognita toujours renouvelée. Je me sens quand même l’esprit chagrin.
En chemin, je trouve notre bon maire, Michel Moyrand que je salue avec la déférence due à la fonction mais aussi le plaisir de le voir afficher un sourire bienveillant à mon endroit. « Il n’y a pas que le Coderc ! » me lance-t-il en me tapotant l’épaule. Entouré de son chef de cabinet et de deux adjoints il s’enquiert des réclamations autant que des satisfécits des habitants du quartier du Toulon.

Force est de constater que malgré quelques échauffourées autour de l’intercommunalité les polémiques pétrocoriennes sont en berne. Les esprits semblent résignés et la crise figent les anxiétés. Mais pas seulement. Il se développe un fatalisme et une soumission étranges et inquiétants. D’ailleurs, le repli de mes mousquetaires illustre cette orientation. On est loin du « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel. Poursuivons.
 

« Raconte-moi Périgueux »

Maryline Bernet, Annie et Max Naboulet entourant Martine Balout
© 10/09/2011 Pascal Serre
Martine Balout et José Corréa ont donné rendez-vous chez Maryline Bernet qui officie au magasin de presse de notre délicieux enclos du Coderc. L’animatrice de l'architecture et du patrimoine, et l’incontournable peintre et illustrateur ont commis un bel ouvrage à destination des fervents de notre bonne cité : « Raconte-moi Périgueux »… Tout un programme dans lequel les deux fourmis savent nous entraîner avec un enchantement et une curiosité insatiables.

Malheureusement José a dû s’absenter pour se rendre à la bibliothèque mais Martine ne tarit pas de propos pour partager leur passion commune. Efficacité et gentillesse assurées avec un quasi fan club aux visages et amitiés bien entretenues. Entre deux dédicaces, Martine, se dit confondue par cette affluence qui ravit de toute évidence notre hôtesse bien connue, Maryline.

Annie et Max Naboulet qui tiennent en ces lieux un éventaire de fruits et légumes se prêtent de gaité de cœur à la photo de famille. Chaque samedi, venus de Sainte-Marie-de-Chignac, ils entretiennent la tradition familiale depuis plus de soixante ans. Outre les fruits et légumes ainsi déversés pour le plus grand bonheur de tous, le couple affiche une ardeur affirmée à participer aux actions d’animation de Martine Balout. Et de me dire : « C’est toujours l’occasion de découvrir Périgueux même si nous pensons tout savoir elle nous surprend toujours par quelques découvertes… »
Raconte-moi Périgueux (nouvelle édition enrichie) de Martine Balout, illustré par José Correa aux éditions La Lauze10/09/2011 © Pascal Serre

Dans ce livre, nos deux compères – Martine et José – livrent quelques surprises issues de leur appétence pour Périgueux. Ainsi, l’alliance de quelques demeures à des personnalités éminentes si ce n’est étonnantes, procure des découvertes inédites pour quelques vieux périgourdins qui oublient, par habitude ou par indolence, d’approfondir les secrets tout juste voilés. Ainsi Georges Goursat dit Sem, caricaturiste dont la famille logea place de la Clautre « dans la belle maison à tourelle au numéro 4 » et le grand-père qui exerçait le métier d’épicier dans la rue de Denfert-Rochereau ; c’est aussi Émile Goudeau fondateur du club des Hydropathes et à l’origine du Chat Noir sur la butte Montmartre à Paris qui conçut la belle façade du 6 rue du Palais vers 1850 ; ou encore Victor Hugo et sa maîtresse qui font halte à l’hôtel Gros de Beler… Mais je m’arrête ici vous laissant l’ivresse de la découverte au fil des pages de cet ouvrage sobre et intime à la fois.

Jean-Jacques Dallemand et Charles MouraMichel Moyrand
Jean-Jacques Dallemand et Charles Moura, professeur de son état mais avant tout grand observateur du Coderc
Michel Moyrand, premier magistrat de la ville
10/09/2011 © [1] & [2] Pascal Serre

Michel, Laurent, Jean-Jacques et les autres…

Michel Grégoire chapeau vissé sur la tête et lunettes noires solidement campées file doucement entre deux étals.

Michel Grégoire, auteur de « Périgord, 100 lieux pour les curieux » (voir ici) étranger à cette manifestation semble déguster quelques impressions pour son éternel cahier de rentrée. Le voici déjà disparu dans la petite foule qui grouille, dense, brouillonne et pourtant ordonnée dans un rituel immuable.

