Un dimanche dans un Périgueux bien désert lundi 28 juin 2010

C'est pas du jeu

Peu de monde ce dimanche sur la place Saint Louis, dont je redécouvre la sérénité après plusieurs mois à ne fréquenter que le Café de la Place. Je ne supporte plus en cet endroit, le bruit incessant des véhicules qui circulent le long de la rue Saint Front auquel s'ajoute depuis peu, les clameurs footbalistiques qui agressent, souvent inutilement, nos tympans. De plus, je trouve les boissons horriblement chères depuis que le patron a décidé d'augmenter les prix sans besoin évident, juste avant le début du Mondial... encore un qui ne joue pas le jeu, et je ne parle plus ici de football, mais de TVA à 5,5% ; un cadeau de l'état pour certains employeurs qui ne connaissent pas la crise et que les scrupules, même en ces temps difficiles, n'étouffent pas.

Avis aux sponsors


Pour que les places et les rues de Périgueux soient à ce point désertes en cette belle et chaude journée, les locaux s'étaient sans doute dirigés avec leur serviette de bain vers les stations balnéaires et autres lacs et bords de rivière. Je les aurais volontiers suivis, mais quel sponsor ou mécène voudra bien me remettre un jour prochain les clés d'un véhicule (on peut bien rêver), pour qu'enfin j'explore à loisir cette sublime région ? À ce propos, j'ai vu un petit Toyota RAV4 bien charmant avec toutes les options dans un garage près de chez moi pour moins de 4000€*. Je me demande ce qui ne va pas avec avec sa mécanique... quoi qu'il en soit, il va me passer sous le nez.
Correction : Regardez bien le prix derrière le pare-brise... vous voyez ce décimal dans l'ombre du rétroviseur avant le 3 ? Je ne l'avais pas vu et à 13900€ le prix me semble maintenant plus en rapport avec ce beau véhicule mis en vente sur l'avenue Georges Pompidou après le cimetière de Périgueux Nord.

La WIFI au Bambou Bar

Mais pour en revenir à mon passage sur la place Saint Louis, je me suis arrêté aux heures les plus moites de la journée pour travailler à la terrasse du Bambou Bar. J'ai découvert qu'ils avaient enfin installé l'internet sans fil. Il faut demander la clé WEP aux patrons qui vous la communiqueront peut-être si vous faites partie de leur fidèle clientèle. Ne leur demandez surtout pas de conseils techniques, la technologie n'est pas leur rayon.

Expoésie 2010 sur la place Saint Louis


Des éditeurs et des visiteurs. En blanc, Hervé Brunaux, poète, romancier et organisateur d'Expoésie Périgueux
Le stand du couple Chastang, libraires et propriétaires de La Mandragore, 21-23 rue Limogeanne
Le festival Expoésie organisé comme chaque année par Hervé Brunaux était là aussi, mais comme je le disais plus avant, les habitants et même les touristes avaient pris leurs clics et leurs clacs pour la journée. Il y a des années avec et des années sans.
Peu de monde sur la place Saint Louis en cette chaude journée d'été
Dommage vraiment pour la vingtaine d'éditeurs réunis sous les bâches chauffées à blanc. De temps à autres, un poète ou une poétesse lisait au micro un sonnet. Je n'entendais pas clairement de l'endroit où j'étais assis, mais le lyrisme excessif parfois avec lequel les voix me parvenaient, me faisait doucement sourire. J'ai, comme bien des gens, « Les fleurs du mal » dans ma bibliothèque — j'ai même une œuvre dans ce genre de Julien Gracq que mon ami JJS m'a donné avant son départ pour Tahiti et un ouvrage de poésie surréaliste que Janus SC, un auteur local — et moniteur d'une auto-école à Ribérac ; l'un n'empêche pas l'autre — m'avait un jour offert à la terrasse du Café de la Place, quand les prix étaient encore raisonnables, mais rien n'y fait... ce genre littéraire me laisse de glace. Glace que j'aimerais sentir sur mes épaules à 2h38 du matin alors que je tape ces mots et qu'il fait encore si chaud malgré les fenêtres ouvertes et la légère brise qui vient maintenant chahuter les rideaux.

Un labeur de forcené

Un peu avant que la batterie de mon ordinateur ne lâche, j'ai pu observer avec révolte, une frêle serveuse qui s'était occupée seule de la terrasse de la brasserie d'à côté durant le service du midi, rentrer avec une énergie peu commune, une cinquantaine de chaises ou plus dans un local proche de là, puis une vingtaine de tables environ. Elle fut aidée seulement vers la toute fin, par la jeune femme qui s'occupait du bar. Quand ce fut fait, je vis le nouveau patron de cet endroit dont je tairai le nom, sortir sur le pas de sa porte. Le malabar, 1m90 et pesant plus de deux fois le poids de la serveuse, regardait sa terrasse débarrassée de tout équipement d'un air plutôt satisfait. Il est ressorti quelques instants après avec deux carafes d'eau à la main pour arroser les fleurs... quelle touchante délicatesse envers les plantes ! Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement entre la manière avec laquelle ce gars venait à l'instant de traiter son employée et la façon dont on traitait les ouvriers au 19e siècle.

Bon début de semaine à toutes et à tous.


Expoésie Périgueux 2009

Ci-dessous, visionnez une vidéo montrant des élèves d'une classe de seconde du lycée Jay de Beaufort de périgueux en train de réciter un poème.

Toutes les photos et la vidéo © Périblog

Libellés : , , ,



Commentaire de Anonymous Bonnal , le 28 juin 2010 17:39  

C'est vrai que notre belle ville de Périgueux est totalement désertée le Dimanche et par les touristes que l'on ne sait pas retenir mais aussi par les Périgourdin; je regrette de dire cela mais les commerçants ne jouent pas leur rôle dans tout cela...J.C Bonnal http://mondomicile.centerblog.net

Commentaire de Anonymous Philippe , le 29 juin 2010 08:10  

Bonjour,

Les gens restent chez eux le dimanche ou vont se promener plutôt que d'aller dans les rares commerces ouverts ? La Belle affaire... A vous écouter, les périgourdins et les touristes devraient établir leurs quartiers permanents dans les commerces de la ville.... Et bien non ! Il y a une vie en dehors de la frénésie consumériste.
Concernant le cadeau fait aux professions de bouche, c'est avec plaisir que l'on observe le gouvernement, pourtant peu enclin à l'équité sociale ou à la justice fiscale, réfléchir à revenir sur la réduction de la tva dont nous avons été les dindons de la farce. Pas de baisse des prix, peu d'embauche, une augmentation des salaires insignifiante mais par contre une augmentation confortable des revenus des propriétaires de bars/restaurants (un voisin, heureux propriétaire d'un restaurant connu à Périgueux se félicitait dernièrement d'avoir pu rembourser ses emprunts plus vite que prévu alors qu'il n'a cessé de se plaindre toute l'année de la baisse de fréquentation de son établissement...). Si cette baisse devait être remise en cause, cela sera une bonne chose.

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 29 juin 2010 08:40  

William, je trouve que tu es un peu rapide à taper sur le dos des commerçants dont bon nombre selon toi ne connaissent pas la crise et sont sans scrupules...
Tu trouves la boisson chère au café, mais au prix d'achat il faut ajouter le prix du loyer, de l'eau, du gaz, de l'électricité, les assurances, les salaires, les charges sur salaires qui équivalent un second salaire (la main d'oeuvre française est la plus chère du monde à cause de notre "merveilleux" système social), le téléphone, le comptable, la sacem, l'entreprise de nettoyage, le RSI (qui pèse TRES lourd sur le budget d'un commerçant), la TVA, la taxe foncière (payée par le commerçant même s'il n'est que locataire), l'entretien du matériel, et je suis sûre que j'en oublie...
Et je trouve injuste de critiquer des gens qui ouvrent 7 jours sur 7 en bossant dans leur commerce, non pas en jouant aux patrons derrière leur comptoir mais en travaillant au même titre que leurs employés.
L'époque où l'argent rentrait à la pelle et où les commerçants roulaient sur l'or n'existe plus.
Ce que tu vois n'est pas forcément le reflet de la réalité et si tu penses que ce sont des mines d'or, rien ne t'empêche de faire pareil!
Mais il faut aussi tenir compte de l'investissement, souvent un emprunt au départ, et tant mieux s'ils peuvent le rembourser et bénéficier du fruit de leur TRAVAIL et de leur PRISE DE RISQUE.

