MIMOS festival du mime : une rétrospective 2007-10 dimanche 31 juillet 2011


C'est aujourd'hui lundi 1er août que débute à Périgueux MIMOS. Le festival international du mime, en est à sa 29ème édition.

C'est le théâtre Dakh/Groupe DakhaBrakha (Ukraine) qui lancera le festival, ce lundi 1er août 2011 à 22h00.

La scène a été bâtie sur l'esplanade Badinter, près du théâtre et de la poste principale.

Dreams of the lost roads. Theatre Dakh/Groupe DakhaBrakha - UKRAINE.

Le dossier de presse dit : « Une incroyable performance avec chants traditionnels, théâtre visuel, vidéo et l’énergie débordante de 30 artistes sur scène. Une inauguration 2011 à couper le souffle ! » © Droits Réservés

Gratuit et pour tout public, « Dreams of the lost roads » (ou Rêves des routes perdues en français) est une immense scène-échafaudage avec de part et d’autre des écrans vidéo. En son centre, des musiciennes-comédiennes, vêtues de longues robes de dentelle blanche et de hautes coiffes en mouton noir, entament des chants et musiques venus du fond des temps ; au dessus et autour d’elles, se déplacent d’étranges personnages. Le rêve ukrainien de la route perdue peut commencer...

Je prendrai des photos chaque jour des spectacles Mim'Off auxquels j’assisterai. Je les posterai ensuite sur Périblog et dans mon album sur Facebook. W

L’équipe 2011

- Directrice : Chantal Achilli
- Administrateur : Ludovic Becker | ludovic.becker@perigueux.fr
- Directeur Technique : Jules Berbessou | jules.berbessou@perigueux.fr
- Conseiller artistique, responsable de la programmation : Patrick Roger |
patrick.roger60@orange.fr
- Directeur Technique adjoint : Pascal Brudy | pascal.brudy@odyssee.perigueux.fr
- Régisseur général : François Weber |
- Chargée de communication et de diffusion : Julie Aparicio-Cervera | julie.aparicio@odyssee.perigueux.fr
- Attachée de presse : Marie-Jo Picot-Mourgues | mjo.picot@meaux.com
- Médiation culturelle & action dans les quartiers : Mathieu Hirn | mathieu.him@oerigueux.fr
- Coordinateur Mim'Off : Dominique Couvreur | mimoff@odyssee.perigueux.fr
- Billetterie et accueil du public : Emmanuelle Hébert, Sophie Dal Pan, Corinne Passerieux | billetterie.mimos@odyssee.perigueux.fr
- Comptabilité : Laëtitia Passerieux | laetitia.passerieux@odyssee.perigueux.fr
- Equipe technique : Christophe Borie, Hamid Chahboune, Michel Delage, Marie Dalbavie, Bastien Geneste, David Idziak, Vincent Robert, Jorys Salleron, ainsi qu'une équipe de techniciens intermittents du spectacle.
- L'équipe du Centre Culturel de la Visitation, dirigée par Dominique Saby : Françoise Chauvris, Joëlle Allard, Dominique Maud, Jean-Marie Privat.
- Traduction des textes en anglais : Aisling Connolly
- Stagiaires : Baptiste Marcelin, Marina Cufil, Vélina Gabrovska, Laureen Chaminade, Damien Marais, Clothilde Philippy.

Mimos remercie également l’équipe d'emplois d'été et les bénévoles qui œuvrent à la réussite du festival 2011.
photo © Droits Réservés




J'ai pensé qu'il serait peut-être utile pour les visiteurs de revoir sur Périblog les éditions passées du MIMOS. Attention les pages sont riches en média et donc très lourdes.

MIMOS en 2010

MIMOS en 2009

MIMOS en 2008

MIMOS en 2007

Quelques liens utiles en rapport avec le festival international des arts du mime et du geste de Périgueux. Du 1er au 6 août 2011


Et pour finir... Pascal Serre nous a tout spécialement concocté un cancan du Coderc qui sort un peu de ses frontières habituelles. MIMOS 2011 est bien entendu un des sujets principaux de ce nouveau cancan qui devrait être publié dans le courant de la journée.

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Roland Dumas - Coups et blessures jeudi 28 juillet 2011

Lecture pour tous

La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.

Coups et blessures

Juin 1981. Salle des fêtes de Razac-sur-l’Isle. Présentation de Roland Dumas aux militants socialistes. De gauche à droite : Roland Dumas, Roger Roudier, Gisèle Saint-Laurent, Francis Ardouin, Lucien Delmas, Michel Suchod. 06/1981 © Archives Départementales de la Dordogne – Fonds Diaz
Trente ans après, que reste-t-il de Roland Dumas en Dordogne ? Le dernier ouvrage de l’ancien député de la Dordogne, ami de François Mitterrand, ne laisse que peu de place dans la mémoire de l'auteur. Quelques lignes sans grand intérêt sur ce printemps de mai 1981 où François Mitterrand balaya d’un revers de main les ambitions d’un jeune socialiste périgordin pour imposer son poulain ; et sur la famille Deviers dont le père militant communiste était très estimé du côté de Terrasson et dont la mère qui l'hébergea fut l'assistante dévouée ; et enfin sur Christine, leur fille, qu'il reconnaît avoir connu en cette année de toutes les convoitises.

« Quiconque se présentait sous l’étiquette de Mitterrand était presque sûr d’être élu »

Roland Dumas reconnaît qu’en juin 1981 « Quiconque se présentait sous l’étiquette de Mitterrand était presque sûr d’être élu ». De Guéna il avoue qu’il était « le plus redoutable (...) Il maniait à merveille les formules assassines. » Celui qui devient en Dordogne très vite l’Arlésienne se rappelle les propos de son rival : « Il avait compris que la partie la plus fragile de mon dispositif était les communistes qui étaient restés très gaullistes en Dordogne. Il les provoquait : « Je comprends que vous votiez à gauche, c’est normal ; mais voter Dumas, un franc-maçon et le défenseur du FLN c’est moins normal. » Et l’auteur de conclure : « Guéna et moi avons fait la paix depuis longtemps. Demeure cependant une imperceptible gêne entre nous ».

« L'ami du Président » n’a eu cure des Périgordins

L’élégant, fin, cultivé Roland Dumas n’avait pas d’ambition pour sa terre d’élection et on serait presque à en conclure à un marché de dupes pour des femmes et des hommes qui rêvaient du grand soir et croyaient que l’ami du Président allait apporter son lot de consolations comme il était de coutume depuis toujours. Ce ne fut pas le cas.

Rue des Chaines à Périgueux
Roland Dumas © Pascal Serre
Roland Dumas n’était pas fait pour la province et le peuple de la terre et des usines ; il aspirait aux grands desseins, à un destin. Il se voyait Premier ministre et fut contrarié de ne point y parvenir. Son propos, comme il en est de toutes les mémoires, le place au cœur des tempêtes, des secrets avec un bonheur finement ciselé. Nous voici entraîné dans « l'État miterrandien » sous l’œil du gardien du temple d’une époque qui ne peut, à ses yeux, qu’être soumise aux succès et fort rarement à l’échec. Roland Dumas se fait people par effet de mode mais aussi de manches en bon avocat qu’il est de sa propre cause. Le séducteur est toujours vif, éclairé, efficace. Il y décoche quelques flèches aux effets pernicieux et construit l’histoire à son profit. La diplomatie française y est par définition un modèle ; les souvenirs du père fusillé à Brantôme ou ses impressions de franc-maçon appellent le lecteur à la prévenance envers le grand homme.

Dumas, la franc-maçonnerie et Périgueux

De la franc-maçonnerie, il évoque son parcours — fait assez rare — sans grande complaisance pour cette organisation et avouant : « J’ai été un maçon sincère juste après la guerre, mais je ne suis plus guère pratiquant… »

Roland Dumas - Coups et blessuresRien sur sa prétendue affiliation, en 1981, juste avant sa candidature à une loge de Périgueux… Des bavards prétendent l’avoir vu… deux fois ; d’autres prétendent qu’il en serait toujours…

Il brosse de ses relations avec François Mitterrand une vision parfois contrastée où sa fidélité au Président n’a jamais failli. Il fournit de nombreuses anecdotes bien choisies se soumettant ainsi aux impératifs du marketing du livre politique. Ce n’est pas sans intérêt mais les historiens sauront séparer le bon grain de l’ivraie. On pourrait dire que Roland Dumas est un métissage de Talleyrand et Choiseul, Casanova et Dom Juan. On comprendra mieux combien le Périgord a pu paraître ennuyeux pour cet esprit ambitieux dont certains — mauvais esprits — disent qu’il était l’homme des coups tordus de Mitterrand. On peut se demander de quels coups et de quelles blessures l’auteur s’habille. Les réponses sont dans l’ouvrage.

Auteur : Pascal SERRE


« Roland Dumas, Coups et blessures »

Roland Dumas), Éditions Le Cherche Midi, 520 pages, 18,50 €.

Pensée de la semaine

Photo trouvée sur le site « Les livres ne sont pas une réponse à l’univers ni une explication du monde, mais chaque livre important est une grande question qui fait avancer le monde. »
Antonio Soler écrivain espagnol, né à Malaga en 1956.

