Vox populi (la voix du peuple) mardi 28 juin 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :

La chaleur excessive du moment, la période estivale qui plaide pour un rythme à la fois modéré et dissipé ont entrainé notre institut de sondages aux couleurs pétrocoriennes dans des convulsions étonnantes. Les turbulents gamins du Coderc se sont montrés acides et peu diserts. 

Le soleil est déjà bien réveillé et ardent lorsque nous avons pris nos dispositions chez Fée Maison à l’angle de la rue de la sagesse et de la place du Coderc. Marie Deleporte s’affaire déjà depuis longtemps et sa terrasse est bondée.

Elle, derrière le percolateur, et son aide de camp Jean-Luc Peteytas qui va de table en table avec son sourire familier. Cela fait déjà plus de trois ans que l’ancienne poissonnerie a cédé au temps pour offrir ce lieu privilégié parfaitement entretenu et que nous ne fréquentons pas assez assidûment. 

Si Christian, René  et Alain entretiennent fidèlement nos conjurations amoureuses sur notre cité toute méridionale, Jean-Paul a préféré se rendre à sa maison d’Andernos avec femme et bagages.

La controverse d’Art et Eau

Christian est encore tout agité par le spectacle auquel il s’est rendu la veille, sur les berges de l’Isle, face à l’imposante basilique qui a ainsi joué les couche-tard. 
- Ce n’était pas génial et j’y suis allé par curiosité. Ça ne valait pas un feu d’artifice mais ça coûte plus cher !

René et Alain avouent qu’ils n’y sont pas allés ne se sentant pas concernés par ces folies d’un autre temps. René se lance sur la pauvreté à Périgueux dont son journal préféré – Sud-Ouest – s’est fait l’écho cette semaine.

- Je vais faire ringard mais j’ai passé ma vie à me battre pour un peu plus de justice sociale et je découvre que dans ma ville 14% des habitants touchent moins de 950 euros par mois. Ce n’est pas la faute à la municipalité mais quand même. Entre la nouvelle mairie et ces fêtes somptuaires on oublie la solidarité et le rôle social auxquels la mairie devait s’attacher.

Alain se fait plus indulgent.
- C’est facile ce que tu dis. Un jour on se plaint qu’il se passe rien à Périgueux et que la ville se meurt ; un autre jour on démolit joyeusement une initiative qui a le mérite d’être gratuite et originale.
- D’accord mais quand même, tu n’y es même pas allé et moi je te dis qu’en tout état de cause le spectacle d’hier soir est raté. Rappelez-vous le spectacle son et lumière du début des années quatre vingt-dix, au pied de la cathédrale et bien c’était dix fois mieux et je n’ai jamais entendu que ça coûtait des fortunes ;  assène Christian décidément bien en verve.

Silence meurtrier. Chacun avale son café et balade son regard alentour. Il fait déjà chaud et les touristes débarquent ici et là, appareil photos en bandoulière. Les visages sont déjà fatigués par le bouillonnement exalté, excessif et que je trouve un peu impertinent, voir arbitraire.

D’un préfet à l’autre

Beatrice Abollivier
Béatrice Abollivier Elle part en laissant la grenade dégoupillée de la carte de la future intercommunalité
© Pascal Serre
Pas un siège sur la terrasse et les clients s’attardent avec une nonchalance estivale. Je lance la conversation sur le départ de Béatrice Abollivier vers les terres Charentaises ou, plutôt les rives de La Rochelle. Mes compères se font une fois de plus amers.
- On ne l’a pas vu souvent sur le Coderc. C’est un signe.

Christian sait de quoi il parle, lui l’ancien de la préfectorale.
- Autrefois, les préfets s’inclinaient devant le rituel du marché. Leur épouse venait pour leurs emplettes et prendre le pouls du pays. Cette fois, mis à part les rodomontades entre elle et les élus je ne crois pas qu’elle laisse grande chose. Elle part en laissant la grenade dégoupillée de la carte de la future intercommunalité. On dit même qu’elle aurait poussé au départ le sous-préfet de Sarlat pourtant très apprécié mais qui avait eu le tort de se pencher un peu trop sur les finances locales de Sarlat. Enfin tout ceci sont des racontars de mes anciens collègues bien entendu.
Le nouveau préfet, Jacques Billant, sera là pour le 14 juillet. Il vient de l’Ariège.


Jacques Billant préfet de la Dordogne
Jacques Billant le nouveau préfet de la Dordogne
© Ministère de la Justice/DICOM/Caroline Montagné
C’est un ancien militaire, formé à Saint-Cyr. Il fut chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur si mes renseignements sont bons.


René sursaute.
- De Nicolas Sarkozy ? Et bien il vient préparer les présidentielles et mettre de l’ordre dans ce département franchement à gauche. 
- Ç'a toujours été comme ça, reprend Christian, grand commis de l’Etat, le préfet est toujours au service du pouvoir en place et le jeu des nominations, je le rappelle, se fait en Conseil des ministres. Ce n’est pas neutre.

L’impétuosité des propos répond à l’irritation provoquée par la rotation du soleil qui nous place au centre de ses flammes. Christian s’essuie sur le front et demande un verre d’eau que Jean-Claude apporte derechef au grand désarroi d’un couple assis près de nous et attend qu’on s’occupe de lui. Ils ne savent pas qu’ici les stars sont anonymes et seules embrassées des initiés.

La turbulence est-elle proche de la folie ?

Alain qui témoigne d’une impatience bien distincte se prépare à nous quitter car il trouve nos échanges trop politiques. Un groupe de touristes attend déjà que nous libérions notre place. Notre exil hebdomadaire va être entamé. René et Christian semblent bougons. Est-ce un comportement dû à la chaleur excessive ? Peut-être.

Me voici d’un coup bien seul. Même pas eu le temps de parler du dernier conseil municipal. Et personne n’a songé à y aller de sa tirade sur ce rituel que j’ai trouvé consensuel et finalement assez mou. Ceci n’engageant que moi. Tout en reprenant mon carnet de notes je m’interrogeai sur ces réactions déréglées mais réelles. Le peuple reste le peuple. Vox populi ? On y adjoint le plus souvent Vox dei…Un auteur inconnu aurait écrit à cet effet : «  Et ces gens qui continuent à dire que la voix du peuple est la voix de Dieu ne devraient pas être écoutés, car la nature turbulente de la foule est toujours proche de la folie ». Que me voici bien désemparé…
Auteur : Pascal SERRE

La Bouteille Enchantée. Une vidéo sympa de Jean-Pierre Monmarson (notre garde-champêtre), montrant la bouteille géante réalisée par des artistes italiens pour le festival Art et Eau
© Jean-Pierre Monmarson


Pascal Serre, journaliste périgourdin, est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Philippe , le 29 juin 2011 00:45  

Bonjour à tous,
Ainsi, pour une fois qu'était organisée une animation culturelle gratuite ouverte à tous et pas seulement réservée aux "élites" et aux notables de Périgueux, cela ne va pas... Décidément, nous allons finir par penser que quoi que fasse la municipalité actuelle cela sera toujours du mauvais. J'imagine que cotoyer le bas peuple, tous ces manants smicards doit vous déranger au plus haut point.
Il est vrai que ce festival a manqué de chance. Ce week-end étouffant a sans doute découragé beaucoup de personnes qui ont préféré rester au frais. Personnellement, j'ai adoré la bouteille des artistes italiens. Une création remarquable...
Cher Monsieur Serre, quand allez-vous consacrer une de vos chroniques à la gigantesque escroquerie de vos amis au pouvoir quant au fait que l'état demande aux collectivités locales de prendre en charge de nombreuses dépenses sociales anciennement gérées par l'administration centrale sans reverser les budgets idoines à ces mêmes collectivités ? Mais peut-être que le sort des plus démunis de nos concitoyens ne vous intéresse plus, une fois vos réunions aux terrasses des cafés pétrocoriens terminées... Et pourtant, il y a de quoi écrire, notamment sur le quartier de la gare qui devrait devenir votre cheval de bataille !

Commentaire de Anonymous Pascal SERRE , le 29 juin 2011 09:23  

Cher Philippe,
vous ne pouvez ignorer que l'on a jamais des amis au pouvoir car ce dernier détruit l'amitié... Ceci dit, les propos retranscris ne sont que l'expression de quelques esprit malins mais - je les connais bien - au contraire très attentif au plus démunis et à ce que vous appelez "la gigantesque escroquerie". Sujet technique malheureusement, politique incontestablement et dont l'ampleur n'aura de cesse de se développer (avis personnel). René était choqué par la pauvreté mentionné dans son journal (voir le billet). Chacun m'a avoué - en off - qu'ils étaient trés pessimistes sur le sujet. Nous y reviendrons certainement... Merci pour votre propos.

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 29 juin 2011 12:11  

Bonjour à Philippe , à Pascal et à tous,

Je suis toujours surpris lorsque le lis ce genre de commentaire sur la participation financière de l'Etat aux charges des provinces.
L'Etat ne paye pas ou l'Etat paye et on cause pendant des heures ...Il devrait être assez simple de consulter les chiffres, mais ça pesonne ne semble le faire !
Par contre l'augmentation de la TIPP et la création d'un nouvel impôt sur l'essence au 01/01/2011 par la région ... on en parle un peu moins à gauche ...

Commentaire de Anonymous Simone , le 30 juin 2011 13:44  

Je suis surprise par la qualité de cette rubrique que l'on m'a conseillé. J'ai visité quelques billets et ils sont plein de bon sens et d'authenticité. Dommage que ceci ne soit pas plus connu. Qui en est l'auteur et le financeur ? Question peut-être indiscrète ?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 30 juin 2011 14:46  

De gauche ou de droite je crois que l'on a tout essayé en 30 ans ! C'est à Athènes, dans la rue, que les choses vont enfin bouger. Ce sont pas des français qui bloqueraient les autoroutes pour faire passer gratuitement les citoyens pour protester ! Les croquants sont au Pirée ! A Périgueux on roupille, un vrai lupanar pour voyageurs de quatrième classe sur le titanic rebaptisé... France ! Vive les grecs qui renvoient tous leurs politiques dans la zone euro et veulent retrouver leur drachme et leur ouzo ! Basta !

