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French Week, France's first English-language weekly is due out on the last Friday of July. French Week is for all those who still love the feel of a real newspaper.

Miranda Neame and her team of bilingual writers around France will be delving into the mysteries of the French exception, its politics, administration, culture and lifestyle. Click now for a free first issue while stocks last. We'll send you a later issue if they have run out.

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L'avenir selon Moyrand mercredi 31 mars 2010

Au fil de l'Isle Chaque mercredi à partir de 9 heures retrouvez sur Périblog l’humeur de la semaine par Pascal Serre


On prétend qu’il y a quatre catégories de maires : les suzerains, les visionnaires, les pères de famille, et les gestionnaires.Conseil municipal de Périgueux mars 2010
Mardi 30 mars. Le Conseil Municipal de Périgueux écoute François Boudy adjoint délégué aux finances, aux ressources humaines et réglementation générale présentant les comptes 2009 et primitifs 2010
© Toutes les photos de cette réunion Pascal SERRE
En présentant le premier budget de sa mandature, Michel Moyrand s’affiche dans la catégorie des gestionnaires avec une tendance à y associer celle de père de famille.

En s’affirmant gestionnaire il n’a pas tort car, en tout état de cause, un maire doit gérer par nécessité et par raison. C’est un atout.

En y associant celle de père de famille il prend le risque de manquer d’ambition et de ne pas inscrire Périgueux dans une vision plus large, ce sur quoi pourrait s’appuyer son adversaire politique.

En augmentant les impôts dès son arrivée il a pratiqué une tactique classique qui permet à sa majorité de faire oublier celle-ci au moment des prochaines élections et de s’appuyer sur les réalisations effectives.

François BOUDY Périgueux
François BOUDY, adjoint délégué aux finances, aux ressources humaines et réglementation générale
Même si les dépenses de fonctionnement ont baissé (-1,17%), il hérite d’un niveau par habitant élevé (714 € au lieu de 655€ pour des villes similaires) ce qui imposera encore des efforts de gestion dans les trois prochaines années.

On pourra critiquer la vente des « bijoux de famille » (la vente du centre Ailhaud Castelet, les locaux Jean Jaurès ou encore La Daudie) mais ceux-ci avaient-ils un intérêt pour la ville ? Assurément non et les choix sont justifiés.

Le problème c’est que ses ressources sont affectées à du fonctionnement et ne contribuent pas à l’investissement créateur de richesses.

Michel Moyrand préfère affecter ces produits à une politique sociale toujours bienvenue. Mais cette dernière ne peut être qu’à court terme puisque – il le reconnaît lui-même – les investissements seront orientés à la baisse (près de – 30%).

Court terme car après le financement assuré par les cessions il faudra trouver des ressources nouvelles soit en augmentant les prestations diminuées, soit en augmentant la fiscalité locale ou bien, in fine, en continuant de vendre le patrimoine communal.

Le dossier de transfert de la mairie dans les anciens locaux de la Chambre de commerce et d’industrie est loin d’être clos. En annonçant qu’ils pourraient être céder à un investisseur dans le cadre d’un bail emphytéotique pouvant aller jusqu’à 99 ans afin de financer les travaux, Michel Moyrand fait preuve d’un esprit tacticien peu commun. En effet, il dégage du budget communal un investissement d’un montant qui va jusqu’à huit millions d’euros dégageant ainsi une large marge de manœuvre. Une procédure inédite et originale mais qui traduit aussi que l’acquisition a été faite sans que ses répercutions soient fixées en amont. Et si l’investisseur décline ? Mieux vaut ne pas y penser.

En tout état de cause cette habile cordage engage en charge de fonctionnement les municipalités suivantes pour peut être un siècle. C’est un choix qui ne manque pas de sens politique.

Michel Moyrand Périgueux
Michel Moyrand : « Nous avons choisi de modifier et adapter l’immobilier de la collectivité, répartir la dette et privilégier les investissements au service des citoyens »
On le sait, l’avenir se dessine au travers de l’investissement, notamment en matière économique. Lorsque celui-ci diminue, il témoigne d’une absence de perspectives et annonce un déclin.

Certes, le maire peut s’appuyer sur l’intercommunalité pour les grandes infrastructures et la politique économique qui ne relèvent plus de ses compétences.

Si c’est son analyse la pertinence de son choix est bien calculée. Mais le dogme socialiste ne vient-il pas troubler les impératifs de développement de Périgueux dont la dévitalisation est évidente ? La perte de 1 500 habitants, l’évasion des consommateurs et la délocalisation de certaines administrations vers la périphérie sont de sérieux handicaps qui accroissent la fragilité de la ville centre qu’est Périgueux.

Ce mouvement de déclin ne date pas d’aujourd’hui. Déjà, sous Yves Guéna, dans les années quatre-vingt on disait de Périgueux que c’était “la belle endormie”.

La décroissance de Périgueux ne date pas d’aujourd’hui. Rappelons tout simplement qu’à l’époque romaine elle avait à peu près la même population soit 30 000 habitants et sept ponts alors que nous avons actuellement... quatre.

Là où Michel Moyrand s’impose en “Maire suzerain” c’est sur la ligne aérienne. Sa minorité verte ne l’a pas perturbé. Il investit bel et bien et qu’on le veuille ou non. Et, de surcroît il fait sienne l’adage “il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis” puisqu’étant dans la minorité il était hostile à cette ligne aérienne.

Toutefois, au delà de la bataille des chiffres et de l’indispensable accompagnement des plus démunis les Périgourdins attendent une ambition qui inverse cette tendance lourde constatée de l’affaissement de Périgueux.

Michel Moyrand et son équipe ne peuvent l’occulter. D’ailleurs il a rappelé que toute sa stratégie financière visait à désendetter la ville pour investir sur la seconde partie de son mandat. Seulement il faudra que ce soit de l’investissement productif de ressources et richesses pour la collectivité afin que celles-ci soient redistribuées équitablement.

Au delà de la bataille des chiffres et de l’indispensable accompagnement des plus démunis les Périgourdins attendent une ambition qui inverse cette tendance lourde.

Michel Moyrand et son équipe ne peuvent l’occulter.
Auteur : Pascal SERRE
Conseil municipal de Périgueux mars 2010
Du côté de l’opposition. De gauche à droite : Marie-Christine Sanjuan (n'apparait pas sur la photo), Christiane Razt-Soulier, Philippe Cornet, Jean-Paul Mingasson, Elisabeth Dartencet, Nelly Perraud-Dausse, Natacha Monteil-Mayaud

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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 31 mars 2010 11:33  

Le déclin de Périgueux ne date pas de Moyrand mais on se demande de plus en plus où va Périgueux.
Quand à la mairie on a pas fini d'en parler. Je suis contre son déplacement et le tour de passe passe de Moyrand n'est pas trés franc du collier pour les finances

Commentaire de Blogger Jean-claude Bonnal , le 31 mars 2010 13:47  

Faut pas rêver, ce Maire ne vas pas nous décrocher "la lune" Jean-Claude Bonnal

Commentaire de Anonymous Jean-Paul , le 31 mars 2010 14:42  

Malin le Moyrand avec son histoire d'investisseur il va nous faire croire que la collectivité gagne de l'argent. cela veut-il dire que l'investisseur en perd ? Ca risque lui couter cher en 2014 si l'effet boomerang se produit. Moyrand improvise, Moyrand fait prendre des risques, Moyrand hypothèque notre avenir pour son seul plaisir

Commentaire de Anonymous PAUL CHIRON , le 31 mars 2010 17:59  

Je suis catastrophé par le pouvoir féodal d'un maire et le peu de pouvoir d'une minorité. Allons-nous droit dans le mur ? Selon Moyrand tout va bien. Selon Mingasson et Cornet c'est chronique d'une catastrophe annoncée. Louer la mairie je ne sais pas si ça existe déjà mais c'est machiavélique peu républicain et on aimerait connaître le pot de vin que versera l'investisseur car si il y en un qui va gagner des sous c'est forcément lui

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 31 mars 2010 20:32  

Pour plus d'info sur ce bail emphytéotique allez faire un tour sur www.ruedelachouette.org
C'est édifiant!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 1 avril 2010 08:36  

Madame Robert n'est-ce pas Monsieur Moyrand qui vous a cédé sa permanence pour vous sortir du... pétrin ( excusez le jeu de mot) du greffe ? Si c'était le cas vous pourriez au moins avoir la reconnaissance du ventre même si ce que vous dites n'est pas sans intérêt

Commentaire de Anonymous Pascal Serre , le 1 avril 2010 12:01  

NOTRE AMIE LA CHOUETTE…

Le site « rue de la chouette » met en cause mon indépendance vis à vis de la municipalité de Périgueux. Ceci relève de l’interprétation et ne repose sur aucun élément. Je le regrette sans en tenir grief. Je me dois, en revanche, de préciser ma position sur le sujet.

Je m’interdis de commenter le paragraphe intitulé « …à l’art de la brosse à reluire. » C’est au lecteur-blogueur de se faire sa propre opinion (1).

Je vois dans les propos de « rue de la chouette » plutôt une intention sympathique de se singulariser dans le paysage médiatique de Périgueux même si l’auteur ne peut se prétendre journaliste.

Néanmoins, je suis de ceux qui estiment que les seuls journalistes ne suffisent pas à accorder le débat démocratique et que chacune et chacun a le droit si ce n’est le devoir de s’exprimer.

Faudrait-il aussi mesurer les différentes lectures qui peuvent naître d’un écrit, de l’inscrire dans la vision d’un monde qui ne résume pas au bien ou au mal, au noir ou au blanc. Les deux coexistent. Il y a aussi des clairs-obscurs. C’est bien là que le journaliste piétine et doit se remettre systématiquement en cause.

Ainsi, un journaliste doit veiller au respect et à la dignité de l’Homme. Du plus humble au plus puissant. C’est du moins ainsi que j’ai accepté d’associer mon nom à Périblog.

Je revendique, comme tout journaliste, la charte des devoirs professionnels des journalistes français établie en 1938 et toujours d’actualité. J’en retiens quelques articles :

- Je prends la responsabilité de tous mes écrits, même anonymes ;
- Je tiens la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ;
- Je n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;
- Je revendique la liberté de publier honnêtement mes informations ;
- Je tiens le scrupule et le souci de la justice pour mes règles premières ;
- Je ne confond pas mon rôle avec celui de policier.

J’apprécie « rue de la chouette » pour sa pertinence mais ne pouvais laisser enfreindre les quelques articles cités ci-dessus. Notamment quand on associe Périblog – et mes écrits – à une sorte de Pravda municipale. Ce qui compte aussi, c’est de le savoir.

Pascal Serre
Carte de presse n° 43 828

L'article de La Chouette est ici :
http://www.ruedelachouette.org/?p=630

Commentaire de Anonymous Dominique A , le 1 avril 2010 14:43  

Nos politiques locaux rivalisent d'intelligence pour nous faire passer les pilules de leur démocratie participative. Des mots, encore des mots, toujours des mots. Moyrand reconnait tout simplement avec son bail que nous n'avons pas l'argent pour l'aménager, quand aux verts ils veulent que l'on revienne aux gabares ?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 1 avril 2010 14:58  

De la chouette à periblog ca chauffe.C'est bon pour l'audimat. On sait depuis longtemps que la chouette roule pour Cornet. periblog on sait pas et monsieur serre nous donne une image idéaliste de son métier mais en lisant les articles je veux bien y croire. merci à la chouette de m'avoir fait connaître periblog
Anonyme par nécessité

Commentaire de Anonymous Frédéric , le 1 avril 2010 18:17  

C'est pas chouette la chouett. Plus classe Messieurs Lesourd et Serre. Qui est mélenchon dans cet échange qui doit faire rire Moyrand et Cornet ?

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 1 avril 2010 18:47  

Celle-là je l'attendais, ça m'étonnait aussi que personne n'ait encore rien dit...
Par contre pas très courageux l'anonyme! Et mal informé qui plus est.
Ce sont Rita et Hervé BESNAINOU de l'Immobilière de l'Isle qui m'ont mis en contact avec le propriétaire du local et ont négocié mon bail avec ce dernier, qui a été formidable d'ailleurs, normal, c'est un ancien artisan!
Michel Moyrand, maire fraîchement élu, a mis à disposition les camions et le personnel de la ville pour rapatrier mon matériel du garde-meubles au nouveau local, ce dont je lui étais reconnaissante.
Cette reconnaissance s'est arrêtée le 20 décembre 2008 quand il a déboulé comme un fou furieux dans ma petite boulangerie sous prétexte qu'on lui avait rapporté que je parlais mal de lui.
Accusation mensongère et gratuite, et je m'étonne qu'un édile s'amuse à colporter des ragots...

Commentaire de Anonymous LACASSAGNE Jean , le 1 avril 2010 21:32  

Je m'étonne aussi de cette fuite en avant concernant la Mairie, qui doit être un lieu public et laic au service de l'ensemble des citoyens de la ville...et toujours ce sentiment désagréable de voir arriver des projets "modifiés", sans concertation. Là..contrairement au CAP et au "vrai" stade nécessaire (et pas aux tribunes bancales), l'arrivée d'un partenaire privé..est acceptée et sollicitée, quelle logique !

Faut il rappeller ce qui s'est passé avec le CAP Périgueux Dordogne et le rugby, où tout est fait pour scier la branche et ne pas favoriser le développement ?

Faut il rappeller l'installation de l'antenne relais "rue Wilson" sur l'Etap Relais...sans aucune concertation, ni aucun dialogue dans le quartier des 4 chemins ?

Esperant que d'ici la fin du mandat, les citoyens de Périgueux auront de quoi s'enthousiasmer..de vivre vraiment le renouveau...et non la résignation, la fin des investissements, le déclin de la culture et des activités..sur une ville qui mérite mieux, au delà de nos sensibilités.