Écrivain largement reconnu et apprécié en Espagne, Antonio Soler connaît également une carrière internationale. La France le découvre en l'an 2000 avec « Les Héros de la frontière », rapidement suivi en 2001 par un second roman, « Les Danseuses mortes ». L’œuvre d'Antonio Soler est marqué par le soin apporté à la narration, portée par un rythme entraînant et une plume tantôt crue, tantôt lyrique, mais toujours humaniste. Source even.fr


Le journaliste périgordin Pascal Serre est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Jean-christophe , le 29 juillet 2011 08:07  

On peut pas dire que les socialistes gardent un excellent souvenir de Dumas malgré ses indéniables talents de Machiavel. En Dordogne comme dit l'auteur nous étions inexistants. Dumas était un noble de province qui visitait ses terres et ouailles entre l'Elysée et le Quai d'Orsay

Commentaire de Anonymous Bonnal , le 29 juillet 2011 11:32  

Triste individu comme homme politique mais comme Avocat complice du faux atentat! vrai magouleur et coureur de jupons!Aucune réference d'honneteté!

Un présidentiable sur le Coderc lundi 25 juillet 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :

Alors que les Périgordins se mettent à l’heure d’été, Hervé Couasnon, candidat à l’élection présidentielle de 2012 s’est promené incognito sur le Coderc. Il a pris une longueur d’avance sur Sarkozy, Hollande, Aubry et autres prétendants. C’est auprès du groupe de musiciens boliviens Alaya que nous l’avons rencontré. Ils nous a glissé un scoop comme disent les grands journalistes…

Mes compères habituels ont déserté nos connivences coutumières du samedi. Ma météo hebdomadaire sera ponctuée de rayons de soleil fugitifs et de gouttes esseulées ; entre les deux, des nuages grincheux qui tournent autour des étals sans franchement s’y attarder. Un peu désabusé par les abandons aux démonstrations estivales de mes honorables correspondants, je maintiens mon office.

Rue des Chaines à Périgueux
Il est midi plein ; près de la Halle, le café du Coderc passe doucement du café aux apéritifs. 23/07/2011 © Pascal Serre

Entrant par la Rue des Chaînes, me dirigeant vers le Coderc me voici guidé par des sonorités qui réveillent les images assoupies de « Tintin et le temple du soleil ». Au coin de la rôtisserie Dupuy ce sont quatre véritables Boliviens qui ont élu un consulat provisoire de leur belle nation. Curieux comme il se doit, la dernière note encore au-dessus de nos têtes, je profite égoïstement d’une pause probable mais que j’arrange en définitive pour apprécier cette présence en bavardant avec eux. 


Le groupe Alaya s’invite sur le Coderc

Le groupe bolivien Alaya à Périgueux
Le groupe bolivien Alaya. De gauche à droite : Miguel Angel Puna, Christian et Henry Dupuy, Pecho Condori et Helberto Melendez. Photo de droite : Juanito Bolanos, percussionniste 23/07/2011 © Pascal Serre

Tous les quatre sont de La Paz, la capitale de la Bolivie mais vivent dans la région parisienne ; chaque été, depuis une quinzaine d’années ils viennent en Périgord et, plus particulièrement à Périgueux. Ils ont tentés l'autre marché, celui de la Clautre, mais l’accueil chaleureux des rôtisseurs du Coderc les a fixés ici, avec un fil électrique qui alimente la petite sono mais pas seulement.

Durant leur séjour le groupe Alaya réside près de Sarlat car

« il y a plus de touristes » ; mais Miguel Angel Puna me confie : « ici, sur le Coderc on est plus à l’aise, c’est plus authentique encore et il y a beaucoup de Périgourdins que l’on retrouve d’une année à l’autre ». Visiblement notre Bolivien ne sait pas les hautes fonctions communales de son générateur d’énergie car il me lâche : « On aimerait bien avoir un contact avec la mairie mais on sait pas comment faire ». J’ai derechef glissé l’information à notre capitoul.

Eduardo ou l’empreinte magique

Eduardo Léon à Périgueux
Eduardo Léon Président de l’Association Dordogne-Périgord Amérique latine 23/07/2011 © Pascal Serre

Juste le temps de faire une photo souvenir et voici que passe tenant solidement son vélo Eduardo Léon  qui préside l’Association Dordogne-Perigord Amérique latine — dites plus simplement DOPEAL. Ce Chilien d’origine, multiplie les actions pour faire partager les expressions culturelles de l’Amérique latine.

Étonnamment, il frôle notre groupe sans s’attarder. Ce n’est pas l’habitude de cette homme taillé dans le granit de la curiosité autant que dans celui de la rencontre et du bavardage. Quel dommage ! Plus tard. Peut-être.

Mais comment oublier, lorsqu’Eduardo évoque avec son accent si marqué son pays qu’un Périgordin — Antoine de Tounens — fut roi un temps de cette lointaine contrée que constituent l’Araucanie et la Patagonie. Deux territoires que se disputent encore le Chili et l’Argentine. Un Périgourdin qui exerça à une portée d’arbalète de nous — Rue de la république —  le métier d’avoué…

Décidément ce Coderc nous fait traverser les continents. Musique bolivienne, cultures chiliennes et plus si affinités et enfin ce roi périgordin organisent une empreinte magique peu ordinaire.

Le candidat périgordin aux présidentielles en « off »

Hervé Couasnon et Vladimir Letwicki
Hervé Couasnon et Wladimir Letwicki. Hervé Couasnon candidat à l’élection présidentielle des 22 avril et – qui sait ? – du 6 mai 2012 23/07/2011 © Pascal Serre

Je n’ai pas remisé mes notes dans ma poche que se dessine devant le bar du Coderc la silhouette éclatante d’Hervé Couasnon. Mais c’est que le bougre est candidat à l’élection présidentielle de l’année prochaine. Me voyant il ouvre tout grand les bras et se dirige vers moi avec une euphorie partagée. Il est accompagné de Wladimir, un autre personnage, particulièrement typé, inoubliable avec ses belles bacchantes, son rire coulant et qui tranche avec la grisaille de nos contemporains.

Wladimir est le gentil organisateur des voyages cinématographiques de « Connaissance du Monde ». Selon lui très prisés par des Périgordins : « parfois il y a cinq cents personnes ! » On le croit.

Mais tous mes regards se portent sur le candidat à l’élection présidentielle de 2012 qu’est le Périgordin Hervé Couasnon.

Ariane Massenet recevra Hervé Couasnon sur canal + le vendredi 5 août à 19h10 dans le « News Show » © Droits réservés

Les effusions encore fébriles, Hervé m’annonce qu’il va me donner un scoop : il sera sur Canal + le vendredi 5 août prochain lors de l’émission le « News Show ». Il sera l'invité d'Ariane Massenet et interrogé par Anne Roumanoff qui mènera l'équipe des filles et Hervé Mathoux qui mènera celle des garçons.

Parlera-t-il de notre Coderc ? Il élude déjà comme un professionnel de la politique et me donne toutes les informations possibles en utilisant le off ce qui confirme le sérieux du médiatique escaladeur périgourdin.

Cette fois, il escalade l’Elysée… Il a une équipe de campagne — je vous le jure ! J’ai les noms mais promesse a été donné de ne rien révéler. Le candidat échafaude une grande conférence de presse, en septembre, à Périgueux. Il a son plan média, son programme et quête les 500 signatures avec une confiance souveraine. Il s’en passe des choses dans notre pré du Coderc, même en off.

Ce que je peux dire simplement c’est que son directeur de campagne est un directeur de… prison. Tout ceci est aguichant face aux mastodontes, éléphants ou baleines qui tournent autour de lui. Car, soyons clair, face aux autres candidats, colosses aux pieds d’argile, Hervé sait que

« La roche tarpéienne est proche du Capitole » et s’en amuse déjà. Il considère fièrement que Nicolas, François, Martine et les autres vont tourner autour de lui comme les abeilles autour d’un pot de miel. Au second tour, bien entendu.  

Un petit air de Riviera sur le Coderc 

Certains Périgordins savent que leur ville peut adopter quelques couleurs, formes ou sonorités de la Riviera. Hiver comme été, question d’élégance, de courtoisie et de savoir-vivre. C’est ainsi que je croise Jean-Pierre Boyer, pilier du lionnisme, délégué régional pour le Grand Ouest pour l’Union des maisons françaises et encore président de la Fondation de la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes.

À son bras, la charmante conseillère municipale de Périgueux, Élisabeth Dartenset. Ce sont des habitués de la place où on les retrouve à l’heure du déjeuner chez Marie Delporte accompagnés de l’épouse de l’ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie de Périgueux, Jean Gaillard. Ils aiment l’ambiance cosy et les propositions légères et agréables à voir et déguster. 

Jean-Pierre Boyer et Élisabeth Dartenset à Périgueux
Jean-Pierre Boyer et Elisabeth Dartenset, un air de riviera hiver comme été. Question de savoir vivre. 23/07/2011 © Pascal Serre

Oui, cette place du Coderc, même sans les copains demeure un réservoir inépuisable de petits bonheurs, de douceurs qui guérissent de l’éventuelle tribulation qui fait que solitaire et solitude ne riment pas forcément ensemble.

Cette disposition d’esprit exercée en ce samedi de juillet s’est révélée juste et parfaite. La privation de mes congénères trublions et décocheurs inlassables mais attendrissant de commérages a finalement été bien consolée par le caractère impromptu de mes sensations. D’ailleurs, en musique, un impromptu est une composition libre, semblable à une improvisation et généralement écrite pour un seul instrument. Je trouve que ceci correspond merveilleusement avec l’atmosphère du moment. Pas vous ?