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 30 juin 2011 21:36  

Du côté de Sarlat on dit que la préfète à fait virer le sous-préfet car il avait mis son nez dans les comptes de la mairie et que ce n'était pas joli, joli. Mais de ça personne en parle. Du moins les journalistes. Même Périblog n'en dit pas beaucoup. Pour ce sous-préfet était apprécié

Commentaire de Anonymous Jean-Christophe , le 2 juillet 2011 19:10  

mais zalors dame béatrice faisait de la politique ? Le suivant n'en fera pas. juré, craché. Même Sarko l'a dit... C'est bien pour ça qu'elle est promu non ?!

Commentaire de Blogger Périblog , le 2 juillet 2011 20:07  

Réponse à Simone :

Tout flatté vit au dépend de celui qui le flatte.
Vous avez la réponse -- vous y ajoutez la passion et le bénévolat, et le plan de financement est bouclé.
Pascal et William

Un Festival Art et Eau qui fait flop dimanche 26 juin 2011

Mieux que les draps de la grande lessive séchant sous ce grand ciel stérile, nos amis les oiseaux aquatiques que je suis allé saluer un dimanche après-midi de juin — avant de me rendre à la guinguette de Barnabé pour y écouter les Bourbons Siper — auraient préféré (les canards, pas les siroteurs1 de whiskey américain) que les jeunes qui installaient la moche, très moche même, contrition impénétrable faite de bambou et de draps badigeonnés sur l'esplanade Badinter, aillent avec des éprouvettes puiser les bouteilles de Coke ou de Yop — « Ouais, mais c'est mon Yop, dit l'adolescent échevelé à sa jolie maman qui, sans gêne lui boit son Yop (par contre le contenant vide est a tout le monde) » . Qu'ils aillent puiser aussi les sacs plastiques et autres traversins de plumes d'oies dont les nénuphars et les algues, qui étouffent leur propre milieu de jour sec en jour sec, ont bloqué le lent cheminement vers la Dordogne (ça va, vous suivez ?)


(1) Siper veut dire siroter et non pas sucer comme l'a dit un des journaux régionaux ce jour là.
En tout cas, c'est ce que j'aurais préféré si, comme eux, j'avais élu domicile dans l'eau autrefois vive mais maintenant stagnante du petit canal à hauteur de la Maladrerie,  et si la nature perverse m'avait affublé d'un bec, de pattes palmées ainsi que d'un sexe en érection long d'un peu moins d'un mètre (plutôt bien gaulés les canards.)


Le canal sur la voie verte à Périgueux encombré par les nénuphar et les détritus
Les hautes herbes et le canal sur la voie verte à Périgueux encombré par les nénuphar et les détritus 06/2011 © Périblog (iPhone)

J'appris plus tard que « la grande lessive » faisait partie du festival Art et Eau qui vient de prendre place à Périgueux du 24 ou 26 juin. J'imagine dans quel dilemme aurait été Michel Moyrand, maire de Périgueux, s'il avait dû faire face à des restrictions concernant l'usage de l'eau. Un tout nouveau festival tourné vers l'eau durant la sécheresse la plus sévère qu'ai connue la France depuis cent ans au moins, ça ne s'invente pas... Heureusement, depuis, il a plu. Pas suffisamment, sans doute, pour faire remonter le niveau d'eau du canal, où je ne suis pas retourné depuis l'autre jour, mais certainement assez pour permettre au festival de se dérouler comme prévu et pour la municipalité de s'en tenir, on présume, au budget voté.

Un budget sur lequel personne ne semble vouloir s'entendre. Entre deux cent et cinq cent mille euros. Qu'est-ce que c'est que cette somme évaluée selon les médias et les ragots du simple au double ?... C'est dû forcément à un manque de clarté de la part du service de communication municipal, comme pour le coût réel du déplacement de la mairie. M. Moyran, s'il lit cela, doit se dire « mais il va la fermer sa gueule?! ». Ben non, c'est dimanche matin, il fait chaud et je suis d'humeur belliqueuse, même envers ceux dont je n'épouse pas beaucoup des causes, mais qui me sont néanmoins sympathique.

Franchement, sans vouloir commencer une polémique qui trouvera bien son chemin elle-même dans les médias dès lundi matin, n'aurions nous pas préféré voir cette vaste somme d'argent attribuée au Mimos et son école de mimes, au festival MNOP, à Maccadam Jazz, Expoésie, pour ne parler que des plus grands, plutôt que monter un festival supplémentaire dont personne dans mon entourage ni moi ne voyons la nécessité ? Bel exemple d'une question rhétorique...

William Lesourd à Gaillon 27600 en 1975

Je n'ai pas étudié la question. Je n'étudie d'ailleurs jamais très longtemps les questions, c'est la triste réalité. J'étais un élève distrait (et distrayant) qui fit juste ce qu'il fallait faire pour passer de la quatrième à la troisième et obtenir son brevet à la fin de toute une année de dilettantisme. Une telle attitude freine et fait cahoter pour ne pas dire capoter si on n'y fait pas gaffe et qu'on a pas le reins solides. C'est à déconseiller, particulièrement à ceux qui viennent de passer leur bac et entrent à peine dans la vie adulte. 

Mais pourquoi je vous dis ça cette nuit (nous sommes samedi près de 2 h 30 du matin) ?... une question sans grand intérêt qui restera elle aussi sans réponse pour ne pas retarder encore la conclusion de ce billet.

Fontaine Nostradamus à Saint Rémy de Provence
Buste de Nostradamus (1503 - 1566) à Saint-Rémy-de-Provence par Liotard de Lambesc. Fontaine ancienne - La Font vieo érigée en 1814
© ~2000 William Lesourd
Mais revenons-en à nos canards. Cette vision du canal dont l'eau devenue visqueuse était presque entièrement envahie par endroits de plantes aquatiques et de détritus ; ce canal si pittoresque quelques mois auparavant, mais qui ce jour là était mal entretenu et bordé de hautes herbes sèches, m'avait laissé une mauvaise image, laquelle m'a hanté disons plusieurs jours. Il fallait que j'extériorise mes sentiments. Le soleil ;  la chaleur accablante durant tout le printemps ; les herbes jaunes ; les cours d'eau réduits à presque rien ; la faune qui souffrait en silence ; tout cela avait un arrière-goût d'apocalypse et je me disais que peut-être Nostradamus et les décodeurs de calendriers incas pouvaient avoir raison lorsqu'ils prédisaient la fin du monde en 2012. À la fin de cette année-ci seulement, pas de panique, il nous reste donc du temps pour faire la guerre puis enfin, enfin seulement, l'amour. La petite mort en somme pour nous tous et la planète. Le panard.



Les eaux ont peut-être remonté depuis deux semaines et le canal désherbé et désencombré. Je l'espère. Sinon, à la place de Michel Moyrand, je frotterai les épines dorsales d'Elliot, « génie protecteur de la rivière » et mascotte du festival Art et Eau 2011 afin qu'il redonne la vie au canal que nous autres promeneurs du dimanche aimons sans réserve. Au prix auquel il se fait payer, Elliot peut au moins exaucer ce veux, non mais quand même !

Lucia Stanizzo enchantera la guinguette de Barnabé ce dimanche

Lucia Stanizzo affiche datant de 2008Il est trop tard pour rédiger une prose digne d'une chanteuse exceptionnelle, à notre échelle en tout cas, qui a acquis une très bonne maitrise de son registre depuis la première fois où je l'ai écoutée. Périblog existait déjà, et le compte rendu que je publiais n'avait pas été particulièrement tendre ni, rétrospectivement, tout à fait juste. Mais depuis, à chaque nouvelle écoute, sa voix chaude et jazzy et son accent un peu particulier me plaisent. Tout simplement. Mais tout de même, avec un visage, un nom et une voix comme celle-là j'adorerai la voir s'essayer à un registre de jazz italien.

Si la foule qui sera présente au grand vide grenier du Quartier St-Martin vous rebute, alors dirigez-vous sans hésiter vers la guinguette de Barnabé, tout près de l'Isle en direction de Boulazac pour quelques heures de pure détente. Ce concert de la grande et belle Lucia Stanizzo qui se tiendra dans l'antre d’Éric Foussard devrait être un des points très forts de sa nouvelle saison, dont voici le programme un peu plus bas.

Auteur : William Lesourd

Et comme prévu Lucia Stanizzo nous a enchanté


Lucia Stanizzo chantant à la Guinguette de Barnabé26/2011 © 26/06/2011 Pascal Serre

Lucia Stanizzo, FranceLucia Stanizzo, France
Espiègle
Romantique
26/06/2011 © [1] & [2] Pascal Serre

Lucia Stanizzo et son groupe, Philippe, Jean-Marie, Pascal
L'orchestre au complet© 26/06/2011 Pascal Serre

Lucia Stanizzo et son groupe
Lucia Stanizzo et son groupe (Jean-Marie, Philippe et Paul) après le concert© 26/06/2011 Pascal Serre

William Lesourd à Barnabé en juin 2011Éric Foussard, propriétaire de la Guinguette de Barnabé
L'auteur de ce billet avec de quoi nous rafraîchir
Éric Foussard, propriétaire de la Guinguette de Barnabé et organisateur des concerts
26/06/2011 © [1] & [2] Pascal Serre

La terrasse de la Guinguette de Barnabé
La terrasse de la guinguette© 26/06/2011 Pascal Serre

La Guinguette de Barnabé et son programme d'été 2011

L'entrée de la Guinguette de Barnabé, le long de la Voie Verte à Boulazac prés de Périgueux Barnabé et poster de Lucia Stanizzo © Périblog

Café - Guinguette de Barnabé
Programme des concerts pour la saison 2011
12 juinBourbon SippersBlues
26 juinLucia StanizzoJazz vocal
3 juilletDon't ForgetLatino Salsa
10 juilletR.A.M QuartetChanson française avec swing manouche en accompagnement musical
17 juilletLes Fils du PoissonnierChanson française (concert annulé)
24 juilletDoltce VitaChanson italienne
31 juilletBernard LamoureDuo vocal jazzy
7 aoûtSwing JazzTrio jazz
14 aoûtFestival du MNOPBlues
21 aoûtGuy Lalande TrioChanson française
28 aoûtMagic SaxDuo variétés jazzy
Renseignement au 80, rue des Bains 24750
Tel. 05 53 53 41 45 - barnabe-perigord.com

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Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 27 juin 2011 10:11  

Nous avons manqué la belle Lucia ....malgré les annonces de William ; il faisait si beau au fond de notre Périgord Noir en ce dimanche!
Nous avons déjà pris rendez vous à Barnabé pour la cloture du MNOP !