Commentaire de Anonymous Christophe Lacroix , le 1 avril 2010 22:06  

Une chose est certaine alors que Darcos investissait, Moyrand baisse l'investissement et augmente les impôts.
On comprend pourquoi il n'y a pas de projet à part peindre une classe et acheter les adhérents des associations ( +17% de hausse des subventions) Moyrand fait comme Cazeau. Papamadi de faire un système de clientélisme. C'est le monopoly socialiste.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 2 avril 2010 09:20  

Alors, celle là !!! Pascal Serre qui se drape dans sa toge de journaliste pour expliquer à la Chouette que lui, il est JOURNALISTE, qu'il a une éthique, une moralité, des devoirs professionnels.... il y a de quoi rigoler.
S'il y avait autre chose que des brosses à reluire dans l'espace "journalistique"périgourdin, on l'aurait remarqué depuis longtemps.
Dans l'immédiat, je ne vois de vrais journalistes que ceux qui ne le sont pas.

Commentaire de Anonymous Philippe Hivernel , le 2 avril 2010 23:03  

La chouette est-elle jalouse de Périblog ? C'est la seule explication à cette cacophonie. Tempete dans un verre d'eau. C'est pas trés propre et la réponse de pascal serre est bien mesurée. j'aurais été plus virulent contre tant de mauvaise foi et d'agressivité.
Philippe

Commentaire de Anonymous Suzanne B , le 3 avril 2010 10:49  

Un casino à la place de la mairie? c'est un poisson d'avril?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 4 avril 2010 04:32  

Nous sommes tout un groupe de plusieurs centaines de perigourdins et perigourdines de tous ages,et de tous milieux, et nous souhaitons que la mairie de Perigueux face un effort certain afin que notre ami Jean-Pierre MONMARSON notre gentil "garde champêtre" d'antan comme il le dit lui même ; soit plus souvent appelés sur les marchés de notre ville et nous pensons tres fort que l'équipe de PERI BLOG peut convaincre Michel MOYRAND et son équipe de remédier a cela. En espérant que ce communiqué sera transmis dans votre blog tres prochainement, nous vous faisons part de notre entiere reconnaissance et de notre amitie a toute votre équipe, d'avance merci!

Commentaire de Blogger Périblog , le 4 avril 2010 18:12  

Merci Anonyme*,
Nous sommes Pascal et moi, et de nombreux lecteurs et voyageurs de passage j'en suis certain, tout à fait de votre avis en ce qui concerne le besoin d'aider financièrement notre garde-champêtre. J'aimerais le voir clamer sur les places les événements du jour ou du weekend plutôt que simplement parader avec son tambour sans but bien défini. J'aimerais que la mairie ne lui paie pas qu'un uniforme, comme celui qu'elle lui a offert voici un ou deux ans, adéquate en hiver et trop chaud en été et surtout qu'elle puise dans ses caisses (qu'elle dit vide il est vrai) pour que ce caractère se donne à fond pour notre ville et pour notre ville seule (et non pas aussi celles de Ribérac ou de Bergerac...)

Si on lui donnait un programme bien établi chaque jour il serait un véritable atout pour la ville et se rendrait plus utile qu'il ne l'est auprès des habitants qui ne savent pas toujours ce qui se passe à proximité de chez eux. La ville de Périgueux s'en voudrait sans fin si Jean-Pierre MONMARSON venait à abandonner cette tache. Qui d'autres avec une gouaille et une moustache comme la sienne voudrait prendre sa place dans nos rues tous les weekends et crier Oye Oye !? Pas moi car la moustache ne me va pas et je n'ai guère le sens du rythme...

W

* Si vous voulez qu'on vous écoute vraiment cher anonyme, pensez tout de même à sortir de l'anonymat. En tout cas vous pouvez me contacter si vous voulez en discuter
william.lesourd(arobase)gmail.com

De Clisthène à Moyrand ou l’agora déplacé… lundi 29 mars 2010

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire par Pascal Serre


Samedi 27 mars. Le temps est franchement incertain. Un peu de soleil et un amas de nuages de pluie. Juste ce que l’on aime pas. Mais c’est plus fort que nous il faut que nous parlions des élections. Le quartier général sera au Coderc à dix heures au plus tard. L'équipe sera au complet.

On laissera pour une fois la tradition des huîtres car il y a beaucoup à dire. La semaine passée le débat avait été vif et bien fourni. On s’installe au fond de la salle comme des comploteurs.

C’est René, venu du Toulon, qui attend le premier accompagné de Jean-Paul qu’il a récupéré à Saint-Martin. Bernard de son canal est passé prendre Alain devant les cinémas. Seul Christian, arrivant de Saint-Georges toujours avec ses deux journaux locaux préférés ferme le ban.Le bar du Coderc en mars 2010
Le bar du Coderc ou l’estaminet des nouvelles, rumeurs, vraies ou fausses, des amitiés jamais défaites où sévit le curé Noë Chabot dit le « Curé Rince-Goulot » en 1908. C’est un quartier général du peuple qui va de la noblesse au Tiers État sans distinction autre que celle du partage de l’air du temps. Un de ces “bistrots” patrimoine de notre identité et pilier de notre art de vivre. Un lieu privilégié pour les complots sans lendemain. © Photo Pascal SERRE

POURRA-T-ON ALLER VISITER VERSAILLES GRATIS ?

Tout le monde a envie de parler du « licenciement » de Xavier Darcos. Alors que Sylvia porte d’emblée nos cafés avec leur chocolat nous nous sommes déjà accordés : « Bon, c’est injuste mais on va pas le plaindre. Il a quitté Périgueux pour Paris et il n’a pas gagné. On a Jospin à l’Île de Ré et on aura Darcos à Versailles » Christian, toujours prudent rappelle : « Ce serait lui qui se serait auto-proclamé Président de l’établissement public de Versailles. Jean-Claude Aillagon actuel président n’a pas l’intention de partir ». Jean-Paul éclate de rire en disant : « on pourra peut-être visiter le château gratis ! »

« En attendant, reprend Alain, Sarkozy ne sait pas ce qu’il va faire de son ancien ministre. Il aurait mieux fait de le garder ». Et Christian de poursuivre : « Laure, sa femme le pousse un maximum. D’ici qu’il rejoigne Villepin. Il suffit seulement que Juppé bouge dans le même sens. » Et notre patriarche de dire : « Bon Darcos suffit, assez parlé. Parlons un peu de notre maire. »

Tout le monde a avalé son café sans faillir et d’un coup. Une seconde tournée s’impose. Comme souvent c’est Christian qui offre et rajoute « bien serré. »

UNE VICTOIRE DIGNE POUR MOYRAND

« Alors que pensez-vous de notre maire ? » interroge René. Silence autour de la table. « Digne et réservé, aucun triomphalisme ce qui n’est pas le cas de certains de ses ouailles que j’ai croisés dimanche soir » tranche Alain notre ancien commerçant plutôt à droite. « C’est vrai, continue Jean-Paul, ancien artisan, pas de triomphalisme, je l’ai croisé au bureau de vote dimanche avec un autre monsieur (1) ; il saluait tout le monde l’air songeur alors que la victoire était acquise. »
« Moi, exprime Bernard, je ne crois pas que ce soit totalement sa victoire. Il le sait. C’est avant tout celle d’Alain Rousset. Ceci dit ça le conforte et affaiblit une opposition qui semblait désemparée quand je les ai vus au soir du dépouillement à l’école du centre où j’ai l’habitude d’aller. »
Le serveur nous interrompt pour débarrasser la table et déposer la seconde tournée de ce breuvage qui s’avère être le plus consommé en France.

MOYRAND A-T-IL UNE VRAIE MAJORITÉ MUNICIPALE ?

Christian reprend : « Moyrand ? Il fera comme Sarkozy il ne changera rien à sa politique. Pourtant, grosso modo c’est un Périgourdin sur deux qui est allé voté. Je ne sais pas où vous voyez sa majorité et je comprends son humilité clairvoyante. Les municipales de 2014 seront un tout autre enjeu. Il le sait. Évidemment, la Droite actuelle n’est pas la mieux préparée pour le mettre en difficulté. En revanche je me suis laissé entendre dire qu’il avait des problèmes avec son propre camp, que tout n'allait pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. »

Bernard qui a toujours ses entrées à la mairie confirme : « Ça coince dans le personnel. Notamment dans les évolutions de carrière, les remplacements, la gestion au quotidien et les rivalités entre élus. »

René coupe avec énergie Christian : « Là, Christian je ne peux pas te laisser dire tout ça. Peut-être que tu as raison mais on ne peut pas enlever à Moyrand qu’avec les régionales il est renforcé et que les problèmes de démarrage ont été réglés. Regarde, notamment, avec les commerçants, et ce ne sont pas les plus faciles, il les reçoit, les écoute et tente d’apporter des solutions. Là où je te rejoins c’est que l’homme n’est pas un dictateur et qu’il pèche par l’exécution de certaines mesures qu’il délègue mal, trop ou pas assez. C’est un démocrate avec ses défauts et ses qualités. »

Coincé entre Christian et René, avec mon calepin et mon stylo j’ai du mal à tout noter et les esprits s’échauffent comme la semaine passée. C’est un signe. Ça bouge. En dehors des urnes les abstentions s’expriment. Sur le Coderc on préfère donc l’agora aux urnes. Les gosiers sont déjà froids et la cloche de notre basilique sonne onze heures et demi. Devant tant de fougue je propose un kir qui est accepté à l’unanimité au milieu du brouhaha et des salutations entre les uns et les autres.

CORNET OFFICIELLEMENT INVESTI POUR LES MUNICIPALES DE 2014

Philippe Cornet à Périgueux en mars 2010
Dimanche 21 mars. École du Centre. Il est 19h 30. Philippe Cornet regarde défiler les résultats des bureaux de Périgueux le visage fermé pour masquer le dépit et le découragement. Le rendez-vous de 2014 n’est pas gagné. © Photo Pascal SERRE
Timidement, notre ancien commerçant relève que si Darcos n’est plus là il existe une opposition. « Tu vas pas comparer Guéna ou Darcos à Cornet » plante Jean-Paul auquel se joint René et Christian. Il fait marche arrière en soulevant son verre en portant un toast à la Place du Coderc.

Bernard, notre ancien municipal de l’étape en profite pour dire que « Philippe Cornet a été très attaqué il y a quelques années. On a voulu l’écarter et il a fait preuve de sang-froid. Il s’est battu avec ses tripes. Durant cette dernière campagne il a bossé et n’a pas fait qu’un second rôle. Il a été publiquement rappelé qu’il était le chef de file pour reprendre la mairie à Moyrand. Je ne dis pas qu’il en est capable aujourd’hui. Mais il a le temps et l’ambition pour lui. »

René veut revenir sur Moyrand : « Je voudrais vous dire que j’ai connu Moyrand quand il a débuté en Dordogne il y a plus de trente ans. Jamais j’aurais pensé qu’il devienne maire de Périgueux. On ne pensait même pas que la ville reviendrait à la gauche. Je ne reviendrais pas sur les rumeurs de caniveaux qui l’ont accompagné à son arrivée mais en deux ans il s’est bien installé. Beaucoup le critiquent mais je vous le répète il ne fait que ce qu’il avait mis sur son programme. C’est un militant, un vrai. Je ne lui reprocherais pas cette attitude. Laissons-le travailler bon sang ! »
Michel Moyrand lors de l'inauguration de l'esplanade Badinter en 2009
Michel Moyrand a l’âme d’un Clisthène

DE CLISTHÈNE À MOYRAND

« D’accord, reprennent en chœur tous les autres amis, mais on peut quand même discuter et donner notre avis ? » Certes, et le Coderc reste une agora au sens athénien c’est à dire un marché central et un lieu de rassemblement où l’on vient débattre des affaires de la cité.

Michel Moyrand a l’âme d’un Clisthène (2). Ce dernier, réformateur et homme politique athénien instaura les fondements de la démocratie athénienne.

Ce qui rapproche encore plus Michel Moyrand de Clisthène c’est que ce dernier déplaça de l’agora l’Ecclésia qui signifie assemblée. Cette dernière était composées des représentants des citoyens d’Athènes. Elle votait les lois, le budget, la paix ou la guerre. Il y a une similitude entre l’Ecclésia et notre hôtel de ville… Donc entre Moyrand et Clisthène. Mais chut… Autrement la discussion va reprendre de plus belle.

Notre kir avalé, le paiement effectué nous sortons devant la halle de Catoire pour nous séparer, nous serrant la main en bons démocrates et vrais amis que sont les Périgourdins. À samedi prochain.
Auteur : Pascal SERRE

(1) Jean-marc Pennetier, son directeur de cabinet
(2) Clisthène : représentant de la famille des Alcméonides, chef politique athénien Vème siècle avant Jésus-Christ


Pascal SERRE
Rédacteur en chef :
  • JOURNAL DU PERIGORD
  • DIRELOT
  • DORDOGNE PERFORMANCES
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 30 mars 2010 08:24  

Pas d'accord avec René qui dit que Moyrand tient les engagements de son programme.
Il renie la parole donnée, et c'est d'autant plus grave quand celle-ci est donnée par écrit et signée: l'engagement de réaliser le projet du bas St Front.
La lettre est dans les archives de l'association de la Renaissance du Greffe.
Tout ce qu'il peut dire ou faire ne changera rien au fait que sa parole ne vaut rien et qu'il est difficile de faire confiance dans ces conditions.

