Mieux que les draps de la grande lessive séchant sous ce grand ciel stérile, nos amis les oiseaux aquatiques que je suis allé saluer un dimanche après-midi de juin — avant de me rendre à la
guinguette de Barnabé pour y écouter les
Bourbons Siper — auraient préféré (les canards, pas les siroteurs
1 de whiskey américain) que les jeunes qui installaient la moche, très moche même, contrition impénétrable faite de bambou et de draps badigeonnés sur l'
esplanade Badinter, aillent avec des éprouvettes puiser les bouteilles de Coke ou de Yop —
. Qu'ils aillent puiser aussi les sacs plastiques et autres traversins de plumes d'oies dont les nénuphars et les algues, qui étouffent leur propre milieu de jour sec en jour sec, ont bloqué le lent cheminement vers la Dordogne (ça va, vous suivez ?)
(1) Siper veut dire siroter et non pas sucer comme l'a dit un des journaux régionaux ce jour là. En tout cas, c'est ce que j'aurais préféré si, comme eux, j'avais élu domicile dans l'eau autrefois vive mais maintenant stagnante du petit canal à hauteur de la Maladrerie, et si la nature perverse m'avait affublé d'un bec, de pattes palmées ainsi que d'un sexe en érection long d'un peu moins d'un mètre (plutôt bien gaulés les canards.)

Les hautes herbes et le canal sur la voie verte à Périgueux encombré par les nénuphar et les détritus 06/2011 © Périblog (iPhone)
J'appris plus tard que
« la grande lessive » faisait partie du
festival Art et Eau qui vient de prendre place à Périgueux du 24 ou 26 juin. J'imagine dans quel dilemme aurait été
Michel Moyrand, maire de Périgueux, s'il avait dû faire face à des restrictions concernant l'usage de l'eau. Un tout nouveau festival tourné vers l'eau durant la sécheresse la plus sévère qu'ai connue la France depuis cent ans au moins, ça ne s'invente pas... Heureusement, depuis, il a plu. Pas suffisamment, sans doute, pour faire remonter le niveau d'eau du canal, où je ne suis pas retourné depuis l'autre jour, mais certainement assez pour permettre au festival de se dérouler comme prévu et pour la municipalité de s'en tenir, on présume, au budget voté.
Un budget sur lequel personne ne semble vouloir s'entendre. Entre deux cent et cinq cent mille euros. Qu'est-ce que c'est que cette somme évaluée selon les médias et les ragots du simple au double ?... C'est dû forcément à un manque de clarté de la part du service de communication municipal, comme pour le coût réel du déplacement de la mairie. M. Moyran, s'il lit cela, doit se dire « mais il va la fermer sa gueule?! ». Ben non, c'est dimanche matin, il fait chaud et je suis d'humeur belliqueuse, même envers ceux dont je n'épouse pas beaucoup des causes, mais qui me sont néanmoins sympathique.
Franchement, sans vouloir commencer une polémique qui trouvera bien son chemin elle-même dans les médias dès lundi matin, n'aurions nous pas préféré voir cette vaste somme d'argent attribuée au
Mimos et son école de mimes, au
festival MNOP, à
Maccadam Jazz,
Expoésie, pour ne parler que des plus grands, plutôt que monter un festival supplémentaire dont personne dans mon entourage ni moi ne voyons la nécessité ? Bel exemple d'une question rhétorique...

Je n'ai pas étudié la question. Je n'étudie d'ailleurs jamais très longtemps les questions, c'est la triste réalité. J'étais un élève distrait (et distrayant) qui fit juste ce qu'il fallait faire pour passer de la quatrième à la troisième et obtenir son brevet à la fin de toute une année de dilettantisme. Une telle attitude freine et fait cahoter pour ne pas dire capoter si on n'y fait pas gaffe et qu'on a pas le reins solides. C'est à déconseiller, particulièrement à ceux qui viennent de passer leur bac et entrent à peine dans la vie adulte.
Mais pourquoi je vous dis ça cette nuit (nous sommes samedi près de 2 h 30 du matin) ?... une question sans grand intérêt qui restera elle aussi sans réponse pour ne pas retarder encore la conclusion de ce billet.