Commentaire de Anonymous Philippe , le 30 juin 2010 10:29  

"la main d'oeuvre française est la plus chère du monde à cause de notre "merveilleux" système social"... A voir...

Par contre, il apparaît à vous lire chère Hélène, que le commerçant français détient le record du monde du masochisme.. En effet, la description que vous faites de la vie de damné de la Terre du commerçant nous amène à nous demander : Mais pourquoi le commerçant continue-t-il à faire ce métier s'il est si difficile ?

J'aimerais aussi comprendre quelles sont les charges fixes qui provoquent une augmentation massive du prix d'un café de juin à septembre à Périgueux dans certains établissements...

Nota : je suis chef d'entreprise et donc soumis à peu près aux mêmes charges qu'un commerçant (les bénéfices de ma société étant plus taxés que ceux d'un commerce) et pourtant, je ne partage pas du tout la vision d'Hélène, notamment sur le coût du travail et encore moins sur la critique à peine voilée de notre système social que j'estime nécessaire et juste.

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 1 juillet 2010 16:49  

J'avais décidé de ne pas répondre au commentaire de Philippe sur mon commentaire, mais au diable! J'ai toujours dit ce que je pensais et je ne vois pas pourquoi j'arrêterais aujourd'hui sous prétexte de ne pas vouloir créer de polémique!
Oui nous avons la main d'oeuvre la plus chère du monde.
Oui c'est dû à notre système social, que personnellement je ne trouve pas juste du tout.
C'est drôle, mais en vous lisant j'ai eu l'impression d'entendre un "salarié de gauche" plutôt qu'un chef d'entreprise.
Ce type de réflexions je les ai si souvent entendues et comme je dis toujours dans ces cas-là: si vous en avez assez de ces salauds de patrons qui s'engraissent sur le dos des autres, créez votre entreprise.
La réponse est toujours la même: moi je ne veux pas de tous ces emmerdements!
Etre chef d'entreprise c'est aussi un état d'esprit, et quand on s'engage dans cette voie on n'est pas toujours sur de gagner, à moins d'avoir un bon pactole au départ, mais là nous ne parlons plus de la même catégorie.
En tant que chef d'entreprise vous ne trouvez pas la main-d'oeuvre chère? Vous êtes bien le seul!
Je ne parle pas des salaires, mais des charges afférentes qui doublent le-dit salaire, et ça vous ne le trouvez qu'en France.
Moi-même et les autres membres de ma famille avons vécu et travaillé à l'étranger, un peu partout dans le monde, et nous parlons de ce que nous connaissons par expérience.
C'est notre système social qui laisse la part belle à l'assistanat qui rend ces charges salariales si lourdes, et notre économie n'est pas suffisamment florissante pour faire du social à tour de bras, et je suis la première à le déplorer car je vois la misère qui grandit autours de nous avec les entreprises qui ferment et le chômage qui augmente.
Le seul moyen de créer l'embauche est d'alléger ces charges pour les TPE etPME, mais on ne touche pas à la vache à lait du gouvernement!
Si c'était à refaire, je me trouverais une place de salariée, 35h par semaine au smic, deux jours de repos par semaine, un mois de congés payés, pas de soucis d'entreprise en rentrant chez moi...
Je dis ça, mais je n'en pense pas un mot.
J'ai toujours aimé les défis, les challenges, la difficulté, mais je n'en suis pas sortie plus riche pour autant, bien au contraire, puisque je viens d'apprendre que mes cotisations vieillesse basées sur mes faibles revenus ne validaient pas mes trimestres!

Mais je ne regrette RIEN!

Commentaire de Anonymous Michel Loiseau , le 2 juillet 2010 15:33  

"Le seul moyen de créer l'embauche est d'alléger ces charges pour les TPE etPME, mais on ne touche pas à la vache à lait du gouvernement!"

Je croyais Pierre Poujade Lotois. Voilà que j'apprends qu'il est femme et périgourdine.

Soyons sérieux un instant. Je sais qu'il fait chaud et que la tête peut souffrir d'une trop forte ébullition mais tout de même.

La vache à lait du gouvernement serait le lot constitué des PME et PMI ? Les charges sociales seraient trop élevées ? Mince ! Mais qui paient les charges sociales si ce ne sont les salariés qui vendent leur force de travail aux dirigeants de ces PME-PMI ? Pensez-vous sérieusement que seules les PME-PMI satisfont aux exigences du budget de la collectivité ?

Et pour vous, d'ailleurs, qu'appelez-vous État ? Vous semblez penser que c'est une entité malfaisante, une sorte de parasite vivant au crochet du brave peuple ? C'est pitoyable ! Dites-moi que jamais vous n'avez profité d'une manière ou d'une autre de ce que l'État fait pour la collectivité et je reconnais le bien-fondé de vos dires. Vous n'avez pas profité de l'école gratuite ? Vous n'avez jamais emprunté le réseau routier ? Vous n'avez jamais eu l'occasion de bénéficier de remboursements de frais de santé ?

Vous payez trop et regrettez de ne pas gagner le SMIC ? Baste ! Ouvrez les yeux et regardez ce que c'est de vivre avec le SMIC.

Commentaire de Anonymous Pierre , le 2 juillet 2010 16:00  

Hélène, je ne pense pas que cela soit en opposant les gens que l'on fera avancer les choses. Pourquoi "un salarié de gauche" ne pourrait-il pas comprendre les contraintes d'un chef d'entreprise ? Un "salarié de gauche" est-il forcement un fainéant ? Tous les chefs d'entreprises (et commerçants) sont-ils des formidables "releveurs" de défis ? Permettez-moi de trouver votre analyse un peu rapide et trop teintée d'un manichéisme stérile qui fait hélas le lit de toute sorte de populisme.

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 3 juillet 2010 12:01  

C'est vrai que poster un commentaire ne permet pas de mettre "l'intonation" qui donne la nuance de l'ironie. A quand les commentaires sonores?
J'ai mis "salarié de gauche" entre guillemets car je voulais mettre l'accent sur une certaine catégorie qui tape systématiquement sur les "patrons" sans jamais proposer de solutions. Il ne s'agissait nullement d'une critique des salariés en général.
Et lorsque je parle de TPE je pense surtout aux entreprises unipersonnelles dans lesquelles les "patrons" se font des 70h par semaine pour toucher à peine le SMIC, sans espoir de pouvoir embaucher pour se soulager.
Non, tous les patrons ne sont pas des super héros, mais il est vrai que l'artisanat et le commerce représentent plus de 75% du CA du pays et sont une source de revenus conséquente pour le gouvernement.
Il faut savoir aussi que les cotisations vieillesse des artisans/commerçants sont basées sur leurs revenus et que lorsqu'ils cotisent le minimum, leurs trimestres ne sont pas pris en compte pour le calcul de leur retraite, ce qui n'est pas le cas des salariés. Et s'ils n'ont pas cotisé plus c'est qu'ils n'en avaient pas les moyens.
Je ne vois donc pas la justice du système social en l'occurrence.
Mais bon, si on savait tout dès le départ...

Commentaire de Anonymous Philippe , le 5 juillet 2010 11:01  

Chère Hélène,

Ainsi, selon vous, on ne peut être chef d'entreprise et avoir la "fibre social", on ne peut être chef d'entreprise et humaniste, on ne peut être entrepreneur et de "gauche".... J'ose espérer que vos mots ont dépassés votre pensée et que vous vous rendez compte après coup de l'excès de caricature qui a été le vôtre. Alors oui, je suis chef d'entreprise régulièrement inscrit et cotisant au RSI et à la CIPAV et je considère notre système social comme juste et nécessaire et si l'on me qualifie de "patron de gauche" j'en serais honoré.
Vous avez beaucoup voyager ? Sans doute n'avez-vous pas visité la Norvège ou plus généralement ces pays du Tiers Monde que sont les pays scandinaves où les charges sociales sur les salaires sont d'environ 30% soit beaucoup plus élevées qu'en France. Peut-être devriez-vous lire certains ouvrages de vulgarisation de macro-économie pour y découvrir avec sans doute beaucoup de stupéfaction que la France est aujourd'hui considérée par des structures connues pour leurs prises de position gauchistes et nihilistes, telles que l'OCDE ou le Bureau of Labor Statistics par exemple, comme le pays qui détient le record mondial de la productivité par salarié (en d'autres termes le meilleur rapport qualité/prix).

Bref, je ne peux qu'hélas abonder dans le sens de Michel et Pierre plus haut qui voient poindre dans votre discours quelques relents de poujadisme et de populisme regrettables...