Commentaire de Anonymous Jeanne , le 31 mars 2010 00:19  

Je suis bien d'accord avec Christian Moyrand fera Sarkozy il ne changera rien. A quoi ça sert de voter ? Quand à Cornet je ne le vois pas à la hauteur ou alors il faudra qu'il soit bien entouré. Si Darcos faisait pas les bistrots lui sait les faire

Commentaire de Anonymous Elisabeth , le 31 mars 2010 00:25  

La dette de la ville est passée de 36 millions d'euros à fin 2008 à 41 millions d'euros fin 2009. Mais où est passée cette argent ? On a acheté des gommes et des crayons pour les écoles et des jeux de cartes pour les clubs de séniors ?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 31 mars 2010 14:50  

Periblog deviendrait-il un poil à gratter intelligent ? Je connaissais la Chouette mais je m'y perdais. Ici, l'esprit est gaie et sérieux. Je comprends enfin quelque chose. Quand à Clisthène que je ne connaissais pas ca m'a fait l'occasion de le connaitre. Moyrand il a de bonnes intentions mais ca ne fait pas tout et même ça risque faire un flop

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 3 avril 2010 17:08  

Je ne sais pas où vous prenez vos chiffres, l'encours de dette a augmenté de 300 000€ entre 2008 et 2009. En revanche, elle a beaucoup augmenté entre 2007 et 2008 : il fallait payer la Filature de l'Isle (8,5 millions €!)...

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 4 avril 2010 19:09  

je suis commerçant a Périgueux depuis de nombreuses années, et moi je dit comme beaucoup de mes collégues commerçants que la communication au sein de notre ville s'avére trés favorable, lorsque Mr MONMARSON est présent sur les marchés avec son habit de "garde champêtre"c'est quelqu'un qui a compris depuis des années qu'il fallait donner vie a la communication,et en plus il a un sens de l'humour qui nous plait ainsi qu'a de nombreux touristes vu le nombre incaculable de photos et de lettres en sa possession, alors n'attendons plus,continuons a lui faire confiance,j'ai lu dans SUD OUEST qu'on intervenez a son sujet y compris FRANCE 3 ou on le voit assez souvent sur les actualités régionales.Ce qui signifie que cet homme a un talent digne d'un grand acteur,il a montrer déja dans des films de Michel LABROUE et dans celui de Eric BOUTONNAT JACQUOU LE CROQUANT.

Commentaire de Anonymous GERARD , le 4 avril 2010 19:30  

Je viens de voir sur votre blog qu'enfin des commerçants de PERIGUEUX soutiennent celui qui anime et distrait notre ville avec un sens d'humour qui fait chaud au coeur, je veut parler de Mr MONMARSON ce personnage en attribut de "GARDE CHAMPETRE" comme au bon temps. Oui il mérite les honneurs de la ville, et j'espére pour lui qui les aura si chacun de nous l'encourage, comme vous le faites,ainsi que vos autres collégues. BRAVO à PERIBLOG, et que Mr MONMARSON continue a nous distraire comme il sait si bien le faire.

Commentaire de Anonymous Véronique Semblat , le 7 avril 2010 15:23  

J'apprends que Le cancan du coderc tomberait sous les coups de quelques mots, vrais ou faux peu importe, d'une plume qui fait plus penser au corbeau qu'à la chouette ? Il faut de la diversité mais pas de méchanceté. Pour tous les volatiles.

Vae Victis mercredi 24 mars 2010

Au fil de l'Isle Chaque mercredi à partir de 9 heures retrouvez sur Périblog l’humeur de la semaine par Pascal Serre


Lors de son dernier meeting, à Périgueux, le vendredi 19 mars, Xavier Darcos confiait ses inquiétudes sur son avenir ministériel. Il déclarait : « il court des bruits nauséabonds à Paris. On veut me virer. »

Il était apparu fatigué, presque usé, absent : Il n’écoutait déjà plus les orateurs. S’était-il réfugié chez son ami Tacite (1), reprenant cette phrase si éprouvante en cette veille de défaite annoncée : « Les dieux ne se soucient pas de nous sauver, ils prennent soin de nous punir (2). » ?

Xavier Darcos à Périgueux avant le vote des élections régionales en mars 2010
Il était apparu fatigué, presque usé, absent. Il n’écoutait déjà plus les orateurs. S’était-il réfugié chez son ami Tacite, reprenant cette phrase si éprouvante en cette veille de défaite annoncée : « Les dieux ne se soucient pas de nous sauver, ils prennent soin de nous punir. » ? - © Pascal Serre
Sarkozy n’est pas un dieu mais la dualité entre sa parole et ses actes, ses clairs-obscurs, ses contre-pieds incessants, cette barbarie moderne qui fait que la fin justifie les moyens trouble-t-elle l’homme de réflexion que reste Darcos ?

Le visage est transparent, lointain : Pense-t-il à ces ultimes joutes téléphoniques avec Raymond Soubie, conseiller du président sur la réforme des retraites ? A-t-il eu raison de se heurter à cet homme puissant ? A-t-il pêché par orgueil ? Une chose est certaine sa tête est déjà sur le billot.

Il le sait, il possède un trait de caractère qui le handicape : l’excès de confiance en soi conduit à la catastrophe.

C’est ainsi qu’il a perdu « sa ville » : Les régionales ? Il n’en voulait pas mais le Président lui a dit avec son affection habituelle que s’il n’y allait pas il serait débarqué…

Ce soir, il ne se sent pas bien avec ses femmes et ses hommes réduits à jouer les marionnettes. Il le sait, aujourd’hui, « les propriétaires terriens et les militaires désintéressés, qui formaient l’élite romaine, ont cédé la place à des courtisans, à des technocrates, à des nouveaux riches (3). »

Va-t-il jusqu’à se demander où en est sa propre humanité ? Encore quelques heures à dissimuler, jouer l’hypocrite, attendre le verdict, tenir l'humilité en toute chose, en vue de dominer et de garder ce fameux pouvoir.

Brusquement le voici appelé à la tribune : L’homme se dresse en se rappelant que « si l’on a promis de garder une absolue fidélité il faut s’abstenir, envers ce dont on parle, et d’amour et de haine. » (4) Il remplira son office avec une passion éclairée, empoignant les mots, les remplissant de sa mission sacrée, enflammant les militants soumis à la geste de l’orateur, réduisant l’adversité et exaltant sa fougue, pressant les arguments de dernière minute comme des citrons amers.

L’éloquence le rassure, il recommence à croire à la victoire et oublie les « odeurs nauséabondes ». Il domine ces centaines de regards quelques instants plus tôt sans intérêt dans ses pensées intimes. Il les rend complices, manifestant, une fois de plus, la force et l’illusion du verbe. Même quand le bateau coule. Il y avait une combinaison de détermination et de raison surréaliste.

Xavier Darcos nous ramène à Edward Smith (5), qui périt avec « Le Titanic » et s’écria : « la chance m’a quitté. » Mais personne ne voulait croire que le navire allait s’enfoncer dans les eaux glacées. Il était si convainquant.

On sait ce qu’il en fut des résultats : une déroute, une Bérézina… Les caniveaux parisiens pouvaient lâcher leurs eaux poisseuses et pestilentielles.

Lundi 22 mars au soir : Xavier Darcos apprend au dernier moment qu’il est « viré ». Toute la journée on a tourné sur son cas. Le désormais ex-ministre du travail et « premier ministrable » il y a encore quelques mois, ne comprend pas son éviction. En « bon soldat », ainsi qu'il se qualifie, il accepte : « C'est Nicolas Sarkozy qui m'a fait ministre, c'est lui qui me demande de partir, tout en me disant qu'il n'a rien à me reprocher, je le fais, sans état d'âme. »

Propos de circonstances : Xavier Darcos se considère dans une pièce tragique antique. Dépouillé de ses apparats il n’en est que plus libre. D’autres portes s’ouvrent qui vont conjurer la décadence qui le flétrit provisoirement.

Demain, en attendant peut-être une autre mission : Ambassadeur, conservateur du Château de Versailles — ce qui ne lui conviendrait point —, conseiller à l’Élysée, ou une éventuelle candidature aux législatives en Gironde, le professeur agrégé de lettres classiques va se consacrer à l'ouvrage qu'il doit remettre prochainement à son éditeur : « Le dictionnaire amoureux de la Rome antique ».

Il va continuer à apprendre à exalter l’homme de raison et de culture dans un temps de ferveur et de fureur. Comme Tacite il n’a jamais été dupe des emphases de son époque ni des propagandistes successifs. Et puis, il le sait : la chance ne l’a pas quitté.
Auteur : Pascal SERRE
(1) Histoires de Tacite
(2) Histoires de Tacite
(3) Xavier Darcos
(4) Histoires de Tacite
(5) Commandant du Titanic qui coula en 1912
Près de 800 militants de l’UMP et du Nouveau Centre sont venus de toute la Dordogne pour clôturer la campagne des régionales avec Xavier Bertrand, Jean-Pierre Raffarin et Éric Besson

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Commentaire de Anonymous Marie-Sylvie , le 24 mars 2010 10:07  

Darcos victime ? Beaucoup l'ont été de son fait. Chacun son tour. Je ne le plains pas. Périgueux ne perd pas grand chose aujourd'hui. Ceci dit le texte inspire à la méditation.

Commentaire de Anonymous Christian , le 24 mars 2010 10:54  

Belle prose qui fait passer la pilule. Darcos les périgordins le connaissent depuis longtemps et certains silences restent lourds de conséquences. On peut dire que c'est injuste mais ce serait trop facile. Il a brulé ses ailes à Périgueux oubliant Montaigne au profit de son mentor Sarkozy.
Naïf Monsieur Darcos ? Non, ambitieux comme un Rastignac. Il n'y a pas pire que l'ambition pour perdre les pédales. Pascal Serre nous brosse un portrait intimiste auquel on voudrait croire.
Bravo à Périblog dont j'ai récemment entendu parlé. C'est bien léché, bien vu et plein de sensibilité. Par les temps qui courent c'est courageux et une offre qui rassure les abstentionnistes dont je fais parti

Commentaire de Anonymous Laurent , le 24 mars 2010 15:00  

Bravo pour le texte mais vous oubliez de parler de dire que la gauche vient de battre franchement Darcos sur ces anciennes terres. Cette fois-ci c'est sans appel. Même Sarkozy le sanctionne pour son insuffisance de résultats.

Commentaire de Blogger BenCo , le 24 mars 2010 15:00  

Je découvre ce blog, aux hasards des clics ... pas si hasardeux, puisque périgourdin ... et Blogueur ... votant non-abstentionniste ...

Malgré la plume, je n'arrive pas à pleurer sur le sort déchu de notre Xavier qui n'était plus local depuis un bout de temps ... peut-être qu'en m'arrachant certains poils mal placés, une larme pourrait être tirée: le nerf optique ayant la comique réputation d'être le plus long ;o)
Mais, par pitié, qu'ils lui trouvent une occupation ... parce que le Salon du Livre Gastronomique mérite plus de sincérité et de passion ...

Signé: BenCo, Blogueur Culinaire Périgordin, amoureux des saisons et de son terroir
http://paladar-lepet.blogspot.com

Commentaire de Anonymous Bernard , le 24 mars 2010 22:09  

Périblog fait la part belle au nouveau conservateur de Versailles. Quel camouflet cinglant pour celui qui affichait du mépris pour les "bistrots".
Au moins il pourra fréquenter la buvette du château. Pas au nom du Roi mais au service de sa Majesté Nicolas 1er Roi des Français comme les aiment Georges Frêche ( 95% sont des cons).

Commentaire de Anonymous Alain , le 24 mars 2010 22:17  

De Périgueux à Versailles c'est le chemin des courtisans, féodaux et châtelains, aux temps anciens sous Louis XIV.
Pour Nicolas 1er, Darcos se voit doter du titre prestigieux de garde suisse.
Qu'il soit heureux il aurait pu être nommé gardien de phare. Dommage il n'en existe plus

Commentaire de Anonymous Christine , le 25 mars 2010 01:05  

Malheur au vaincu ! Victime expiatoire du Sarkpzysme, Darcos va-t-il se retourner vers de Villepin et Juppé pour sortir des chemins de rondes de Versailles.
Laure, sa femme ne veut pas jouer Marie-Antoinette.
Il faut qu'il retrouve une place digne de ses capacités. Quelque part, sans avoir voté pour lui on pensait Sarkozy plus honnête. C'est franchement pas le cas.
Pour Darcos la seule sortie qui reste c'est de manoeuvrer sur le nouveau mouvement de Villepin. Ce sera pas facile car ils ne s'aiment pas trop mais on en a vu d'autres. Peyrat pourrait y perdre des plumes car il ne fut bien vaillants dans cette campagne et les grognards de la Chiraquie Gaulliste, vieux Chabaniste aussi préparent la relève en Dordogne comme en France. Bientôt l'appel du 18 juin.

La veillée d’Austerlitz mardi 23 mars 2010

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire par Pascal Serre


En ce samedi 20 mars il y avait, sur cette désormais fameuse place du Coderc transformée en « plateau de Pratzen » (1) une sorte de « veillée d’Austerlitz ». La « Bataille des trois empereurs » : Moyrand, Peyrat, Mattera ou, si vous préférez Rousset, Darcos et Lassalle. La revue des troupes était presque achevée quand nous prîmes nos quartiers.

Cela faisait bien trois semaines que notre bande de copains n’avait pas investi les lieux du Coderc. En toute discrétion parce que nous avions à faire notre cancanage excitant nos réflexions populistes assumées. Cancanages affectueux pour ces femmes et hommes que nous connaissons par nos médias locaux mais aussi par les petits ragots que nous ramassons pour faire nos fagots à décrypter avec délices chaque semaine.

Cette fois nous avions élu domicile au « Petit Chef ». En terrasse car le temps était clément sur le coup de nos dix heures trente habituelles. Nous sommes au complet – Jean-Paul arrive un peu plus tard -. Ce seront cinq cafés bien serrés.