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 27 juin 2011 12:23  

franchement vu la secheresse actuelle le canal n'est pas si horible que certain veulent le laisser entendre! un fauchage tardif permet une meilleure reproduction de la faune et une plus grande biodiversité, une elevation de la temperature de l'eau accentue la proliferation des plantes aquatique, si c'etait si simple!!! y'a qu'a ! faut qu'on !!!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 27 juin 2011 15:14  

J'aurais mieux aimé comme titre : Art et Eau, un festival qui fait pschitt ! ou encore 'le grand plongeon'... Mais bon, c'est bien flop aussi.

Commentaire de Blogger Périblog , le 28 juin 2011 07:36  

Anonyme 1 : Ce jour-là et à cet endroit précis, le canal était comme je l'ai décrits surtout par rapport à cet hiver où il m'avait paru bien tenu et vivace. Quant aux herbes hautes sur les berges, je veux bien croire qu'elles étaient restées ainsi pour aider à la reproduction des oiseaux et des batraciens.

Anonyme 2 : Sur le titre : C'est de l'anglicisme plus que du français. En Angleterre on aurait dit "The festival was a total flop". Mais le titrage n'a jamais été mon point fort de toute manière.

Anonyme 1 et 2, merci pour les coms, mais utilisez un pseudo pour les autres fois S.V.P.

Guy Penaud - L'inspecteur Pierre Bonny samedi 25 juin 2011

Lecture pour tous

La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.
Guy Penaud. Photo par Nicolas Lux
Guy Penaud, ancien commissaire de police et historien © Avec l'aimable autorisation de Nicolas Lux

Pierre Bonny est avant tout l’homme du déshonneur, de la déchéance et l’incarnation faustienne d’une police que l’on voudrait oublier. C’est un des anciens représentants d’une police républicaine, Guy Penaud, qui s’est penché sur cet avatar dont l’ambivalence est congénitale à l’âme humaine.

Né en 1895, Pierre Bonny est entré dans la police à la sortie du premier conflit mondial. Jeune inspecteur aux dents longues, policier dans l’âme, il aime traquer, surprendre, confondre. Très vite il s’acoquine avec le pouvoir politique, tous les pouvoirs, qu’il sert avec zèle, sans états d’âme. Il sait rendre service aux hommes politiques qui le lui rendent fort bien. Il fréquente tous les milieux, surtout ceux où le champagne coule allègrement. Dans ces années folles puis dans celles qui précèdent la tourmente de l'Occupation il se constitue un solide réseau d’indicateurs et on lui confie les plus grandes affaires du moment : celles de Guillaume Seznec, d’Alexandre Stavisky, du conseiller Albert Prince, du préfet de police Jean Chiappe, de La Cagoule, du docteur Petiot.

Pierre Bony sur vieux journal DétectiveS’appuyant sur des documents que d’aucuns souhaitaient peut-être ne pas trop mettre au grand jour, Guy Penaud nous dresse le portrait d’un policier dépourvu de valeurs mais parfaitement enclin aux faveurs et bénéfices de la vie facile bien qu’éphémère. Éprouvant une retenue certaine dans ses appréciations l’auteur nous laisse face à un homme cynique pourtant qualifié par le ministre de la justice Henry Chéron de Premier policier de France.

En 1935, il est révoqué de l’administration pour corruption. L’historien américain Paul Jankowski écrira en 2000 : « Il vient de franchir à son tour les limites de l’honnêteté pour son seul intérêt ». On peut penser aussi qu’il fut lâché par un pouvoir politique tout autant sans scrupule.

Guy Penaud relève les propos du propre fils de Pierre Bonny, Jacques, avec une circonspection laissant à chacun de faire la propre vérité d’un homme qui, la veille de son exécution, écrivait à son épouse : « J’étais un être marqué par une fatalité inexorable, emporté par un courant qui m’a brisé sur les récifs. »

C’est en 1941, opportuniste jusque sur le bout des ongles que Pierre Bonny réapparait. Helmut Knochen, chef de la Gestapo en France, l’entraîne dans une des pires aventures de l’occupation, celle du 93 rue Lauriston que l’on appela la Carlingue. Il s’associe à un repris de justice, Henri Laffont. Ensemble ils dirigent une bande de tueurs au service des nazis. Ils assassinent, rackettent, volent pour leur propre compte et traquent pour les allemands juifs, parachutistes, résistants. Des marécages des affaires politico-financières il passe numéro deux de la Gestapo française. De policier, le voici devenu criminel.
L’inspecteur Bonny, le policier déchu de la Gestapo française du 93 rue Lauriston la Carlingue, 93, rue Lauriston à Paris
« L’inspecteur Bonny, le policier déchu de la Gestapo française du 93 rue Lauriston »
Guy Penaud, aux éditions L’Harmattan
256 pages, 25 €
La Gestapo française, ou la Carlingue, est le nom donné aux auxiliaires français de la Gestapo installés au 93, rue Lauriston dans le 16ème arrondissement de Paris, et actifs entre 1941 et 1944 (immeuble réhabilité aujourd'hui et accueillant plusieurs sociétés). Source Wikipédia
06/2011 © [1] & [2] Droits Réservés

On retrouve Pierre Bonny à la tête de la brigade Nord-Africaine qui sévira en Dordogne au printemps 1944.

Arrêté le 30 août 1944, il est jugé, condamné et exécuté le 27 décembre suivant.

Guy Penaud ne cède pas devant les émotions et se limite à la clarté des rapports et procès-verbaux d’époque. Il procède d’une expertise toute policière d’un destin et d’une époque. Le regard ainsi posé nous plonge dans les difficiles liaisons entre police et politiciens. Fouché, ministre de la police, à l’origine de la naissance de la police moderne sous La Révolution ne fut-il pas accusé de dilapidations et détournements ? Ne fut-il pas aussi à l’origine d’intrigues et rapports fallacieux ?
Auteur : Pascal SERRE

« L’inspecteur Bonny, le policier déchu de la Gestapo française du 93 rue Lauriston »

Guy Penaud, aux éditions L’Harmattan
256 pages, 25 €

Pensée de la semaine

« Le présent est fait de déformations du passé et d'ébauches imprécises de l'avenir. Et quoi qu'on fasse, le présent n'est jamais qu'une vaste et bruyante fabrique du passé.. »

Pierre REVERDY (1889-1960). Poète français considéré comme l’un des précurseurs du surréalisme.


Le journaliste périgourdin Pascal Serre est membre de :
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Commentaire de Anonymous Bonnal , le 25 juin 2011 12:07  

Ami lecteur, l'histoire n'est pas un fait divers: mais un ensemble de faits historiques précis! De tous temps, il y a eu de grands criminels de guerre issus de toutes les couches sociales!

Commentaire de Anonymous Francis , le 25 juin 2011 19:47  

Peter Faulkes alias Colombo a disparu mais l'inspecteur Guy Penaud alias l'historien Guy Penaud doit être plus à l'aise avec Pierre Bonny qu'avec les résistants qui ne le portent pas tous dans leur coeur. Fort heureusement les critiques qui pleuvent sur ses ouvrages concernant Malraux ou Szenec ne semblent pas l'affecter. Le policier Penaud est toujours caché derrière le visage de celui qui se veut historien. Les méthodes de travail sont les mêmes. Les objectifs quand à eux restent à définir. A relever deux ouvrages indispensables - cette fois - et bien fait - re-cette fois - Le dictionnaire biographique du Périgueux et Le Grand Livre de Périgueux.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 17 juillet 2011 11:43  

Bonjour, juste un mot concernant l'histoire de la police et Fouché. L'article de Wikipedia est à consulter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_police_fran%C3%A7aise
cordialement
Luc

Le point zéro du « Coderc » lundi 20 juin 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :

Une semaine éloignée des coupoles de Saint-Front pour retrouver celles de Saint-Marc. Un voyage millimétré pour être au rendez-vous du Coderc. Une mise en bouche pour le festival « Art et Eau » ? Qui sait. En attendant ces jours annoncés fastes, ce samedi nuageux jusque dans les esprits, les choses de la vie étaient lagunaires. Entre deux cités, entre deux marchés, entre deux théâtres.

C’est en épilogue d’une semaine passée dans l’onde de Venise, intense vibration musicale émanant de ce vaste coquillage urbain, que nous nous retrouvons à trois ; derrière la terrasse vitrée constituée dans les entrailles de l’estaminet du Coderc. Il fait frisquet et le soleil joue à cache-cache justifiant notre repli de brigands qui ne veulent pas perdre un grain du sac des sensations hebdomadaires déversées sur notre intervalle singulier et presque égotiste.
Rentré la veille de la cité des Doges je n’ai pu convaincre que Christian venu des hauts de Saint-Georges avec Péribus et Alain lequel, seul ou accompagné, assume son rituel du samedi sans discontinuité. Les autres me croyant encore dans la vase d’un lieu tout autant magique qu’inaccessible.

La Pescheria, le marché au poissons de Venise 26/05/2011 © Pascal Serre

Point de senteur de café grillé mais un grand café, breuvage selon la formule attribuée aux Tziganes « noir comme le péché, chaud comme l’enfer et doux comme l’amour », nous est déposé sur la petite table qui nous sert de point zéro ; au bar du Coderc. Comment résister à l’appel de ce muezzin invisible qui fuse vers le ciel dans la vapeur de l’insolent percolateur de Pascal ? J’aurai bien tenté un capuccino, café expresso sur lequel on dépose une mousse de lait saupoudrée de cacao mais le vrai jupon d’Arétine du café Florian de Venise demeurait si immuable dans ses saveurs que je n’osai l’embarrasser.

Du Coderc à la Pescheria

Eleonora Duse est une comédienne italienne née le 3 octobre 1858 à Vigevano et morte le 21 avril 1924 à Pittsburgh. Source Wikipédia. Photo droits réservésPascal ? J’ai pensé à lui et à notre Coderc devant mon rituel cappuccino du Café Florian, place Saint-Marc, les coupoles de Saint-Marc me signifiant leur gémellité comme un clin d'œil à ma basilique de Périgueux.