Passe Laurent Truchassou qui se dirige vers la halle où il a ouvert en décembre dernier un dépôt de sa boulangerie située rue Limogeanne. De père en fils, originaire de Saint-Saud-La-Coussière, patrie du « veau sous la mère », son adresse est une des plus réputées de la ville. Le jeune homme ne rechigne pas au labeur et sa personnalité sémillante et déterminée est bien connue.

Nos enfants ayant fréquenté les mêmes écoles nous nous connaissons fort bien. C’est avec un large sourire qu’il m’invite à le suivre jusqu’à Nelly qui choie les clients. Déposant son sac rempli de pains qui dégage cette odeur si caractéristique d’une bonne association de farine, eau, sel et levure et d’une cuisson équilibrée qui précède le détournement, Laurent me lance : « Beaucoup de personnes viennent sur le Coderc et ne vont pas dans la rue Limogeanne. Il n’y avait plus de boulanger, j’ai pris la place et j’en suis très content. »
Laurent Truchassou se dirige vers la halle où il a ouvert en décembre dernier un dépôt de sa boulangerie située rue Limogeanne10/09/2011 © Pascal Serre

Sortant de la halle encombrée de ménagères aux cabas déjà bien remplis me voici face à Jean-Jacques Dallemand et Charles Moura, professeur de son état mais avant tout grand observateur du Coderc. Tous deux sont en grande conversation au bar qui fait face à la bâtisse dessinée par Catoire.

Comment oublier qu’ici un certain abbé Chabot, le curé rince-goulot, avait fait de ce lieu une étape picaresque dans le « Tour de Périgueux » ?

Jean-Jacques Dallemantd, le maire auto-proclamé de la commune libre du Coderc n’est pas peu fier. Le journal local, la Dordogne Libre lui a réservé quelques lignes bien senties par Jean-Baptiste Marty.

Notre poète s’élance sur une commune libre la Place Saint-Silain vacante dans son imaginaire fécond et généreux. Un maire se trouve élu par son évidence élémentaire à la façon Sherlock Holmes s’adressant à son dear Watson... Alors ? Qui ?... « Francis Delpey ! » dit-il.

Ce dernier est plutôt un habitué des fourneaux et du tiroir-caisse pour se laisser entraîner dans un rôle qui ne lui permettrait plus d’être bien avec un tel ou un tel selon les besoins. Mais ce bouillant et généreux acteurs de la vie locale pourrait trouver là un rôle à sa mesure. Au diable la poésie et en avant pour les festivités du Sixième sens. A suivre.

Autour d’un café il m’invite à lui rendre visite sur son site Marine poésie afin de découvrir son travail d’un été qu’il a souhaité appliqué et fertile. Il a ainsi mis une touche finale à son troisième tome de « Éloge du pays vésunien ».

Du Coderc à Sainte Cécile

Me dirigeant vers la place Saint Silain, je rencontre Claude Tourenne. Ce dernier est connu pour son Institut capillaire désormais situé rue André Saigne mais qui a vu le jour en 1981 avant de contribuer à la vie du Coderc entre 1988 et 2005. Une brillante réussite qu’il a prolongé avec ses amis Daniel Bordas ou encore François Lachal en créant dans la galerie Sainte Cécile la Galerie du Passage en novembre dernier. Gilles Ferrolliet en assure la direction artistique.
Gilles Ferrolliet et Claude Tourenne dans la Galerie du Passage10/09/2011 © Pascal Serre

Me prenant par le bras, Claude Tourenne m’invite à découvrir ce lieu discret mais bien connu des esthètes qui en garantissent la délicate destinée. On le sait de mieux en mieux le Coderc se révèle par delà les limites d’un urbanisme trop réducteur quand il s’agit d’un état d’esprit qui en fait la personnalité. Le Coderc c’est l’anti-bastille, c’est un vaste espace qui ouvre sur le monde.

François Weber est l’hôte du moment et ce jusqu’à fin septembre. Ce Périgourdin a engagé un travail passionné sur les flous que l’aquarelle lui a révélé. Il sera suivi par Jean-Jacques Lantourne, premier prix de Rome et qui écrit : « Que chacun trouve dans mes réalisations une part de son ailleurs secret ! » À suivre...