Auteur : Pascal SERRE



Pascal Serre, journaliste périgourdin, est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
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Commentaire de Anonymous Jean-Christophe , le 27 juillet 2011 06:50  

Entre Hervé couasnon et jean-Pierre monmarson nous avons le vrai périgueux celui que nous aimons. Tous deux font une vraie pub dans et hors la ville. C'est bien de leur donner une place même si ce n'est que celle du "Coderc" appelée à de grandes destinées

Michel Grégoire - Périgord, 100 lieux pour les curieux vendredi 22 juillet 2011

Lecture pour tous

La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.

Avec son ouvrage « Périgord 100 lieux pour les curieux » Michel Grégoire nous invite à tuer le fantôme d’un terroir préfabriqué. Par ses regards nous passons de la carte postale à l’intime conviction que le voyage est permanent.

Maurice Barrès écrivait en son temps « C’est peu vivre de ne faire qu’un personnage ». Comme ceci colle bien à la personnalité de Michel Grégoire qui multiplie les impressions quand d’autres les soustraient.Michel Grégoire par Pascal Serre
Michel Grégoire nous offre un outil d’autodéfense et d'autocontrôle pour ne pas verser dans la confusion des mille et un châteaux © Pascal Serre

L’homme de radio, persifleur et pourfendeur de lignes droites, travaille la verticalité des expressions. En se plongeant dans un Périgord qu’il connaissait déjà comme sa poche il a découvert que cette dernière, percée, l’obligeait à faire marche arrière pour ramasser ce qu’il avait soit égaré, n'avait pas pénétré de son regard fureteur. Il en résulte une compilation originale d’une centaine de lieux et personnages entièrement éprouvés par l’auteur. Ce qui habituellement relève du commun, du cliché, se dessine avec des touches singulières propres à l’auteur. Et ce n’est pas peu dire.

Le Périgord de Michel Grégoire bouscule les idées reçues et se refuse au formatage des low-cost et autres marchands d’un temple chancelant sous les coups de butoirs d’un tourisme dévolu à la valeur ajoutée sonnante et trébuchante, au tiroir-caisse de trois mois qui doit constituer un trésor de douze…

Curieux ? Oui, à chaque sujet, lieu, personnage ; à chaque paragraphe et mot qui sonnent mâtine pour les routards de la dernière heure, juste avant que ne se ferment les portes du poète.

Car Michel Grégoire est un poète. Un peu fou comme il se doit. Mais sa vision du Périgord se compare quelque peu à celle de Régis Debray dans son « Contre Venise » en dénichant l’ennemi intime, celui qui s’intoxique dans les amours préparés par d’autres.

Michel Grégoire nous offre un outil d’autodéfense et d'auto-contrôle pour ne pas verser dans la confusion des mille et un châteaux, nombrils marchandisés, des croquants imaginaires empaillés pour nous faire jouer au train fantôme.

Avec Michel Grégoire on ne consomme pas le Périgord ; on le mérite à force d’en déjouer les facettes multiples et d’y faire rimer voyage avec aventure. Au fil des pages, même un Périgordin reprendra son fil d’Ariane et pourra faire sien les mots de Saint Jean de la Croix :
Bon, pour toute la beauté,
jamais je ne me perdrai,
sinon pour un « je ne sais »
que l’on trouve d’aventure.


Parues l’an passé, les impressions périgordines de Michel Grégoire méritent en cette période tourmentée d’être reprises, revisitées ou… visitées.

Auteur : Pascal SERRE


« Périgord, 100 lieux pour les curieux »

Michel Grégoire (photos par Philippe Cadot), Éditions Christine Bonneton, 224 pages 14,90€.

Pensée de la semaine

Photo trouvée sur le site http://ec-vigny-loches.tice.ac-orleans-tours.fr/« On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne à quoi bon le lire ? »
Franz Kafka (1883-1924).

Franz Kafka est un écrivain pragois de langue allemande et d'origine juive, né le 3 juillet 1883 à Prague et mort le 3 juin 1924 à Kierling. Il est considéré comme l'un des écrivains majeurs du XXe siècle. Source Wikipédia


Le journaliste périgordin Pascal Serre est membre de :
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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 22 juillet 2011 22:39  

Le livre date de l'année dernière c'est bien réchauffé mais réchauffé quand même

Commentaire de Blogger Périblog , le 22 juillet 2011 23:35  

Un petit coup de pouce est bien mérité, surtout pour un guide touristique qui est aussi utile aux visiteurs de la région cette année qu'il l'était l'année dernière.

Commentaire de Anonymous Jean-Jacques , le 29 juillet 2011 08:17  

Justement je ne connaissais ni le livre ni l'auteur et je l'ai acheté. Bravo je suis Périgourdin et je l'ai lu avec beaucoup de plaisir et d'envie de revenir sur des lieux que je traversais sans les regarder.

Mon village 360 est formidable - Brantôme mercredi 20 juillet 2011

Visite aériennes virtuelles des villes et villages de la Dordogne

(Basé sur une initiative de la Dordogne Libre)

Mon village 360 est formidable ! Mon village 360 est formidable, complète une initiative de la Dordogne Libre intitulée « Mon village est formidable ! » menée avec le concours du Conseil Général de la Dordogne. Dominique Louis (de balloide-photo.com) réalise les prises de vues aérienne, ainsi qu'un panoramique aérien virtuel

Dordogne Libre et Conseil Général de la DordogneLa Dordogne Libre avec le concours du Conseil Général de la Dordogne publie une rubrique intitulée « Mon village est formidable ! ». Cela consiste à rencontrer les gens d'une bourgade périgordine et à faire le portrait des individus qui prennent part à la vie associative et économique des lieux.

Pour clore chaque visite, la DL propose à mon ami Dominique Louis de faire une photo de tous les habitants du village (enfin, ceux qui seront là) rassemblés sur la place du village que la DL utilise pour illustrer l'article.

Aujourd'hui c'est Brantôme !

Brantôme qui est à environ 30 minutes (28 kms) de Périgueux par la route est formidable sur la DL ce 20 juillet 2011.

Faites pivoter le panoramique latéralement ou verticalement avec le pointer de votre souris. Presser la touche Capitale au dessus de la touche Ctrl à gauche du clavier d'un PC, vous permet de zoomer un peu et la touche Ctrl de revenir à 100%. Cliquez dans le panoramique pour activer les fonctionnalités. Amusez-vous bien.

Panoramique 360° de Brantôme © Dominique Louis - Balloïde Photo

Vous trouverez plus d'informations, dont d'autres photos aériennes prises avec le ballon captif à l'hélium de Dominique en visitant ce lien →

La Dordogne Libre est en vente chez votre marchand de journaux habituel à Périgueux et dans sa région. Certaines brasseries à Périgueux, comme le Café de la Place en ont une ou deux copies que leurs clients peuvent lire tout en sirotant leur café.
Voici les précédente visites virtuelles :Voici les visites virtuelles à venir :
  • Razac le 11/08
  • Mensignac le 25/08
D'autres visites s'ajouteront à la liste par la suite bien entendu dont : Coulounieix, Antonne, St Astier, La Douze, Sorges, Atur, Château Lévêque, et Coursac sont prévus dès septembre. Les dates sont sous réserve pour l'instant.

Pour info, la DL a déjà fait un Mon village est formidable à St Pierre de Chignac le 27/04 et à Excideuil le 11/05. Reportages pour lesquels Dominique n'a pas produit de visites virtuelles.

N'oubliez pas d'aller voir les jolies photos et les panoramiques époustouflants de Dominique Louis sur son site web (Cliquez sur en savoir plus et naviguez par date avec le menu Actualités en haut à gauche de la page).

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 21 juillet 2011 07:47  

Brantome la venise du Périgord! superbe vues de Dominique Louis! Cette cité est magnifique et remplie d'histoire avec nos meilleurs restaurants et une belle balade en bateau pour terminer la journée. Bonne visite et voyez mon blog ou j'ai réalisé l'histoire de cette cité! http://mondomicile.centerblog.net/

Commentaire de Anonymous Ninile , le 24 juillet 2011 18:36  

Très belle vue de Brantôme ça donne très envie de se mettre au vert et d'aller visiter cet endroit si joli.
La banlieue parisienne est morose avec son béton partout besoin d'air !!!! le Périgord moi j'adore. Allez je me lance, j'irai fin août à bientôt les périgourdins - Brantôme et Périgueux.

Commentaire de Blogger Périblog , le 24 juillet 2011 23:24  

Et bien on l'espère bien Ninile, mais attention, vous risquez de tomber amoureuse du Périgord et n'avoir de cesse d'y retourner...

Des bougons heureux mardi 19 juillet 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :

Au cœur de l’été, la désormais célèbre place du Coderc n’a de cesse de se façonner en lieu de passages et de commérages incontournables. De La France coquine au Périlgourdin ; des spectateurs aux acteurs de la cène hebdomadaire, l’anodin prend une importance planétaire. On peut y jouer le paradoxe du bougon heureux.


Ils sont là ; tous les quatre, avec leur allure douce, véritables marauds d’un champ clos et infini à la fois. Montaigne disait du maraud :

« celui qui ne mérite pas de considération ». Sens péjoratif qui est contredit par la perception de Charles de Bovelles lequel y voit un artisan qui travaille le bois et qui fabrique des coffres. Ils me l’avaient dit : « Nous serons au Coderc » ; et ils y sont.

Je me suis attardé pour saluer le vaillant Henri Dupuy qui a déjà fait sa revue de presse. Je me hasarde à lui demander si le maire est là :

« Oh le maire, il passe tôt, le matin vers 7 h 30. En bon paysan du limousin il préfère le contact direct avec les commerçants de la place au bain de foule. Souvent il repasse en fin de matinée… » Dont acte.