Je comptais sur mes compagnons pour me faire une revue de presse détaillée. Je constatais que celle-ci errait fort dépourvue de sonorités éloquentes et irrésistibles. Je mettais ceci à ma lucarne encore dégagée sur l’ombre lumineuse d’Éléonora Duse (à gauche), merveilleuse comédienne italienne, rivale de Sarah Bernhardt. Combien j'eus aimé qu’elle soit ici, avec nous, sur ce Coderc si proche de ces marchés vénitiens que sont la Pescheria ou l’Erberia.
La place Saint-Marc à Venise, Italie Le Caffè Florian, Place Saint-Marc de Venise en Italie
La place Saint-Marc (du nom de l'évangéliste, protecteur chrétien de Venise, saint Marc au bord du Grand Canal, avec la basilique Saint-Marc et le campanile de Saint-Marc
Le Caffè Florian est le plus ancien, célèbre et luxueux café de la Place Saint-Marc de Venise en Italie fondé en 1720 par Floriano Francesconi
L’Erberia, le marché aux fruits et légumes
L’Erberia, le marché aux fruits et légumes
06/2011 © Pascal Serre

Je reprenais mes esprits avec une maladresse certaine me refusant à tisser ma mémoire avec mes amis du jour et avide de reprendre le chemin de mon point zéro : le Coderc.
Pascal Mesmin dit Calou au bar de la Truffe à Périgueux
Pascal Mesmin, « d’un Café, l’Autre » 26/05/2011 © Pascal Serre

La grande cape et le vélo d’André Couzinou

Alain était tout joyeux d’avoir découvert qu'André Couzinou, ancien policier, aujourd’hui âgé de 99 ans était toujours de notre monde.
- Couzinou ? Je l’ai connu quand le commissariat était installé à la Cité administrative. Il y avait pas plus d’une quinzaine de fonctionnaires tout compris. Les rondes se faisaient à vélo.

André Couzinou Périgueux
André Couzinou26/05/2011 © Arno Loth - Sud-Ouest
Et Christian de nous raconter sa passion pour le rugby et ses incartades, le dimanche, au stade Roger Dantou.
- On se connaissait tous. Ma défunte femme savait qu’entre 13h30 et 18 heures j’étais au stade. Couzinou était souvent le seul policier à assurer un ordre qui ne faillissait jamais. Les joueurs bataillaient dur sur la pelouse et les spectateurs encore nombreux manifestaient leurs émotions sans aucun débordement. C’était un spectacle bon enfant mais sérieux. Le CAP c'était quelque chose ! Maintenant je ne me sens pas trop concerné. L’âge peut-être. Mais là je vais suivre ce match de dimanche.

Alain préfère évoquer la silhouette et le vélo d’André Couzinou. C’étaient la fin des années cinquante, peut être soixante. Il avait une grande cape en ciré les jours de pluie et passait beaucoup de temps à discuter avec tout le monde. Son carnet de PV ne sortait pas souvent de sa redingote et tout se réglait à l’amiable. André Couzinou était respecté car sa seule présence suffisait. Rien à voir avec le Pierre Bonny dont l’ami historien Guy Penaud a retracé le détestable et déshonorant destin.

L’ironie est le plus beau des sentiments

Jean-Jacques Dallemand, qui passe en bon père de famille, prolonge ses réflexions entre Saint Marc et le Coderc et nous surprend dans nos débats.
- Ah te voici de retour de Venise ! Et Périgueux… La ville où les lions du carrefour des Quatre chemins volent dans l’espace et où les nuages – marchant discrètement main dans la main – n’osent pas dépasser le sommet de Saint-Front…

Carina et ses chats. Textes de Jean-Jacques Dallemand ; illustrations de José Corréa. Editions de la LauzeJean-Jacques nous rappelle ainsi qu’en 1993 – déjà – il avait commis un roman délicieusement enrichi des dessins de José Correa1. Et le maire-poète du Coderc de poursuivre :
- L'ironie est le plus beau des sentiments. J’appelle l'ironie : savoir faire son marché.
Sous les pavés du marché Coderc dort un très ancien cimetière. Les âmes mortes ont leur chapelle au-dessus d'un vieux temple gaulois. Le Coderc n'est qu'une très vieille colline faite d'amphores usagées, abandonnées, détruites et empilées.
Ces amphores, ces pierres, ces os, ces croix de légionnaires  venus du Lazio parlent  désormais la langue du pays Périgord.

Nous voici confondus par tant d’élégance.

De la houle sur les caméras de surveillance

Christian, par une transition pertinente, se lance sur la réunion publique de Philippe Cornet concernant la délinquance.
- Je m’y suis rendu. C’était fort intéressant même si on a enfoncé des portes ouvertes et que ces gesticulations seront probablement sans lendemain. Il veut mettre des caméras de surveillance. Big Brother !

Alain embraye.
- Qu’on laisse la police faire son travail et qu’on lui donne des moyens. En France on a toujours le chic pour inventer le fil à couper le beurre. Pendant qu’on débat on n’agit pas.

Je me hasarde à dire qu’à Venise et d’autres villes traversées les caméras sont déjà installées.

- Ce n’est pas une raison ! claque Alain.

L’enthousiasme de l’esprit répond à la confusion de l’âme

Je tente d’avoir quelques informations sur le festival « Art et Eau » qui arrive à grandes enjambées. Sans succès. Faisant chorus mes deux lurons manifestent leur désintérêt pour ce « truc qui n’apporte rien ».

Je laisse leur appréciation sans écho. Le temps est encore gris mais l’on promet une éclaircie en fin de matinée.

A travers le système de la camera obscura qui – grâce à un jeux de miroir – permettait au peintre de cadrer la totalité du motif, je contemple d’un œil voluptueux la scène de ce Coderc. Me voici à mon « point zéro », lieu particulier depuis lequel les distances routières sont traditionnellement calculées.

Je m’évade vers Venise dont Nietzsche disait « j’y suis heureux parce qu’on peut sans trop de peine y vivre à la japonaise. Tout le reste de l’Europe est pessimiste et triste. »

Le Coderc éclot à la proue de mon navire et je lui dessine des horizons communs avec mes impressions éloignées en apparence de celles de mes amis arrimés aux coupoles byzantines de notre cathédrale toute proche et dont les cloches précisent qu’il est déjà dix heures.
Festival Art et Eau à Périgueux 2011
De retour chez moi je me lance sur internet pour en savoir un peu plus sur le festival Art et Eau. Logique quand on revient de Venise ? Je lis avec intérêt la prose de notre maire, notre doge : « Née de l'ambition de doter la ville d'une manifestation artistique et citoyenne autour de l'eau, cette première édition est l'occasion pour les habitants de se réapproprier leur rivière. Forte des usages fluviaux à travers les siècles, Périgueux renoue pendant trois jours avec son Isle, sous l'œil bienveillant d'un parrain illustre : Yves Parlier. Mêlant l'art et l'eau, devenue support et source d'inspiration, le spectacle d'ouverture, La Ville immergée, donnera la tonalité de l'événement. Sillonner nos berges à la découverte d'œuvres inédites sera aussi le moyen de repenser ce patrimoine précieux en responsabilisant notre rapport à la rivière et ses éco-systèmes. Mais tout cela n'aurait jamais vu le jour sans l'implication, depuis de longs mois, des scolaires, associations, habitants, artistes et services municipaux. Je vous invite tous à revisiter la rivière, cette richesse de notre ville, et à profiter des festivités. »

La gémellité due à l’histoire et aux hommes

Il serait inconvenant de ne pas répondre à l’appel du doge de Périgueux. Un peu d’enthousiasme ne peut que ramener un peu d’espérance dans un monde si confus. Et puis, et puis, une gémellité entre les marchés de Venise et du Coderc, les eaux de la lagune et celle de l’Isle, des coupoles si proches dans leur architecture me semblent si évidentes m’invitent à prolonger mes impressions. Mais, attention, le point zéro c’est le Coderc.
Auteur : Pascal SERRE
(1) Carina et ses chats. Textes de Jean-Jacques Dallemand ; illustrations de José Correa. Editions de la Lauze. 157 pages. 9,91 €

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Pascal Serre, journaliste périgourdin, est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 22 juin 2011 08:52  

Du point zéro poétique de Periblog doit-on passer au point zéro politique de Moyrand ?

Commentaire de Anonymous André , le 23 juin 2011 02:34  

Laissez Moyrand tranquille et soyez positif comme l'écrit l'auteur de l'article. Yen a marre des critiqueurs professionnels, frustrés de tout et manipulateurs de rien. Vive Art et eau de Périgueux à Venise.

Commentaire de Anonymous Maurice Melliet , le 23 juin 2011 10:28  

Rappelons à Pascal Serre que le poète du Coderc (Jean Boussuges) n'est pas encore mort.
Alors évitons d'en inventer d'autres en leur ajoutant le nom de "maire" ! Un maire n'est jamais poète et un poète n'est jamais maire !
Sauf quand on s'appelle Guéna, Darcos où Verdi......

le co-pain de jeannot

Commentaire de Anonymous Jean-Claude , le 23 juin 2011 17:58  

Les batailles de poètes accompagnent-elles désormais les joutes politiques ? Maire, poète.. C'est quoi tout ça ?
Je ne connais ni Jean Boussuges ni Jean-Jacques Dallemand. Périgueux ne peut pas avoir plusieurs poètes ? J'y comprends rien. C'est clochemerle. Il est vrai que chacun existe comme il peut. Dommage pour le rédacteur que son travail se réduise à ces visions étriquées.

Commentaire de Anonymous Pascal SERRE , le 24 juin 2011 08:06  

Cher Maurice,
Je sais fort bien que "Jeannot" est là... Toujours et encore là. Sa présence devrait d'ailleurs, d'une façon ou d'une autre être entretenue. Dans un monde qui n'a de cesse de s'accélérer, de broyer le temps et brouiller les mémoires je pense toujours que quelques esprits entretenant l'amitié avant tout vibrent encore. Tu en fais parti. C'est là une de tes nombreuses qualités. Que j'aime le ton éloquent enflammé souvent sans concession mais si authentique ! Merci pour ce rappel que les visiteurs sauront apprécier.
Amitiés

Commentaire de Anonymous Paul , le 25 juin 2011 09:44  

Mais oui que de critiques sur le festival art et eau on a entendu. Les mêmes personnes se plaignent qui se passent rien à Périgueux. Périgordin d'adoption je trouve tout ceci bien petit et désolant.
La critique semble être un sport local qui explique bien des déboires.
Internaute de longue date je suis tombé par hasard sur ce site et je trouve le ton élégant et plaisant. Je comprends pas tout mais tant pis. Avec le temps ça viendra.