Nota : un pays ne réalise pas de CA (Chiffre d'affaire) et le PIB n'est pas "une source revenu pour le gouvernement" mais la constatation d'une situation économique. Les seules sources de revenus habituelles pour un état sont les impôts et les taxes. Les supprimer ou les baisser correspondent donc à la mise en difficulté du-dit Etat.

Tant que les artisans/commerçants français ne se seront pas débarrassés d'une manière de penser d'un autre âge et ne comprendront pas que leur avenir dépend du pouvoir d'achat de leurs clients et non pas de leur propre confort, ils ne se rendront pas compte que ces "feignants" de pauvres qui ne survivent que par les aides sociales sont aussi ceux qui grâce à ces aides sociales justement restent des consommateurs.

Philippe de Périgueux

Commentaire de Anonymous Jean-François Cros , le 6 juillet 2010 09:40  

Face à ce torrent, que dis-je ce déluge, d'invectives économico-politiques, je ne pouvait me taire... Je suis aussi chef d'entreprise, aussi commerçant-restaurateur, et aussi considéré par beaucoup comme appartenant à ce que l'on appelle la droite "sociale"...
J'aimerais juste convaincre les inquisiteurs de la TVA à 5.5% dans la restauration de ne pas mélanger les carottes et les choux ou les torchons et les serviettes.
En premier lieu, le consommateur reste libre de choisir là où il souhaite consommer. Il peut donc donner sa préférence à tous ceux et ils sont nombreux, de mes collègues qui n'ont pas augmenté leurs prix voir baissé ces derniers.
Je voudrais aussi rappeler que cette mesure qui vous paraît si injuste à été soumise à contrepartie obligatoire comme la disparition totale d'aides à l'emploi (pour mon entreprise au moins 2500 euros par mois), une augmentation de la grille des salaires, la création d'une mutuelle obligatoire pour tous les salariés.
Alors c'est peut être un cadeau fiscal mais il a sauvé de nombreux commerces qui sont le ferment même de nos villes et villages.
A Périgueux, nous sommes 190 à essayer de faire vivre notre ville.
Et je voudrais rappeler aussi que cette mesure de TVA existe bien pour le bâtiment mais qu'elle fait couler moins d'encre...
Enfin, côté emploi, en pleine crise, le contrat passé avec le gouvernement était de 20.000 emplois supplémentaires en deux ans et que le chiffre de 21.000 a été atteint en seulement une année... Quelle filière de PME-PMI fait mieux ? Guère si je ne m'abuse.
Alors avant de stigmatiser qui ou quoi, faisons simplement appel à notre libre-arbitre et choisissons de privilégier ceux des restaurateurs qui jouent le jeu !

Commentaire de Anonymous Christian Garges , le 6 juillet 2010 09:43  

Aurons-nous la chance de retrouver le fil de l'isle que j'appréciais pour son ton dérangeant, libertaire et raffiné dans les allusions obligeant parfois à aller plus loin pour comprendre et décrypter la vérité ?

Commentaire de Anonymous Philippe , le 6 juillet 2010 18:50  

Cher Jean-François,

La TVA est une taxe impopulaire et injuste, je pense que c'est un fait acquis pour tout le monde. Toutefois, imaginez un instant qu'à grand renfort de communication, on propage l'idée que les cafés et les restaurants passeront d'une TVA de 19.6% à 5.5%. L'ensemble des consommateurs que nous sommes se diraient naturellement, chouette, les prix vont baisser de 14.1% ! Imaginez maintenant, cher Jean-François, l'amère déception lorsque l'ensemble des français s'est rendu compte que foin de tout cela, seulement quelques produits ont bénéficié de cette baisse et pour la grande partie des cartes des établissements, c'était tintin... vous repasserez...!

Nos coeurs de consommateurs responsables se sont alors réjouit des emplois créés : 20000 en une seule année ! Chouette alors, mais voilà, la moyenne habituelle de création d'emplois dans la restauration sur les 10 dernières années est de 15000 par an (source INSEE), dès lors, ce ne sont que 5000 emplois qui ont été créés "grâce" à la tva à 5.5% et encore, rien ne nous assure qu'ils seront effectivement perénisés dans le temps...

Bref, Je suis sûr que vous partagerez, cher Jean-François, l'extrême amertume de nos concitoyens, qui une fois de plus, ont vraiment l'impression d'avoir été les dindons d'une farce que nos gouvernants voulaient bien entendu électoraliste - je ne rappellerai pas ici le fait que quelques semaines après le vote de cette baisse de tva, une bonne partie des restaurateurs et tenanciers de bars ont reçu un joli courrier de l'UMP se félicitant de cette baisse de la tva initiée par not' bon Président et les incitant à adhérer à cette formation.

Alors oui, nous sommes sans doute nombreux à avoir cette baisse de la TVA en travers de la gorge d'autant que cette "niche fiscale" coûte cher, très cher et que dans le même temps, on nous demande toujours plus d'efforts, on ferme des hôpitaux, on surcharge les classes... En matière sportive, on dirait que vous n'avez pas joué le jeu, il faut donc vous attendre à recevoir des cartons jaunes voire rouges pour les cafetiers/restaurateurs les plus cyniques comme celui qui, à Bordeaux, n'a appliqué la baisse de la TVA que sur le champagne servi dans son bar, 2 bouteilles par an en moyenne....

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 7 juillet 2010 08:12  

J'espère que Philippe a écouté France Inter ce matin.
Il aura entendu notre ministre du budget parler de rigueur et nous dire que les prélèvements obligatoires des français sont les plus élevés du monde...ce n'est pas moi qui le dis!

Commentaire de Anonymous Loan , le 9 juillet 2010 12:51  

Bonjour,

Je parlerai donc du mini-article sur le Bambou Bar que je trouves assez déçevante...
"Découvert qu'ils avaient enfin installé l'internet sans fil" : Cela fait déjà un an que le Wifi est présent dans l'établissement, mais il est à usage privée et c'est leur choix.
Pour les conseils techniques et la technologie, chacun son domaine, 60% des foyers n'assimilent pas encore les nouvelles technologies au passage.

Commentaire de Anonymous Philippe , le 10 juillet 2010 16:33  

Bonjour,

Chère Hélène?

Si not'bon ministre du Budget l'a dit, alors je m'incline. Je m'incline surtout parce que si je devais argumenter ma réponse, je devrais me lancer dans un cours d'économie et de finances publiques afin de vous expliquer la différences entre "prélévements obligatoires" et "charges sociales" et que nous sommes en juillet, qu'il fait chaud et que mon petit doigt me dit que de toutes façons, quand bien même je vous indiquais toute une série de références disant le contraire de ce qu'affirme not'ministre du budget/pote des Bettancourt/trésorier de l'Ump/qui est atteint dans son honneur lorsqu'on le soupconne de choses pas très claires, votre vision du monde qui vous entoure ne changerait pas d'un iota. Il y a des gens comme cela...

Bonnes vacances à ceux qui en ont, bon courage aux autres...

Les Bafana bafana humilient l'équipe de France mardi 22 juin 2010


Peu de monde tantôt au Café de la Place où la petite audience applaudit de bonne grâce les exploits des « bafana bafana » et conspue la déliquescence de l'équipe de France dans laquelle les français dans leur ensemble, pour des raisons diverses — qu'on exprime seulement sous le manteau et un peu plus aujourd'hui qu'aux premiers jours —, ont eu du mal à se reconnaître.

Après 45 minutes de jeu la France est menée 2-0. Bravo les Bafana bafana ! Faites barrir les vuvuzelas... et faites taire ce gallinacé arrogant qui ressemble plus à une poule d'eau qu'à un coq et qui pète plus haut qu'il n'a le croupion.

17h29 : la France score son premier but
17h54 : sifflet final, l'Afrique du Sud bat la France 2 buts à 1

Les joueurs, s'ils ont un soupçon d'humilité, rentreront au pays (de leur club) la tête bien basse. Et nous qui nous étions préparés à cette débâcle, nous finissons la bière ou le coca (à 3€ !!!) puis nous nous levons de table avec seulement une pointe de dépit dans l'âme, en nous demandant quelle équipe autrement honorable nous allons maintenant soutenir...

Libellés : ,



Commentaire de Anonymous Chantal , le 22 juin 2010 18:29  

Et oui ... ca aura été la plus belle débacle de la coupe du monde 2010.

il vaudrait mieux que la FIFA change l'équipe au complet en plus de l'entraineur.