Buste de Nostradamus (1503 - 1566) à Saint-Rémy-de-Provence par Liotard de Lambesc. Fontaine ancienne - La Font vieo érigée en 1814
© ~2000 William Lesourd
Mais revenons-en à nos canards. Cette vision du canal dont l'eau devenue visqueuse était presque entièrement envahie par endroits de plantes aquatiques et de détritus ; ce canal si pittoresque quelques mois auparavant, mais qui ce jour là était mal entretenu et bordé de hautes herbes sèches, m'avait laissé une mauvaise image, laquelle m'a hanté disons plusieurs jours. Il fallait que j'extériorise mes sentiments. Le soleil ; la chaleur accablante durant tout le printemps ; les herbes jaunes ; les cours d'eau réduits à presque rien ; la faune qui souffrait en silence ; tout cela avait un arrière-goût d'apocalypse et je me disais que peut-être
Nostradamus et les décodeurs de calendriers incas pouvaient avoir raison lorsqu'ils prédisaient la fin du monde en 2012. À la fin de cette année-ci seulement, pas de panique, il nous reste donc du temps pour faire la guerre puis enfin, enfin seulement, l'amour. La
petite mort en somme pour nous tous et la planète. Le panard.
Les eaux ont peut-être remonté depuis deux semaines et le canal désherbé et désencombré. Je l'espère. Sinon, à la place de Michel Moyrand, je frotterai les épines dorsales d'
Elliot, « génie protecteur de la rivière » et mascotte du festival Art et Eau 2011 afin qu'il redonne la vie au canal que nous autres
promeneurs du dimanche aimons sans réserve. Au prix auquel il se fait payer, Elliot peut au moins exaucer ce veux, non mais quand même !
Lucia Stanizzo enchantera la guinguette de Barnabé ce dimanche

Il est trop tard pour rédiger une prose digne d'une chanteuse exceptionnelle, à notre échelle en tout cas, qui a acquis une très bonne maitrise de son registre depuis la première fois où je l'ai écoutée.
Périblog existait déjà, et le compte rendu que je publiais n'avait pas été particulièrement tendre ni, rétrospectivement, tout à fait juste. Mais depuis, à chaque nouvelle écoute, sa voix chaude et jazzy et son accent un peu particulier me plaisent. Tout simplement. Mais tout de même, avec un visage, un nom et une voix comme celle-là j'adorerai la voir s'essayer à un registre de jazz italien.
Si la foule qui sera présente au grand vide grenier du
Quartier St-Martin vous rebute, alors dirigez-vous sans hésiter vers la guinguette de Barnabé, tout près de l'Isle en direction de Boulazac pour quelques heures de pure détente. Ce concert de la grande et belle
Lucia Stanizzo qui se tiendra dans l'antre d’
Éric Foussard devrait être un des points très forts de sa nouvelle saison, dont voici le programme un peu plus bas.
Auteur : William LesourdEt comme prévu Lucia Stanizzo nous a enchanté

Lucia Stanizzo chantant à la Guinguette de Barnabé26/2011 © 26/06/2011 Pascal Serre
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Espiègle | | Romantique |
| 26/06/2011 © [1] & [2] Pascal Serre |

L'orchestre au complet© 26/06/2011 Pascal Serre

Lucia Stanizzo et son groupe (Jean-Marie, Philippe et Paul) après le concert© 26/06/2011 Pascal Serre
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L'auteur de ce billet avec de quoi nous rafraîchir | | Éric Foussard, propriétaire de la Guinguette de Barnabé et organisateur des concerts |
| 26/06/2011 © [1] & [2] Pascal Serre |

La terrasse de la guinguette© 26/06/2011 Pascal Serre
La Guinguette de Barnabé et son programme d'été 2011