Commentaire de Anonymous XL , le 25 juin 2011 12:45  

Il n'y a pas que pendant les matchs de rugby qu'André Couzinou faisait régner l'ordre. Chez lui aussi, ais-je entendu dire.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 25 juin 2011 18:28  

XL est modéré sur l'ordre dans la famille Couzinou. Il semble que l'histoire retienne ce qu'elle veut bien retenir. Quelques anciens se rappellent d'andré couzinou pas uniquement pour sa bonhomie notamment XL.

Commentaire de Anonymous Jacques MARSEAU , le 25 juin 2011 18:35  

Art et eau a pris l'eau pour sa soirée de lancement. Spectacle minable et public moins nombreux que pour le 14 Juillet. J'ai entendu dire que les Périgourdins s'en foutent sauf que ça coûte beaucoup d'argent au Roi de Périgueux et amuse ses courtisans et quelques artistes inféodés comme toujours au maitre du moment. On dira que je suis un mauvais coucheur et bien oui et j'assume

Commentaire de Blogger Périblog , le 25 juin 2011 19:54  

Public moins nombreux que le 14 juillet... il ne manquerait plus que ça.

C'est plein de bonnes intentions, mais franchement autour de moi on se demande : Pourquoi un festival Art et Eau ? W

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 25 juin 2011 22:16  

N'EN DÉPLAISE À MONSIEUR SERRE JE SERAI MOIS AUSSI BOUGON, RALEUR ET MÊME PLUS. JE SUIS ALLE AU SPECTACLE. C'EST À L'IMAGE DE LA MUNICIPALITE : SANS SAVEUR, SANS COULEUR, SANS SON MAIS AVEC UNE NOTE SALEE.
VOILA ARRIVÉ LE PREMIER GRAND COUAC, LES AUTRES SUIVEN. JE M'EN REJOUIS PAS.

Si Paulette m’était contée… jeudi 16 juin 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :

Les retraités lisent beaucoup la presse. Elle devient un sujet de conversations. Un vrai spectacle aussi. Quelques échos volés dans le caquetage hebdomadaire car, ici, les journalistes ont un visage et la carte de presse n’est pas un signe extérieur de sérieux.

Ils sont là. Tous les cinq. Pas une défection. Mais que se passe-t-il pour une telle mobilisation ? Pénétrant dans le cénacle marchand du Coderc je découvre mes compères attablés, le long du bar de La Truffe, presque coincés par les nombreux consommateurs installés chez Pascal Mesmain. Les tasses de cafés sont déjà vides. Il me faut batailler pour trouver une chaise et me glisser maladroitement au cœur du réacteur à commentaires.

Les débats semblent déjà lancés. Les journaux sont dépliés causant quelques tracas aux passants qui n’ont de cesse de s’excuser. Je commande le café qui ne remplacera jamais les divines huîtres et le muscadet. Les salutations sont fugitives mais franches. J’écoute tout en sollicitant une nouvelle tournée de café votée à l’unanimité.
Gérard Fayolle et Paulette Labatut

Paulette LABATUT : « Les Périgourdins ? Quand on leur est utile, ils nous cajolent ». Gérard Fayolle à sa droite : ancien Président du Conseil général de la Dordogne (1992-1994), ancien Sénateur (1997-1998), Président de la Société Historique et Archéologique du Périgord 26/05/2011 © Pascal Serre

Qui a connu Paulette à la mairie ?

Paulette. Faut-il ajouter le nom de famille ? Pour les familiers du Coderc ce n’est pas utile. Un peu comme Jeannette. Christian en exquis investigateur et gardien de la mémoire la plus reculée a déplié son édition du journal Sud-Ouest1 où on rend un hommage trop mesuré à son goût à l’ancienne première adjointe de Yves Guéna.
- Ah qui a connu Paulette à la mairie ?!

- Moi, quand je travaillais à la mairie. C’était un sacré bout de femme. Je n’étais pas de son bord, elle le savait, mais elle a toujours mis ses idées politiques dans sa poche quand elle discutait avec moi. Guéna avait là son meilleur agent électoral.


Bernard, l’ancien éboueur – on ne disait pas encore ripeur - poursuit :
- À mon époque, sa porte était toujours ouverte, pas besoin de prendre rendez-vous. Si elle n’était pas là on pouvait l’appeler chez elle et tout se réglait sans problème. Oh on ne se laissait pas faire mais elle avait les mots pour.

Alain qui tenait commerce rue Taillefer rajoute :
- Je la voyais, comme d’ailleurs la grande majorité des élus de l’époque déambuler, saluant les uns, serrant les mains des autres. Nous nous connaissions et elle avait toujours un mot plaisant. On parlait pas de politique mais de la pluie, du beau temps. J’en profitais pour lui glisser quelques appréciations personnelles sur la vie périgourdine. Rien ne restait sans réponse. Une petite carte, une lettre du maire arrivait quelques jours après… Ah oui que Guéna pouvait s’appuyer sur elle !

René, fervent communiste d’un temps révolu où les joutes électorales qui n’avaient rien de tendres lève le doigt et assène :
- Voyez-vous, c’est une grande dame ! Pas à la Ségolène à la mode Aubry… Pas de grandes tirades qui nous trimbalent je ne sais où, mais toujours disponible pour aider, conseiller, trouver la solution qui rassurait. Je sais qu’au Parti, dans les réunions d’antan nous étions complaisants à son égard, presque admiratifs. La cage d’escalier, elle connaissait.

Paulette – c’est l’appellation familière mais respectueuse des anciens - savait que le Coderc était un véritable institut de sondage. Elle y affrontait avec superbe les récriminations les plus folles sans laisser poindre le moindre agacement. Elle donnait à chacune et chacun l’impression d'être importants et que leur histoire avait désormais un sens. Tout un art consommé entre deux étals, deux rayons de soleil.

Avec les années et son retrait nuancé de la vie politique, Paulette Labatut espace ses venues sur le Coderc. Elle manque. Aux plus anciens car, les plus jeunes n’ont pas connu ce temps où on savait se parler sans se heurter. Le marché était un lieu sacré, une sorte de réceptacle d’une citoyenneté empreinte de bonhomie, d’humanisme dirions-nous aujourd’hui.

Ciao Pantin

Jean-Paul, habitué du quartier Saint-Martin rend un hommage tout aussi appuyé à son pompiste, Michel Brousse dont le journal Sud-Ouest2 a parlé cette semaine. Il nous rappelle qu’il y a une vingtaine d’années le centre ville offrait pas loin d’une dizaine de stations-services qui contribuaient à la vie des quartiers.
- Je paye mon essence un peu plus chère mais je sais que je peux compter sur ses avis et conseils. J’ai toujours connu une station à cet emplacement. Elle disparaîtra comme les autres…

Alain dont les connaissances cinématographiques nous surprennent toujours poursuit :
- Ce que tu me dis me rappelle le film « Ciao Pantin » avec Coluche… Une station d’essence c’était presque un service public. Il y avait une vie avec ses visages, ses histoires et on y retrouvait souvent des connaissances. Pendant que le pompiste remplissait le réservoir on bavardait.

La petite équipe toute ramassée autour de la petite table, bousculée par les passants, se presse sur sa tasse de café qui refroidit. Silence enveloppé d’un tohu-bohu qui indique que l’heure est avancée et que le marché est à son comble.
Michel Brousse pompiste à Périgueux Les vespasiennes de Périgueux 24
Michel Brousse, le pompiste de la rue Louis-Blanc
Les vespasiennes ou pissotières du « Coderc » un passage obligé plus que désiré
06/2011 © Journal Sud-Ouest [1] & [2] A. B.
Les travaux des latrines de la place du Coderc par Manu Allicot Les vespasiennes de Périgueux 24 prisent en photo par Manu Allicot
Manu Allicot, photographe et guitariste émérite qui traversait la place cette semaine a bien voulu prendre pour Périblog ces quelques clichés des travaux en cours
Photo par Manu Allicot, Périgueux
16/06/2011 © Manu Allicot, photographe (voir son site web www.dementiaphotos.com)

Les vespasiennes rénovées

Les vespasiennes qui jouxtent la halle vont être rénovées. Alain nous rapporte l’article d’un autre Alain (Bernard), journaliste à Sud-Ouest3. Ce n’est pas du luxe. Les jours de marché elles sont très utilisées tant par les producteurs que les visiteurs. Yves Beaugier qui passe et nous salue surprend notre échange et lance :
- Il y a longtemps que l’on aurait du faire ça. Mieux vaut tard que jamais !

Christian toujours à la pointe de l’information nous indique que tout sera refait, une cabine sera créée avec pas moins de neuf urinoirs assortis d’un point d’eau. Il y aura même un accès pour les handicapés.
- Et bien, vous voyez Moyrand il fait bien quelque chose !

La sommation de Bernard entraine une hilarité générale et la réplique de Alain :
- Mais oui, bien sûr, il est bien « ton » Moyrand.

Et notre ancien détaillant en lingerie de déclarer qu’il n’utilise jamais ce lieu commun. Toute la tablée accompagne d’un assentiment général son propos. Le temps est incertain comme depuis quelques jours. Jean-Paul se hasarde à évoquer le « festival Art et Eau » sans succès. Bernard en profite toutefois pour déplorer le vandalisme4 dont a fait l’objet une des œuvres.

