Politique au placard ? Mauvais signe. lundi 22 février 2010

Le cancan du Coderc est une chronique de Pascal Serre


Malgré le froid et le petit crachin du jour qui fouette le visage et en appelle au vin chaud, sur le coup de dix heures trente me voici au débouché de la place de la mairie dont les jours, en ce lieu historique, sont désormais comptés — par décision municipale controversée — et à l'entrée de ma bonne place du Coderc un peu comme dans la chapelle Sixtine ou la grotte de Lascaux. A chacun ses références !

Diable, je me frotte les mains, saluant ici et là tel ou tel visage connu. Il faut se frayer le passage et c’est tant mieux car cela signifie qu’il y a un peu de monde. On ne s’attarde pas.

Avec Christian, le seul à s’être libéré, nous nous sommes donnés rendez-vous au « Coderc » et l’idée du vin chaud avec sa cannelle guide nos pas.

En marchant péniblement nous évoquons l’émotion causée par l’accident du bus ribéracois en Italie ce mercredi. Christian, grand sage devant saint Front me glisse « La compassion ? Si sincère soit-elle, elle est vaine et illusoire ; parler d’espoir dans de tels moments comme c’est déplacé. Il y a de la souffrance. Ma femme, bigote s’il en est, n’aimait pas que je parle ainsi. Qu’elle me pardonne. »

Arrivés devant le Bar du Coderc nous hésitons entre la terrasse où les fumeurs transis restent péniblement immobiles et la petite salle où s’entasse une clientèle bigarrée mais dont les visages possèdent la carte des abonnés de notre chère Sylvia, patronne des lieux.

Au loin nous regardons Monsieur le Maire traverser « notre Coderc » pour se rendre aux remises de prix qui ont lieu sur la place Saint-Louis. Il s’affiche chaleureux et notons que c’est plus lui qui va vers les gens que ces derniers qui s’empressent à le saluer. Christian Dupuy, au coin de sa rôtissoire, a entendu la sirène et s’essuyant les mains à sa blouse rouge abandonne séance tenante père et poulets rôtis pour embrayer dans le sillage de son patron.

Tout ceci a quelque chose de baroque, de puéril et pourtant de si délicieusement provincial. À l’angle de la rue de la Sagesse et de notre place, deux touristes de type asiatique fixent ces instants avec leur téléphone portable comme si nous étions une tribu d’indiens. Mais ils ont l’air si sympathiques, presque naïfs. On aurait envie de les embrasser et de partager notre vin chaud. Ici, Marco Polo ou Christophe Colomb ont les yeux bridés.

Aujourd’hui nous n’allons pas être bavards, plutôt observateurs. Christian, un peu transis sollicite deux vins chauds et avec de la cannelle « s’il vous plaît ! ». Le serveur surpris mais reconnaissant ses ouailles nous dit dans le creux de l’oreille : « je le fais pour vous mais chut ! ».

Nous reconnaissons tous deux que les privilèges ne sont pas désagréables. Serions-nous des people ?

Christian me donne les nouvelles de « l’Affaire des Boulangers » lesquels, semblent-ils ne voient pas d’un bon œil l’arrivée de Firmin Gourmet. « Des règlements de compte. Il y a ceux qui ont du pain congelé et ceux qui le préparent et le cuisent. On prétend que le repreneur de notre ami Pichard n’est pas digne de la tradition et serait plutôt un commerçant, pire un industriel. Il aurait perdu des clients par cette simple rumeur. C’est vrai, le pain c’est sacré ! »

Le breuvage achevé, nous sentons nos joues toutes chaudes et les pointes d’oreilles proches de l’éruption. Il est temps de faire un tour de marché cache-nez et chapeau pour Christian, blouson et mains dans les poches pour moi.

Nous croisons madame Cornet, l’épouse de Philippe, oui l’opposant de notre bon maire. C’est que son diable de mari était déjà ce matin à 7h 30 sur le marché pour casser la croûte avec Jérôme Peyrat et quelques colistiers pour les élections régionales. Il a régalé les regrattiers pas vraiment surpris de le retrouver à cette heure matinale en ces lieux. Le « Philippe » parle avec faconde et n’est jamais en mal de bourrades amicales, de petites phrases et de solutions qui le propulsent presque comme le ministre bis d’un Xavier Darcos qui lui a laissé, en haut du mât de Cocagne les clefs de la mairie pour 2014.

Un peu plus loin nous tombons nez à nez avec Alain Bernard qui rentre de Paris où il a couvert pour son journal « Le Paris Cookbook Festival » organisé par Édouard Cointreau (1) que certains ont voulu mettre en concurrence avec le Salon du Livre Gourmand de Périgueux.

Henry-Pierre Millescamps au Salon du Livre Gourmand à Périgueux en 2008
Henry-Pierre Millescamps expert en livres anciens lors du Salon du Livre Gourmand à Périgueux en 2008
Lire un billet sur Périblog au sujet du Salon de 2008
Et voici qu’arrive Henri-Pierre Millescamps, expert en livres anciens : « J’y étais et la ville de Périgueux a pris de nombreux contacts puisque l’invité d’honneur en novembre sera le Québec. » Et Alain Bernard de souligner aussi la présence du photographe périgourdin émérite Denis Nidos dont la carrière n’a de cesse de grimper l’échelle qui mène en haut de l’affiche.