L'entrée de la Guinguette de Barnabé, le long de la Voie Verte à Boulazac prés de Périgueux Barnabé et poster de Lucia Stanizzo © Périblog
Café - Guinguette de Barnabé
Programme des concerts pour la saison 2011| 12 juin | Bourbon Sippers | Blues |
| 26 juin | Lucia Stanizzo | Jazz vocal |
| 3 juillet | Don't Forget | Latino Salsa |
| 10 juillet | R.A.M Quartet | Chanson française avec swing manouche en accompagnement musical |
| 17 juillet | Les Fils du Poissonnier | Chanson française (concert annulé) |
| 24 juillet | Doltce Vita | Chanson italienne |
| 31 juillet | Bernard Lamoure | Duo vocal jazzy |
| 7 août | Swing Jazz | Trio jazz |
| 14 août | Festival du MNOP | Blues |
| 21 août | Guy Lalande Trio | Chanson française |
| 28 août | Magic Sax | Duo variétés jazzy |
Renseignement au 80, rue des Bains 24750 Tel. 05 53 53 41 45 - barnabe-perigord.com |
Libellés : eric-foussard, festival-art-et-eau-perigueux, Guinguette-Barnabe, La Voie Verte, Lucia-Stanizzo, Michel Moyrand, place Saint Louis
Bonjour à tous,
Ainsi, pour une fois qu'était organisée une animation culturelle gratuite ouverte à tous et pas seulement réservée aux "élites" et aux notables de Périgueux, cela ne va pas... Décidément, nous allons finir par penser que quoi que fasse la municipalité actuelle cela sera toujours du mauvais. J'imagine que cotoyer le bas peuple, tous ces manants smicards doit vous déranger au plus haut point.
Il est vrai que ce festival a manqué de chance. Ce week-end étouffant a sans doute découragé beaucoup de personnes qui ont préféré rester au frais. Personnellement, j'ai adoré la bouteille des artistes italiens. Une création remarquable...
Cher Monsieur Serre, quand allez-vous consacrer une de vos chroniques à la gigantesque escroquerie de vos amis au pouvoir quant au fait que l'état demande aux collectivités locales de prendre en charge de nombreuses dépenses sociales anciennement gérées par l'administration centrale sans reverser les budgets idoines à ces mêmes collectivités ? Mais peut-être que le sort des plus démunis de nos concitoyens ne vous intéresse plus, une fois vos réunions aux terrasses des cafés pétrocoriens terminées... Et pourtant, il y a de quoi écrire, notamment sur le quartier de la gare qui devrait devenir votre cheval de bataille !
Cher Philippe,
vous ne pouvez ignorer que l'on a jamais des amis au pouvoir car ce dernier détruit l'amitié... Ceci dit, les propos retranscris ne sont que l'expression de quelques esprit malins mais - je les connais bien - au contraire très attentif au plus démunis et à ce que vous appelez "la gigantesque escroquerie". Sujet technique malheureusement, politique incontestablement et dont l'ampleur n'aura de cesse de se développer (avis personnel). René était choqué par la pauvreté mentionné dans son journal (voir le billet). Chacun m'a avoué - en off - qu'ils étaient trés pessimistes sur le sujet. Nous y reviendrons certainement... Merci pour votre propos.
Bonjour à Philippe , à Pascal et à tous,
Je suis toujours surpris lorsque le lis ce genre de commentaire sur la participation financière de l'Etat aux charges des provinces.
L'Etat ne paye pas ou l'Etat paye et on cause pendant des heures ...Il devrait être assez simple de consulter les chiffres, mais ça pesonne ne semble le faire !
Par contre l'augmentation de la TIPP et la création d'un nouvel impôt sur l'essence au 01/01/2011 par la région ... on en parle un peu moins à gauche ...
Je suis surprise par la qualité de cette rubrique que l'on m'a conseillé. J'ai visité quelques billets et ils sont plein de bon sens et d'authenticité. Dommage que ceci ne soit pas plus connu. Qui en est l'auteur et le financeur ? Question peut-être indiscrète ?
De gauche ou de droite je crois que l'on a tout essayé en 30 ans ! C'est à Athènes, dans la rue, que les choses vont enfin bouger. Ce sont pas des français qui bloqueraient les autoroutes pour faire passer gratuitement les citoyens pour protester ! Les croquants sont au Pirée ! A Périgueux on roupille, un vrai lupanar pour voyageurs de quatrième classe sur le titanic rebaptisé... France ! Vive les grecs qui renvoient tous leurs politiques dans la zone euro et veulent retrouver leur drachme et leur ouzo ! Basta !
Du côté de Sarlat on dit que la préfète à fait virer le sous-préfet car il avait mis son nez dans les comptes de la mairie et que ce n'était pas joli, joli. Mais de ça personne en parle. Du moins les journalistes. Même Périblog n'en dit pas beaucoup. Pour ce sous-préfet était apprécié
mais zalors dame béatrice faisait de la politique ? Le suivant n'en fera pas. juré, craché. Même Sarko l'a dit... C'est bien pour ça qu'elle est promu non ?!
Réponse à Simone :
Tout flatté vit au dépend de celui qui le flatte.
Vous avez la réponse -- vous y ajoutez la passion et le bénévolat, et le plan de financement est bouclé.
Pascal et William