Henry Dupuy
Le vaillant Henri Dupuy a déjà fait sa revue de presse. 16/07/2011 © Pascal Serre

Didier Menduni l’impertinent coquin

En quittant la rôtisserie je me trouve nez à nez avec un personnage aussi discret localement que célèbre dans les médias nationaux. Que diable voici Didier Menduni !


Didier Menduni, un personnage aussi discret localement que célèbre dans les médias nationaux. © Gilles Morel

Peu connaissent ce personnage qui a fait du libertinage son fonds de commerce. A l’origine du « Petit Futé » de la Dordogne, il a commis en 1994 une idée lucrative en créant un guide la « France Coquine ».

L’impertinent auteur reste le seul à oser mettre les pieds dans le plat, ce Périgordin niché dans les bois de Villamblard se fait aussi caressant qu’acide.


Les quatre cavaliers du grand reportage

Notre équipe est au complet. Bougons mais heureux les quatre cavaliers du grand reportage de proximité ont déjà avalé leur café me signifiant avec une autorité marquée mon retard. Le ciel est imprégné d’insignifiantes et brèves ondées. Même pas besoin d’un parapluie. Les fracas habituels du marché se font plus délicats. Il n’y a pas grande foule et les badauds sont tempérés par cette influence souveraine.

Michèle Thieullent, vedette d’un jour

Michèle Thieullent
Michèle Thieullent dite Mimi, vient d’être élue présidente du Lions Club Périgord-Montaigne. 16/07/2011 © Pascal Serre

La vedette du jour est Michèle Thieullent, la fromagère déjà bien connue. Le journal Sud-Ouest (article du 16 juillet par Anne Siméon). lui a réservé un bel, élogieux et mérité article.

C’est que Mimi vient d’être élue présidente du Lions Club Périgord-Montaigne ! Voici notre égo codercien réveillé par cet honneur.

Notre Christian venu de l’autre côté de la ville, du faubourg comme l’on dit la connaît bien :

« Elle a débuté rue Limogeanne. C’était en 1988. Ma défunte femme ne se servait que chez elle. Mais l’article vous raconte tout… »


Le Tour de France à Périgueux ?

René a relevé avec exaltation l’annonce par Michel Moyrand de la venue — probable — du Tour de France à Périgueux l’an prochain1.

Bernard ne décolère pas sur les propos d’Eva Joly voulant supprimer le défilé militaire du 14 juillet.

« C’est vrai que c’est désolant de voir le peu de monde présent avant-hier sur les allées de Tourny. C’est vrai que depuis le départ de notre régiment il n’y a plus les fastes d’antan quand on venait découvrir nos pioupious, pompiers, gendarmes. Le cours Montaigne était bondé de gens. Ça avait une autre allure ! »2

Jean-Marc Pennetier
Jean-Marc Pennetier, le directeur de cabinet du maire de Périgueux. © Pascal Serre

Je glisse que Jean-Marc Pennetier, le directeur de cabinet du maire, m’a dit que lors des cérémonies du 19 août — jour de la libération de Périgueux — une plaque sera posée en l'honneur de Jacques Gobert qui a recherché et identifié les 45 martyrs du « Mur des fusillés ». Ce qui attire un satisfecit général.

Mais Alain ne peut se passer d’une remarque :

« On l’a jamais vu ici ton copain ! »

« Mais si » que dis-je tout incertain dans mon propos et de rajouter : « Il a une fonction très prenante ».

Et Christian de déclarer :

« Ah je sais ce que c’est un directeur de cabinet, toujours sur la brèche. Ça n’a pu qu’empirer. »

Le tintamarre de la semaine

Jean-Paul déplore tout en bloc : le refus d’ouverture du Monoprix le dimanche3, les soubresauts de la Société protectrice des animaux4, le marché de nuit annulé5, la création d’une discothèque au cœur de la ville6, l’affaire de Périgord menuiserie7. Bref un vrai tintamarre qui, pêle-mêle, souligne une humeur contrariée. Personne ne contredit, n'alimente.

La nouvelle préfète sur le Coderc ?

Bernard prend la parole pour saluer l’épouse du nouveau préfet, Jacques Billant, vue pour la fête nationale :

« Je connais pas son prénom mais je dois vous dire qu’elle a de la distinction ! »

Christian, toujours au point sur les potins de son ancienne administration reprend :

« Mais elle a du caractère ! Ils sont arrivés avec plein d’animaux, des enfant, la grande bâtisse se fait plus familiale et le personnel se félicite de cette arrivée pleine de renouveau.Viendra-t-elle sur le Coderc ? Ce passage est obligé, un signe que j’attends pour conclure » déclare notre René.

Du côté du Bar de la Truffe

Sarung et Alain Pichard
Alain Pichard et son amie Sarung, subtile alliance des cultures cambodgienne et thaïlandaise. 16/07/2011 © Pascal Serre

Il n’est pas loin de midi et les signes du repli se font jour. Les « marauds » semblent fatigués. Acquitté de notre créance, sans grands élans, nous nous séparons.

De guerre lasse, j’entame une croisière sur la place encore fort animée. Je retrouve Alain Pichard et son amie Sarung, subtile alliance des cultures cambodgienne et thaïlandaise. Arrivés tardivement le couple n’aura pas son poulet tant désiré.

Jean-Christophe Sounalet et Rémy Philippon
Pause café pour Jean-Christophe Sounalet et Rémy Philippon photographes à Sud-Ouest pour le premier et la Dordogne Libre pour le second. 16/07/2011 © Pascal Serre
Jean-Pierre Laumond et Jean-Louis Pousse
Jean-Louis Poussse rencontre Jean-Pierre Laumond (à gauche), un inconditionel du Coderc. 16/07/2011 © Pascal Serre

Au bar de La Truffe Jean-Christophe Sounalet et Rémy Philippon respectivement photographes à Sud-Ouest et la Dordogne Libre entament une pause alors que Jean-Louis Pousse a retrouvé un de ses nombreux copains Jean-Pierre Laumond. Ce dernier est un inconditionnel du Coderc et s’y plonge toute la matinée au gré de ses humeurs et rencontres.

Hamid El Moueffak, maire-adjoint de Coulounieix-Chamiers 16/07/2011 © Pascal Serre

Hamid El Moueffak, maire-adjoint de Coulounieix-Chamiers y médite sur les dernières polémiques de sa commune8. Cet enseignant et chercheur originaire de Casablanca, en homme du Sud trouve sur le Coderc l’essence de notre civilisation commune. Il me confie combien il aspire à une plus grande sérénité dans sa commune…

« Nous travaillons, trouvons des solutions mais nous buttons toujours sur des histoires passées… » Lâche-t-il quelque peu harassé.


Le sacerdoce d’Aline Berret

Aline Berret qui tient depuis trois ans le magasin de presse
Aline Berret tient depuis trois ans le magasin de presse place du Coderc. 16/07/2011 © Pascal Serre

Je me devais depuis longtemps de visiter Aline Berret et qui tient depuis trois ans le magasin de presse qui ne désemplit pas. Ouverte tous les jours de 7 h 30 à 19 heures elle effectue un vrai sacerdoce.

Fort heureusement elle accomplit sa charge avec une assistante tout aussi avenante : Karine. Certes elle fait une petite pause l’après-midi des dimanches et lundis.

Ici c’est le royaume des joueurs en tous genres tel Thierry Calmes qui tient sa boutique de jeux vidéos « Score Game » et que je découvre par hasard grattant à tout va et avouant quand même

« ne pas être accroc comme certains ».

Les couvertures de magazine sur le Périgord font florés : l’Express, Le Point, Détours de France, France et j’en passe.

Aline Berret assure que les Périgordins sont friands de ces éditions toujours éclatantes dans leurs photos et leurs textes aguicheurs.

Qui se rappelle qu’en ce lieu vivait une réputée épicerie en fruits et légumes ? C’était le temps de Jean Couturas qui fut un adjoint émérite d'Yves Guéna qui était connu comme le loup blanc.

Le Périlgourdin hors des tristes monopoles

Michel Labussière et son Périlgourdin
Michel Labussière lance son Périlgourdin. 16/07/2011 © Pascal Serre

J’apprends que mon ami Michel Labussière vient de lancer son Périlgourdin un quatre pages comme en connaissait au XIXème siècle.

Il me faut le chercher. Je le retrouve enfin en dehors du cénacle habituel. Il me présente sa newsletter qui se veut

« pour une actualité rieuse partagée hors des tristes monopoles ». On a pas finit de rire ! Je m’y retrouve cité avec un humour corrodant non dénué d’affection et auquel je m’accorde.


Le Périlgourdin sur le net →

Jacques Vergnaud : de la pub à la peinture

Jacques Vergnaud
Jacques Vergnaud expose ses oeuvres à Hautefort du 20 juillet au 10 août 16/07/2011 © Pascal Serre

Passe un autre Périgordin bien connu par ses entreprises de publicité et son inlassable engagement pour le club de rugby de Périgueux : Jacques Vergnaud. Le voici, à la grande surprise de ses amis, dans la peinture. En noir et blanc avec un carré rouge mystérieux. Il m’annonce qu’il expose à l’autre bout du monde, à Hautefort du 20 juillet au 10 août. Sacré bonhomme que ce Jacques !