- Franchement, c’est nul… Une affaire de potaches qui n’honore pas ces derniers.
Denis Soulié
Denis Soulié, le « beauf » de Biraud 26/05/2011 © Pascal Serre

Le « Beauf » à Biraud

France Galle et Maurice Biraud dans les années 60Passe Denis Soulié, ancien directeur du cabinet de Bernard Cazeau, qui fut un temps « Monsieur Autoroute », et un des créateurs du Conseil en architecture et environnement de la Dordogne. De son Plantier tout proche c’est un discret habitué du Coderc dont Christian qui l’a bien connu nous révèle qu’il est le beau-frère de l’acteur disparu en 1982, Maurice Biraud5. Et notre ancien de poursuivre :

- Je me rappelle de Maurice Biraud car il fut un des humoristes les plus célèbres des années 60 ; il était le commissaire Socrate dans « Signé Furax » ; et je n’oublie pas ses rôles dans un « Taxi pour Tobrouk » ou « Le cave se rebiffe ». Il vivait, si ma mémoire est bonne, à Collonges-la-Rouge en Corrèze.

La médaille de la « Ville de Périgueux » pour Jean-Pierre Monmarson

Roulement de tambour à l’autre bout de la place, direction la rue des Chaînes. Ce doit être notre bon garde champêtre qui nous annonce quelque nouvelle. Nous nous dressons d’un commun accord. La note réglée, notre vieille garde se dirige vers l’ordonnateur de ce tapage bien connu.
- Tu les utilises les vespasiennes ? lance René à son adresse.

Et Jean-Pierre Monmarson de répondre :
- Le moins souvent possible car elles sont sales.

Notre ami se désole de ne pas être associé au « festival Art et Eau ». On souscrit à son tourment par quelques bourrades dans le dos. Ce personnage étonnant et déterminé entraine notre admiration et notre sollicitude. Nous nous séparons en souhaitant qu’un jour, le maire lui attribue la médaille de la « Ville de Périgueux ». Ce serait la moindre des choses, faute de lui apporter quelques monnaies sonnantes et trébuchantes bien utiles pour la vie courante… Le maire de la commune libre du Coderc pourrait en faire la demande. À vous, Jean-Jacques !
Auteur : Pascal SERRE
(1) Journal Sud-Ouest du jeudi 9 juin 2011
(2) Journal Sud-Ouest du mardi 7 juin 2011
(3) Voir Sud-Ouest du lundi 6 juin 2011
(4) Voir Sud-Ouest du mardi 7 juin 2011
(5) Maurice Biraud (1925-1982). Acteur de cinéma mais aussi humoriste.


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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 19 juin 2011 18:00  

Des toilettes pour les vieux incontinents de notre ville tranquille.
Quelle bonne idée.
Quand la mairie changera de place il restera le local a vendre pour y faire un hospice.
Perigueux ville ridée

Commentaire de Blogger Périblog , le 19 juin 2011 20:01  

Les incontinents (urinaires) n'utiliseraient-ils pas plutôt des slips absorbants que des vespasiennes ? Pas que je sache moi-même, ma vessie étant sans reproche.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 20 juin 2011 11:03  

ces toilettes ne visent qu'a rassurer ceux qui en effet ne peuvent pas se retenir.
S'ils ne les utilisent pas pour uriner que cela servent au moins a faire des rencontres.

Commentaire de Anonymous MONMARSON Jean-Pierre , le 9 juillet 2011 00:12  

Je ne demande pas que l'on m'attribue la médaille de PERIGUEUX car cela c'a se mérite plus que de n'être qu'un pauvre bougre de "Garde Champêtre d'antan" cherchant a convaincre le public et les touristes. Notre belle ville doit être avant tout un accueil festif et sympa comme je m'efforce toujours à le faire et c'est pas avec des attributs de n'importe quelque sortes que ce soit, mais c'est avec de la gentillesse et un peu d'humour, c'est avec cela que je gagne du terrain peu à peu et de la reconnaissance par mes amis qui m'ont toujours fait confiance et ils sont très nombreux en Périgord comme de partout en France et à l'étranger lors de leur passage dans notre ville, et ceci sans prétention à en juger les milliers de photos sur lesquelles j'ai était photographié. J-Pierre MONMARSON

José Correa, l'étonnant voyageur dimanche 12 juin 2011

La rubrique « les Carnets de José » est une transcription des carnets de voyage de José Correa, artiste et illustrateur très apprécié par les maisons d’édition françaises :

José Correa, un étonnant voyageur

José Correa, dont la renommée acquise en tant qu'artiste et illustrateur, n'est plus à faire, publie une nouvelle rubrique sur Périblog. Il a choisi de l'intituler, « Les carnets de José ».

José vous emmènera là où il est lui-même allé au fil des ans : Des voyages qu'il a entrepris sans soucis des frontières et qu'il a rapporté sur ses carnets d'une plume habile sans la moindre retenue émotionnelle. Alors si l'impudeur dans l'ensemble titille votre esprit, vous allez aimer...



Pour info, José est présent au salon du livre « Étonnant voyageur » à St Malo durant le long weekend de la Pentecôte. Voir le site officiel du salon →

Vous le trouverez, ainsi que son fiston Pablo, également talentueux, et qui suit un parcourt assez semblable au sien, au stand de BD Music, avec la collection « Voyage musical à travers le monde ».

Plusieurs auteurs de cette collection dont les deux artistes sus-nommés, dédicaceront leurs livres tout ce weekend : Ray Charles et Mozart aux éditions BD Blues et BD Classic respectivement.
Ray Charles illustré par José Correa et Mozart illustré par Pablo

Ray Charles illustré par José Correa (BD BLUES) et Mozart illustré par Pablo (BD CLASSIC)



N'hésitez surtout pas à laisser ici vos impressions sur ce premier volet, qu'elles soient d'ordre technique ou émotionnelle (cliquez sur le bouton Ajoutez un commentaire) ci-dessous.

N'oubliez pas non plus de nous soumettre votre adresse email, si ce n'est pas déjà fait pour que vous puissiez être les premiers à savoir quand un nouvel article a été publié sur Périblog (utilisez le petit formulaire en haut à droite de cette page ou bien cliquez sur ce lien).

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Commentaire de Blogger un garde-champetre pas comme les autre , le 16 juin 2011 13:42  

José CORREA est un grand artiste,bien connu de tous et j'ai une grande estime pour ses talents exceptionnels d'artiste peintre et auteur de nombreux ouvrages, José est un ami que je connais depuis plusieurs années,et je suis toujours ému et enthousiasmé par ses oeuvres,qui marquent tant de célébrités connu de par le monde entier, José pour moi ton nom restera a jamais gravé dans l'histoire des grands peintes et auteurs périgourdins ,sincéres amitiés. Jean-Pierre MONMARSON "garde champêtre d'antan".

A la découverte des chasseurs-cueilleurs samedi 11 juin 2011

Lecture pour tous

La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.

Pour beaucoup d’entre nous, étant jeune, la préhistoire c’est un peu Jules Verne à l’envers. La découverte des chasseurs-cueilleurs est en quelque sorte une aventure dans un espace-temps qui se nourrit à la base dans les faits et gestes de cette préhistoire qui n’a de cesse simultanément d’entretenir notre imaginaire. Un vrai Voyage au centre de la préhistoire ou encore, La grotte mystérieuse.
Serge Maury et Clémentine Pace co-auteurs de Préhistoire, à la découverte des chasseurs-cueilleurs publié en Dordogne par Emmanuelle Garcia

Réunis à la librairie Des Livres et nous, Emmanuelle Garcia, Clémentine Pace et Serge Maury
© Hervé Chassain - journal Sud Ouest
Serge Maury au texte et Clémentine Pace au dessin — publié par Emmanuelle Garcia — n’ont pas cédé de leur regard d’enfant face à leurs connaissances scientifiques. Notre aventure humaine est autant la leur que la notre. Leurs questions sont aussi les nôtres. Et leurs réponses deviennent ainsi les nôtres.

Préhistoire de Serge Maury, illustré par Clémentine Pace et publié par Emmanuelle GarciaCe livre est un délicat travail de mémoire où se mêlent sans se contrarier nos visions chimériques sur les hommes de Cro-Magnon, leurs modes de vie, leurs outils et leurs paysages, le climat et les animaux. Serge Maury qui fut archéologue départemental en Dordogne, avec la rigueur du scientifique utilise un discours pour l’enfant qui sommeille en chacun de nous. Clémentine Pace, familière des fouilles, traduit dans des graphismes et dessins contemporains et respectueux de nos visions espiègles, accompagne sans le rompre le tracé de Serge Maury. Il s’en dégage une atmosphère récréative et enrichissante. Si l’archéologie essaie de faire parler et de redonner vie à ce qui est enfoui, fossilisé, en ce sens, ce livre est une réussite.

Présenté comme un livre pour enfant, l’ouvrage avant tout un livre de famille car il en appelle avec fraîcheur et efficacité à la jeunesse de l’esprit. Celle des mots et des images qui donnent du bonheur, du plaisir à apprendre.

Apprendre la préhistoire ne saurait être synonyme d’ennui, d’effort surhumain, bien au contraire. C’est l’itinéraire d’un enfant qui découvre à dix ans son premier musée de préhistoire, visite des fouilles avec son lycée, s’inscrit à la fac de préhistoire et, justement, choisi sa spécialité : la tracéologie. En fait, il entre en préhistoire. Les auteurs nous laissent, presque en conclusion, ce constat : « Les principales richesses du chasseur-cueilleur sont celles du partage, de l’échange, de la transmission, de son expérience et de ses connaissances ». Belle réflexion qui invite à l’humilité face à cette préhistoire pas si obscure que l’on voudrait la faire passer.
Auteur : Pascal SERRE

« 
Préhistoire, à la découverte des chasseurs-cueilleurs »

Serge Maury et Emmanuelle Garcia, illustrations de Clémentine Pace, Editions Mama Josefa
44 pages, 14,50 €

Pensée de la semaine

« Il y a les livres que j’aime et ceux que j’admire ; je peux admirer un livre sans l’aimer. »
Jorge Amado (1912-2001). Écrivain brésilien.


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Le jour où le Coderc failli disparaître… lundi 6 juin 2011

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire dont le sujet est la place du Coderc à Périgueux et ses people, rédigée par le journaliste Pascal Serre :

Branle-bas le combat ! La découverte inédite d’un plan datant de 1890 mettant en péril notre place du Coderc et, peut-être – déjà ! – un transfert de la mairie vers le quartier de La Poste a retenu nos débats.