Périgueux insolite et secret

Voici que sonne le carillon de la cathédrale. Un, deux, trois… douze coups. Il est déjà midi. Petite rentrée en demie teinte. Autour de moi les ombres se déploient doucement, lentement. Place Saint Silain où je passe, de sourds murmures presque étouffés me font visiter les tables dressées et déjà occupées. Peu de visages connus, le touriste est encore au rendez-vous des mystères, secrets de cette petite place aux dimensions encore confidentielles. J’ouvre le livre aimablement confié par Martine Balout et lit sa dédicace : « pour une découverte d’un Périgueux insolite et secret… »

Oui, malgré cette torpeur presque automnale, en dépit des humeurs du moment de mes gazetiers, la magie de Périgueux est intacte, souveraine et presque rebelle. En fait, peut être ne suis-je qu’à une prolongation de la trêve estivale. À la semaine prochaine si vous le voulez bien.
Auteur : Pascal SERRE



Pascal Serre, journaliste périgourdin, est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Christine , le 14 septembre 2011 09:57  

Contente de retrouver le cancan toujours people mais ça manque effectivement de punch. On aimerait retrouver un peu plus de mordant sans pour autant verser dans la... caricature

Commentaire de Anonymous Christophe Landet , le 16 septembre 2011 21:11  

Le ronron perigourdin est bien habillé. C'est vrai que majorité et opposition municipales jouent les prolongations dans l'absence d'action. Le billet reflète bien la grisaille qui augure rien de bon. Reveil douloureux en perspective

Felix, Aubarbier & Bouchard Préhistoire en Périgord

Lecture pour tous

La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.


Véritable passeport pour entrer en préhistoire, cet ouvrage est riche de 255 photos et propose 21 itinéraires dans les anciennes régions que sont le Périgord, le Quercy, la Charente et le Poitou. Une de ses qualités en est la lecture séduisante et complète sur un thème à la fois populaire et élitiste. Un paradoxe que les auteurs ont su résoudre.Thierry Felix, Jean-Luc Aubarbier, Jean-Pierre Bouchard
Thierry Felix, Jean-Luc Aubarbier et Jean-Pierre Bouchard (pour les photos), auteurs de « Préhistoire en Périgord, Quercy, Charente et Poitou » © Droits réservés


Qu’on le veuille ou non le Périgord n’a pas l'exclusivité des vestiges de la préhistoire. Thierry Félix, pionnier du Pôle international de Préhistoire situé aux Eyzies-de-Tayac, Jean-Luc Aubarbier, historien et romancier, et Jean-Pierre Bouchard, psychologue et criminologue de renom mais aussi photographe talentueux, se sont unis pour en témoigner.

La première découverte offerte par leur travail est l’extrême densité de sites préhistoriques que représente cet ensemble de régions. La présence continue de l’Homme depuis 450 000 ans, un milieu naturel et géologique propice à la conservation des vestiges et l’inlassable travail des pionniers de l’archéologie qui ont engagé des recherches dés le XIXème siècle sur ce vaste territoire au final assez homogène. Pour les auteurs, ce domaine est comme l’épicentre de la préhistoire.


Page après page, les délimitations administratives se fissurent, cette enquête dans le passé et l’exercice de mise en relation des dizaines de sites prennent une cohérence nouvelle et ouvrent des perspectives souvent inconnues ou plus simplement méconnues.

Certes, la Dordogne présente les signes les plus significatifs et marquants mais ces incursions Quercynoises, Charentaises et Poitevines nous entraînent dans des voyages inédits, surprenants. Cartes, photos, dessins à l’appui, nous voici retrouvant un nouvel élan trop longtemps circonscrit au Périgord. Tant mieux pour les amateurs de sensations, passionnés par cette période comprise entre l’apparition de l’Homme et celle des premiers documents écrits. Définition qui, au passage, n’est pas retenue par tous les spécialistes.


Prévenants à l’endroit de leurs lecteurs, les auteurs ont concédé pour chacun des 21 itinéraires les informations indispensables pour les visiter. Ceci facilite grandement la tâche du voyageur lequel sans devoir préparer ses parcours ne pourra ainsi pas se perdre.


Pour ceux que la préhistoire se résume en quelques grottes ou ossements il faudra accepter d’aller plus avant et, c’est tout le souhait des auteurs, d’y ressentir de nouvelles excitations et même quelques frissons tant la majesté naturelle des lieux, la densité et la diversité des promesses sont ici exaltées par la plume et la photo.