Mes bougons du moment, mes marauds de l’instantané sont déjà chez eux

Quelques gouttes plus abondantes nous ramène à surseoir à ce pèlerinage hebdomadaire.

La ville semble toute en indulgence ; les terrasses découvrent la solitude et, à l’intérieur des entrailles de la convivialité de cette fin de marché, les murmures cèdent au vacarme des habitués et des touristes tout émerveillés par ce petit monde fait de petites gens aux repères joyeux. Mes bougons du moment, mes marauds de l’instantané sont déjà chez eux.

Le temps est venu de ramasser les impressions et de pianoter sur le clavier. Bonne fin de semaine à tous !

Auteur : Pascal SERRE


1. voir Sud-Ouest du 15 juillet - 2. voir Sud-Ouest du 15 juillet - 3. voir Sud-Ouest du 13 juillet - 4. voir Sud-ouest du 9 juillet - 5. voir Sud-Ouest du 13 juillet - 6. voir Sud-Ouest du 9 juillet - 7. voir Sud-Ouest du 7 juillet - 8. voir Sud-ouest du 14 juille - Le journal Sud Ouest sur internet →


Pascal Serre, journaliste périgourdin, est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Christine , le 20 juillet 2011 09:31  

Quel tour de piste people qui n'a rien de bougon. Et grand bonjour à Didier que je n'ai pas revu depuis plus de dix ans.

Commentaire de Anonymous Christophe , le 20 juillet 2011 21:50  

Faudra penser à faire un livre car tous ces articles bout à bout sont un formidable témoignage sur la société de Périgueux. Un sociologue y trouverait de quoi faire. En attendant bravo car à chaque fois on croit tous les connaître et il y a toujours des nouvelles têtes. C'est plus la france coquine ou le ranch coquin mais le coderc malin

Commentaire de Anonymous JEAN-PIERRE , le 20 juillet 2011 23:20  

Excellente idée le livre faut lancer une souscription et le vendre sur le coderc ca serait mieux que art et o

Thierry Boisvert l'ami que je n'ai jamais eu

Début juillet dernier, j'apprenais par les journaux régionaux la disparition de Thierry Boisvert. Si son nom m'était inconnu, son visage, lui, m'était familier.

Je ne fus pas surpris en le reconnaissant sur la photo qui illustrait l'article énumérant quelques jalons de sa brève existence, mais j’éprouvais quelques remords... Laissez-moi vous expliquer :


La dernière fois que je l'avais aperçu, c'était à une table du Café de la Place devant laquelle un de ses amis avait poussé son siège roulant. Il faisait beau.

Le visage que j'avais connu et qui avait durant trois ans retenu mon attention parce qu'il exprimait la richesse d'une âme peu commune, s'était presque éteint. Sa chevelure si abondante qui le caractérisait, et dans laquelle venait se perdre de temps en temps un petit nuage de fumée, s'était ternie elle-aussi. Seuls ses yeux bleus brillaient d'une lueur à peine plus faible au travers de ses lunettes rondes, comme pour dire à la faucheuse qui approchait : « donne-moi encore un peu de temps ». Le soleil le réchauffait, et le crabe imperturbable continuait à le ronger.

La seule et unique fois où j'avais pu adresser la parole à cet homme dont l'aura me fascinait, il venait d'apprendre que le crabe avait élu domicile dans ses poumons. C'est sans pudeur particulière qu'il me l'apprit, à deux pas de la caisse d'une brasserie où lui et moi venions de payer notre addition.

Lui non plus ne me connaissait pas. De temps en temps, c'est vrai, nos regards se rencontraient. Il me souriait furtivement ; parfois c'était moi qui le premier esquissait un sourire, un peu ennuyé qu'il ne fût pas tout seul pour que j’ose m'approcher et lui tendre la main comme je l'ai fait avec tant d'autres personnes auparavant. Mais il n'était jamais sans son clan et celui-ci me paraissait fermé et même interdit. Nous avions fini malgré tout par nous reconnaître à défaut de bien nous connaître. Il avait dû savoir ce soir-là, après que je me fus adressé à lui, qu'il aurait vite pu me compter parmi un de ses amis les plus chers et plus sincères.

Mais il était presque trop tard. Déjà Thierry semblait plus fatigué que les autres fois. Nous échangeâmes quelques banalités sur l'irrégularité des plats servis en cet endroit, puis un léger trémolo dans la voix, je lui souhaitais de bien retrouver la santé. Que pouvais-je dire d'autre de plus séant ?

Lorsque je revis Thierry Boisvert, en mai ou juin dernier, je n'eus encore une fois pas assez de cran pour venir troubler le clan. Pourtant je savais... la faucheuse était là ; et l'ami qu'il aurait pu être s'en vint une ultime fois.
Auteur : William Lesourd
Photo prise le jour de la sortie et de la présentation au public et à la presse de l'audioguide visuel « Raconteur d'histoire » concernant la découverte et visite du coeur historique de Périgueux. © Droits Réservés

Au centre, Thierry Boisvert : Iconographe irremplaçable, documentaliste de cette aventure mêlant le son et l’image. A la droite, sur la photo : Thomas Gibertie : Scénariste, documentaliste et infatigable chercheur et lecteur de l’Histoire de la ville. Laurent Labeyrie : Info graphiste sur mesure, programmeur et concepteur de la navigation.

À gauche de Thierry sur la photo, Michel Grégoire : Auteur multimédia, coscénariste, réalisateur sonore et guide-narrateur (et auteur de l'hommage qui suit). Jean-Charles Pouyot : Initiateur, commanditaire et coordinateur de cette visite du « secteur sauvegardé » pour l’agence qu’il dirige : « Echappée Belle »

Michel Grégoire est l'auteur de Périgord - 100 lieux pour les curieux, un recueil touristique d'endroits insolites en Dordogne dont la revue par Pascal Serre sera postée vendredi matin dans la rubrique LECTURE POUR TOUS.

TEXTE POUR LES OBSEQUES DE THIERRY BOISVERT / Michel Grégoire et les amis de Thierry

MONTAGNAC-LA-CREMPSE/ 04 07 2011

Page 1

Chers amis,

Je tiens à remercier d’abord, au nom de tous, et du fond du cœur, la famille de Thierry Boisvert qui a permis de faire une place à la vaste tribu qu’il avait patiemment constitué au fil de sa vie ; de ses vies… multiples mais toujours guidées par la passion et l’engagement.

Une tribu faite de handballeurs qui se souviennent de leurs jeunesses et de la pugnacité de cet équipier solide et déjà résolu, de musiciens de bal, de joueurs de vielles ou de cabrettes, d’historiens, d’archivistes érudits, de collectionneurs passionnés, de photographes, de conteurs d’histoires et de puits à souvenirs.

Une tribu, sans chef à plumes, où tout le monde jouent aux indiens.

Une tribu dont la devise pourrait être : amitié, probité, fidélité !

Et nous nous retrouvons aujourd’hui, sans forcément nous connaître, dans ce village, si cher à son cœur  où il a tenu à nous réunir : Montagnac-la-Crempse.

Il ne s’agit pas ici de faire la biographie académique de ce farouche autodidacte — selon sa propre expression — et de cet ami au destin si singulier… (autant essayer de faire passer un mammouth dans le chas d’une aiguille)… car, ici, chacun possède, au fond de lui, un morceau de ce puzzle précieux ; aux innombrables pièces qui, réunies peu à peu, donneront, un portrait émouvant et l’une des plus belles images qui soient : celle d’un homme exigeant, au caractère souvent rugueux, aimant la vie…et l’histoire des autres hommes. Quant aux livres, qu’il a signés, auxquels il a participé, souvent gracieusement, aux expositions, aux images et aux sons de toutes sortes qu’il a collectés, ils sont, eux aussi si riches, et si rares qu’ils sont devenus, au fil du temps un trésor ; une référence incontournable, tant pour les savants que pour les petites gens de la plus modeste commune.

Cette mine, il lui a donné un nom ; digne de son amour des mots et de son humour : « LA THEQUE » ! Une encyclopédie amoureuse, jubilatoire et minutieuse que Diderot n’aurait pas reniée. Il faut savoir que dans l’épreuve qu’il a traversée, il n’a jamais perdu son ironie et nous avons eu jusqu’au bout un homme à la mémoire légendaire et intacte. Toujours près à un sourire, une contrepèterie ou à un bon mot d’…esprit.

S’il confie dans son ouvrage dédié aux photographes de Dordogne qu’il est un « enfant de la télé et du transistor » qu’il découvrait, vers 12 ans, tel un passager clandestin du vaste monde, c’est à sa grand-mère Alice qu’il doit sa vocation pour l’image, la transmission et le partage. Lorsqu’elle lui a confié son album de cartes postales, elle a éveillé son insatiable appétit pour ce que racontent les photos jaunies.

Pour Thierry, il ne s’agit pas seulement de voir mais aussi de savoir ! Ce dévorant amour pour ce qu’on nomme le « Patrimoine » (qui signifie : ce que nous ont légué nos pères) allait marquer sa vie et la notre. Mais, qu’on ne s’y trompe pas ! Le patrimoine de Thierry n’a rien à voir avec une « collectionnite » où l’on amasse, pour soi-même  tout et n’importe quoi. Chaque photo de sa caverne d’Ali Baba, il connait son histoire et s’en est souvenu jusqu’aux derniers instants. Son patrimoine à lui n’avait rien du folklore poussiéreux et figé ; loin du pittoresque factice, passéiste et caricatural.

Le patrimoine de Thierry est, et demeurera VIVANT !