Demain c’est le second tour des élections régionales. Ils — les candidats — sont passés, les uns — comme Michel Moyrand — vers 9 heures ; les autres s’annonçaient — comme Philippe Cornet — vers 11 heures ou Florimont Carton (Modem) plus afféré à sa distribution de tract. On y croisait aussi des jeunes comme Fabrice Mathivet (écologiste, maire adjoint) ou encore Matthieu Druillole patron des socialistes de Périgueux. Et d’autres, plus obscurs mais tenaces dans leurs convictions et leur foi en la victoire selon leurs humeur ou contrainte. Mais tous ont visité notre Coderc. Nous en sommes fiers.

Mais, nous avons été frappés, par le peu d’enthousiasme. Une torpeur inhabituelle semblait présider à ces passages presque imposés. « Bah, les jeux sont faits ! » tomba Christian qui posait son chapeau.

Pour nous, c’était l’inverse. Une envolée dramaturgique, lyrique qui vit presque se dessiner quelque dyslexie amicale au lendemain de ce premier tour à haute valeur politique de notre point de vue de « Codercien ».

Christian, ancien de la « Préfectorale » se fit le défenseur absolu de la relativité du vote à gauche de cette ville qu’il connaît depuis 1940 : « Non, la gauche n’a pas la majorité ! Ce sont les abstentionnistes qui sont majoritaires. Périgueux, c’est le radicalisme socialisme que j’ai connu après guerre et puis la période Guéna. C’est ça la vraie attente politique des Périgourdins. Périgueux est une ville bourgeoise, conservatrice qui ne se livre pas comme ça aux aventures… »

Propos qui firent bondir René, notre ancien cheminot : « Me fais pas rire. À part les bureaux du centre ville et encore la Droite a perdu ses repères. Mes copains du parti (communiste –ndlr-) ne sont pas contents de cet accord bancal avec les socialistes et je ne sais pas si je vais voter pour eux demain… Mais au point de dire que Périgueux est à droite je dis non. On a eu un maire communiste (2) avant-guerre et le vote communiste reste encore important même si j’ai rendu ma carte. »

Alain, ancien commerçant, se veut plus modéré mais a la dent dure contre Xavier Darcos : « On avait un bon maire. Il a fait comme Jospin aux présidentielles, au premier échec il est parti. Le résultat de la Gauche c’est parce que Darcos n’était pas à la hauteur de Guéna. Darcos est le seul et véritable responsable de la victoire de la Gauche à Périgueux. Je lui en veux. Et la descente aux enfers n’est pas achevée. Philippe Cornet veut faire de cette élection un sondage c’est une erreur. Le bougre est sympa mais il a en face de lui un adversaire (3) qui travaille dur même si ce qu’il fait ne me convient pas. »

Bernard, qui travailla à la mairie jusqu’en 1997 dodeline de la tête et reprend : « Je crois que Périgueux n’a plus d’ambition. Darcos a déserté en rase campagne. Il faut le dire. Ça n’enlève rien à ses qualités mais la politique périgourdine ne l’intéressait pas. Moyrand ? Il fait tout ce qu’il peut. Mais il applique un programme que personne n’avait lu parce que on ne pensait pas qu’il serait élu. Personne ne peut lui en vouloir et je dirais même que le vote de dimanche dernier ne le conteste pas réellement sans l’approuver non plus. C’est bien dans cet abandon que se justifie l’abstention massive ». Se tournant vers Christian : « Tu parlais de Guéna mais n’oublie pas qu’il a été aussi très contesté et que maintenant on le porte au pinacle. Avec le temps on a tendance à enjoliver les choses. »

Les propos de table sont aussi chauds que les cafés qui viennent agrémenter notre table. Pour Jean-Paul, ancien artisan arrivé tardivement de son quartier Saint-Martin : « On va pas se disputer pour çà ? Il faut attendre que le second tour soit passé. Mais, je vous le confie : je n’ai pas voté et je ne voterai pas dimanche car depuis 1981 je vais de déception en déception. Tout ça me dépasse. Je me demande même si nos candidats ne sont pas eux-mêmes dépassés… »

Jean-François-accordeoniste-a-Biras
Jean-François de Biras, accordéoniste : « ...je ne veux pas me faire connaître, je suis bien ainsi. »
Christian, notre patriarche, érudit s’il en est, se lève, et, façon d’écarter la polémique s’exclame : « Rappelez-vous le récit de la bataille d’Austerlitz par le cavalier Blanche : l'Empereur était immobile. Autour de lui, ses officiers d'état-major. Il levait le bras et le premier venait prendre les ordres et ainsi de suite. Vers le milieu de la journée et alors que la bataille battait son plein, lui descendit de cheval et se fit étendre une couverture. — La bataille est gagnée — dit-il, et il s'allongea. Il s'endormit tandis que le combat continuait de se dérouler. »
Et Christian de continuer, « Dimanche soir, tous les candidats seront ainsi. Et nous, il faudra bien nous retrouver samedi prochain. On est trop vieux pour comprendre ce qui se passe. On ne va pas se fâcher pour ça ? »

Nous en sommes convaincus. Tellement assurés que nous nous séparons en ordre dispersé avec nos doutes, notre café avalé qui manquait à Virgile et qu’adorait Voltaire. Sans altérer notre tête et laissant s’épanouir notre esprit.

Face à cette impromptue interruption je décidai de musarder et me laisser guider par un air d’accordéon. J'arrivai sur Jean-François. Il habite Biras et vient depuis trois semaines sur le Coderc. Il est à l’angle de la place et de la rue Salinière. « Non, je ne veux pas me faire connaître, je suis bien ainsi. » me dit-il avec une voix effarouchée. Chapeau sur la tête, il semblait étranger aux évènements du moment et se réservait à la poésie d’une vie paisible, discrète. Ancien photographe il a choisi de vivre dans la simplicité et laisse virevolter ses notes jusqu’à nos oreilles pour nous guérir des pensées malfaisantes. Musique de rue, histoire sans parole, Jean-François a des notes chargées de cadeaux pour les amis qui lui clignent de l’œil à la porte de sa maison. Il sera là samedi prochain. Et d’autres encore. Un nouveau bateleur que Jeannot (4), le poète du Coderc, retrouvant peu à peu les doigts pour écrire une nouvelle ritournelle, une aubade à la vie que le printemps annonce, le cœur empli de poésie et s’oubliant ainsi aux éphémères urnes défaites aura bonheur à découvrir l’été venu.
Auteur : Pascal SERRE
(1) Lieu où se déroula en Tchéquie la bataille d’Austerlitz
(2) Marcel Delagrange 1883-1964 – maire de 1921 à 1925.
(3) Michel Moyrand, maire de Périgueux
(4) Jean Boussuges, poète du Coderc, se remet d’un accident cardiovasculaire et s’est remis à écrire.
Jean-Pierre Monmarson
Jean-Pierre Monmarson : « Le Vieux grognard de la place du Coderc a rendu hommage aux trois empereurs sous ses habits républicains. »

Pascal SERRE
Rédacteur en chef :
  • JOURNAL DU PERIGORD
  • DIRELOT
  • DORDOGNE PERFORMANCES
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Blogger Jean-claude Bonnal , le 23 mars 2010 07:39  

Nos hommes politiques de gauche comme de droite ne font rien pour résoudre les vrais problèmes.C'est une honte de voir cela au grand jour! J.C Bonnal

Commentaire de Anonymous Saturne , le 23 mars 2010 15:05  

Cher Jean-Claude,
Voilà ce qui s'appelle un commentaire «définitif» !
Si vous avez trop honte de la politique actuellement affichée «au grand jour» -pour ma part je la préfère ainsi plutôt que dans l'ombre – profitez de votre propre talent pour vous engager vous-même dans la conduite des affaires de la cité...
Commencez par définir quels sont selon vous «les vrais problèmes», proposez-nous vos vraies bonnes solutions et il n'y a pas de raison pour que vous n'obteniez pas, alors, nos suffrages les plus sincères. C'est facile la politique, non ?
Rendez-vous donc au prochain scrutin !

Commentaire de Blogger piergusta , le 23 mars 2010 16:56  

Non nos hommes politiques ne sont pas des guignols, c’est pire. Ils se laissent aller à tenir des propos de guignols. A faire des promesses qu’ils savent ne pas pouvoir tenir quitte, par la suite, à se déjuger sans états d’âme.
Mais pourquoi ?
Parce qu’ils veulent une part de pouvoir pour réaliser leurs ambitions, au service des autres, d’eux-mêmes et peut-être aussi des deux à la fois et que sans pouvoir rien n’est possible.
Alors ils attisent les mécontentements, ils flattent les envies, ils stigmatisent systématiquement l’adversaire politique, comme si un seul camp détenait le monopole des bonnes idées.
Et ils finissent par lasser les gens raisonnables qui n’ajoutent plus fois à leurs propos.
Pourtant il nous faut des politiques pour conduire le pays. Vous voudriez briguer un poste ? Pas moi.
Donc je vote selon ma conviction si j’en ai une ou je dépose un bulletin blanc si je veux signifier que je n’ai pas trouvé de proposition intéressante et que je suis venu le dire.

Pierre
P.S Merci D.Martin, Georges pour vos propos et Jean Pierre, qui nous parle de quelque chose de sérieux.

Commentaire de Anonymous Nino , le 23 mars 2010 20:21  

Bonsoir William
On aimerait savoir qui est l'auteur de la magistrale photo de Jean-Pierre Monmarson.

Commentaire de Blogger Périblog , le 23 mars 2010 20:45  

Bonsoir Nino,
La photo de Jean-Pierre Monmarson a été prise samedi dernier par Pascal Serre. J'ai ajouté l'effet spécial que tu vois. Je m'occupe du recadrage et de l'optimisation des photos de Pascal et des miennes ainsi que de la mise en forme de tous les articles. Les photos comme les articles revêtent pour moi la même importance. W

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 24 mars 2010 01:00  

Je suis sur Périgueux depuis trois ans. J'allais sur le Coderc de temps en temps. Depuis que j'ai découvert Périblog je ne vois plus le marché de la même façon et j'y vais chaque semaine en cherchant sans les déranger cette bande de lurons sympas.

Commentaire de Anonymous Jean-François Cros , le 24 mars 2010 16:08  

Bel article pour une belle épitaphe... Xavier Darcos méritait mieux que cette exécution au petit matin telle celle du Duc d'Enghien, parce qu'il le fallait une victime expiatoire...

Commentaire de Anonymous Valérie , le 25 mars 2010 00:53  

Ce rendez-vous hebdomadaire dont on m'avait parlé réconcilie avec la vie simple et les gens simples de Périgueux. C'est bien écrit et la bonne humeur est présente. Les personnages sont attachants dans leur présentation. Ils entrent dans l'histoire par la petite porte de notre coeur. Merci à l'auteur. Ca m'a permis de connaître Périblog.
Quand à Darcos il faut que l'auteur le connaisse bien pour nous en faire apprécier ce portrait un peu inédit. Son départ est un non évènement. L'article ne gomme pas totalement la morgue de l'ex beaucoup de choses.

Des urnes au calice d’amertume mercredi 17 mars 2010

Au fil de l'Isle Chaque mercredi à partir de 9 heures retrouvez sur Périblog l’humeur de la semaine par Pascal Serre


La Droite périgourdine voulait faire des élections régionales un sondage d'opinion sur la municipalité menée par Michel Moyrand depuis deux ans. Le premier tour est, de ce point de vue, ouvert à beaucoup d’interprétations. Toutefois, la Gauche renforce sa position et la Droite s’affaiblie entre 2008 et 2010, au profit du plus grand parti de Périgueux, celui des abstentionnistes qui ne sera pas pris en compte.

Michel Moyrand interviewé par France 3 le soir des Municipales de 2008
Michel Moyrand, nouveau maire de Périgueux, sur le point d'être interviewé par France 2 devant la Permanence Darcos le soir des Municipales de 2008. L'interview se déroulera en fait quelques instants plus tard sur la place du Marché aux Bois
© William Lesourd
Tout d’abord un avertissement indispensable : mes lectures et raisonnement sur le premier tour des élections régionales et son parallèle avec les municipales de 2008 est simpliste mais parfois il faut aller à l’essentiel, notamment la bipolarisation de la vie politique entre Droite et Gauche et sans nuance apprêté en langue de bois quitte à être contredit. Je l’assume.

Tout d’abord un bref rappel de l’état des lieux

Au second tour des élections municipales de mars 2008, sur 18 415 inscrits et un nombre de suffrages exprimés de 13 774 la liste « Périgueux autrement » dirigée par Michel Moyrand avait recueilli 6 945 voix (50,42%) des suffrages exprimés.

La liste « La Ville devant soi » menée par Xavier Darcos recueillait 6 829 voix (49,58%) des suffrages exprimés.
Droite et Gauche présentaient un écart de 116 voix (0,84%).

AVEC LES REGIONALES L’ECART SE CREUSE ENTRE LA DROITE ET LA GAUCHE : Au premier tour des élections régionales, si l’on totalise les voix de l’UMP et du Nouveau Centre mais aussi du Modem, (situation du second tour des municipales de 2008) Xavier Darcos atteint… 3 198 voix sur Périgueux. Michel Moyrand, dans le même contexte, à lui seul affiche 3 281 voix.

La Gauche, comprenant l’intégration du NPA, d’Europe Écologie, le Front de gauche, totalise, sur Périgueux, 5 252 voix (58,22%).
La Droite, intégrant le Front National (il importe de relativiser ce vote protestataire) totalise 3 768 voix (41,78%).
L’écart entre Droite et Gauche est désormais de 1 484 voix (16,45%).

TOUT LE MONDE Y PERD EN... VOIX : Certes, le nombre d’inscrits est passé de 18 415 à 17 901 (- 514 soit une baisse de 2,79%). De même, le nombre de suffrages exprimés est passé de 13 774 à 9 020 (- 4 754 soit une baisse de 34,51%).

