Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire par Pascal Serre

C’est le 11 octobre 1878, qu’Emile Goudeau fonda le Cercle des Hydropathes
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Entre la comédie italienne et le théâtre de variétés, entre les belles lettres et les réflexions gouailleuses, copains d’un jour, amis de toujours, sous le soleil du « Coderc » nous avons repris cette phrase d'Émile Goudeau (1) : « » Et pourtant, nous avons décidé de rire. Samedi 10 avril. Christian, René, Jean-Paul et pas les autres (Alain et Bernard) sont au rendez-vous. Au Bar du Coderc car l’on y profite plus longtemps du soleil. Nous abuserons de la douzaine d’huîtres sacramentaire et du muscadet car les jours de notre huître plate héritée des romains sont comptés.
« » dit Christian. Les papilles sont éveillées, le parfum du large se mélange aux arômes floraux et fruités de la Loire.
Coup de folie nous refusons de boire au verre et nous offrons une bouteille. Au diable l’avarice, la vie est si belle aujourd’hui !
Relevant légèrement la tête pour profiter du soleil, Jean-Paul nous rappelle que « »
Plus pragmatique, ayant conservé son chapeau afin d’éviter l’insolation, Christian changea radicalement de sujet : « » « » Eclat de rire général. Nous le savons tous, notre complicité n’est pas toujours bien comprise et notre jeu de billes n’est pas compatible avec le Monopoly des plus grands. Mais on est heureux, on rit et on fait des vers comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. Alors, on continue. Surtout avec les beaux jours fleurissants. Cette fois, matière est donnée aux personnalités qui font frissonner nos cœurs. Rires et larmes sont les bordures de notre enclos. Après nos cancans politiques nous voulions marquer notre sensibilité à d’autres sujets, notamment, nos personnages préférés — ce qui ne voulait pas dire que d’autres n’existent pas — qui témoignent d’un engagement personnel que l’on qualifiera pompeusement de culturel.
Xavier Mortimer, l’Ombre orchestre

Xavier Mortimer talentueux magicien. Son spectacle ? C’est un peu notre « place du Coderc »
Photo © TahitiPress.pf - Christian Durocher Je saisis le silence pour prendre la parole : «
» Les visages donnent la réponse. De toute évidence c’est non. «
» Interloqué le groupe se rapproche de la table et en saisissant une huître : «
» Et de répondre : «
»
C’est en 1989, au Conservatoire de musique de Périgueux que Xavier Mortimer s’initie à la clarinette. En 2003, il décroche le premier prix international de magie au congrès d’Albano en Italie.
Son spectacle ? « » Et lorsque Xavier passe voir son papa il aime déambuler sur cette scène qu’est Le Coderc…
Hervé Couasnon, le poète escaladeur

Les “ Amis du Coderc ” s’élargissent : de gauche à droite, Hervé Couasnon, Maurice Melliet, Jean Boussuges et Thierry Bacofin
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René avait retenu
Hervé Couasnon pour lequel il a une certaine sympathie. Étrange personnage qui grimpait partout où il ne fallait pas (du perchoir de l’Assemblée nationale à la cathédrale Saint-Front en passant par le festival de Cannes…) Notre marxiste contestataire nous dit «
» Christian : «
» Et René de répondre : «
»
Thierry Bacofin, la musique à petites gorgées
« »
Pour Christian c’est un peu barbare et il écoute d’une oreille distraite en buvant son verre de muscadet : « » Et moi de renchérir : « »
Autour de Michel Négrier, imagiers et graphistes

Le style de Michel Négrier repose sur une intime association entre la connaissance des lieux et une interprétation joyeuse.
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René, notre aîné, nous fait part de son attachement à
Denise Parouty, laquelle a créé il y a quarante ans l’association des
Créateurs et artisans d’arts du Périgord : «
» René connaît bien
Michel Négrier (6) : «
»
Maurice Albe, un univers intemporel