Il savait cependant rire de lui-même et de sa période musique traditionnelle du Périgord, chants villageois et art populaire en déclarant, avec ce ton « pince sans rire » et presque britannique : « Moi, le patois ; je le parle mais je le comprends pas ! »

Thierry c’est la sensualité ; sous toutes ces formes ! Les 5 sens étaient aux rendez-vous : la musique lui caressait les oreilles, même la chabrette et la cornemuse ; les images le bouleversaient, la cuisine parlait à ses papilles, les senteurs des livres anciens ou de l’encre flattaient son odorat et lorsqu’il fut un temps luthier, il câlinait la table d’harmonie des vielles à roues avec la délicatesse et le soin d’un artificier.

Il ajoutait à ces sens émotionnels et exacerbés chez lui, un sixième sens ! La signification ! Il fallait que ces images, ces enregistrements aient un sens : Il fallait que tout cela dise quelque chose et fût utile !

A ce propos, j’ai assisté à l’une des scènes qui nous avait tous deux bouleversés. Tandis que nous avions réalisé, avec une tribu inédite, un « vidéo guide commenté » sur l’histoire du cœur historique de Périgueux, entre une évocation en images des transformations de la cathédrale Saint Front et le récit des réjouissances des baladins sur la place de la Clautre contée par Thierry Baritaud, des bâtiments de France, il fut question des « rues neuves » , un quartier légendaire sauvagement rasé dans les années 50. Un natif de ces « rue neuves » a reconnu sa rue, sa modeste maison et la fenêtre de la cuisine. Il n’avait jamais vu de photos de cette enfance qu’il pourrait enfin partager avec ses petits enfants. Ce bonheur tardif et les larmes qui ont suivies, il ne savait pas qu’il les devait à Thierry.

TEXTE POUR LES OBSEQUES DE OBSEQUES THIERRY BOISVERT / Michel Grégoire et les amis de Thierry

MONTAGNAC-LA-CREMPSE/ 04 07 2011

Page 2

Mais Thierry, pour minutieux, perfectionniste, sérieux et intraitable qu’il fût, avec lui et avec les autres, est resté un enfant. Espiègle, capricieux, orgueilleux, colérique parfois.

Lorsqu’un de ses complices, le Docteur Watson de ce Sherlock Holmes, l’appela pour lui dire qu’à Toulouse, il avait trouvé une photo de 1860 sur la construction de forges à Thiviers qu’il ne connaissait pas ! Il n’a pas pu le concevoir ni l’accepter. Cette rareté, il la lui fallait ! Il prit rendez-vous avec le propriétaire, fit l’acquisition de cette image et entrepris aussitôt une enquête digne de Colombo et d’Hercule Poirot réunis.

Il finit par apprendre que l’auteur de la prise de vue reposait au cimetière du Nord, il s’y rendit et observa que sa tombe était entretenue. Donc, « Bon sang, mais c’est bien sûr ! » : une famille avait survécue. Il fallait la retrouver.

Opiniâtrement, il finit par savoir le fin mot de l’histoire pour mieux rendre à César ce qui lui appartenait et en savoir un peu plus… Car, comme le dit un autre de ses comparses, Denis Chapus :

« s’il ne savait pas tout, il ne savait rien ! » et puis le respect des auteurs et de leur travail est une manière chez lui d’aristocratie ouvrière et de courtoisie entre artisans du même art, une sorte de « compagnonnage ». C’était son côté « communard ».

Mais il savait avoir la dent dure ! Et je voulais dans cette évocation amicale et fraternelle de sa personnalité intransigeante le citer tout simplement. Dans le tome un de son ouvrage sur les photographes périgourdins, Thierry écrit ceci ; je cite

« J’ai une pensée amicale ou amoureuse, selon les cas, pour mes ami(e)s et les proches qui ont accompagnés pendant ces quinze années, ma boulimie photophagique. Ils se reconnaitront.

Je remercie moins les amateurs ou professionnels de la res antica jouissent de garder par devers eux tout ou partie du supposé « trésor » qui encombre le grenier sans générosité de leur tour d’ivoire. Ils se reconnaitront aussi. »

Dans les années 80, il fut également l’auteur d’un almanach satirique de la vie locale dignes des pamphlétaires du début du siècle dernier, où il eu l’audace d’affuter son esprit vif-argent, sa plume et sa lame proche de celle de Cyrano, pour brocarder l’institution, quelques hommes politiques, les tartufes, ceux qui jugent, ceux qui savent, les décideurs de pacotille, les Trissotins et les flagorneurs de tous poils. Et ce qui frappe dans ce style plein d’humour léger, c’est une sorte de « férocité bienveillante ».

Thierry préférait apprendre que savoir ! Il n’a pas seulement laissé des traces de lui mais surtout des traces de nous tous. Les gens ! Le projet en cours concerne les publicités anciennes, la « réclame « comme on disait naguère ; L’occasion, là encore, de faire découvrir aux jeunes générations des produits ou des breuvages dont les anciens se rappellent peut-être encore le goût. Le Cinzano, le guignolet kirsch, le remède de jouvence de l’abbé Soury, le légendaire Fernel branca ou le Byrrh.

Nous souhaitons tous, avec gourmandise, que ce livre, bien avancé, voit prochainement le jour Pour finir, je pense à un proverbe arabe qui dit que

« Tout ce qui n’est pas partagé est perdu. »

Thierry, Longue VIE aux cadeaux que tu nous as laissés !

Je finirai d’un mot : l’un des plus beaux de notre langue et de toutes les langues du Monde : MERCI !


Auteur : Michel Grégoire, (pour la famille de Thierry Boisvert et au nom de sa tribu élargie : ses amis)

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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 19 juillet 2011 13:16  

Thierry Boisvert est un formidable ami historien, spécialiste des photographes du périgord et auteur de nombreux ouvrages; le pèrigord peut-être fier de l'un de ses fils!

Un «cocu» qui ne payera plus la chambre... dimanche 17 juillet 2011


Jean-François Cros propriétaire du Irish Corner, place Francheville à Périgueux
Jean-François Cros © Périblog

Lettre ouverte d'un "cocu" qui n'a plus envie de payer la chambre...

Entre reportages sur l'emploi dans la restauration en saison estivale et débat sur le projet des candidats à la primaire socialiste, je ne sais plus si je dois me considérer comme un esclavagiste moderne ou comme un mafieux blanchissant ses capitaux dans quelque paradis fiscal...

Systématiquement, que ce soit Arnaud Montebourg ou sa première secrétaire en vacance, Martine Aubry, il n'est pas de discours, d'interview ou de déclaration programmatique sans que la baisse de la TVA dans la restauration soit stigmatisée et avec, cette engeance semble-t-il malfaisante que sont les patrons des milliers d'établissements français, aquitains ou périgourdins qui ont "bénéficié" de ce "cadeau fiscal" indu.

Madame la Députée de le 3ème circonscription de Dordogne, Messieurs les Sénateurs et Députés de la 1ère et 4ème de Dordogne, je me permets donc de vous inviter dans ma modeste entreprise pour que nous puissions enfin parler de cette mesure qui paraît provoquer dans votre parti politique, le PS, une levée de boucliers sans précédent.

Je voudrais, par cette rencontre, vous expliquer ce que cela représente pour notre profession, vous faire partager combien est importante la faiblesse économique de ce tissu de petits établissements maillant notre territoire. Germinal Peiro, vous vous êtes fait le chantre de la sauvegarde de la ruralité. Vous êtes-vous posé la question de savoir quels sont les derniers commerces qui restent encore ouverts dans nos villages ? Le bistrot ou le restaurant... Qu'est-ce qui fait l'attrait touristique de nos bastides et villes classées ? Les mêmes... Pascal Deguilhem, en sportif averti, vous aimez les sympathiques troisièmes mi-temps ? Sans un bar ouvert ou une table festive pour accueillir un quinze en goguette, c'est bien moins amusant...

Je n'ai pas honte de le dire mais cette mesure a sauvé mon entreprise et avec elle, les dix-huit salariés qui se battent au quotidien pour leur emploi. Je ne suis pas le seul dans ce cas même si beaucoup de mes collègues ont trop de pudeur à l'avouer. Dans les 190 établissements du grand Périgueux, nous nous escrimons tous pour nos boites, avec des horaires de fous, des charges et des obligations sans cesse accrues. Et tout cela pour s'entendre dire que nous sommes des "privilégiés" gâtés par le système ? Cela suffit ! J'en ai par dessus la poêle à frire de passer pour un exploiteur, confit de fric et mauvais citoyen. Je ne suis ni le groupe Total ni Madame de Bettencourt, ne mélangeons pas tout. Ou alors il faudra venir aussi expliquer à nos salariés que l'année 2012 risque d'être pour eux celle du chômage, de la précarité et du retour aux vaches maigres.

Car derrière la baisse de la TVA à 5,5%, beaucoup de donneurs de leçon médiatique omettent de dire qu'il s'est agi de nous placer à armes égales avec la restauration rapide, qu'aucun secteur de l'économie française, depuis, n'a autant embauché en période de crise, que nous sommes employeurs de beaucoup de jeunes en rupture scolaire sans qualification ni avenir.