Entre le second tour des municipales de mars 2008 et le premier tour des élections régionales de mars 2009 Périgueux a perdu 6 078 suffrages exprimés soit une baisse de – 44,12%.

De façon brute, la Gauche perd 1 693 voix ; la Droite en perd 3 061.

Jean-Paul Daudou à droite lors Municipales de 2008
Jean-Paul Daudou (à droite) lors des Municipales de 2008 - © William Lesourd
LES RÉSERVES S’EXPRIMERONT A GAUCHE : Incontestablement, l’abstention brouille sérieusement les cartes. Un examen des bureaux traduit une désaffection de l’électorat de Droite et une meilleure mobilisation de celui de Gauche.

En sociologie politique, les réserves de voix se manifestent plus facilement sur le candidat ou la liste arrivés en tête.
Tout ceci est une hypothèse d’école mais elle ne peut pas être occultée.

UN MALAISE ENTRE LES ELUS ET LES ELECTEURS : Le fameux « sondage d’opinion » conforte Michel Moyrand et la politique qu’il mène. Ou bien, ses adversaires n’ont pas la bonne tactique.
Mais cette abstention massive traduit un malaise profond entre les élites politiques locales et leur électorat. A Gauche comme à Droite.
On peut parler d’un malaise, d’une incompréhension, d’une fracture de communication qui laisse un profond goût d’amertume.

Ce qui a amené Jean-Paul Daudou, conseiller général UMP, gaulliste très proche d’Yves Guéna de dire : «  c’est la première fois en trente ans que nous n’avons la majorité dans aucun bureau. »


Dimanche 21 mars au soir, la Gauche confortera sa position sur Périgueux. Cette victoire annoncée lui permettra d’oublier les abstentionnistes et d’assumer le « pouvoir des urnes ». Ce sera son talon d’Achille.

La Droite, plus durement marquée, sera contrainte à un acte de contrition douloureux mais salutaire. Il sera encore temps.

Les vieux briscards du gaullisme historique ont encore un rôle à jouer. On ne peut pas toujours faire table rase sous prétexte de modernité.

Quand à Michel Moyrand, plus que jamais, il pourra dire à ses détracteurs : « vous me jugerez sur mon bilan lors des prochaines municipales. »

POUR UNE AMENDE AUX ABSTENTIONNISTE : En attendant, pensez à voter dimanche 21 mars. C’est un devoir. Je rêve que l’on dresse une amende à chaque abstentionniste.
Auteur : Pascal SERRE

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Commentaire de Anonymous enpassant , le 17 mars 2010 06:22  

Moi c'est tous ceux qui continuent de choisir entre la peste et le cholera que ce je voudrais voir
à l'amende.

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 17 mars 2010 07:51  

En Belgique le vote est obligatoire, au moins ça a le mérite d'être clair.
Mais c'est oublier qu'ici c'est le pays des droits de l'homme et qu'il n'est pas question d'imposer quoi que ce soit à part nos portemonnaies!

Commentaire de Anonymous D.Martin , le 17 mars 2010 09:14  

Oui, obligation devait être faite de voter. Le blanc est, la contestation. L'abstention appartient aux autruches...

Commentaire de Anonymous Le Lion du Rond Point , le 17 mars 2010 09:22  

Ben moi j'aimerai bien voir qu'on me verbalise parce que je m'abstiens! Jusqu'à preuve du contraire, il n'est pas obligatoire de voter et encore moins pour des guignols! Alors que vous nous donniez des leçons de morale me fait sourire les fesses par petites saccades! A bon entendeur, salut!

Commentaire de Blogger piergusta , le 17 mars 2010 09:22  

Moi c'est bien tous ceux qui laissent choisir les autres sans rien avoir de pragmatif et serieux à propôser.
Pierre

Commentaire de Blogger Jean-claude Bonnal , le 17 mars 2010 11:13  

Tout cela est le résultat de la politique politicienne de notre beau périgord...Jean-Claude Bonnal

Commentaire de Anonymous Maurice Melliet , le 17 mars 2010 11:41  

Je vote depuis ma majorité à 21 ans à l'époque, et sans en oublier une échéance car nous sommes dans un pays libre et démocratique où nous pouvons presque nous exprimés.... Aujourd'hui, je me pose la question, faut-il faire voter les enfants puisque moi, je ne voterai plus pour des guignols qui perdent même un peu plus leurs spectateurs à chaque élection ?
la Belgique a instaurée le procès verbal pour les non-votants depuis bien avant 1970 !
Maurice Melliet

Commentaire de Anonymous D.Martin , le 17 mars 2010 14:51  

Rectification :
Le vote devrait être CONSIDERE par chaque citoyen, (entité pensante, humain), comme obligatoire, (enfin comme un droit, un devoir, un mot comme cà quoi)...,(pour ne pas gercer les petites fesses des délicats) !

Commentaire de Anonymous Georges , le 17 mars 2010 15:43  

Le devoir de voter n'impose pas de voter pour quelqu'un. Il oblige à se manifester démocratiquement. Des personnes se sont battues, sont mortes pour que nous puissions avoir ce droit, respectons-les.
Ce droit assorti d'une amende - j'y souscris - étant accompagné de la prise en compte du vote blanc. Il s'agit de s'exprimer. Point c'est tout comme dit l'entraîneur Lucas.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 17 mars 2010 15:52  

Moyrand est un tortillard par rapport à Rousset qui est un TGV.
Ca n'empêche pas Moyrand d'avoir été gentil et Rousset de pas être trés sympa. Moyrand voudrait-lui ressembler ?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 17 mars 2010 15:54  

Darcos paye son infidélité. Moyrand son absence de mesure du seuil de Peter... Ceci dit on a ce que l'on mérite. Dimanche il devrait pleuvoir sur Périgueux.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 17 mars 2010 22:43  

J'ai entendu parler dans Périgueux aujourd'hui de ce périblog et je découvre un regard lucide, affiné comme le fromage mais sans odeur maligne et qui ne s'impose pas. A chacun de faire son marché. Merci pour cet air frais. On retrouve un peu d'un style qui était celui du Journal du Périgord qui est devenu insipide et où écrit l'auteur. Que mon propos ne le vexe pas mais le titille. D'ailleurs je préfère le "cancan du Coderc". Et puis internet c'est plus "tendances" que le papier.
Un Périgordin de Paris

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 18 mars 2010 10:04  

Il semble et moi aussi que l'on préfère être anonyme quand on parle de moyrand. On a l'impression d'être en résistance. C'est pourquoi je reprends la synthèse d'un autre anonyme ( j'habite vésone chut) dimanche nous allons avoir un tortillard pas gentil ?

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 19 mars 2010 18:28  

Personne n'a abordé le sujet pendant la campagne ????
situation budgétaire des régions françaises devrait se détériorer en raison de la stagnation de leurs recettes face à d'importants besoins d'investissements, estime l'agence financière Fitch Ratings, qui prévoit par conséquent "une forte hausse de leur endettement".

"Même si les régions restent des entités financièrement solides au regard d'autres collectivités locales, leur situation budgétaire devrait se détériorer et nous prévoyons une forte hausse de leur endettement", résume Christophe Parisot, directeur du département finances publiques de Fitch qui a publié vendredi une étude sur le sujet.

Même si les dépenses de fonctionnement (+12% entre 2004 et 2009) devraient progresser beaucoup plus lentement à l'avenir, les besoins d'investissement devraient quant à eux rester élevés, notamment dans les transports qui représentent 30% des investissements régionaux et dont la part devrait encore augmenter, relève l'étude.

Mais les recettes des régions devraient parallèlement stagner car elles sont composées à plus de 70% de dotations de l'Etat ou "d'impôts non dynamiques dont l'évolution sera inférieure à l'inflation dans les années à venir", ajoute Fitch.

En outre, "les régions ayant perdu quasiment tout pouvoir fiscal (...) elles ne pourront plus compter sur les hausses d'impôts pour combler leurs besoins de financement", souligne l'étude, pour qui la "vraie marge de manoeuvre des régions réside dans leur recentrage sur leurs compétences obligatoires (principalement transports, formation professionnelle et lycées).

Faute de quoi, Fitch s'attend à une hausse rapide de l'endettement qui pourrait atteindre 25 milliards d'euros en 2012 contre 16 milliards d'euros en 2009.

La capacité de désendettement des régions françaises devrait toutefois "rester confortable dans un cadre de comparaisons internationales", tempère l'étude.

Et si Fitch déplore que la règlementation permette encore aux régions de souscrire des produits dérivés, comme ceux à l'origine de la crise financière internationale ou de la crise des finances publiques en Grèce, "aucune d'entre elles ne semble présenter un risque notable pour le moment", note l'agence.

Le rapport complet "observatoire financier des régions françaises 2010", est disponible à l'adresse internet suivante: http://www.fitchratings.fr//getdocument.aspx?attid=1103

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 4 avril 2010 19:57  

Michel MOYRAND maire de PERIGUEUX s'efforce de faire de notre ville, une ville accueillante et si certains le critique, ils n'ont qu'a s'imaginer que être MAIRE d'une ville c'est pas aussi facile que l'on croit, on ne peut contenter tout le monde, comme si il s'agissait d'un magicien.

C'est un joli nom camarade lundi 15 mars 2010

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire par Pascal Serre


Comme chaque samedi, sur cette place du Coderc une sorte de plénitude et de naïveté apaisent le poète à l’éternelle âme d’enfant. Je sais, je me répète, mais c’est si bon. Dans une semaine c’est le printemps.

Jean Ferrat (1930 - 2010) par Georges Neuvecelle
Jean Ferrat (1930 - 2010) par Georges Neuvecelle ( Droits Réservés )
L’insouciance ensoleillée me rendait joyeux et encore plus avenant. Question de nature. Méridionalité ? Le mot n’existe pas. Peu importe, j’ai envie d’inventer. Pour le plaisir.

Et pourtant, le mouvement perpétuel de l’horloge du temps nous rend tous égaux devant l’inconnu grand voyage que nous oublions avec une aisance salvatrice. Ce samedi matin c’était le cas.

Signe prémonitoire, les camarades habituels étaient venus plus tôt, trop tôt. Une sorte de rendez-vous manqué. Un signe irrévencieux au jour futur où l’on se demande « homme de cinquante ans qu’avez-vous fait du monde ? » (1) Nous le croyons pour l’éternité ayant la délicatesse de nous laisser l’abandonner avant qu’il ne gagne ce « monde où il est interdit d’interdire » (2).

En ce petite matin, pas si loin finalement, Jean Ferrat arrivait à l’hôpital d’Aubenas, en Ardèche pour cesser de nous dire « celui qui chante se torture » (3). Quelques coups de balanciers supplémentaires et « il s'assit dans cette campagne et ferma les yeux pour toujours . Au dessus des eaux et des plaines ; au dessus des toits et des collines un plein chant monte en gorge pleine est-ce vers l’étoile Hölderlin ? Est-ce vers l’étoile Verlaine ? » (4)

Francesca Solleville née à Périgueux en 1932 deviendra une proche amie de Jean Ferrat
Comment, devant le clavier se refuser à cette émotion qui me trouble là où se niche le décisif, le blême passage vers l’impénétrable ? « Le Cancan du Coderc » est aussi orphelin que la France.

Faut-il rappeler la chanteuse Francesca Solleville née à Périgueux en 1932 et qui deviendra une proche amie de Jean Ferrat dés 1962 ? Cette année-là paraît le premier album 25cm de Francesca « Récital N°1 » où elle chante les poètes Paul Fort (« La Marine » mis en musique par Georges Brassens), Charles Baudelaire, Louis Aragon avec la chanson « J'entends, j'entends » de Jean Ferrat.

Autre signe les rencontres du moment furent toutes, comme le rappelait Jean Ferrat « résolument signées du sceau d’une fraternité, d’une dignité et d’une poésie discrètes. » (5)

Maurice Melliet
Maurice Melliet : Président d’Emmaüs Périgord et Président des « Hydropathes ». Un nom, un visage, une trogne et un sacré caractère. Un personnage comme on les aime et auquel on pardonne tout
Contact : 05 53 53 50 50 / persona.grata(arobase)wanadoo.fr / emmausperigord(arobase)orange.fr
Maurice Melliet. Un nom, un visage, une trogne et un sacré caractère. Un personnage comme on les aime et auquel on pardonne tout. La barbe rebelle mais le regard si doux et tendre éveillé à la première souffrance, détresse ou solitude. Il pourrait « aimer à perdre la raison » (6). Un homme du Coderc. Un poète aussi. Tant mieux.

Nous nous sommes croisés chez « Calou » au Bar de la Truffe. Entre un café et un demi. Entre les amis et les nouvelles du jour. Notre jongleur de mots et d’émotions présente le numéro 100 du journal des Hydropathes (7) qui réunit au café associatif des Thétards rue de la Bride chaque dernier jeudi du mois une vingtaine de forgerons des lettres aux frissons intimes. Cent exemplaires. Pas un de plus.

Maurice Melliet n’est pas transparent. Il est arrivé à Périgueux en 1977. Il s’est engagé là où son cœur le guidait. La trentaine de sans domicile fixe de l’agglomération le connaît. Il les écoute, leur parle, les rassure, dit que demain arrive et sera meilleur. Maurice n’a pas le verbe aseptisé : « ici, on ne se préoccupe que du désordre causé aux bonnes gens. Pas des hommes qui souffrent. »

Maurice fut le pilier du carnaval durant 25 ans ; président d’Emmaüs ; engagé dans SOS enfants du Monde sur Haïti ; au Festival du Mime ; à l’Odyssée, aux Artisans d’Art ; membre honoraire du Club de la presse et président des… Hydropathes.