Divine ou funèbre surprise, mon bon vieil ami Henri-Pierre Millescamps, libraire en livres anciens, m’a remis un document superbement plié intitulé : « Projet de transformation du quartier Montaigne, de déplacement de l’Hôpital et redressement de voies publiques ». Le précieux acte est signé d’un certain Cellérier employé de la Société française d'études et d'entreprise de travaux publics à Bordeaux, il date de décembre 1890. Le dépliant sur une vaste table, en son échoppe de la rue Saint Front, voici qu’apparaissent les grands desseins du maire de l’époque, Georges Saumande1.
La place de la mairie, la mairie et la place du Coderc à Périgueux par balloide-photo.com
La place de la mairie, la mairie et la place du Coderc en haut sur la gauche
© louis.balloide-photo.com (photographie aérienne sans bruit ni pollution). Voir ses reportages photographique intitulés « Mon village est formidable » tous les deux mercredis sur le petit journal local (DL).
Mes yeux plongent sur notre vieille cité et découvrent les dessins et couleurs qui témoignent de velléités stupéfiantes : notre bon hôtel de ville devait disparaître, la halle due à Catoire2 était rasée et, hypothèse qui reste à confirmer, la mairie transférée sur ce qui aujourd’hui est l’esplanade du Théâtre.
Il me fallait l’avis de notre historien local, Guy Penaud. Le voici surpris mais point désemparé : « J'ai regardé mon « Grand Livre de Périgueux »3. Je n'y ai pas trouvé trace de ce projet de 1890, même si en 1918 et 1936, il avait été proposé par l'architecte Cocula de construire un nouvel hôtel de ville entre l'hôtel des postes et la chapelle Sainte Ursule (actuel parking de l'esplanade Badinter). Quant au projet d'une nouvelle halle, place du Coderc, en 1890, pas de trace non plus dans mon ouvrage. Il faut dire que des projets, il y en a eu bien d'autres... jusqu'à aujourd'hui pour le prochain transfert de la mairie ».

Alors, c’est une blague ton truc ?

Le tour des popotes effectué, annonçant l’incroyable nouvelle, toute l’équipe du « Coderc » avait forcé le pas pour aller au rendez-vous. L’impatience dominait les esprits qui, cette fois, avaient écarté les bavardages et jacasseries.

Confortablement installés mais ramassés comme des conjurés qui préparent un coup d'État, Christian, René, Jean-Paul, Alain et Bernard ne cachent pas leur empressement devant la pièce serrée entre mes mains.
- Alors, c’est une blague ton truc ? lâche capricieux Christian.
- Si c’est vrai, Moyrand avec son déplacement de mairie n’a rien inventé et ça va plutôt dans le même sens.

Alain, les yeux fixés sur le précieux document a tranché.
Avec difficultés – la taille du dossier est importante – je déplie le projet et ne laisse visible que la partie nous concernant : la place du Coderc. La surprise est générale.
- Ah oui ! Ils prévoyaient de détruire la halle et tout le paquet de maisons où se situent la mairie et notre bar du « Coderc ».
Jean-Paul se voit couper la parole par Bernard.
- Regardez ils construisaient un grand marché couvert… La rue du Serment derrière la mairie était rectifiée pour faire une grande rue rejoignant celle de la Clarté.

René embraye.
- Regardez, même l’entrée de la rue Limogeanne était démolie pour aérer l’Hôtel Estignard, c’est faramineux !
J’ai vu juste, les vieux briscards sont ramassés sur le papier jauni de cette pièce maîtresse de nos débats. J’ouvre davantage les feuilles et présente le quartier dit de La Poste.

- Ah oui, c’est le quartier Sainte Ursule que j’ai connu avec son hôpital démoli en… 1955. On le voit sur le plan en grisé. Ainsi que le vieux théâtre de Catoire démoli aussi en 1956 pour accueillir les jets d’eaux…

Alors, c’est là que la mairie était prévue ?


Angle des places du Coderc et de l’Hôtel de Ville
© Pascal Serre
Christian, le plus ancien n’a de cesse de commenter et pointant son index sur un emplacement de couleur rose, interpelle :
- Alors c’est là que la mairie était prévue ?

Je me dois de répondre que ce n’est qu’une hypothèse personne ne pouvant y répondre et que seule la mention édifice municipal permet de soumettre celle-ci car il fallait bien la mettre quelque part cette mairie.

René, se reculant de la table, amusé :
- Quand on pense que Moyrand mettra la nouvelle mairie dans les locaux de l’ancienne chambre de commerce toute proche, c’est amusant de constater la similitude géographique à plus de cent ans de distance !

Dans ce désordre, cette fois-ci, les cafés auront grand mal à se frayer une place sur la petite table. D’ailleurs personne ne fait cas du breuvage traditionnel. Il y a même un mouvement d’humeur à leur arrivée chamboulant notre disposition.

Le déplacement de la mairie n’est pas une nouveauté

Passe Jean-Jacques Dallemand, que nous reconnaissons comme maire de notre commune libre du Coderc. Je l’interpelle en lui rappelant la règle commune à toute conjuration : la discrétion.

Le voici réjoui de cette découverte et de lancer :
- On ne peut étonner au royaume des créateurs ! Pour preuve, j'avais imaginé un théâtre, le Paradis Lapin place Saint-Louis - Carina et ses chats, illustré par José Corréa - paru en 1993. Je n’en ai hélas plus. Mais je sais qu'il est à la bibliothèque de Périgueux. Voici mon avis : en dernier ressort il serait souhaitable que les artistes référencés puissent donner leur avis publiquement : voilà ! c'est tout !

Mes amis sont quelque peu troublés par ce propos à l’ésotérisme poétique. Je replie le distingué ouvrage dont le destin resurgit, sous d’autres formes aujourd’hui.

Jean-Jacques s’en va pour quelque escale nouvelle.

Le silence recouvre notre tablée où chacun profite de cette pause pour avaler la boisson psychoactive. Le temps est clément ; nous n’oublions pas pour autant ce passé survenu à l’heure de nos émois causés par le projet de déplacement de notre hôtel de ville tout proche.

Avec le temps on se fait à tout…

Alain soupire :
- Et bien voyez-vous, ce document montre que le déplacement de la mairie n’est pas une chose nouvelle. Le besoin s’en faisait sentir déjà à l’époque. Que s’est-il passé pour que ça ne se fasse pas ?

Christian, prolixe aventure une réponse :
- Oh, comme d’habitude, une levée de boucliers. On n’aime pas le changement. Et pourtant, qu’on le veuille ou non, parfois il faut s’adapter à son temps… La politique ce n’est pas faire plaisir à tout le monde. D’ailleurs c’est impossible. J’en ai vu des transformations à Périgueux. Avec le temps on se fait à tout… Regardez les nouveaux cinémas, Moyrand était contre. Maintenant il est pour. Je vais vous dire, aujourd’hui Cornet est contre le déplacement de la mairie ; demain il sera… pas contre.
- Malheureusement ! déplore Bernard.
- Avez-vous noté aussi que le projet s’appelle « Projet de transformation du quartier Montaigne » ?

Jean-Paul, par son propos fait retomber les débats et on me demande de remontrer le document. Ce que je fais.
- Ah ! Celle-là elle est bonne. Juste au moment où, là aussi, notre maire se lance dans un projet à polémique sur cet emplacement !

Rire général.

Voici arrivé le temps des séparations. Christian me questionne :
- Tu vas le montrer à Moyrand ton document ?
- Pourquoi pas. En tout état de cause, il ne s’agit plus de démolir notre Coderc. On n'imagine même pas si un tel projet était avancé par notre municipalité quelles réactions il entraînerait.

Pour conclure notre première rencontre de juin et cette découverte je livre à mes acolytes une pensée de Pierre Reverdy : « Le présent est fait de déformations du passé et d’ébauches imprécises de l’avenir. Et quoi qu’on fasse, le présent n’est jamais qu’une vaste et bruyante fabrique du passé ». De toute façon, notre Coderc est éternel. Du moins le temps où nous y serons.
Auteur : Pascal SERRE

[1] Georges Saumande (1851-1930), maire de Périgueux de 1887 à 1896 puis de 1908 à 1919
[2] Jean-Baptiste (Louis) Catoire (1805-1864), urbaniste auquel on doit la halle couverte datant de 1832
[3] Le Grand Livre de Périgueux. Guy Penaud, La Lauze, 2003.


Les documents

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Le projet de transformation du quartier Montaigne, de déplacement de l'hôpital et redressement des voies publiques (daté du 16 décembre 1890). Un dossier classé secret et qui resurgit 120 ans plus tard
Document scanné par Pascal Serre

Le plan du projet supprimant la halle, la mairie et les maisons la jouxtant
Document scanné par Pascal Serre

Le plan d’emplacement de la future mairie sur l’actuel parking du théâtre.
La teinte jaune indique les surfaces à exproprier ou à ajouter à la voie publique ; la teinte rose indique les surfaces à construire ; la teinte rose pâle indique les emplacements réservés pour l’exécution ou le maintien de monuments municipaux ; la teinte bleue et jaune indiquent aussi les opérations de modifications de voirie à exécuter ultérieurement
Document scanné par Pascal Serre


Pascal Serre, journaliste périgourdin, est membre de :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 8 juin 2011 06:50  

Ce n'est pas ce billet qui va me faire changer d'avis en ce qui concerne les "fantaisies" de Moyrand...
Ce n'est pas tant ce qu'il fait que la façon dont il le fait.
Lorsqu'on gueule à tue-tête que son prédécesseur a laissé les caisses vides on n'investit pas dans un achat aussi onéreux (bâtiment+travaux) que celui de la CCI, surtout s'il faut vendre le domaine public (Place Montaigne) à un groupe privé (Eiffage) pour en financer la mise aux normes!!!!!!!!!!

Commentaire de Anonymous Patrice , le 8 juin 2011 13:40  

Est-ce que notre maire sera aussi sage que Georges Saumande c'est-à-dire de laisser la mairie là où est elle ? J'espère qu'il va réfléchir... même si on le dit trés arrêté sur ses idées surtout quand elles sont mauvaise

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 8 juin 2011 15:48  

Et quand j'imagine que nos braves concitoyens souhaiter comme président de la république leur GENTIL DSK ! Les mêmes qui avaient élu et réélu allègrement leur ADORABLE TONTON
Pauvre FRANCE !!!!