Voici donc une machine à remonter le temps, à se surprendre bien fragile devant les talents de nos ancêtres, à retrouver le goût des pionniers de l’archéologie en partageant les émotions nées de ces rencontres. Avec nos trois compères enfin nous pouvons apprécier que, si homo sapiens signifie « homme qui sait qu'il sait » ou « homme sage », nous avons encore beaucoup à apprendre. C’est rassurant et ne résistons pas à nous emparer de cet ouvrage excellent et partir en voyage pour un face à face étonnant.

Auteur : Pascal SERRE


« La préhistoire en Périgord, Quercy, Charente et Poitou »

Texte de Thierry Félix et Jean-Luc Aubarbier ; photos de Jean-Pierre Bouchard – Éditions Ouest-France – 144 pages – 15,90 €


Pensée de la semaine

« Un livre a toujours deux auteurs : celui qui l’écrit et celui qui le lit »

Jacques Salomé (1935). Psychosociologue et écrivain
.

Père de cinq enfants, Jacques Salomé est diplômé en psychiatrie sociale de l'École des hautes études en sciences sociales. Chargé de cours pendant quinze ans à l'université de Lille III , il travaille ensuite dans le domaine des relations humaines. Expériences au cours desquelles il a forgé un corpus théorico-pratique qui le désigne comme un expert en communication intime et en relations  au quotidien. Jacques Salomé a rédigé plusieurs ouvrages sur la communication. Prolixe, il signe encore en 2007 un ouvrage d'interprétation psychologique « Contes d'errances, contes d'espérance ».

Source : www.evene.fr


Le journaliste périgordin Pascal Serre est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 12 septembre 2011 11:29  

Deux personnes que je connais et que je respecte profondément:Jean-Luc historien et Libraire de SArlat! Jean-Pierre Auteur et grand criminologue!Il y a des gens doués dans notre beau Périgord rempli d'histoire.

Commentaire de Anonymous JL , le 12 septembre 2011 18:07  

Mes plus beaux souvenirs...de l'été2010...un sujet plus qu'intéressant, des auteurs de talent et l'oeil d'un photographe hors du commun :)
Lisez le et faites le lire!

Commentaire de Anonymous Guy , le 14 septembre 2011 09:35  

Grâce aux talents de Jean-luc, Thierry et Jean-Pierre (criminologue !) le Périgord n'a de cesse de nous surprendre et émerveiller. Félicitations aussi à cette approche de la "critique" littéraire qui échappe à la banale narration. Periblog devient ainsi un VRAI SITE pour le Périgord

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 23 septembre 2011 15:24  

Bravo aux trois sarladais ! Ils ont frappé fort et bien ! Neandertal peut être fier de sa descendance en Périgord … comme ses descendants sont fiers de lui …

Entre la droite et la gauche, mon coeur balance mardi 6 septembre 2011

Périblog est ouvert à tous, tant ceux qui sont dithyrambiques vis à vis des actions de la municipalité actuelle que ceux qui le sont moins et soutiennent l'opposition. Parce qu'un jour c'est l'UMP qui en prend plein les mirettes et qu'un autre c'est le PS, j'estime que Périblog est un site indépendant dans l'âme. Si un parti y semble plus représenté, c'est seulement faute d'écrits des sympathisants d'autres bords. Je ne peux pas faire mieux que d'ouvrir les portes du blog à ceux que le veulent. Même si les avis publiés ici étaient parfaitement répartis, d'aucuns seraient contents et d'autres chagrins. Il semble que ce soit le cas avec certains des lecteurs.
Quelques partis politiques français
Emblèmes de quelques partis politiques français
Personnellement, comme on me « tourmente » depuis toujours sur cette question d'appartenance à un parti plutôt qu'à un autre, ma réponse est celle du pragmatisme plutôt que de l'idéalisme. C'est ainsi que je soutenais Xavier Darcos lors des dernières élections municipales.

Avec son projet « Périgueux 2010 » entamé (on se souvient qu'il incluait la réhabilitation du bas Saint Front et la place de la Clautre) et ses efforts afin de stimuler le tourisme local, Xavier Darcos, ministre d'État et membre influent du gouvernement, me paraissait la personne à soutenir pour le bien de la ville et ses habitants. On a voulu choisir l'alternance en élisant Michel Moyrand, le bilan à ce jour ne montre pas que l'on ait eu raison.