Jonathan Barbot
Jonathan Barbot : « J’ai 29 ans. Je suis de retour depuis juillet 2008 et je suis heureux ici. J’ai travaillé pour Gala, Le Monde, Le Louvre dans la photo de luxe. J’ai bénéficié de la Mention « Coup de coeur » de la 36ème Bourse du Talent. Le « Coderc » ? C’est mon chez moi… »
Jonathan Barbot. Juste au comptoir, alors que nous devisions ensemble, un jeune homme se retourna et se pencha vers nous pour se présenter : Jonathan Barbot, photographe. Nous l’accueillons et apprécions son propos : « J’ai 29 ans. Je suis de retour depuis juillet 2008 et je suis heureux ici. J’ai travaillé pour Gala, Le Monde, Le Louvre dans la photo de luxe. J’ai bénéficié de la Mention « Coup de coeur » de la 36ème Bourse du Talent : Espace, Paysage, Architecture pour la série Le manoir, 2008. » Et se tournant vers moi me dit : « Je lis Périblog et j’ai découvert que vous aviez eu aussi tout comme moi le parrainage de Marcel Bleustein-Blanchet ». Pour moi dans le cadre de la Fondation de l’avenir du Périgord, pour lui en qualité de lauréat 2004 du prix de l’Espérance de la fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation. Nous avons immédiatement pris rendez-vous avant qu’il reprenne la lecture de son journal. C’est ainsi que les générations se mélangent naturellement sur le Coderc.

Jean-Pierre Monmarson. Un peu plus loin nous entendons les roulements de tambour de Jean-Pierre Monmarson. Ce dernier, n’a de cesse de se faire reconnaître par les commerçants et la municipalité. « Cela fait plus de dix ans que je galère mais sans entamer ma bonne humeur » dit-il. Et c’est bien vrai qu’il est aussi un personnage du Coderc. un vrai garde champêtre qui donne un « cet air de liberté au delà des frontières » (8). C’est un patrimoine vivant que quelques euros pourraient satisfaire mais le monde est si imparfait…Jean-Pierre Monmarson
Jean-Pierre Monmarson : « Cela fait plus de dix ans que je galère mais sans entamer ma bonne humeur » dit-il. Et c’est bien vrai qu’il est aussi un personnage du « Coderc ». un vrai garde champêtre qui donne un « Cet air de liberté au delà des frontières »
email : jean-pierre.monmarson(arobase)sfr.fr
Jonathan Barbot, Alain Bernard, Marie Monset, Maurice Melliet, Christian Dupey
De gauche à droite : Jonathan Barbot, Alain Bernard, Marie Monset, Maurice Melliet, Christian Dupey
Contact Marie Monset : 06 50 62 19 31
Christian Dupey, visage connu mais volontairement discret se fraye un passage après avoir travaillé dans la restauration gastronomique et qui demeure dans le quartier de l’Aubergerie ; Marie Monset, cuisinière à domicile, ravissante et dynamique qui est une habituée du Coderc mais s’y attarde pour le plaisir « c’est un moment où je respire l’air de Périgueux avec joie. C’est nécessaire à mon travail. »

Francois Martins : « Le Coderc c’est la vie ! C’est une seconde famille et même pour certains la première ! »
Francois Martins. À l’intérieur du Bar de la Truffe un visage se dessine : Francois Martins. Il est vice-président de la Fondation du Crédit Agricole de Périgueux et s’est particulièrement impliqué dans les épiceries solidaires : « Le Coderc c’est la vie ! C’est une seconde famille et même pour certains la première ! »

De la rue Limogeanne arrive à grand pas Henri-Pierre Millescamps, notre expert en livres anciens. De celle de Salinière c’est Alain Bernard, le journaliste au canotier. Nous voici au cœur du Coderc à l’heure où les balayeuses entament leur… ballet. On dérange un peu. Mais les employés municipaux nous connaissent et c’est un jeu amical qui s’engage afin de conserver notre chaussure sèche. Il est déjà treize heures quinze. Comme toujours, on trule (9).

Oui, Monsieur Ferrat, sur « Notre Coderc », c’est un joli nom camarade.
Auteur : Pascal SERRE
(1) Jean Ferrat : « Un jour futur »
(2) Jean Ferrat : « Un jour futur»
(3) Jean Ferrat : « Les Poètes »
(4) Jean Ferrat : « Ma France »
(5) Entretien en 1965 à Périgueux avec Robert Delfour, Journaliste au “Populaire du Centre” »
(6) Jean Ferrat : « Aimer à perdre la raison »
(7) Hydropathes. Club créé en 2000 en hommage à Émile Goudeau né à Périgueux en 1849, décédé en 1906. Journaliste, romancier et poète qui fonda le cercle des Hydropathes sur la butte Montmartre en 1878. On y associait bonnes libations et belles plumes
(8) Jean Ferrat : « Ma France »
(9) Terme usuel Périgordin qui signifie on passe le temps sans objet particulier


Pascal SERRE
Rédacteur en chef :
  • JOURNAL DU PERIGORD
  • DIRELOT
  • DORDOGNE PERFORMANCES
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Blogger Jean-claude Bonnal , le 16 mars 2010 12:15  

Bien de rendre un hommage à ce grand poète Jean Ferrat notre maître à tous et ne pas oublier celle qui chante si bien ses chansons: Isabelle Aubrey! Jean-claude Bonnal

Commentaire de Blogger Pierre , le 16 mars 2010 15:56  

Merde! mais pouquoi cet article m'a
t'il mis les larmes aux yeux? La disparition de Jean Ferra,bien sur.
Mais aussi le reste,Jean Pierre Monmarson et les autres rèveurs, c'est si rare.L'émotion surement.
Pierre

Commentaire de Anonymous Chantal , le 16 mars 2010 17:49  

Merci pour cet hommage.
Un poète nous a quitté et nous laisse orphelin.
J'aimais et j'aime encore écouter chanter Jean Ferrat et je ne m'en lasse pas.

Adieu l'ami !!!
Adieu poète !!!
Adieu toi qui chantait la vie.
Adieu toi qui chantait, au plus profond de ton être, l'amour et la joie des êtres.

Tu as rejoins Aragon, ton maître.
Tu as rejoins celui que tu chantais et que tu nous as appris à aimer.
Tu as rejoins Elsa Triolet que tu savais si bien chanter.

Poète tu étais, poète tu resteras ...

Comme tu le dis dans une de tes chansons ... si je mourais là bas ..
Maintenant, tu es parti là bas ...

Commentaire de Anonymous Jean-pierre Caron-lys , le 17 mars 2010 13:43  

Il est des mots qui perdent de leur essence. Lorsque j'étais petit, on avait un copain, plus tard un camarade, parfois un ami ....

Ce terme " camarade" s'est chargé de valeur dans la bouche des résistants communistes dans les années 40.
Par respect, je n'ai plus osé l'employer depuis que Jean Ferrat l'a chanté, en 1968, je crois .....
JP

Sortir enfin de l'hivernation dimanche 14 mars 2010

Le carnaval de Périgueux est une grande tradition dont les organisateurs ont fait, selon moi, le mauvais choix de le programmer au sortir de l'hiver. Soleil ou pas soleil, il n'y a eu qu'en début d'après-midi, ces dernières années, que j'ai trouvé la longue visite sur les grands boulevards de Périgueux supportable. Heureusement c'est à ce moment là que les chars défilent.

L'hiver a été long et rigoureux. Je l'ai passé à travailler bien entendu mais aussi à soigner des bobos plus ou moins imaginaires et à me demander au passage où se dissolvait toutes ces tonnes de sel que l'on étalait sur nos routes enneigées. Les évènements récents en Vendée et en Charente-Maritime ont répondu à ma question : le sel est utile dans la cuisine, mais autrement c'est un poison pour les rivières, les cultures et ça pollue les nappes phréatiques.

L'hiver passé dans un cocon

Nombreuses sont les manifestations auxquelles on m'a convié cet hiver, mais où je n'ai pas eu l'entrain de m'y rendre. Non pas que les dédicaces ou les vernissages à L'app'Art, chez Marbot, au V.I.P., au château des Izards ou à l'Espace François Miterrand n'en valaient pas la peine ; que les concerts à l'Irish Corner, au Marco Polo, au Paradis ou au Sans Réserve ne méritaient pas qu'on s'y rende, mais rien, durant cet hiver n'aurait pu m'extirper après la tombée de la nuit de mon cocon douillet et protecteur. L'hiver, je le laisse aux autres, les homéothermes. Moi j'ai le sang froid, j'hiverne par nécessité biologique. Donnez-moi un peu de soleil et de la chaleur et plus rien ne peut me retenir chez moi. Peut-être aurais-je dû émigrer comme mon ami JJS aux îles du Pacifique, rester en Asie du Sud Est ou d'autres endroits où le manteau est une fripe superflue. Mais là, je me dis que les sons annonciateurs du printemps et les couleurs de l'automne me manqueraient sans doute après deux ou trois années seulement. En fait rien ne nous satisfait jamais totalement.

Tout cela pour dire, entre deux cuillerées d'une soupe un peu fade qui me tient chaud au corps en cette froide soirée de fin d'hiver, que je n'ai rien vu du carnaval du dimanche 7 mars. Vous qui y êtes allés, avez-vous aimé ? J'en suis certain. Surtout si vous aviez des enfants avec vous. Elles adorent cela, nos têtes blondes et brunes et ça fait vraiment plaisir de les voir éclater de rire en jetant les confettis à la figure des adultes sans se soucier de rien d'autre que de leur quatre heure. Pour eux le carnaval, c'est la fête... Comme prévu le soleil était glorieux et la bise un peu trop fraiche. Il a dû faire bien froid lorsqu'on a brûlé Pétassou... A-t-on organisé cette fois-ci un bal sur la place de la Clautre ? Celui qui avait été organisé l'an dernier, n'avait pas attiré un chat. Frileux, les chats, on le sait. C'était une idée un peu saugrenue que ce bal du 14 juillet transposé au début de mars. Pourtant, selon un ami qui vit près de la cathédrale Saint Front, l'orchestre avait joué devant une piste de danse vide jusque tard dans la soirée. Il faut savoir quand jeter l'éponge...

L'an passé, j'avais bravé le froid et ramené du carnaval de Périgueux, quelques clichés inédits (voir ci-dessous). J'espère que cela rappellera à ceux qui étaient présents de bons souvenirs.

Enfin c'est pas tout, tout ça. Ma soupe refroidit... mais où donc est passé le sel ?!

Photos du carnaval de Périgueux édition 2009


Le Boulevard Michel de Montaigne
Le Boulevard Michel de Montaigne avec le Palais de Justice à droite
Le carnaval de Périgueux - la fête foraine sur l'Allée de Tourny
Fête foraine sur l'allée Tourny
Rencontre secrète des Justiciers dans les rues malfamées de Périgotham City
Le carnaval de Périgueux 2009Le carnaval de Périgueux 2009 - on va brûler Pétassou
Les berges de l'Isle sous Saint-Front et l'hôtel Ibis. On s'apprête à mettre le feu à Pétassou
La place de la Clautre ou l'orchestre à droite joue tout seul


Voir les photos du carnaval de Périgueux édition 2008 ›

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Commentaire de Blogger Clare , le 15 mars 2010 09:20  

Le soleil arrive. 18°c à Jeudi, peut-être, Wooop wooop!

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 15 mars 2010 09:33  

William,

ce ne sont pas les organisteurs qui choississent la date mais plutôt le calendrier religieux...

Liés généralement à la fête chrétienne de Mardi gras, les carnavals sont un type de fête relativement répandu en Europe et en Amérique du Sud.

On fait dériver le mot carnaval de carne (pour caro, chair) et levare, enlever, parce que l'on mange beaucoup de chair pendant le Carnaval pour se dédommager de l'abstinence imposée pendant le Carême ; d'autres font venir ce mot de caro vale, c'est-à-dire, adieu la chair[1]. Mais ce sont là des étymologies assez fantaisistes. Les linguistes retiennent seulement l'origine italienne : carnevale, composé de carn (chair) et levare (lever, enlever, ôter)[2].

Ils consistent généralement en une période où les habitants de la ville sortent déguisés (voire masqués ou bien maquillés) et se retrouvent pour chanter et danser dans les rues, jeter des confettis, éventuellement autour d’une parade.

D'après le calendrier religieux, le carnaval débute à l'Épiphanie (le 6 janvier), date qui marque la fin des fêtes de Noël et s'arrête le mardi gras, veille du début de la période de carême.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 15 mars 2010 12:49  

Je comprends mieux à présent votre absence remarquable de ces derniers jours.
Comme vous je préfère quand la nuit descends mon nid douillet aux morsures de l'hiver. A votre instar quand les premiers rayons de soleil réchauffent nos carcasse encore gourde, que les timides gazouillis enchantent nos coeurs, alors tel le sphinx je sors enfin de ma torpeur et renaît à la vie.
Serions-nous du même signe astrologique, poisson conjugué à celui du singe ?
S'agissant de la date du carnaval, merci à Jean-Pierre pour sa savante intervention.
Cher William revenez vite nous raconter à travers vos propos intimistes et charmants notre beau Périgord.
Très cordialement
Catherine

Commentaire de Blogger Jean-claude Bonnal , le 15 mars 2010 13:49  

Cet hiver a été très dur surtout pour les malades et ceux du 3ème âge; nous avons besoin de soleil et de chaleur...Jean-Claude Bonnal

Commentaire de Blogger Périblog , le 15 mars 2010 16:34  

Merci JP pour ces infos très instructives. Quel dommage tout de même que le carnaval ne se passe pas quelques semaines plus tard.

Merci Catherine, votre message m'a presque fait rougir... Pour info (mais je ne crois pas à ces choses bien entendu...), je suis né le 25 décembre : Capricorne (avec un fort ascendant Lion) et cochon selon l'horoscope chinois. Bref un signe bien différent du votre et pourtant pareillement affecté par la saison hivernale.