En cas de rétablissement au taux supérieur de TVA pour l'ensemble de la restauration, devra-t-on donc renoncer à la prime versée chaque année à nos salariés, à la mutuelle générale mise en place pour tous, aux embauches d'apprentis supplémentaires (2 pour mon entreprise) et espérer le retour des aides à l'emploi que nous avons tous perdu (près de 3000 euros par mois concernant ma société) ? J'aimerais connaître de votre part ce qui accompagnera cette réforme fiscale qui va nous toucher de plein fouet. C'est important non seulement pour la survie de nos entreprises mais aussi dans l'optique de l'accomplissement de notre devoir citoyen.
Auteur : Jean-François Cros www.jfcros.com
NDLR : Le texte que vous venez de parcourir a été envoyé aux cinq parlementaires de Dordogne appartenant au Parti Socialiste.

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Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 19 juillet 2011 10:15  

Longtemps j'ai entendu le même genre de critiques sur les aides apportées à l'agriculture locale !Ce sont probablement les mêmes qui critiquent l'aide apportée à la restauration. les mêmes qui achètent chinois, mangent macdo et qui rouspètent de de pas avoir d'emploi ....

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 5 octobre 2011 09:35  

quelle différence entre commerçant et voleur ? l'un vous vend trois francs un truc acheté un franc et l'autre vous prend directement 2 francs....

Audy et Lesenne - Fragments maçonniques vendredi 15 juillet 2011

Lecture pour tous

La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.
Lorsque deux francs-maçons sortent de l’ombre c’est toujours un événement. En dehors des marronniers ornés des affaires rocambolesques et aguicheuses qui secouent régulièrement ce milieu qui se veut discret et non secret il est rare que les « frères trois points » se dévoilent d’eux même et pour évoquer l’essence même d’une philosophie que ses adeptes ont supplantée dans les médias. Luc Audy et Philippe Lesenne, tous deux francs-maçons à Périgueux ont franchi le pas.
Philippe Lesenne et Luc Audy, auteurs de Fragments maçonniques
Luc Audy et Philippe Lesenne lors de la séance de dédicace à Périgueux © Pascal Serre

Luc Audy et Philippe Lesenne partagent les mêmes valeurs et leurs destins se sont croisés dans l’un de ces offices où, paraît-il, on « creuse des tombeaux pour les vices et élève des temples à la vertu ». Ce témoignage à deux voix résulte de blessures, d’épreuves qui trouvent dans ce récit un exutoire rappelant qu’il est parfois plus difficile de faire son devoir que de le connaître.

Une loge sauvage

Le caractère atypique et les exigences intimes des auteurs les ont amenés à créer ce que, dans le jargon maçonnique, on nomme « une loge sauvage » — La Pierre Levain. Pour eux, elle est simplement indépendante. Ce qui, dans le Landerneau maçonnique ne va pas sans contrariétés étouffées. Une tendance qui séduit de plus en plus de frères qui ne trouvent plus dans les obédiences régulières leur salaire. Comprends qui pourra ou voudra.

Le fameux secret maçonnique

La trame de ce dialogue nous entraine dans les méandres d’un univers philosophique, spirituel même, qui tranche nettement avec les visions profanes qui circulent sur la franc-maçonnerie. Tout y est symbole, tout y est mystérieux et ne demande qu’à se dévoiler. Mais pour ce faire, il faut, pour reprendre Socrate, apprendre à se connaître soi-même.

Ne croyons pas, au fil des pages, trouver un manuel formaté qui solutionne toutes les grandes questions de la vie. D’ailleurs, le fameux secret maçonnique, dans sa conception originelle, trouve toute sa renaissance dans un monde fait de multiples masques, d’obscures prétentions, d’illégitimes ambitions et de vaines associations.

Une initiation ténébreuse

C’est justement par l’extérieur, par un profane dénommé Pausanias, que Luc et Philippe conversent sur cet étrange cheminement qui mène du monde séculier à celui spéculatif de cette initiation ténébreuse que nul ne peut partager si ce n’est, peut-être, avec lui-même.

Ces Fragments maçonniques ne répondent à aucune curiosité attisée par les couvertures glacées des magazines avides de sensationnel. Ils ouvrent des champs de réflexion et d'effort sur soi avant tout. Ils demandent un travail dont on sait par définition qu'il ne connaît pas de fin.

Les auteurs ne réduisent pas leurs propos à une vague compilation de l’existant si riche et divers soit-il. Ils investissent le lecteur qui ne peut être que « Pausanias » et, pourrions-nous imaginer aussi, quelque part, les auteurs eux-mêmes. L’important n’est pas dans la réponse mais dans la question.

Déviant par nature mais aussi par opiniâtreté, Luc et Philippe, ne veulent convaincre personne mais seulement remettre une certaine maçonnerie dans sa grande tradition d'ordre symbolique, de recherches. Ils savent trop bien qu’au terme de cette rédaction puis de sa lecture on ne peut plus aspirer au repos. Mais, comme tout bon franc-maçon le lecteur y aura vraisemblablement reçu son salaire.
Auteur : Pascal SERRE


« Fragments maçonniques, dialogue avec un homme du dehors »

, Luc Audy et Philippe Lesenne, Éditions Amalthée, 276 pages, 20,50€.

Pensée de la semaine

« Mes livres ne sont pas des livres, mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard sur la route de ma vie. »
François René de Chateaubriand (1768-1848). Né à Saint-Malo, c'est un écrivain romantique et homme politique français. Il est considéré comme l'une des figures centrales du romantisme français et de la littérature française en général.


Le journaliste périgourdin Pascal Serre est membre de :
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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 15 juillet 2011 15:48  

La franc-maconnerie est une institution à Périgueux. Moi pour m'élever dans la Hiéarchie je préfère rester libre et ne pas adhérer.... Car la liberté ça na pas de prix!

Commentaire de Anonymous Didier , le 15 juillet 2011 19:21  

Bravo monsieur Bonnal vous voici encore avec des idées toutes bien prêtes et arrêtées. Il n'est pas dit aussi que la franc-maçonnerie vous accueille dans ses valeurs universelles... Et encore il est pas dit que l'on s'élève dans la hierarchie avec la franc-maçonnerie monsieur Bonnal mais tout ceci vous échappe peut être..

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 15 juillet 2011 22:28  

Alors maintenant periblog donne dans les marronniers de la maçonnerie ? Monsieur Lesourd serait-il un initié ? Attention au complot...

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 16 juillet 2011 09:45  

On aimerait en savoir plus sur les rumeurs de rififi chez les frères trois points. periblog devient presque une officine des renseignements généraux. On ne nous dit pas tout monsieur Lesourd surtout avec votre collaborateur pascal serre qui connait trop bien notre petite ville et si mon oreille n'a pas été distraite les milieux maçonniques. On attend la suite

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 20 juillet 2011 23:31  

J'ai acheté le livre et j'assure que c'est pas facile à lire faut s'y prendre à trois fois (symbolique si j'ai bien compris)

Chantons sous la pluie mardi 12 juillet 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :

Voir le Coderc et... vivre. Telle pourrait être la devise de notre parvis où les misanthropes s’effacent devant les caresses d’une étendue toute tissée de volupté et de compagnonnage. Avec la pluie tant attendue c’est en solitaire que j’ai éprouvé ma chanson du Coderc.
Avec la pluie tant attendue c’est en solitaire que j’ai éprouvé ma chanson du Coderc 09/07/2011 © Pascal Serre
Ce samedi s’annonçait mollement pluvieux. Quelques larmes célestes égarées et bienveillantes semblaient ralentir le mouvement de la petite foule des badauds, ceux-ci d’ici et ceux-là d’ailleurs. Les parapluies, compagnons tout aussi fidèles qu’utiles, furetaient entre les étals. Les sonorités se faisaient plus nuancées et les couleurs chantaient moderato tout en préservant l'émanation particulière des senteurs habituelles.

Je m’étais soumis à la viduité du promeneur démuni de toute obligation si ce n’est celle de recueillir les bienfaits naturels des influences du moment. La courtoisie voulait que j’en tienne informé mes amis attitrés qui marquaient d’ailleurs une certaine satisfaction à mon propos.

Quand les RG font leur marché

Dans sa dernière édition, le magazine L’Express faisait une large place à Périgueux et ses adresses gourmandes me rappelant au passage que je me devais de rendre visite à Geneviève Fleury laquelle entretient un généreux et élégant commerce de produits fins.
Jean-Claude Périer - Périgueux
Jean-Claude Périer, ancien des RG, a conservé un regard bienveillant et affectueux sur Périgueux 09/07/2011 © Pascal Serre

M’y rendant avec une nonchalance pourvoyeuse de rencontres affables et vivifiantes. Je me glissais entre les parapluies et abris divers pour rattraper un ami de longue date, Jean-Claude Périer. L’ancien commandant de police en retraite était un de ces hommes de l’ombre qui composaient ce que l’on appelait avec une retenue appropriée les Renseignements généraux. C’est un habitué du Coderc. Natif de notre bonne ville, il a donné de cette institution une vision transparente et chaleureuse qui en contrarie les images contrastées. Installé dans le quartier de Saint-Martin, il a conservé l’intérêt bienveillant, obligeant et serviable qui le caractérise.

Nous devisons du bon vieux temps et de certaines agapes où journalistes et inspecteurs des renseignements généraux savaient, sous la houlette du bon Père Paul Laparre du Courrier Français partager une fois l’an le pain et le seul en toute fraternité. Jean-Claude confie qu’il a parfois appris plus de choses sur le Coderc qu’ailleurs… Chut !
Jean Naturel manie le parapluie au sens propre comme au sens figuré 09/07/2011 © Pascal Serre

L’éclipse de Jeannot »

Débouchant sur la place, venant de la rue de la Sagesse, Jean Naturel qui a marqué la vie politique municipale dans mes années 80 et 90 se joint à notre discussion.