Commentaire de Anonymous Marc , le 8 juin 2011 15:59  

Bien d'accord avec Hélène. Plus le roi est petit, plus le roi est hargneux, plus le roi est... mesquin et hargneux.
Je sais de quoi je parle je travaille à la mairie

Commentaire de Anonymous Bertrand , le 9 juin 2011 17:31  

Votre site est bien mais il a fallu qu'un ami me dise qu'il y avait un article de pascal serre sur le déménagement de la mairie pour que j'y aille. je l'ai connu il y a quelques années quand vous avez créé le "cancan du coderc". L'idée est géniale. je vous félicite pour votre belle énergie face aux plus gros mais si vous pouvez être plus régulier ce serait mieux. avec mes félicitations monsieur Lesourd

Commentaire de Blogger Périblog , le 9 juin 2011 23:40  

Je suis tout à fait d'accords Bertrand. Mais quand on doit travailler pour gagner sa vie (et sans cesse prospecter pour trouver de nouveaux clients), il arrive un moment où faire trente-six choses en même temps n'est plus une option. Il faut choisir. L'effet négatif de ne rien écrire pendant une semaine, puis deux, puis... comme je l'ai fait parce que je n'avais plus le temps, est que l'on fini par souffrir du syndrome de la page blanche... et alors là, plus le temps nous sépare de la dernière publication, plus il est difficile de s'y remettre.

Je suis heureux, comme beaucoup d'autres lecteurs, que vous aimiez le Cancan du Coderc qui est revenu récemment sur ces pages. Cette rubrique dont la formule est si originale, continuera de vous réjouir pour un bon bout de temps je l'espère. Heureusement que Pascal est capable de concilier le travail et le plaisir de manière bien plus efficace que moi.

N'allez pas conclure toutefois que je ne fais plus rien sur Périblog. Pour information, la vôtre et celle de ceux qui se poseraient la même question, laissez-moi vous dire que pour formater le billet et optimiser/recadrer/corriger les photos ci-dessus il m'aura fallu environ 5 heures... après quoi je pars sur Facebook pour en faire la promotion (je commence à comprendre l'intérêt de cette plateforme sociale... alors que celle de Twitter m'élude toujours autant) Ce qui me prend une heure de plus. Bref, presque autant qu'il aura fallu à Pascal Serre pour rassembler toutes ses informations et rédiger son texte.

Maintenir un blog comme Périblog n'est pas une sinécure. Les auteurs, parmi lesquels je m'inclus malgré mes interventions devenues rares, ainsi que le correcteur, mon grand ami Jean-Jacques Solari qui fait un travail sensationnel et rapide à partir de son îles paradisiaque située au milieu de l'Océan Indien, tirons des commentaires entendus dans la rue ou lus sur ces pages, beaucoup de satisfaction. Il vaut mieux, sinon vous pourriez, à raison, nous traiter de masochistes. W

Commentaire de Anonymous Eric FOUSSARD , le 10 juin 2011 09:08  

Un choix politique judicieux de la part de Michel MOYRAND serait d'annoncer l'abandon du projet du transfert de la Mairie dans le bâtiment de la CCI en expliquant à ses administrés que cela évitera d'augmenter les impôts locaux ; décision certainement très appréciée en cette époque difficile sur le plan économique. L'exiguïté de la mairie actuelle pourrait être résolue par l'achat d'un bâtiment proche de cette dernière pour y transférer par exemple les services techniques.
Restera à revendre le bâtiment de la CCI !

Commentaire de Anonymous Philippe , le 10 juin 2011 14:51  

Bonjour à tous,

Il est intéressant de voir combien certains n'ont toujours pas digéré l'expulsion du grand bourgeois Darcos... Et oui, fini le temps où les bourgeois ou les notables de Périgueux géraient la ville, lui donnant ce côté ville à l'agonie pour vieux retraités.
Vous en êtes encore à vous opposer au déménagement de la Mairie ? Chouette, donc, j'imagine que vous devez également dénoncez l'installation d'éclairage public au gaz comme l'a prévu le Conseil Municipal d'avril 1897... Non, je rigole, mais je ne suis pas très loin de la vérité.. Comment s'étonner que Périgueux ne puisse pas aller de l'avant, se moderniser, entrer dans le XXIème siècle lorsque l'opposition municipale n'a rien d'autre à proposer que l'opposition systématique... ?

Commentaire de Blogger Périblog , le 14 juin 2011 16:55  

Merci les anonymes, mais pourriez-vous vous donner un pseudo que l'on puisse vous "reconnaitre" d'un commentaire l'autre.

Commentaire de Blogger Périblog , le 30 juillet 2011 11:43  

[ ce commentaire d'un Anonyme publié le 14 juin, a été édité pour supprimer un propos diffamatoire concernant M. Moyrand. W Périblog ]

Philippe tu me fais rire!!! en ce qui concerne ta dernière phrase quand on sait que le propre des gauchos est justement de dire non! à toute initiative de la droite sans pour autant trouver la moindre petite idée à proposer! alors permet moi de bien rire!!! cela est connu et reconnu et je ne dévoile pas un grand secret!

je te rappelle que si périgueux à eu autant d’avancées au niveau culturel mais pas que ce n'est pas grâce aux gauchos!

moi ce que je retient en termes d’avancées néfastes de Moyrand c'est le budget infâme de 60 000 euros alloué à une entreprise n’étant même pas de Dordogne!!! pour la "peinture de type trompe l'oeuil" sur le Mur derrière la CCI. Infâme est le justemot
[ ...ici un segment diffamatoire à été supprimé, W... ]
encore des dépenses mal gérées mais cela est une habitude quand on est gauchos...
puis je ne parlerais pas plus en détail des fermetures administratives imposées à des bars à animations culturel concert etc ordonnées par encore Moyrand... pour un Maire de Gauche, la culture se barre en cacahuètes et oui on peut et on est en droit de se dire pauvre France....je peut dire que quand il faudra voter pour les prochaines municipales dans quelques années Moyrand n'aura pas mon vote....cette personne étant une honte du paysage politique Périgourdin !

Commentaire de Blogger Périblog , le 30 juillet 2011 21:48  

>Cher Anonyme,
Je me permet d'intervenir de nouveau, car vous basez vos déclarations "le budget infâme de 60 000 euros alloué à une entreprise n’étant même pas de Dordogne!!!" sur des données incorrectes ou du moins difficiles à prouver.

En fait selon M. Moyrand toutes les dépenses (sauf l'apéritif inaugural payé par la mairie) ont été payées par Cobaty lui-même (d'où le nom, mur Cobaty...) Le coût total est bien moindre, mais je ne saurais dire ce qu'il est réellement.

Il me semble que c'est le Cobaty lui-même qui avait avancé ce montant. Il serait effectivement énorme, quand on considère le mural bâclé par des peintres incompétents, qu'il nous a laissé.

Voici, après recherche, ce que j'avais dit dans un billet écrit le 09 juillet 2010 :
"Voici un projet qui aurait coûté selon Daniel Boulogne, spécialiste des peintures murales à l'origine du projet, 33 000 €, mais selon Bernard Mousnier, président du Cobaty en Dordogne qui s'occupait de la communication, au moins le double (source Sud Ouest - article de Jérôme Glaize)."
Voir le billet ici →

Quel est le montant exacte ? C'est comme le coût réel du festival Art et Eau qui variait selon les sources de 200 000€ à 600 000€, le saura t-on jamais ? W

Michel Souloumiac - La Résistance en pays de la force samedi 4 juin 2011

Lecture pour tous

La rubrique que voici est nommée « Lecture pour tous » en hommage à Pierre Desgraupes (originaire de Mensignac en Dordogne) qui créa, en 1953, sous ce nom la première émission de télévision dédiée à la lecture.

À l’heure où la roue du temps poursuit inexorablement son œuvre, que se multiplient les ouvrages d’historiens et témoignages de survivants de la « Résistance », Michel Souloumiac souscrit à cette mémoire vivante par un travail qui met en exergue une région précise : le pays de La Force.


La Résistance en pays de la force, un récit historique de Michel Souloumiac
Historien, président de l’Association de recherches archéologiques et historiques du pays de La Force, l’auteur a parcouru non seulement les archives toujours incomplètes sur cette période qui couvre les années 1940-1945 mais aussi rencontré les rescapés.
C’est à partir de Pierre Pinson de Russel, originaire de Prigonrieux, près de Bergerac, que prend naissance au début de l’année 1942 le groupe Loiseau. Pierre Pinson perdra la vie en juillet 1944 mais son groupe poursuivra les combats de la Libération. Il participera plus particulièrement aux opérations sur le front de La Rochelle où les allemands ne capituleront que le 8 mai 1945.

Le rôle et l’action de Pierre Pinson ne se limitent pas à son itinéraire de résistant ; il a protégé et sauvé des juifs dont, notamment, les familles Fenster et Klapholz qui attestent aujourd’hui de leurs destins mis en danger par l’antisémitisme nazi. Michel Souloumiac rappelle que ces faits font l’objet d’un dossier déposé auprès du comité Yad Vashem afin de le faire reconnaître « Juste parmi les Nations ». 

Michel Souloumiac par jacques boujou, journal Sud Ouest
Michel Souloumiac Historien mars 2011 © jacques boujou (pour le Sud Ouest)
Michel Souloumiac développe ainsi la présence des étrangers dans cette partie du Périgord, à cette époque. Il nous aide à mesurer combien certains Périgordins risquèrent pour le moins leur vie, préservant en ces actes discrets pas toujours connus les principes et valeurs de la France.
Là où un siècle plus tôt le philosophe Maine de Biran éclairait de ses pensées et écrits ses contemporains, Michel Souloumiac nous propose un exercice de mémoire salutaire. L’historien y cède aussi à l’homme qui sait qu’en abandonnant le passé on est condamné à en revivre les pages sombres et malheureuses.
Auteur : Pascal SERRE



« Le commandant Pinson, La Résistance en Pays de La Force »

Michel Souloumiac, éditions de l’ARAH
96 pages. 15 €

Pensée de la semaine

« Quand vous faites un livre, il y autant d’interprétations du livre que vous pouvez avoir de lecteurs. »
Jean-Paul Dubois (1950). Ecrivain français né à Toulouse.


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