Merci Jean-Claude ; merci aussi Clare pour ce message cryptique (que ce passe t-il jeudi (à part la température printanière) ? W

Commentaire de Anonymous chantal , le 15 mars 2010 16:56  

Cher William, nous sommes du même signe (je suis du 24 décembre).
c'est vrai que cet hiver a été long et la douceur refaisant son apparition, l'hibernation va prendre peut être fin ...

Commentaire de Blogger verogovinique , le 15 mars 2010 18:20  

Et bien les princesses en doudounes gantées de mouffles,les batmans encapuchonnés,les sorciéres en pull Irlandais cela peut avoir son charme Mon cher Will.Allez sors de ta coquille et viens faire un tour dans la capitale il ya en ce moment de fort belles expos Munch ne te tentes pas? et puis il fait bon dans nos musées promis.
Véro poisson singe

Ne confondons pas les sujets... mercredi 10 mars 2010

Au fil de l'Isle Chaque mercredi à partir de 9 heures retrouvez sur Périblog l’humeur de la semaine par Pascal Serre


Le jour même où Michel Macary et Francis Roux co-présidents du Club Athlétique Périgordin rendaient leur tablier estimant que le projet de nouveau stade étudié et proposé par Francis Roux, financé à 100% par des investisseurs privés avait été poignardé par la municipalité de Périgueux une rumeur cotonneuse parvenait indiquant que Fabrice Faure, président du Trélissac Football Club et patron des « Leclerc » de Trélissac et Périgueux, propriétaire des terrains englobant l’ancien « Privilège » pourrait déplacer sur ce site le centre commercial du Clos Chassaing.

Fabrice Faure entrepreuneur à Périgueux
Fabrice Faure entrepreneur
De même, la SEMITOUR qui dépend du Conseil général de la Dordogne, jouxtant le site se serait vu proposer un prix intéressant pour ses bureaux. Fabrice Faure pourrait être sur les rangs pour la reprise. Mais le monde des affaires est secret c’est une règle et un atout de réussite.
Faut-il rappeler que Fabrice Faure s’était associé et engagé dans le projet de Francis Roux assurant ainsi ce qui semblerait dés lors se dessiner : un vaste ensemble commercial qui conforterait comme prévu l’attractivité du site sportif ?


De G à D : Michel Macary et Francis Roux © ARNAUD LOTH Sud-Ouest
Francis Roux (au premier plan) et Michel Macary ne seront plus coprésidents du CAP la saison prochaine
(Photo Arnaud Loth du journal Sud Ouest)
Ces démissions et cette rumeur ne seraient-elles par parvenues jusqu’aux oreilles de Michel Moyrand ? Les tensions entre les politiques locaux et les acteurs économiques ne sont pas au beau fixe depuis quelques temps et c’est un mystère pour personne. Comme l’a conclu le journaliste de « Sud-Ouest » Rafaël Dubourg : « Roux et Macary aiment trop le rugby et leur ville pour laisser le club orphelin. Ils s’investiront dans la recherche du meilleur successeur possible. » Les deux anciens présidents du CAP se refusent à « entrer dans des considérations politiques mais uniquement sportives. Ne confondons pas les sujets ! » entend conclure Michel Macary.

A quelques jours des élections régionales, il semblerait que cette nouvelle du transfert du Leclerc Clos-Chassaing bénéficierait d’appuis politiques qui risquent de contrarier la municipalité actuelle de Périgueux.

Quand au projet de Grand Stade ambitieux certes mais qui ne coûtait rien à la Ville aux dires des promoteurs va-t-il désormais, sous une autre forme refaire surface ? Si tout ceci était vérifié Michel Moyrand reverra-t-il sa copie ? Jean Cocteau a laissé cette citation : « La France a toujours cru que l’égalité consistait à trancher ce qui dépasse. » Espérons qu’il n’en sera pas de même à Périgueux. Mais, évidemment, ne confondons pas les sujets...
Auteur : Pascal SERRE

(1) Rubrique créée et entretenue dans le quotidien Le Populaire du Centre par Robert Delfour, journaliste Périgourdin (1925-2000) de 1964 à 1982. Artiste peintre il a été membre de la Société des Beaux-Arts de la Dordogne et fondateur d’un mouvement littéraire et avant-gardiste Espace Demain. Cette rubrique fut l’ancêtre de Monsieur Echo pour La Dordogne Libre et du Piéton dans Sud-Ouest. C’est un hommage de l’auteur à son Maître qui l’initia au journaliste comme l’aime l’auteur-journaliste Debis Tillinac – le localier – dans son remarquable ouvrage Spleen en Corrèze.

Voir l'article de Rafaël Dubourg sur le journal Sud Ouest ›

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Commentaire de Blogger Jean-claude Bonnal , le 10 mars 2010 10:52  

C'est surtout dommage de perdre un super président qu'est Michel Macary lourde perte pour le rubgy périgourdin! J;C Bonnal le spécialiste de l'histoire du rugby en Périgord.

Chapeau messieurs ! lundi 8 mars 2010

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire par Pascal Serre


Il y a des jours où rien ne se passe comme prévu. Ce samedi 6 mars il en fut ainsi. Pour la première fois depuis des lustres la bande de copains n’était pas au rendez-vous. Comme l’a joliment écrit Robert Desnos (1) : « j’avais la tête à l’envers ».

Je n’étais point seul et les visages connus ne manquaient pas. Je m’adonnais donc aux caresses toujours propices à dissoudre ma mélancolie et goûter la joie du cœur inspiré.

Je me retrouvais avec Yolande Daudou, Marie-José Abenoza avec quelques amies toutes aussi engagées dans le comité féminin pour la prévention et le dépistage des cancers. Elles sont là depuis le petit matin pour sensibiliser et vendre des tee-shirts au profit du dépistage du cancer colorectal ou de l’intestin.Sur la photo : de gauche à droite MJA, Annie Le Cam responsable départementale des comités de dépistage... Yolande Daudou épouse de JP, Paulette Cabirol et Marie José Abenoza
De gauche à droite MJA, Annie Le Cam responsable départementale des comités de dépistage... Yolande Daudou épouse de JP, Paulette Cabirol et Marie José Abenoza
La municipalité de Périgueux a prêté le lieu, le matériel, assuré la logistique. Comme quoi, on peut s’entendre malgré quelques différences sans importance face à l’essentiel. Tant mieux. C’est l’esprit du Coderc.

Embrassades fraternelles avec le poète Michel Testut qui a quitté sa villégiature deMareynou pour « humer » l’air de cette place. Quelques mots échangés, un regard et la certitude de se retrouver bientôt.

Florimont Carton
Florimont Carton, candidat aux côtés de Marc Mattera et de Jean Lassalle
Rencontre impromptue avec Florimont Carton, grand gaillard, à la jeunesse prometteuse et au sourire rassurant, candidat aux côtés de Marc Mattera et de Jean Lassalle qui passe plus de temps à échanger qu’à distribuer ses tracts. « Titulaire d’un master d’histoire politique et futur professeur d’histoire et géographie, j’ai toujours été engagé dans le monde associatif : scoutisme à Périgueux pendant 17 ans dont 4 ans chef responsable, accueil des sans domicile fixe à Périgueux, engagé volontaire dans des dispensaires et un mouroir à Calcutta en Inde en 2004, soutien aux enfants des rues dans les bidonvilles en Inde, Unicef ». Il déplore que rien ne soit fait pour ceux qui sont dans la solitude comme un SDF qui est assis contre un mur tout près.

Vincent Maris
Vincent Maris : « Howdy ! »
C’est Vincent Maris, avocat associé à Philippe Cornet qui, avec un superbe chapeau et son élégante verve entretient conversation au Bar du Coderc avec Alain Pichard qui a gardé ses repères. Comme quoi on ne quitte pas « Le Coderc » aussi facilement. Tout un petit monde qui n’a rien à envier à la saveur pagnolesque et entretient un esprit que, chaque semaine, nous essayons de faire partager avec un sentiment d’immuabilité.


Jean-Paul Mingasson
Jean-Paul Mingasson, conseiller municipal et candidat aux régionales
Charles Figini, ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Périgueux est un habitué. Avec sa feuille de route (liste des commissions) il prend un visible plaisir à converser de la qualité des produits et des dernières nouvelles : « Je discute mais je fais confiance. On se connaît depuis longtemps. » Il en est de même de Jean-Paul Mingasson, ancien directeur général du budget de la Commission Européenne, conseiller municipal et candidat aux régionales : « J’adore faire le tour des commerçants. Je crois que c’est ici que se situe la véritable économie. »

Charles Figini
Charles Figini, ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Périgueux
Voici notre journaliste localier à la curiosité sans limite mais toujours attentionnée, affectueux envers celles et ceux dont il évoque les talents modeste et poli. Il a déjà pris ses habits de carnaval. Manifestation qui se déroule demain à Périgueux.

J’attire Henri-Pierre, l’ami libraire qui fait ses courses et devisons sous ce soleil printanier.

Je propose, malgré l’absence des copains, de profiter de l’instant pour retrouver nos fameuses huîtres. Mais quelle ne fut pas notre surprise, notre tristesse aussi d’apprendre que José, le mari de Marie avait eu un accident cardio-vasculaire, qu’il était sorti d’affaire mais en rééducation.

Venus de Soulac, son fils et sa belle-fille le remplacent. Pour les « bons amis » un cahier est à disposition avec ces mots : « Il aime les histoires et avoir des nouvelles du marché. Racontez la dernière blague. » J’y appose des mots de réconfort et commandons nos huîtres silencieusement. Le Coderc c’est le bonheur et, parfois, l’affliction.

La belle-fille de José et Marie
Vous pourriez penser que c’est partout ainsi ? Non, ici il y a un sens du partage qui reste ancré dans nos valeurs paysannes. Sans prétention aucune, au contraire, par humilité face à la vie qu’il nous faut déguster en toute fraternité.

Il est déjà midi. Mais le soleil est si affable que la place reste encore remplie de monde et les terrasses garnies de monde. Nous prenons place sur la table prêtée par notre maire, Michel Moyrand que l’heure tardive a laissée disponible pour le comité féminin pour la prévention et le dépistage des cancers.

La belle-fille de José et Marie nous apporte les huîtres parfaitement ouvertes et Sylvia Guiberteau du Bar du Coderc les verres de muscadet.

Voici qu’arrivent les employés municipaux chargés d’enlever tables, chaises et parasols. Bien ennuyés les uns et les autres ils nous proposent avec une amabilité sans faille de nous laisser quelques instants pour achever notre festin. Nous les remercions avec chaleur et compréhension car nous perturbons l’ordonnancement de leur travail. Mais, comme nous dit l’un d’entre eux : « nous ne sommes pas là pour ennuyer les gens qui profitent de notre belle ville. » Merveilleuse et délicieuse répartie.

Nous savons encore plus que la politique de nos élus municipaux c’est avant tout la qualité de ces hommes qui sont en première ligne et portent haut et fort le sens de l’accueil sans compter. Chapeau messieurs !Alain Bernard, Pascal Serre et Henri-Pierre Millescamps
De gauche à doite : Alain Bernard, Pascal Serre et Henri-Pierre Millescamps
Et voici une des figures les plus truculentes, à la finesse intellectuelle toute personnelle, à fleur de peau, provocateur s’il en est mais auquel on pardonne tout car il y a du talent dans tout ceci : Michel Grégoire.
Michel Grégoire
Michel Grégoire
Après avoir participé à la création de Radio Périgord il a été producteur et animateur sur France Inter d’une émission très prisée et a décidé de revenir au pays. Il est vrai que le personnage particulièrement attachant cultive son atypisme avec une détermination qui ne peut pas plaire à tous. Pour être parmi les meilleurs il faut accepter certaines exclusions. Michel Grégoire est de ceux-ci. Un bateleur qui a compris que le Coderc est un lieu où tous les possibles se retrouvent, la poésie n’est qu’une expression incomprise et éphémère, le talent tout autant est relatif.

Un SDF bien connu à Périgueux
Florimont Carton déplore que rien ne soit fait pour ceux qui sont dans la solitude comme un SDF qui est assis contre un mur tout près
Ni une, ni deux, Michel saisit l’appareil photo et immortalise notre dégustation d’huîtres et se retire dans son monde surréaliste en nous donnant l’impression de « tenir le soleil entre nos mains ». Nous avions presque oublié que dans une semaine on vote pour nos conseillers régionaux.

Dommage pour la bande de copains habituelle. Aux dernières nouvelles ils vont bien. Bonne semaine à tous.
Auteur : Pascal SERRE
Dernière photo connue de Robert Desnos au camp de Terezín
La dernière photo de Robert Desnos prise peu de temps avant son décès au camp de Terezín (allemand : Theresienstadt)
(1) Robert Desnos : Poète surréaliste français – (1900-1945). Antifasciste engagé, résistant, décédé au camp de concentration de Theresienstadt en Tchécoslovaquie. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.


Pascal SERRE
Rédacteur en chef :
  • JOURNAL DU PERIGORD
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Commentaire de Anonymous Maurice Melliet , le 9 mars 2010 12:59  

Il faudrait avoir un peu plus d'information avant d'écrire n'importe quoi !
en ce qui concerne le SDF dont parle un certain candidat en mal de reconnaissance, notre ami sur la photo est connu et aidé des bénévoles et des
professionnels sociaux du 115, il est nourri et loger par les chalets du cœur et suivi jour par jour, des réunions hebdomadaires sont faites pour faire le point des SDF sur leurs problèmes. Les associations selon leurs missions interviennent selon les cas à gérer.
Seulement les bénévoles et les professionnels ne font pas de politique donc pas de bruit, et comme je suis l'un deux, je suis a même de répondre à cette remarque incongrue de la part d'un politique. Mais cela ne m'étonne pas, en période électorale tout est permis, même la connerie...
Maurice melliet
Président d'emmaüs - bénévole à la maraude et accueil de jour à Périgueux
vice président de SOS enfants du monde.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 mars 2010 13:25  

J'espère que vous êtes aussi virulent que preste lorsqu'il s'agit de remettre à leur place un candidat SOCIALISTE très souvent, les pauvres malheureux, en mal de reconnaissance.
Car plus démago et opportunistes qu'eux
Connais pas !!!!!!!
Cétéa

Les Périgourdins ont de l'humour jeudi 4 mars 2010

Après le magnifique éloge que Pascal Serre a fait dernièrement de Jean Lassalle, député de la 4ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques et donc indirectement du parti du Modem qu'il représente, j'ai pensé ce matin rétablir un peu l'équilibre en relatant l'information suivante puisée hier dans la Dordogne Libre :

Le Modem Dordogne va porter plainte contre X. Des autocollants roses sur lesquels on peut lire « Le cul entre deux chaises » ont été collés sur ses affiches de campagne, à Périgueux.