L’ancien conseiller municipal socialiste est toujours actif au sein du festival Mimos mais apprécie le semblant de repos qu’il s’est accordé tout en conservant un regard avisé sur la chose publique. C’est qu’il en sait des choses sur les arcanes des joutes politiques locales et l’observation convient remarquablement à cet ancien documentaliste radieux à nos souvenirs d’antan. Sur ses amis de la mairie il effacera ses pensées que l’on devine taquines.

L’indéboulonnable Jean-Pierre Monmarson nous rejoint. Quelques propos attristés sur l’éclipse de Jeannot, Jean Boussuges, dont on voudrait revoir la barbe et l’amitié se confondre avec nos émotions.

L’historienne chevronnée qu’est Joëlle Chevé, auteure notamment d’une remarquable biographie sur Marie-Thérèse d’Autriche, épouse de Louis XIV – chez Pygmalion – ne manque pas le Coderc. Entre Paris et Périgueux, elle n’oublie jamais ce lieu privilégié où elle peut aussi se ressourcer et retrouver ses amis.
Joëlle Chevé
Joëlle Chevé, historienne mais aussi épicurienne érudite
Jean-Francis Parisis est une institution culinaire du faubourg des barris
09/07/2011 © [1] & [2] Pascal Serre

Mariette et Marius ou le temps des métissages des saveurs antillaises et périgordines 09/07/2011 © Pascal Serre

Le Coderc se fait créole

Fils de Michèle Thieullent fromagère à Périgueux
De chez Michelle Thieullent (son fils Fabrice sur la photo), fromagère réputée on vient à la découverte des accras09/07/2011 © Pascal Serre
Par mes amis de La Dordogne Libre et plus particulièrement du fidèle Jean-Baptiste Marty dont le père fut un éminent médecin zélateur du guitariste Django Reinhardt sur lequel il a commis un ouvrage, j’avais pris connaissance d’un couple d’Antillais qui avait élu domicile sur le marché. Je leur rendais visite. Voici deux mois qu’ils font la route de Ribérac au Coderc pour proposer des produits de la Martinique. Ils sont merveilleusement accueillants. Marius et Mariette – c’est digne de Pagnol ! – apportent toutes les couleurs de ce lointain coin de France que sont les Antilles. Depuis deux mois ils n’ont de cesse de soumettre les Pétrocoriens à leurs saveurs exotiques. Joyeux de me trouver, ils m’offrent un verre de banane dans de la glace pilée. Une pure merveille ! De son étal tout proche le fromager vient déguster avec une délectation parfaite quelques accras de morue.

C’est le fils de Michèle Thieullent lequel a la passion des engins mécaniques et commet quelques articles sur le sujet dans des magazines spécialisés. Marius et Mariette n’ont de cesse de se féliciter de l’accueil et, plus particulièrement, celui du placier qui les a bien aidés à s’installer dans cet antre aux traditions bien ancrées.
Jean-Louis Pousse, l’expert de toutes les convivialités 09/07/2011 © Pascal Serre

Pousse, Cornet, Mingasson et les autres…

Me voici surpris par un autre habitué : Jean-Louis Pousse. On ne peut pas l’éviter et l’oublier. Lui aussi est à la retraite. Expert en bâtiments, il connaît sa ville dans tous ses recoins. Chaque samedi il est là avec son cabas et ses habitudes, ses amis. Une petite ondée nous surprend sans rompre nos retrouvailles. On évoque un certain Didier Delezay désormais à l'île de La Réunion mais qui ne manque jamais de passer sur le Coderc lors de ses visites. Il consulte même Périblog et nous invite sur son site chansons et piments. Un homme d’ombre et de lumière qui marqua la vie politique du temps de l’Union de la Gauche… Avec Jean-Louis que les proches surnomment Tom on babille sur les copains et notre marché dont on constate qu’il évolue mais ne perd rien de ses attaches.
D’Indiana Jones à Jean-Paul Mingasson le Coderc reste une « arche jamais perdue »Didier Delezay (à droite avec des lunettes) a fait un périple en Afrique du Sud et à vélo !
D’Indiana Jones à Jean-Paul Mingasson le Coderc reste une « arche jamais perdue »
Didier Delezay (à droite avec des lunettes) a fait un périple en Afrique du Sud et à vélo !
09/07/2011 © [1] Pascal Serre [2] Droits Réservés

Au bar du Coderc le conseiller municipal Jean-Paul Mingasson, un peu esseulé face à son chapeau qui rappelle Indiana Jones et son café, semble absent. Nous nous saluons ; il avoue quelque peu corrodant que « par ce temps allégé et bruineux je médite sur le festival Art et Eau ». Au loin, Philippe Cornet, l’opposant irréductible au maire actuel, écrit sa partition en disposant ce champ clos du Coderc en un orchestre dont il voudrait bien, dans deux ans, qu’il joue « La Victoire en chantant »

Du Coderc aux berges de l’Isle

Jean-Francis Parisis, l’organisateur inspiré et déterminé du restaurant Les Berges de l’Isle me fait face. On s’embrasse. C’est presque naturel. Il vient de terminer ses emplettes. Son restaurant offre la plus belle vue que l’on puisse imaginer sur la cathédrale Saint-Front. Mais ceci se mérite et il faut traverser la rivière, aller dans le faubourg des Barris. Mais la récompense est au rendez-vous. La table y est choisie, les produits nous savons qu’ils ont la signature du Coderc. Jean-Francis en profite pour  nous signaler que le 30 juillet il organise une soirée théâtre avec une compagnie parisienne. Ce sera « Huit-clos » de Jean-Paul Sartre. Un buffet suivra. 
Geneviève Fleury dans sa boutique L'Épicerie des gourmets 09/07/2011 © Pascal Serre

Me voici enfin devant L'Épicerie des Gourmets

 Me voici enfin devant L'Épicerie des Gourmets. Je me dis que finalement mon excursion sauvage est un bienfait. Loin des bruissements routiniers mais nourrissants entretenus avec mes compères gazetiers je nuance de nouvelles sensations.

Geneviève Fleury m’accueille dans un décor cosy, rassurant et où l’œil n’a de cesse de se reposer. Je me sens en bonne compagnie. Originaire de Nantes elle a voulu être au cœur de la ville. Brune avec des yeux vifs, pétillants et gracieusement apprêtés au bonheur, elle est toujours à la recherche de ce qu’il y a de mieux. Elle est amoureuse des huiles, vinaigres, condiments, thés. Mais on y trouve parfaitement ordonnancé ses coups de cœur. Elle met un point d’honneur à parfaire ses paquets qui, selon elle, sont une mise en bouche pour celui qui reçoit le présent. J’y découvre des produits du monde entier. Ou presque. Un véritable voyage initiatique qu’elle accompagne avec réserve et finesse. Elle n’est pas adepte des grandes marques auxquelles elle substitue la qualité et l’originalité qui se conjuguent parfois avec le silence du bon ouvrier.

Mais voici que midi sonne au carillon de Saint-Front. La place se vide peu à peu ; un léger crachin m’attrape sur le pas de la porte ; je me promets de revenir. 

Impressions d’harmonie

Pour une fois j’ai gommé les aspérités des commérages indissociables de notre ville ; je me suis détaché des contrariétés de la vie même si elles s’affichent sans malveillance. Retourné en mon atelier j’ai repris Héraclite. Selon le philosophe grec les paysages ne cessent d’épeler leur lumière. L’harmonie y est la coïncidence des contraires. Dans notre décor du Coderc tout se ferait, tout se déferait par la discorde. La mémoire, source de notre destin, est un jeu énigmatique fait d’apparences. Ce petit matin de juillet, ce samedi-là, je me suis laissé aspirer par des clairs-obscurs, des rites et des secrets inhabituels qui ont enfin échappé à ces impressions. J’en reste comblé et j’ai presque envie d’imiter Fred Astaire… « Chantons sous la pluie ».

Auteur : Pascal SERRE

Pascal Serre, journaliste périgourdin, est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 13 juillet 2011 12:31  

Tout le monde il est beau, tout le mode il est gentil. Un peu long mais joliment écrit. C'est presque mieux que Jean-Pierre Pernaud. Et j'attends les autres photos

Commentaire de Blogger Périblog , le 13 juillet 2011 12:45  

Hello Anonymes.

Faut-il que je supprime cette option d'authentification pour que vous commenciez tous à utiliser votre nom ou un pseudo ? Si vous revenez souvent commenter ici (ce dont je vous remercie chaleureusement), merci d'inventer un pseudo et d'utiliser toujours le même. Vous verrez, ce sera plus sympathique de cette façon.

Tout le monde il est gentil ? Avec un artiste des mots comme Pascal Serre, il faut savoir lire entre lignes...

Je m'occupe des trois ou quatre photos qui manquent dans un instant. W

Commentaire de Anonymous Louis , le 13 juillet 2011 22:39  

Ni anonyme ni pseudo je me nomme Louis comme le 14. Entre testut et Serre c'est à qui va être le plus guimauve. Testut a une longueur d'avance et j'ai relu certains "cancans" qui montrent bien P.Serre a aussi la plume libertaire sans perdre de sa qualité

Commentaire de Anonymous simone , le 13 juillet 2011 23:19  

Après la grèce découverte grâce à Michèle qui m'avait dit de venir sur votre blog je trouve cette chronique fort bien exprimée et donne envie de faire le voyage de Bergerac au Coderc.

 

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