Ce que je viens d'écrire est une affirmation claire de mes inclinations. Sachez enfin que pour moi ce n'est pas la doctrine des partis politiques qui est prévalente, mais le mérite des femmes et des hommes qui se présentent devant les électeurs. En 2008 en l'occurrence, c'était un homme de droite du nom de Xavier Darcos.
Auteur : William Lesourd

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Commentaire de Anonymous Eric Foussard , le 7 septembre 2011 00:09  

Entièrement d'accord avec toi, William. L'important n'est pas la couleur politique d'un maire, mais seulement ses compétences à gérer sa ville. Nous en avons un très bon exemple à Boulazac où Jacques AUZOU est réélu avec plus de 70 % des voix, alors que son parti politique totalise moins de 10 % des voix dans la plupart des élections.

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 7 septembre 2011 08:41  

D'accord avec toi William, il faut voter pour l'avenir de Périgueux et non pas pour ou contre quelqu'un, ce qui a hélas été le cas en 2008...

Commentaire de Anonymous Kahn Sara , le 7 septembre 2011 10:08  

J'admire le beau logo avec la rose en quasi omniprésent...
Votre joli tableau est bien réducteur.
Des organisations il y en a plus que ça et des bords politiques aussi dès qu'on cesse de chercher le sens du vent.

Commentaire de Anonymous Bonnal , le 7 septembre 2011 10:25  

Il faut surtout changer cette équipe municipale qui est NULLE et mêne PERIGUEUX à la ruine! Bon vent Messieurs on ne vous retiens pas....

Commentaire de Blogger Jean-François Cros , le 7 septembre 2011 10:55  

L'important est avant tout de s'engager, de croire en quelque chose... On crève d'indifférence politique et sociale. En débattant ici, on retrouve ce qui fait la force de notre démocratie, la force d'un modèle si rare sur notre planète, sans exclusive, dans le respect des opinions et des êtres.

Commentaire de Blogger Périblog , le 7 septembre 2011 11:15  

Ah monsieur Bonnal, comme j'aimerais que vous vous donniez un peu de temps pour rédiger des commentaires qui ajoutent au débat de manière constructive. La prochaine fois peut-être ? W

Commentaire de Anonymous Cédric de BONI. , le 8 septembre 2011 13:27  

C'est évident qu'un éclaircissement est toujours important quand on commence à parler politique sur un blog. Mais évidemment le politiquement correct voudrait que tout le monde soit de gauche. Surtout qu'aujourd'hui, aux yeux de beaucoup, droite = UMP = Nicolas Sarkozy. Pourtant la droite fourmille de courant pas forcément attaché à Sarkozy, comme à gauche de nombreux partis ne sont pas attaché au PS.
De plus, avoir été pour Xavier Darcos ne veut pas dire être à droite forcément.
Le mérite des hommes ... beaucoup l'oublie et préfère faire des rapprochements faciles et ridicules.
J'ai toujours su que tu appréciais le travail et ce qu'avait fait Xavier Darcos et sa grande équipe. Et j'ai toujours su que "droite" ou "gauche" tu t'en fiches, c'est la valeur de la personne qui t'importe le plus.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 10 septembre 2011 10:40  

Nous attendons avec impatience les listes pour les prochaines municipales 2014 pour la belle ville de Périgueux.
Listes sur lesquelles apparaitrons les candidats Jean-François CROS et William LESSOURD...
Dans la même ? Peut-être ?

Commentaire de Blogger Jean-François Cros , le 12 septembre 2011 18:51  

Merci au courageux anonyme de s'exprimer à ma place... S'investir dans sa ville même d'adoption, avoir une opinion et l'exprimer publiquement ne veut pas dire obligatoirement se présenter aux élections...
J'ai déjà eu à me frotter au suffrage universel avec des bonheurs diverses et surtout durant plus de 20 ans j'ai oeuvré pour que d'autres récupèrent électoralement le fruit de leur travail. Alors 2014 est loin, très loi et je laisse à d'autres tout loisir de se mobiliser tout en ouvrant ma "bouche" quand j'en aurais envie !

Commentaire de Blogger Périblog , le 12 septembre 2011 19:24  

Mince et moi qui me voyais déjà en train de mettre l'écharpe autour de ton cou et prendre ma place d'élu à tes côtés

 

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