Sans cautionner ce genre d'outrage fait a un parti politique honorable, je trouve cela très drôle, pas vous ?

Ce qui m'a fait sourire aussi récemment, ce furent les bannières de protestation que nos adorables sages-femmes (l'impression qu'elles m'ont laissée d'elles après être passé à plusieurs reprises devant leurs piquets), avaient accrochées aux grilles du Centre Hospitalier de Périgueux. On pouvait lire sur l'une d'elles : « Desesperate Midwives » et sur une autre « Cigognes pas Pigeons ».

Nos Périgourdins sont de piètres automobilistes (encore un piéton écrasé sur un passage clouté à Sarlat) mais ils ne manquent pas d'humour.




MEETING DE JEAN LASSALLE A PERIGUEUX LE 05 MARS à 20H
À l'amphithéâtre Jean Moulin de la bibliothèque Municipale de Périgueux

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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 5 mars 2010 12:26  

Hi hi !

Commentaire de Anonymous Laurence , le 7 mars 2010 18:45  

Stupide de porter plainte pour si peu. La blague m'a faite sourire aussi.

L'homme de fer et de glaise lundi 1 mars 2010

Le cancan du Coderc est une chronique hebdomadaire sur Périblog par Pascal Serre


Ainsi va l’hiver, ciel diaphane, visages fouettés et blafards, les mains enfoncées dans des poches refroidies il faut aimer le Coderc pour quitter sa maison indulgente qui nous chuchote de rester en sa douce compagnie.

Nous étions tous les six à nous retrouver en ordre dispersé au Bar de la Truffe. C’était un pur hasard même si le téléphone avait fonctionné dès la veille. Un simple café pris à l’extérieur car il n’y avait pas de place à l’intérieur fit notre affaire.

Nous étions frigorifiés et restions quelque peu sans voix. Nous observions en commentant la presse locale apportée par chacun. Nous avions l’enthousiasme en berne sans savoir pourquoi. Vivement le printemps !

Pour nous, en Périgord, et peut-être plus particulièrement sur notre Coderc le marché est un lieu magique qui chasse le vague à l’âme tout en inspirant une poétique où chaque repli est un grenier aux multiples souvenirs faits de visages, de cris, de gestes immuables, d’aventures impétueuses, d’ombres, d’évènements invisibles qui relient la terre au ciel. Le monde des vivants à celui des ancêtres.

Notre Coderc c’est une maison avec ses pièces assemblées pour l’éternité, un voyage des quatre saisons, un mouvement inlassable et pourtant figé dans sa géographie des étals, des bruits, des couleurs et des odeurs.

On a tous une « madeleine de Proust ». Pour notre petite assemblée de copain c’est la place du Coderc. Ne croyez pas qu’elle se limite à ses contours administratifs hérités de l’histoire. Non, c’est un espace intérieur transcendé qui éclot aussi loin que nos pas nous portent. Ce pourrait être aussi la chère gare de Perpignan de Salvador Dali. Cette petite place aux dimensions modestes nous ramène à « l’indépendance de l’imagination », un « rêve de Vénus ».

Puis-je aller jusqu’à dire, paraphrasant toujours Dali « J’ai vécu une expérience cosmique, plus puissante que les précédentes. J’ai eu une vision précise de la constitution de l’univers » en parcourant ce jardin d'Éden ?

Notre Coderc mérite-t-il cet amalgame ? Grouillant, bruyant, odorant, ruisselant de victuailles il invite à l’ivresse du bonheur même par temps de pluie ou quand le gel veut briser l’audace des habitués.

Notre Coderc c’est évidemment avant tout la bonne chère, la cuisine, les courses et commissions annonciatrices de festivités. C’est encore une agora d’exception. Pour les plus humbles et les seigneurs de la cité. Rappelons-nous qu’elle est incontournable pour les ministres et les édiles du magistrat suprême, surtout quand se profilent les temps de la sanction du peuple.

Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques à Périgueux le 27 février 2010
Jean Lassalle député MODEM de la 4ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques sur la place du Coderc à Périgueux ce 27 février - le site web officiel de Jean Lassalle © Pascal Serre
Ces visites trop amidonnées savent-elles qu’ici le débat, les humeurs et rumeurs passent comme les nuages, oscillant du bleu au gris foncé de l’orage, que le sourire et la poignée de main ne signent qu’un assentiment de façade et poli ?

Et puis, contre toute attente – pour une fois nous ne savions rien – nous avons vu arriver un groupe plutôt joyeux entourant un homme à la stature hors du commun par la taille. Christian et moi-même avons écarquillé les yeux car nous voyions fondre sur notre table Jean Lassalle l’homme qui fit 39 jours de grève de la faim pour sauver les emplois de sa vallée Bigourdane.

La poignée de main ferme, solide presque rugueuse, la voix rocailleuse, chantante, brisant le froid et nous transformant en moutons frétillants, il était là. On en oubliait ses amis périgordins Mattera, Ignard, Leturgie ou Mingasson pourtant connus.

Il fallait en ce dernier samedi de février toute la faconde de ce Pyrénéen massif dans son physique et dans son caractère pour ébranler les désabusés de ces roucoulades électorales.

C’est à l'intérieur du Bar de La Truffe, que Jean Lassalle, le député des Pyrénées-Atlantiques, candidat aux élections régionales sous l’étiquette « Forces Aquitaine » a créé la surprise. Il a vissé sur sa tête le fameux canotier d’un journaliste bien connu et s’est laissé dessiné par Pascal Guillerm (qui vient d’éditer un recueil intitulé « Le piéton de Périgueux ») (1) et trois autres dessinateurs périgordins, félicitant le patron surnommé « Calou » qui fête ses 47 ans ce lundi, vantant avec Claude Oulès « les mérites des bistrots de toujours », sans oublier de « payer un coup à boire à tous les présents ».

Jean Lassalle a coiffé le canotier d'Alain Bernard (assis à droite)
Jean Lassalle à l'intérieur du Bar de la Truffe coiffé du canotier d'Alain Bernard © Pascal Serre
Frémissement et émotion quand « le plus people des candidats » (2) a entonné un chant de berger de sa vallée d’Aspe. Notre Coderc s’est un instant retrouvé à l’unisson stupéfié, pétrifié par la magie de cet homme de fer et de glaise.

Nous étions quelque peu sans voix, ce qui est plutôt rare. Christian cassa notre silence alors que les applaudissements nourris accompagnaient le départ du candidat Lassalle : « Bon c’est émouvant, c’est un type très bien mais ne nous laissons pas prendre au jeu. Je ne veux pas faire de jeux de mots mais combien de lendemains d’élections m'ont fait déchanter… » Notre patriarche n’avait pas tort mais nous lui avons répliqué tous les cinq en chœur que « c’est parfois agréable de rêver, de croire, de prendre du plaisir à cette authenticité d’une seconde volée à nos jugements à l'emporte-pièce. » Et de rajouter : « Au delà du symbole de ce chant cet homme est un combattant. Il y a chez lui quelque chose de mythique, d’insondable. Nous sommes entre le monde des vivants et celui des ancêtres. Comme ici, sur notre Coderc ».
Auteur : Pascal SERRE
(1) « Le piéton de Périgueux » Pascal Guillerm, éditions Fanlac, 15 € [ plus de détails sur le site de l'Agence régionale pour l’Écrit et le Livre en Aquitaine ]
(2) Journal Mediapart du dimanche 28 février 2010 [ voir l'article ]


Pascal SERRE
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Commentaire de Anonymous Didier Delezay , le 1 mars 2010 16:33  

Ce blog est le bienvenu sur mon Ile de La Réunion.

Ceci est un petit clin d'œil aux amis du Coderc en général et à Pascal Serre tout particulièrement.

Ma vie est maintenant ici à La Réunion, mais Périgueux est cher à mon cœur et j'y serai prochainement après un périple à vélo en Afrique du Sud.

Amistat
Didier
http://chansonsetpiments.com

Commentaire de Blogger bresil , le 1 mars 2010 22:44  

Sacré personnage ce Jean Lasalle , heureux de retrouver Alain qu'il connait bien et qui pour le coup lui offre son légendaire canotier .
Un grand moment sur le Coderc

je salue mon ami Didier que je n'ai pas eu le plaisir de revoir ; même pas lors de son intronisation chez mes amis du vin de à Domme.

Commentaire de Anonymous Saturne , le 2 mars 2010 01:37  

C’est donc possible !
C’est la politique qui aura inspiré à Pascal Serre ce que j’estime être son plus beau CANCAN depuis le début de cette chronique. J’ai aimé le beau style à la fois précis et fleuri, avec un je ne sais quoi de « testutesque » qui nous invite à goûter, du bout des lèvres, du fond du cœur, ce zeste de mélancolie naïve que distille le cours des jours d’ennui. Au fil de l’article le ton s’affirme, le plaisir s’affiche, jusqu’à cette belle apologie de ce que pourrait être la politique (ce qu’elle fut pour certains vieux comme moi) : « c’est parfois agréable de rêver, de croire, de prendre du plaisir à cette authenticité… »

Christian n’a pas tort, ne nous laissons pas embarquer par l’émotion, mais sachons aussi ne pas bouder le plaisir d’une belle utopie, d’une envolée au-dessus du pragmatisme ordinaire. Un peu d’idéal, que diable !

Certes, je ne voterai pas pour la liste de Jean Lassalle parce que mes convictions intimes sont ailleurs mais je lui sais gré d’avoir inspiré à Pascal Serre son meilleur CANCAN et une conclusion qui semble invoquer les grands disparus, de De Gaulle à Mitterand, ceux chez qui il y avait « quelque chose de mythique et d’insondable. »

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 2 mars 2010 07:12  

Jean Lassalle.... imaginons cette grotte improbable où le chaman des maux par sa voix, ses gestes, son talent naturel trouverait les forces (d'Aquitaine....)pour réconcilier les hommes et les femmes, proposer une nouveau chemin vers une vie meilleure....
Pascal Serre....Le chaman des mots...
Amitiés

Commentaire de Blogger François , le 2 mars 2010 18:36  

J'ai découvert le cancan du coderc par hasard et ceci m'a permis de redecouvrir la plume de pascal serre dans un autre genre. Un vrai caméléon de la litterature journalistique. Ces éditos ne manquaient pas de référence et de vérités; Que ce soit dans Pouvoirs en Dordogne que je regrette ou dans le Journal du Périgord où nous sommes nombreux a attendre son retour. Alors même si on lis le cancan, c'est quand le retour au journal du Périgord ? Quand à Jean Lassalle comment après cette lecture ne pas adhérer ?

Commentaire de Blogger Marie-Ange , le 2 mars 2010 18:49  

J'avais presque perdu de vue Pascal serre. On m'avait dit qu'il avait cessé ses activités. Et puis je découvre par une amie qu'il écrit sur Périblog.
M'en voici heureuse et ce nouveau style, cette rubrique sont franchement une bouffée d'air pur. Je sais aussi que Pascal possède un solide carnet d'adresses et une connaissance de la politique locale de tout premier plan. C'était un régal que de lire ces articles dans le Journal du Périgord. Pourquoi ne plus y être ? D'ailleurs cela se sent bien l'âme du magazine n'est plus au rendez-vous. Revenez et continuez le "Cancan" s'il vous plaît.

Commentaire de Anonymous Jacques , le 3 mars 2010 07:49  

Le "cancan du Coderc" est désormais une institution. C'est une belle idée. J'ai connu Pascal Serre dans des écrits plus acides, aux multiples références, n'usant que très peu du descriptif mais ici il ouvre une nouvelle plume de son cartable avec succès. Avec ce Jean Lassalle remarquablement amené par l'auteur voici une rencontre à laquelle je regrette de n'avoir pu être présent. Et puis Alain Bernard ! Trublion aux sensibilités si extraverties. Pascal et Alain, quelles richesses sur notre ville !
Une seule chose : pourquoi Pascal Serre n'écrit plus dans le Journal du Périgord ? En quelque mois, cette publication si belle, si riche, si diverse qu'il tenait avec des bouts de ficelles sans que ça se voit semble aller à dans tous les sens. Il avait créé ce magazine, c'est son bébé il faut assumer. Alors reprenez le Journal du Périgord mais continuez le "Cancan du Coderc

Commentaire de Anonymous Chantal , le 4 mars 2010 21:19  

C'est vrai que nous attendons avec une grande impatience ces gentils cancans.
Le plaisir de lire une petite partie de vie de la place du Coderc.

Commentaire de Anonymous Pascal , le 7 mars 2010 15:56  

Bonjour

Vous pouvez voir le dessin de Jean Lassale ici : http://www.sketchcrawl.com/forum/viewtopic.php?f=49&t=4892, parmi d'autres.
Jean Lassale et Alain Bernard ensemble, le canotier de l'un terminant sur la tête de l'autre, suivi d'une chant de berger, un moment vraiment particulier !

Pascal

 

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