Maurice Albe a consacré sa vie à traduire, exprimer des facettes très personnelles de ce Périgord auquel nous sommes attachés
Photo © Marc Robert
Christian a retenu
Maurice Albe (7) parce qu’il l’a connu et fréquenté. «
»
Christian sort de sa poche un papier qu’il déplie : «
Que le temps passe vite. Notre bon clocher que nous découvrons de la terrasse sonne ses douze coups. Le plateau d’huîtres est encombré des coquilles vides et la bouteille n’offre plus qu’un souvenir.
Les amis sont passés, comme toujours. Ils sont venus nous saluer, échanger quelques propos sans importance si ce n’est un sourire et la complicité.
Chacune et chacun a retenu l’idée de faire quelque chose pour notre garde champêtre, Jean-Pierre Monmarson. Nous avons bien convenu de ne pas rester aux idées et paroles. Car, ici, sur Le Coderc nous devons lui donner les moyens de rester dignement en notre compagnie. Et René de nous dire à trois reprises : « »
Et oui, nous avons abandonné comme nous le souhaitions le vaudeville politique local. Nous ne sommes pas pessimistes mais restons bohèmes. Cette fois-ci, nous allons nous retrouver samedi prochain. Tant pis pour l’audimat. Nous avons décidé de continuer à rire et à aimer les poètes.
Auteur : Pascal SERRE(1) Émile Goudeau (1849-1906). Né à Périgueux. Journaliste, poète qui, exilé à Paris, créa l’esprit de Montmartre avec cette devise : « En joie et sans deniers »
(2) Journée mondiale de la poésie le 21 mars à i’initiative de l’ONU
(3) Maurice Albe, Vincent Bappel, Elsa Bedeti, Danielle Chevalier, Alain Devise, Claude Durrens, Maurice Melliet, Jean Morellet, Michel Piana et Michel Pourtier
(4) Du 16 avril au 21 mai, 4 rue Saint Front, du mardi au samedi de 15 h 00 à 19 h 00
(5) Du 16 avril au 21 mai, 9 rue Littré du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 00 [ plus d'infos ]
(6) Né à Périgueux en 1936. Lauréat de la Fondation de l'avenir du Périgord, Michel Negrier a illustré de nombreux ouvrages sur le Périgord et a travaillé dans la publicité
(7) Né dans le Loiret en 1900 Maurice Albe suit son père nommé Directeur de l’usine à gaz de Sarlat. Il expose au Salon des indépendants de Paris dès 1925. Il s’installe définitivement à Plazac en 1945 où il décède en 1995. Il est un des illustrateurs les plus riches de son temps sur le Périgord
(8) Native de Bourgogne Claudine Gerbeau fut la plus jeune inspectrice de l'Éducation nationale à l’âge de 25 ans. Esthète d’une grande sensibilité elle a fait une grande partie de sa carrière en Dordogne avant de nous quitter en 2004
Périgueux au XVIIème siècle. L’Isle et la Tour Barbacane Dessin © Michel Négrier
Pascal SERREMembre :- Institut Montaigne (Paris)
- Fondation Terra Nova (Paris)
- Fondation de la France Libre (Paris)
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En relation à l'éternelle poésie, deux libraires,
Alban Caussé et
Jacques Desse ont découvert une photo jusque-là inconnue d'
Arthur Rimbaud. W