Vivment Laurent Blanc qui a quitté Bordeaux pour entrainer l'équipe de France après le mondial.

Pourquoi ils ne l'ont pas énvoyés au mondial.
Peut être serions nous encore en lisse ...

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 22 juin 2010 20:39  

Chouette, on va peut-être enfin parler du financement des retraites, de la taxation indécente de ceux qui entreprennent... de l'inéfficacité de l'éducation nationale, des grçeves qui nous ruinent...enfin de tout ...sauf du foot ..encore merci les bleus !

Commentaire de Anonymous Bonnal , le 22 juin 2010 20:44  

C'est triste pour l'honneur de la France, mais n'oublions pas que les générations changent...J.C Bonnal

Commentaire de Anonymous Philippe , le 23 juin 2010 11:41  

AAAAArrrrrghhhhhh.... Même sur Periblog, la coupe du monde de football des millionnaires, oupss, de la FIFA qui est un non évènement mondial arrive...

Existe-t-il un endroit dans ce monde où l'actualité n'est pas phagocytée par ça ? Comment les états d'âmes de 22 gugusses peuvent-ils prendre le pas sur la réforme des retraites scandaleuse qui se prépare, sur l'affaire Woerth et les multiples conflits d'intérêts des caciques gouvernementaux, sur la catastrophe du Gard qui est presque passée inaperçue, etc, etc...

Du pain et des jeux clamaient les dictateurs romains pour que le peuple ne s'intéresse pas aux affaires de l'état. 2000 ans plus tard, rien n'a changé...

Vente exceptionnelle Emmaüs Périgord samedi 12 juin 2010

Tendres pensées à l'intention de mes amis périgordins. Je suis allé revoir ma Normandie, le pays qui m'a donné le jour...

Mon cher neveu Damien et sa fiancée, Anne se marient aujourd'hui. Ils s'affairent tous autour de moi et moi je me presse pour écrire ce court billet afin de vous informer que mon grand ami Maurice Melliet, président d'Emmaüs Périgord, lance aujourd'hui la grande vente de printemps.

Une vente plus exceptionnelle encore que les autres années, m'a t-il assuré, établie sur 3000 mètres carrés de surface goudronnée pour le plus grand confort des compagnons, bénévoles et du public.

Venez en grand nombre faire d'excellentes affaires !

Pour tous renseignements, merci de contacter :
Emmaüs Périgord
7 rue gustave Eiffel 24660 Coulounieix-Chamiers
05 53 35 04 19
emmausperigord@orange.fr

Pardonnez-moi si je vous laisse déjà, mais moi et mon ordinateur sommes dans les pattes de ces chers chérubins.Grande vente Emmaüs Périgord juin 2010

Voir une plus large carte

Libellés : , ,



Commentaire de Anonymous Bonnal , le 12 juin 2010 11:22  

Je suis tout à fait solidaire de cette grande association crée par l'Abbé Pierre et qui apporte un grand secours à cette population défavorisée! Respectueusement J.C Bonnal

Commentaire de Anonymous Bonnal , le 12 juin 2010 11:25  

William, bonnes vacances dans cette belle région La Normandie et amitiés à tous les vôtres Amicalement J.C Bonnal

Commentaire de Anonymous Maurice Melliet , le 14 juin 2010 22:32  

Ce fut quatre journées non stop, très fatigantes pour les bénévoles, les compagnons ainsi que pour les salariés.
Mais la vente fut belle et a dépassé toutes nos espérances.
Les chiffres en hausse par rapport à d'autres évènements de ce genre chez Emmaüs.
Cela nous remonte le moral.
Amitiés et à bientôt

Maurice Melliet, président d'Emmaüs Périgord

Commentaire de Anonymous Telmo , le 17 juin 2010 11:51  

Bonjour William.
J'espère que ce mariage se soit bien passé pour tous, mes compliments aux jeunes mariés.
J'ai une petite question a te demander.
Au début de ce cette publication, tu commence comme cela, je cite: "Tendres pensées à l'intention de mes amis périgordins."
"Périgordin"
J'ai recherché dans le dictionnaire, mais je n'ai pas trouvé ce mot. Il y figure Périgourdin.
Corrige-moi si c'est le cas.
Mes amitiés.
Telmo.
-----------------
Merci pour le com
Mon séjour s'est superbement bien passé. Jje posterai un article avec photos et clips vidéo. Je reprends la route tantôt.

Pour répondre à votre question, les perigordins sont les habitants du Périgord, Périgueux inclus. Les périgourdins sont les habitants de Périgueux et de son agglomération seulement. W

Commentaire de Anonymous J.C. Bonnal , le 18 juin 2010 15:52  

William, bonjour et bon retour sur Périgueux, concernant la définition périgordin: celle -ci n'a aucune valeur; seulement Périgourdins est le terme légal pour désigner les habitants de ce beau département! le reste n'est qu'affabulation! J.C Bonnal
___________Meci pour le com JC__________

Affabulation, le mot me semble un peu fort. Je ne faisais que me baser sur ce que j'ai lu à ce sujet.
Voir ici quelques pages internet où la question est posée

Darcos ou la tentation d'Arcachon mercredi 9 juin 2010

Au fil de l'Isle Chaque semaine retrouvez sur Périblog l’humeur de la semaine par Pascal Serre | Voici le billet de cette semaine :


Il est désormais acquis que Xavier Darcos ne reviendra pas à Périgueux. Il n’y aura même pas la scène des adieux comme pour Napoléon au château de Fontainebleau. Celui auquel le chroniqueur Éric Zemmour avait décerné l’honneur d’être le premier « Rebelle d’or » en juin 2008, défait à Périgueux lors des dernières municipales puis estourbi aux dernières élections régionales ferait-il de sa retraite d’Arcachon un « Sainte Hélène » ou une « Île d’Elbe » ?

Écrivain romantique formule Chateaubriand

Malgré les propos apaisés de ses proches qui le décrivent en écrivain romantique formule Chateaubriand nul ne veut se convaincre de ce qu’aujourd’hui on nomme moins poétiquement une déprime.

Lors de son départ pour le Conseil constitutionnel, en janvier 1997, Yves Guéna avait imposé aux vieux grognards la figure de l'« Aiglon » à sa succession à la mairie de Périgueux.

Xavier Darcos avait profité de l’appui d’Alain Juppé quand Paulette Labatut, portée par ses pairs ne sut si elle allait jouer l’impératrice Marie-Louise ou Madame Mère ?

La sanctification s’était faite tardive et on pratiqua même la césarienne pour que l’enfant vit le jour.

Il s’enfonça dans la bataille n’ayant jamais côtoyé l’infortune

En 2008, lors des municipales qui virent la chute de l'« aigle » les mêmes s’interrogeaient sur la fragilité de cette bataille. Les plus anciens l’imaginaient même probable comme un Waterloo. Xavier Darcos ne crut même pas à une victoire à la Pyrrhus. Il s’enfonça dans la bataille n’ayant jamais côtoyé l’infortune. Le fin lettré n’était point né par le fer et, à l’image d’un maréchal Ney n’a pas hurlé : « Venez voir comment meurt un maréchal de France ! »

Alors que s’approche le soixante-dixième anniversaire de l’appel du général de Gaulle à Londres, Yves Guéna passe sous silence sa douleur si ce n’est le sentiment de l’échec dans sa succession. D’ailleurs, dans son dernier ouvrage « Mémoires d’Outre-Gaulle » il ne s’épanche nullement sur ces faits. Tout simplement, peut-être trouve-t-il que les temps ordinaires, comme en 1969 au départ du général de Gaulle pour la France, sont aussi arrivés à Périgueux…

Du dépit à la déprime

Sans conteste l’éviction du gouvernement de Xavier Darcos fut injuste. Il n’a de cesse de marquer son dépit, sa mauvaise humeur en refusant le poste de ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, l'ambassade de France à Rome, la direction de l’Institut de France et se fait recaler à la présidence du domaine de Versailles.

Claquemuré à Arcachon s’occupant à rédiger deux ouvrages il ne doit pas décolérer quoique ses proches puissent le contester.

Et pourquoi l’Institut de France ?

Aujourd’hui, on lui propose la présidence de l'« Institut français », future agence de l’action culturelle extérieure de la France. On lui demande de « donner sa réponse vite ». C’est mal le connaître.

Accepter ce « placard doré » c’est tirer un trait sur une carrière ministérielle toujours possible. Se joindra-t-il à la dissonance feutrée d’Alain Juppé face à Sarkozy pour rebondir ? Le maire de Bordeaux troublera-t-il le jeu du président de la République en affirmant ses accents gaullistes au côté de Dominique de Villepin ? Xavier Darcos a toutes les capacités pour cette manœuvre face au plantage Sarkozyste imposé après les dernières régionales.

Pour ce faire, il lui faudra écouter un Alain Juppé confronté aux affaires exilé au Québec et qui a dit : « Impossible de revenir dans la course sans avoir fait amende honorable. Une petite blessure d’amour propre étant toujours moins douloureuse qu’une retraite définitive. » Dans son livre « La Tentation de Venise » il déclare : « La politique mérite-t-elle qu’on lui consacre sa vie ? » ou encore « À Venise je mesure les limites et les insuffisances de ma propre vie… »

En est-il de même pour Xavier Darcos ? De la tentation de Venise à celle d’Arcachon, l’ancien maire de Périgueux a du chemin à parcourir.

Quant à Périgueux, si les sentiments l’y ramènent, la raison l’y éloigne. Mais la politique reste une alchimie sans pareil.
Auteur : Pascal SERRE
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

Libellés : , , ,



Commentaire de Anonymous Jean-Pierre MARCHAND , le 9 juin 2010 23:56  

Darcos ? Mais on s'en fout. De Périgueux à Paris. On peut faire des exercices de style c'est la réalité. Alors, on peut changer de sujet ?

Commentaire de Anonymous Philippe , le 10 juin 2010 07:31  

Bonjour,

Darcos ne reviendra pas à Périgueux ? Qui en doutait ? Lorsqu'il fit savoir qu'il ne siègerait pas au Conseil municipal de Périgueux alors qu'il y était élu en tant que tête de liste, il était clair que Périgueux ne l'intéressait plus. Le mépris affiché vis à vis de ses propres électeurs, "vous avez voté pour moi mais je n'ai pas été élu alors maintenant allez vous faire f..." est symbolique d'une attitude de politicard coupé des réalités de ce monde et qui ne s'intéresse qu'aux ors de la République.

(PS: puisqu'il est aussi question du 18 juin 1940, je signale pour ceux que cela intéresse un petit site créé par un périgourdin sur ce sujet : 18juin1940.fr)

Philippe de Périgueux

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 10 juin 2010 08:55  

ET BIEN AVEC CA IL SERA DEPRESSIF IL POURRA FAIRE JOUJOU ET COUTERA PLUS CHER QUE SI IL ÉTAIT EN ARRÊT MALADIE
PLUS SERIEUSEMENT CE PERSONNAGE EST TOUJOURS ATTIRÉ PAR CE QUI LE FAIT BRILLER.
IL N'ÉCOUTERA PAS JAMAIS SUR LE THEME DE L'HUMILITÉ

Commentaire de Anonymous J.C. Bonnal , le 10 juin 2010 08:59  

l'ambition personnelle de Xavier Darcos ne surprend personne...ce qui manque à Périgueux c'est un Monsieur Guéna!
J.C Bonnal

Commentaire de Blogger Périblog , le 10 juin 2010 09:08  

Merci Philippe pour le com.
D'ordinaire, je n'accepte pas les liens placés dans le corps des commentaires, mais dans le cas présent il s'agit d'un site en rapport avec le sujet du billet et qui traite d'un évènement qui nous est cher à nous français et dont l'anniversaire est proche. De plus le site est bien conçu, informatif et créé par un périgourdin. W

Commentaire de Anonymous Nicole LEMONIER , le 20 juin 2010 23:03  

Ya plus rien sur Periblog ? C'est passager ou définitif ?

Commentaire de Blogger Périblog , le 22 juin 2010 00:51  

Oui et non Nicole...

Oui en ce qui concerne les billets envoyés par Pascal Serre, non en ce qui concerne les miens. Ils sont, il est vrai, écrits avec une certaine irrégularité et dans un tout autre style qui ne passionne pas nécessairement les membres de son fan club à la recherche de sujets contentieux qui stimulent les commentaires. Voici un aspect des choses que je tenterai d'émuler tout en préservant les particularités qui me caractérisent.

Je parlerai dès que j'ai un moment et en toute honnêteté des raisons de ce désistement soudain (pas pour moi qui le voyait venir) de la part de votre chroniqueur favori.

Je vous invite, pour vous aider à patienter deux ou trois jours, à visiter les archives dans lesquelles se trouvent consignés au total plus de 375 billets sur bien des sujets concernant en majorité Périgueux, ses insuffisances ou plus rarement son génie, ses fêtes, et ses people. W

PS depuis la récente et obligatoire migration de Périblog vers un serveur Google, certains de mes diaporamas et autres scripts ne fonctionnent plus. La réparation de ces liens n'est pas impossible à effectuer, et elle se fait d'ailleurs presque journellement, mais il en reste encore beaucoup.

Du secret de famille à la cacophonie mercredi 2 juin 2010

Au fil de l'Isle Chaque semaine retrouvez sur Périblog l’humeur de la semaine par Pascal Serre | Voici le billet de cette semaine :


Pour Claude Bérit-Débat, président de la Communauté d'agglomération périgourdine, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Homme revendiquant le dialogue et le consensus, adepte de la démocratie participative et du développement durable, désormais contorsionniste en matière de manipulations politiques, le voici promu au grade de gardien de secrets de famille ou bien de grand ordonnateur de la cacophonie communautaire. À vous de choisir.

Assemblés en conseil communautaire le 28 mai dernier, les élus de la Communauté d’agglomération périgourdine se sont réveillés et agités au sujet d'un projet de galerie commerciale à Cré@vallée Sud, sur un terrain de 4 380 m2 en bordure de la RN21, au lieu-dit La Couture, près du futur Super U.

L’opposition au maire de Périgueux, Michel Moyrand, s’est insurgée face à une Bastille pour une fois fort bien pourvue par la majorité de Périgueux elle-même. On peut toujours s’asseoir sur le tonneau de poudre et allumer la mèche sans bouger et attendre que ça pète.

LE COMMERCE DE PROXIMITÉ DE PÉRIGUEUX DISPARAÎTRA

Une boutique en liquidation dans la rue Limogeanne© Périblog
Pour l'opposition, ce site deviendrait à terme la troisième zone commerciale de l'agglomération, et viderait le quartier Saint-Georges de ses commerçants. Ce qui est une évidence.

Après le départ des institutions consulaires voici la révérence des grandes enseignes au petit commerce de proximité de Périgueux.

On y trouverait aux côtés du supermarché de 2 000 m2, une restauration rapide pour 400 m2 avec l’enseigne Pâte à pain et une galerie de 5 000 m2 avec une dizaine de commerces dans les secteurs bureautique et informatique, services médicaux, banque, poste, fleuriste, optique, téléphonie, salle de sport, bien-être et esthétique, cordonnerie services divers, pressing, équipements de la personne ou de la maison.

La CAP possède aujourd'hui une réserve foncière de 21 205 m2. Elle en a voté la cession au promoteur local ICE qui porte ce projet de galerie.

Périgueux qui n’est toujours pas une destination touristique suffisamment attractive pour compenser les pertes ainsi accumulées est condamnée à voir disparaître son petit commerce de proximité.

D’ici là, d’autres municipalités seront peut-être en place pour rééquilibrer le territoire et les politiques communautaires ? Bon courage mesdames et messieurs les futurs élus.

UN ASSASSINAT PUR ET SIMPLE

C’est un assassinat pur et simple de Périgueux. Propos de conservateurs aigris et sans aucun sens de la modernité ? Soit, mais permettez que j’éclate de rire devant la représentation populaire qui se plie aux marchands qui savent mieux que tout épicier de quartier amadouer les élus ainsi adultérés.

Faisons un petit retour en arrière. Au cœur de la campagne des élections régionales le candidat du Modem, Jean-Paul Mingasson annonce l’étude, à la Petite Borie, dans la montée de la Rampinsolle, en face de Cré@vallée d’un complexe commercial de… 35 000 m2.