Une photo ancienne inédite a été découverte par Alban Caussé et Jacques Desse dans une brocante, celle d’Arthur Rimbaud (1854 - 1891). Pour la première fois, on voit nettement le visage du poète adulte (assis près de la femme), lors de son séjour à l’hôtel de l’Univers, à Aden, en Abyssinie (Yemen) aux alentour de 1880.
Photo © Alban Caussé et Jacques Desse - [ chez les libraires associés]Libellés : Hervé Couasnon, hydropathes de Perigueux 24, Le-cancan-du-Coderc, maurice-albe, michel-negrier, Pascal-Serre, Poesie, Poete Escaladeur Perigueux, Thierry-Bacofin, xavier-mortimer
C'est l'Ile de France qu'il faudrait sauver du naufrage aujourdhui !
Au sujet d'Yves Guéna, on mesure la différence entre un homme d'état et un homme politique !
Merci Pascal pour cet éclairage !
Se servir de la mémoire du grand-père de Daniel GARRIGUE pour essayer de discréditer ce dernier témoigne d'une certaine bassesse d'esprit. C'est Yves GUENA qui a pris à partie Daniel GARRIGUE dans ses mémoires. Il était logique qu'il y répondît.
CATILINA
La famille Garrigue, Périgourdine mérite un hommage et avait une boutique photographe rue Limogane à Périgueux et une belle carrière dans la Marine de vrais Gaullistes.J.C Bonnal.http://mondomicile.centerblog.net
Pascal Serre, je lis vos billets depuis quelques temps, ils sont sobres, fleuris et frais ! Là, pour le coup, on sent le règlement de comptes ! Que vous a donc fait (ou pas) Daniel Garrigue pour le brocarder ici bas...
Pour moi y a pas assez de Willima!
Merci Anonyme (avec une touche de dyslexie ;-) ça fait plaisir. Trop pris par mes travaux internet en ce moment qui incluent la mise en forme sur ces pages des billets de Pascal ; mais je prépare un billet pour bientôt sur un concert privé où je me suis rendu il y a peu (avec vidéos et photos de la sensuelle Sandra du groupe Sandie Trash)
À bientôt donc, W
Monsieur Garrigue semble toujours prêt à dégainer. Ce n'est pas la première fois que Daniel Garriguel se lance dans la bataille comme un preux chevalier du Moyen Age.
Pourquoi Guéna s'est cru obligé de souligner cette parenthèse politique entre Traissac et Garrigue ? Tout ceci ne sent pas bon et le règlement de comptes entre Guéna et Garrigue (le petit-fils).
Pascal Serre a choisi de nous rappeler une page d'histoire locale oubliée et chargée d'émotion. Je n'ai ressenti aucune agressivité de sa part mais une interrogation légitime sur l'image que peut donner cet échange par rapport à une autre époque pas si lointaine.
Bien cher (e) anonyme,
Je suis attristé qu’à la lecture de ce “Fil de l’Isle” vous puissiez penser à un règlement de comptes. Ce n’est ni mon genre ni ma philosophie. J’exprime des réflexions qui n’engagent que moi et sont ouvertes au dialogue et ne se prétendent en aucune façon universelles.
En l’espèce, au travers d’une mémoire locale et d’un échange à fleurets non mouchetés je m’interroge (et vous interroge) sur l’évolution des rapports humains dans la vie politique.
Je ne puis accepter -mais ne vous en tient pas grief- d’être qualifié de témoigner d’une “certaine bassesse d’esprit”. C’est un point de vue extrêmement réducteur que je pourrais vous renvoyer. De même je pourrais m’imaginer aussi à un règlement de compte qui, sachez-le, me laisserait de marbre.
Daniel Garrigue a souhaité répondre par voie de presse à ce que vous considérez être une “prise à partie” d’Yves Guéna à son encontre. C’est son droit. Daniel Garrigue est un homme de convictions. Il est un des rares dans ce département à se réclamer avec justesse de la pensée Gaulliste. Il s’est effectivement battu et se bat encore face à des stratégies politiciennes qui n’ont de cesse de titiller son tempérament de lutteur, de frondeur. Caractère entier ? Certes mais je me garderais d’y apporter un jugement quelconque.
En conclusion, le bref rappel d’Yves Guéna dans on ouvrage méritait une plus grande discrétion de “compagnons” et, peut-être, d’une clarification ultérieure en dehors des émotions et passions mauvaises conseillères.
Peut-être suis-je naïf. Soit. Respectueusement. PS
Dommage que le détail prenne le dessus sur le plus important. J'ai lu le livre où Guéna se donne la part belle mais sans que ce qui soit écrit me semble contestable. Un grand bonhomme même si je n'ai pas partagé ses méthodes. C'est quand même un ami de Pasqua et un utilisateur du SAC durant ses campagnes de 1962 à 1981.