A l’époque, le candidat par ailleurs, élu communautaire, évoquait des conciliabules et une opacité. Le pauvre homme avait été conspué par ses collègues. Les maires de Notre-Dame-de-Sanilhac et de Coulounieix-Chamiers en premier lieu avec les silences complices des autres qui soupiraient entre deux réunion de campagne. Ce dernier, Jean-Pierre Roussarie parlant même de tuyau perçé ; le premier s’adossant exclusivement au projet de Super U avec quelques commerces…

Le président Claude Bérit-Débat ayant éteint comme à son accoutumée l’incendie par un vibrant : « pour l’instant il n’y a pas officiellement de véritable projet. » Il avait même créé une de ces subtiles cellules de concertation qui nous ramènent à la démocratie participative si chère à nos amis qui cultivent les secrets de famille avant d’entrer dans la cacophonie puis souvent dans l’inertie voire le coma…

Nous n’avons que des fourches

Mais il faut connaître la sémantique politique indispensable à la bonne gestion des intérêts communs pour comprendre qu’il y avait bien officieusement un projet.

Une nouvelle fois on nous a menti. C’est un aveu que ce projet pourrait susciter des remous. Soyez tranquilles mesdames et messieurs les élus votre peuple est encore assoupi.

Pourquoi ne mentiriez vous pas encore aujourd’hui ? Continuez mesdames et messieurs les élus il y va de votre couronne. Nous n’avons que des fourches mais elles peuvent être efficaces dans certains cas.
Auteur : Pascal SERRE
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

Libellés : , ,



Commentaire de Anonymous Anonyme , le 3 juin 2010 12:09  

Monsieur Serre,

Ôtez moi un doute... Ce sont bien les différents maires RPR et UMP qui ont développé les zones commerciales de Boulazac, Trélissac et Marsac ? Vous êtes-vous opposé alors à la mort programmée du petit commerce au centre ville ? Les militants de cette tendance aujourd'hui dans l'opposition ont quand même pas mal de culot de venir reprocher à l'actuelle majorité la création d'une nouvelle zone commerciale.

Quant à "vider" le quartier St-Georges (que j'habite) de ses commerces, je vois très mal d'où vient une telle affirmation... Vous croyez vraiment que les habitants de ce quartier ne vont plus aller à l'Intermarché au coeur du quartier pour aller à plusieurs kilomètres de là dans un nouveau Super U ? Croyez-vous qu'il en sera de même pour le bureau de poste, les pharmacies, le fleuriste ou tous les commerces de proximité pour aller dans d'autres qui, même à vol d'oiseau, sont encore plus loin que ceux du centre-ville de Périgueux ? ? Ceux qui affirment cela ne doivent pas souvent venir dans ce quartier populaire à moins qu'ils ne veuillent lancer qu'un procès d'intention (un de plus..) par manque d'imagination ou de projets.

Monsieur Serre, il y a quand même des problèmes beaucoup brulants et urgents dans notre ville pour ne vous arrêter qu'à des épiphénomènes ou des bruits de couloirs qui ne grandissent pas l'opposition municipale....

Philippe de Périgueux

Commentaire de Anonymous jean François , le 3 juin 2010 18:26  

A anonyme
Votre critique des propos avancés par P Serre n'est fondée sur aucun argument sérieux.
Faire référence au passé pour expliquer le présent n'est pas toujours une bonne méthode.D'ailleurs lorsque vous assimilez Boulazac et Trélissac à des communes de droite dans le passé, vous commettez une grossière erreur.
Monsieur Auzou est là depuis des lustres et le camarade trélissacois en a fait sa profession. Avant lui le docteur Grandou était déjà maire communiste de Trélissac.
Mais laissons de côté les appartenances politiques qui ne donnent pas droit à un quelconque brevet de compétence.
Cette vue binaire et réductrice ne servirait qu'à masquer le vrai débat.
A-t-on réellement besoin de nouveaux temples de la consommation à l'intérieur du périmètre d'action de la CAP?
Ceux-là même qui se plaisent à rappeler la dureté de l'existence pour les"pauvres" les offrent en pâture à quelques promoteurs avides.
Alors oui, je partage l'avis de P Serre. Nous n'avons pas donné quitus à ces élus pour faire n'importe quoi,quelque soit leur bord politique.

Commentaire de Anonymous Maurice Melliet - Persona Grata , le 3 juin 2010 18:52  

La zone commerciale près des chambres "qui ont su l'air de ne pas y toucher" n'est pas un hasard ! Comment quelques 600 agents rassemblés (afin d'être plus forts et peut-être plus nombreux), de surcroît à statut de fonctionnaire, vont pouvoir faire leurs emplettes et leurs frisettes ?

Le RTT ne suffit plus ! Au risque d'être absorbé par ce temps perdu à aller soit à Boulazac, Marsac et Trélissac pour aller chercher la gamelle du conjoint et de ses enfants voir d'un prestataire de service au plus près du nouveau domicile consulaire...

Le centre-ville et les quartiers "encore commerçants" de Périgueux vont disparaître victime de la convoitise et de la recherche du profit. Aujourd'hui, tout nouvel arrivé à la CAP réclame sa zone commerciale et ses commodités...

La CAP étant politisée à 100% comment voulez-vous que les décisions prisent soient objectives et rationnelles ?

Le contribuable n'a rien à dire sur leur gestion, il paye et s'il le veut bien, il vote ! mais mal ! car entre les deux tours de cons, il n'a aucun pouvoir...

Nous sommes dans la société des élus nantis qui se donnent tous les pouvoirs après qu'on ait eu la maladresse de voter pour eux.

Mesdames et Messieurs les électeurs, le vote blanc vous va si bien qu'à la prochaine échéance, préférez-le au vote bleu, rose, vert, rouge, orange, violet, et je passe sur la couleur cerise sur le gâteau des candidats de tous poils...

Commentaire de Anonymous Saturne , le 4 juin 2010 00:53  

« Nous n’avons que des fourches mais elles peuvent être efficaces dans certains cas. »
Hé bé, couillon, il va nous la faire sa révolution, le Pascal ! La dernière interprétation cinématographique de Jacquou le Croquant était imposture ridicule. Je ne suis pas sûr qu’avec Monsieur Serre pour acteur principal ... En tous cas, on aimerait voir ça !
Question : quel rôle distribuer à Maurice Melliet ? Peu importe. Et peu importe ce qu’il aura à dire pourvu qu’il ait quelque chose à déclamer, haut et fort de préférence. Toutefois, il conviendra de veiller à ce qu’il n’y ait pas de fonctionnaire parmi les figurants, Maurice n’a pas l’air d’aimer…

Commentaire de Anonymous Philippe , le 4 juin 2010 16:12  

Bonjour,

Effectivement Jean-François, je me suis un peu emmêlé les pinceaux... En fait, mon propos était de faire remarquer que lors des développements des 3 zones commerciales autour de Périgueux, les maires RPR puis UMP n'ont pas donné de la voix pour dénoncer la mort programmé du petit commerce à Périgueux. Le seul acte de résistance à droite (Darcos) comme à gauche (Moyrand) fut, sauf erreur de ma part, divers recours contre la venue d'un magasin Cultura à Trelissac.

Personnellement, je ne vois pas l'intérêt d'une nouvelle zone commerciale à CréaVallée. Pour autant, pour marquer ma désapprobation, je ne me laisserai pas aller à une mauvaise foi comme celle de l'opposition municipale et de M. Serre qui prétendent, sans le moindre argument ou la moindre démonstration, qu'elle va "vider" le quartier St-Georges de ses commerces, "Ce qui est une évidence" comme l'écrit Pascal Serre sans le démontrer d'aucune façon...

Tiens d'ailleurs, puisque l'on parle de la mort du petit commerce à Périgueux, j'ai eu beau chercher sur ce blog et sur internet, mais je n'ai trouvé aucun commentaire de M. Serre sur l'agrandissement de la librairie Marbot qui a fait beaucoup de mal aux derniers petits libraires de Périgueux. Pourquoi ne vous êtes-vous pas élevé contre la création de cette usine à sous-culture (l'extraordinaire inculture des vendeurs de ce magasin ne cesse de m'étonner les rares fois où, par obligation, je suis amené à discuter littérature ou musique classique avec eux) et n'avez-vous pas lancé d'anathème comme vous le faite aujourd'hui sur tous les projets de l'actuelle municipalité ? Peut-être parce que cette entreprise est un des annonceurs des publications dont vous avez la charge.... Allez savoir... ? Bon sang, voilà que je fais un procès d'intention ! Il est temps que j'arrête de vous lire, M. Serre, j'en viens à faire acte de mimétisme :-)

Philippe de Périgueux

Commentaire de Blogger bird , le 6 juin 2010 23:41  

C'est assez intéressant, cette histoire de zone commerciale au diable vauvert. Voyons les choses de l'œil de la bienveillance et gardons l'autre bien ouvert pour plus tard.
Qu'en est-il de l'état des zones commerciales sur Périgueux et ses alentours proches ? Nous avons celle de Trélissac, celle de Boulazac et celle de Marsac. Bien. En ajouter une serait vider le centre-ville de Périgueux des chalands et, par voie de conséquence, vider le centre-ville de Périgueux des commerces et commerçants. D'accord. L'argument tient la route. Pour autant, il me semble assez logique de penser que ces zones commerciales ne s'adressent pas qu'aux seuls habitants du centre-ville de Périgueux. Ne l'étant pas moi-même, je reconnais fréquenter à l'occasion l'un ou l'autre de celles déjà présentes. Je suppose qu'une personne habitant au sud de Périgueux sera contente de pouvoir faire ses courses ici plutôt qu'ailleurs et que, de toutes les façons, n'est pas un client habituel des commerces de centre-ville.
Une autre raison qui pourrait justifier la présence de cette nouvelle zone est la proximité de la déviation de Périgueux qui relie les deux tronçons autoroutiers. Là, nous pourrions penser que des gens de passage pourraient s'arrêter et, pourquoi pas, en profiter pour aller visiter Périgueux... et y faire des achats.
Néanmoins, je ne pense pas que le commerçant du centre-ville de Périgueux soit si important qu'il faille à tout prix le défendre de la menace d'extinction. Qu'il disparaisse, le commerçant de centre-ville, qu'il disparaisse ! Nous lui survivrons.

Commentaire de Anonymous Pascal Serre , le 7 juin 2010 09:40  

Bonjour Monsieur Philippe de Périgueux,
Je n’ai pas à vous ôter d’un doute sur les appartenances politiques qui, à mes yeux ne sont l’essentiel mais quand même ; Jean-François a rétabli l’ordre des choses. Merci.
Quand au procès d’intention vous m’en ferez grâce ce n’est pas ma tasse de thé intellectuelle et éthique.
Le développement de ses “Zones commerciales” date des années 1970-1980. C’était tendance et les galeries marchandes attractives. Mais tout est question d’équilibre. Dans la foulée, les vieilles “maisons familiales” commerciales ont disparu du centre ville pour céder le pas aux “Franchises”. C’est aussi une tendance. Là encore on relève une valse des ouvertures et fermetures importantes. Le plus souvent parce que les ratios de la fameuse rentabilité sont insuffisants pour les franchiseurs. Autre débat.
Le projet de troisième Zone commerciale va encore plus fixer les résidents et nouveaux travailleurs sur ce secteur dit du “Pont-du-Cerf” (toutes les Cré@vallées confondues). Certes dans le cadre du PDU ceci réduira les déplacements. Bon point.
Le projet que j’ai pu voir inclus l’implantation de la galerie marchande dite “Montaigne” pour rééquilibrer l’attractivité du centre historique. Michel Moyrand s’y serait personnellement engagé. Le tout prévu pour 2014 année d’élection municipale. Bon point.
Le quartier Saint-Georges, dans sa partie commerciale, en quelques années, s’est modifié et embelli même si il reste beaucoup à faire. Il importe de ne pas faire n'importe quoi, pour des raisons de développement des promoteurs toujours prêts à séduire et, tenir compte des équilibres. On parle déjà d’enseignes qualitatives quittant le centre de Périgueux pour s’installer sur cette troisième zone. Les négociations seraient en cours. Ceci s’appuie sur des analyses économiques et j’en tiens compte. Joker !
Le Sud de l’agglomération est en pleine expansion. C’est un constat qui n’est pas totalement négatif. Encore une fois, faut-il admettre que chaque jour la ville centre se dévitalise. Il n’y a pas que des raisons politiques. C’est l’affaire de tous.
Si vous avez des sujets plus brulants et urgents il me serait agréable de les connaître.
Quand aux bruits de couloir ils sont plus vrais que les communiqués et conférence de presse organisés quand tout est décidé. Ne confondons pas opposition et proposition. Et je confirme le talent des élus à nous mentir, peut-être par nécessité quand ils contestent en mars un projet qu’ils présentent en mai...
Pascal SERRE

Commentaire de Anonymous Pascal Serre , le 7 juin 2010 09:46  

Cher Monsieur Bird,

Je suis d’accord avec vous jusqu’au dernier alinéa. Je ne puis souscrire à votre mépris quand aux commerçants de l’hyper-centre. Je lis votre propos comme une provocation et ne puis croire que vous le pensiez même si certains ne font pas preuve d’une grande dynamique et passent beaucoup de temps à se déchirer le chiffon usé qu’il leur reste.
Périgueux est une ville magnifique où il se passe beaucoup de choses. Il y a encore un tissu commercial qui fait honneur et les visiteurs ne s’y trompent pas. Les premiers à ne pas le reconnaître sont ses propres habitants. Les touristes sont émerveillés mais se cassent le nez à l’heure du déjeuner par exemple...
Cher Monsieur Bird, une si belle cité, avec des projets d’aménagements - même contestables - ne doit pas vous laisser penser que ce serait une bonne chose de laisser les lois de la nature économique faire le tri...
La nouvelle zone ne sera qu’un lieu de passage, de transition, une halte comme on en trouve sur les autoroutes. Quand les achats auront été réalisé les utilisateurs poursuivront leur route vers l’Océan ou la Montagne ou encore le Périgord noir. Sauf si une grande politique touristique est menée... Mais ceci reste encore en chantier. Non, Périgueux n’est pas une destination. C’est une simple aire d’autoroute. Mais ça peut changer.
Pascal SERRE

Commentaire de Blogger Périblog , le 7 juin 2010 10:41  

Périblog c'est plus qu'un diffuseur d'articles qui émoustillent les méninges... À première lecture, certains billets traitant de politique périgordine peuvent paraître insipides surtout aux yeux des néophytes tels que moi-même. Mais un commentateur qui l'aura sans doute lu une seconde fois (second, voire troisième degré oblige) en aura perçu la vraie portée et communiquera avec intelligence sa pensée. Un autre commentateur participera à la discussion qui se sera engagée, puis un autre... et de fil (de l'Isle) en chas d'aiguilles bien affutées, un débat passionnant se déroulera devant nos yeux.
En tant qu'administrateur et simple lecteur de ce blog, je tiens à remercier l'auteur des billets (Pascal Serre en l'occurrence) ainsi que tous les commentateurs en plein accords ou non avec ce qu'il expose et, qui nous permettent de nous former une opinion juste et balancée sur des sujets plus ou moins sérieux (comme la perte des petits commerces et l'uniformisation de nos centre-villes), que l'on a tendance sinon, à trop vite oublier. W

Commentaire de Anonymous Pierre , le 7 juin 2010 10:51  

Qui a laissé partir les trois chambres consulaires à l'extérieur de la ville ? Il me semble que l'ancienne municipalité n'a rien fait, à l'époque, pour conserver dans la ville ces 600 agents. Il est aujourd'hui difficile de s'opposer à la construction d'une nouvelle zone commerciale. Oui, c'est malheuresement l'appât du gain qui structure nos périphériques urbains et vide nos centre-ville. Mais comment ne pas stigmatiser l'erreur politique majeure de l'ancienne majorité et en rester à analyser la seule situation actuelle qui ne peut s'expiquer que par des décisions prises dans le passé.

Commentaire de Anonymous JEAN-CHRISTOPHE , le 7 juin 2010 17:51  

Décidément ce blog est bien celui de tous les débats comme on les aime mais on ne voit pas de solution... C'est tjours sympa d'enfoncer des portes ouvertes mais quand même les élus bossent ! Non ? D'accord il y a des choses de couloirs que l'on ne comprend pas toujours, des questions d'argent ou de "je te donne ça et tu me laisse ça". Je voudrais que nos élus soient plus blanc que blanc. Payé au smic avec une simple voiture et pas de champagne ni retro commission. Une toge blanche qu'ils seraient seuls à porter et notre dévotion. Il n'y a pas que le fric et le pouvoir alors commençons ici à Périgueux. Ok Messieurs Moyrand et Cornet ?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 7 juin 2010 17:55  

Pour le départ des compagnies consulaires ce sont les commerçants et artisans eux-mêmes qui ont voté ! D'autant qu'elles vont être supprimées dans deux ou trois ans. Qu'est ce que l'on va faire des bâtiments et des sous engagés ? Ils se sont tirés une balle dans le pied. Bravo. Darcos et Moyrand ont trainé les pieds mais se sont laissé faire comme des gosses

Commentaire de Anonymous Philippe , le 10 juin 2010 11:39  

Cher M. Serre,

Puisque vous sollicitez mon aide pour vous informer de sujets brulants et urgents, en voici quelques-uns qui, j'en suis sûr, mobiliseront votre plume aiguisée.

- le quartier de la gare de Périgueux laissé à l'abandon de tout développement ou de toute rénovation d'ensemble.

- les difficultés financières de l'AOL, chargée de la restauration scolaire à Périgueux, et qui a besoin d'aide et de mobilisation de tous si nous ne voulons pas que des sociétés de restauration industrielle nourrissent nos enfants.

- l'annonce de la fin programmée des subventions à des associations culturelles périgourdines car les caisses de la région, du département et de la ville sont vides depuis que l'état refuse de transférer les fonds correspondants aux attributions qui leur ont été allouées...

plus anecdotique :

- l'attitude détestable des propriétaires de chiens qui continuent à laisser leur canidés souiller les trottoirs de Périgueux.

- l'attitude de certains cyclistes qui prennent la voie verte pour une piste de vitesse au mépris des promeneurs

- un bilan sur l'activité de l'Agence Culturelle de Dordogne et sur la cohérence de ses actions depuis sa création (personnellement, j'ai du mal à voir ce que cela apporté de plus à la vie culturelle périgourdine...)

Espérant lire votre point de vue sur ces sujets,

Cordialement,

Philippe de Périgueux

Commentaire de Anonymous Chantal , le 12 juin 2010 15:38  

Périgueux change mais pas en bien.
C'est vrai que les commerces ferment les uns après les autres. Malheureusement,maintenant, pour pouvoir trouver son bonheur il faut aller dans les zones commerciales qui se trouvent autour de la ville.

Une nouvelle zone commerciale risque effectivement de faire du mal à Périgueux et aux commerces du quartier St Georges qui va se trouver très proche de cette zone.

Il va falloir en faire beaucoup à la municipalité et aux commerçants de Périgueux pour pouvoir continuer attirer la clientèle.
Et ce ne sera certainement pas en faisant une journée piétonne que cela changera la donne.

Le mal est fait et le pansement ne va pas cacher la plaie dejà infectée.

Commentaire de Anonymous Philippe , le 13 juin 2010 14:43  

Cher Chantal,

Une fois encore, habitant le quartier Saint Georges, j'aimerais que vous m'expliquiez en quoi l'ouverture d'une zone commerciale à environ 5 kilomètres de notre quartier va faire du mal à ses commerçants...
Vous pensez réèllement que les habitants de Saint-Georges vont aller acheter leur pain, leurs timbres, leurs cigarettes, leurs fleurs, leurs médicaments, etc... dans la nouvelle zone commerciale alors qu'ils disposent de boulangerie, d'une poste, de bureaux de tabacs, de fleuristes et de pharmacies à côté de chez eux ?

Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles... Si de nouvelles offres commerciales devaient faire fermer les commerces du quartier St Georges, alors cela ferait belle lurette qu'il n'y aurait plus un seul commerce dans ce quartier avec le centre ville regorgeant de commerces à Périgueux et ce, à moins de 10 minutes à pieds de ce quartier.

Plus généralement pour éviter que les commerces ferment à Périgueux intra-muros, il faudrait peut-être que les commerçants fassent quelques efforts tant au niveau des prix qu'ils pratiquent (en saison il y a de trop nombreux commerçants qui abusent et qui dissuadent les périgourdins, qui refusent de se faire arnaquer comme les touristes, de retourner dans leur établissement une fois la saison passée)qu'au niveau de l'accueil.
Si les habitants de Périgueux font leurs courses dans les zones commerciales périphériques ce n'est pas par amour de ces zones déshumanisées mais parce qu'elles n'ont pas les moyens d'acheter dans les magasins du centre-ville. Bien sur, je vous entend déjà dire que c'est la faute aux taxes et aux impôts, mais là encore, il vous faudra être précise car un commerçant qui avait son échope au centre-ville et qui maintenant se trouve dans une de ces galeries marchandes m'avouait récemment que le loyer de son local plus les "taxes" prélevées par l'hypermarché lui revenaient plus cher que les taxes et impôts locaux en centre-ville. Seule l'affluence de clients potentiels lui permet de mieux vivre.

Philippe de Périgueux

Commentaire de Anonymous Chantal , le 15 juin 2010 06:36  

Cher Philippe,

Je réside depuis une semaine sur le quartier St Georges.
Avant je résidais Place de La Clautre.

Pour répondre à votre commentaire, je peux avancer que les gens sont comme des moutons et sont attirés par les zones commerciales.
Je m'en rend relativement compte en voyant le nombre de voitures qui circulent sur la route de Limoges et sur la route de Bordeaux ; ces routes menant à de grandes zones commerciales.
Une nouvelle zone est comme le miel qui attire les abeilles et les mouches.

J'essaye d'ironiser en mettant ces termes mais c'est véridique.

je suis parisienne d'origine et je peux dire que là bas, ils vont dans les zones même le week end.
C'est un programme sortie.
Quel plaisir d'aller s'enfermer dans des magasins plutôt que d'aller se promener dans la nature !!!

Enfin ... c'est comme ça ... pour dire que nos petits commerces sont vraiment menacés et qu'il faut voir la réalité en face.

La poste ne craint rien ni le marchand de journaux et la boulangerie mais le boucher et le petit magasin de proximité, eux, risquent de voir leur chiffre faire un saut vers le bas.

Ce n'est que le point de vue d'une Périgordine sans permis ; qui ne compte que sur les petits commerces de proximité pour faire ses courses et qui à horreur des grandes surfaces.

Monsieur Philippe de Périgueux ai je répondu à votre question ?

Commentaire de Anonymous Philippe , le 17 juin 2010 16:57  

Chère Chantal,

Bienvenue dans notre quartier Saint-Georges. Vous vous rendrez très vite compte que ce quartier jouit d'une certaine singularité. Quasiment tout ou presque est sur place. Vous découvrirez son Intermarché qui désemplit rarement que cela soit en semaine ou le samedi, et ce malgré la présence de 2 hypermarchés (Trélissac et Boulazac) pas très loin. Vous y découvrirez son SPAR, seule épicerie ouverte le dimanche qui attire un monde fou. D'ailleurs en passant, vous remarquerez aussi qu'aucun hypermarché n'est ouvert le dimanche dans l'agglomération et que le samedi est, hélas, le seul jour que nombre d'actifs peuvent consacrer au ravitaillement de leur famille (faire ses courses le samedi est rarement un choix).

Vous pourrez acheter votre viande de qualité chez notre boucher qui a repris le fond de commerce il y a 3 ans et qui se porte bien malgré tous ses concurrents autour du Coderc. Peut-être achèterez des fleurs chez nos deux fleuristes ou irez-vous vous restaurer dans nos 5 restaurants. Bref, chère Chantal, vous vous rendrez très vite à l'évidence que s'il est évident que bon nombre d'habitants du quartier Saint Georges se rendent dans les zones commerciales de Trélissac ou de Boulazac pour faire leurs "grosses" courses, l'immense majorité fréquentent naturellement ces commerces que l'on dit à l'agonie si une nouvelle zone devait s'installer à Cré@vallée.

Bref, j'ai beau faire preuve du pire pessimisme qui soit, mais je ne vois toujours pas ce que peuvent craindre les commerçants du quartier Saint Georges de cette nouvelle zone commerciale. Ils ont survécus aux trois présentes zones commerciales donc pourquoi la quatrième les mettrait à mort ?

L'argument ne tient pas la route et j'ai du mal à comprendre pourquoi Pascal Serre et l'opposition municipal vont se fourvoyer dans ce genre d'arguties.

PS : j'ai discuté de cette nouvelle zone commerciale avec un commerçants du quartier qui, selon votre analyse, devrait voir fondre son chiffre d'affaire. Il m'a confié qu'il s'en fichait comme de l'an 40 car on lui avait prédit la même chose lorsqu'une grande enseigne directement concurrente de la sienne s'était installée il y a quelques années à moins d'un kilomètre à vol d'oiseau de son magasin. Son chiffre d'affaire a certes baissé pendant quelques mois, mais il est toujours là, avec une clientèle fidèle et une autre renouvelée et chiffre d'affaire plus élevé qu'à l'époque...

Philippe de Périgueux

 

Découvrez (ou redécouvrez) Périgueux capitale administrative de la Dordogne au travers les archives de Périblog