Je me rappelle ma première rencontre avec ce grand gaillard, ancien ébéniste reconverti avec lequel ce fut à la fois un bonheur et un honneur de collaborer. Je lui achetai ses premiers reportages. Je lui présentais Édouard Cointreau qui reconnu le talent et misa immédiatement sur lui. Selon notre expert en livres anciens, on peut pronostiquer prochainement un très beau livre…

Mais Christian revient à son dada : « Mais, honnêtement, ce salon à Paris, ceux de Bruxelles, de Saint-Brieuc, de Vannes que va devenir celui de Périgueux… ? » Je prend la parole : « Oui, le marché du livre de cuisine est en pleine expansion et il y a de la place. Mais faut reconnaître que Périgueux tergiverse, ne prends pas la mesure de l’enjeu et que de la complémentarité on passe vite à la concurrence et à la cacophonie. À la sortie nous pourrions n’avoir que nos libraires, éditeurs, restaurateurs et les Périgourdins. Édouard Cointreau a pris les devants. Il a laissé toutes ses chances à Périgueux en offrant un espace. Mais, sans critiquer, je cherche vainement une ambition politique… »

Alain Bernard s’est enfui car il va à Ribérac pour les obsèques d’Agnès Dosilé, la professeur d’histoire et de géographie décédée dans l’accident du car en Italie. Christian a décidé de faire ses courses. Henri-Pierre Millescamps m’invite à prendre une bière.

Il est presque treize heures. La nettoyeuse nettoie la place à grands jets d’eau. Les derniers revendeurs évacuent leur véhicule. C’était un samedi 20 février comme les autres. La politique était rangée au placard. Ce n’est pas bon signe pour un Périgordin. À la semaine prochaine.
Auteur : Pascal SERRE
(1) Édouard Cointreau directeur général du Salon international du livre gourmand de 1998 à 2002. Cette année-là il a estimé qu’il devait laisser Xavier Darcos mener sa propre politique sur cette manifestation. Il a gardé d'excellents souvenirs de la manifestation périgourdine et s'est appliquée à lui donner une dimension internationale tout en limitant le parisianisme à outrance.
La remise des prix lors du marché au gras de 2009
Christian Dupuy conseiller municipal délégué au commerce, à l'artisanat et au commerce forain et Michel Moyrand maire de Périgueux (à droite sur la photo) lors de la remise des prix au marché au gras édition 2009 - voir plus de photos sur ce marché primé ici
Pascal SERRE
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Commentaire de Anonymous Bernard G. , le 23 février 2010 04:15  

Finalement, à lire vos papiers, on parle toujours des mêmes, comme si Périgueux et la place du Coderc étaient le centre du monde... Et une fois encore, ce ton au combien ironique sur Moyrand, finalement, on ne vous refait pas vous hein! C'est d'un pathétique tout ça!

Commentaire de Anonymous chantal , le 23 février 2010 06:11  

Je ne trouve pas ce discour pathétique.
Je trouve que c'est tout simplement la vie et j'en remercie Mr Serre de nous faire partager ces petits samedi sur la place du coderc où je réside tout à côté.

Merci !!!

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 23 février 2010 08:10  

On ne peut pas plaire à tout le monde!
Heureusement que nous sommes nombreux à apprécier ce "cancan du Coderc", notre place du village à nous.
En ce qui concerne l'ironie vis-à-vis de Moyrand, on peut dire que Pascal Serre est fidèle à ses opinions et ne se cache pas derrière une hypocrisie de circonstance comme c'est le cas de bon nombre de lèche-bottes du maire actuel!

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 23 février 2010 13:31  

J'apprécie cette rubrique, agéablement écrite, fraiche, faites de potins locaux. On y retrouve parfois des reflexions de comptoir qui valent, à mon avis les bourrages de crânes de nos médias et de nos politiques ! Chouette, nous allons manquer de pétrole ! les idées et le bon sens vont ils en profiter pour revenir ?

Commentaire de Anonymous DALLEMAND , le 23 février 2010 16:42  

Il faut -de temps à autre- définir où se situe très précisément le Centre Géographique du Monde habité. Après Jules VERNE et ses divagations, après Salvador DALI et sa modeste station brouillardeuse sise en Catalogne (Dieu seul sait que la Catalogne est partout sauf en Périgord). Allons, petits jaloux, vos complexes de sous-préfecture pourraient désormais vous coûter l'obtention du passeport PERIGORD ; sachez qu'il est clairement établi ce Centre du Monde ; il s'agit bel et bien du CODERC. Le CODERC ? Pays de l'Homme objectif. Parfaitement objectif puisque je pourrais tout aussi bien critiquer Henry MILLER qui ne jure que par Lascaux. Je vous demande un peu ce que Lascaux viendrait faire au centre
du monde. En toute objectivité, bien entendu.

Commentaire de Anonymous Simon B , le 24 février 2010 10:58  

Finalement, je dois aimer lire ce "cancan du Coderc"que je suis régulièrement mais comme B, je le trouve souvent tendancieux et quand on parle de lèche bottes du maire actuel, je ne peux m'empêcher de penser à ceux du maire précédent.
Autre chose, dire à René qu'il y a des parkings dans cette ville et que je n'y ai jamais eu de PV ; par contre j'en ai eu un devant le domicile d'un parent (hors centre ville) ou du temps de MR Darcos, une rue avait bénéficié d'une multiplication de passages piétons inutiles gênant le stationnement des riverains eux mêmes ; heureusement MR Moyrand s'est déplacé, a constaté et a fait remédier à cette ineptie.

Personne n'est parfait!

Commentaire de Blogger suzette , le 3 avril 2010 11:57  

Pascal Serre a attiré mon attention sur son article" politique au placard" ! Je le cite:( Me voici place de la mairie, dont les jours en ce lieu historique,sont désormais comptés!)J'ai lu cette info ,le 1er Avril, dans un journal bordelais, moi une périgourdine ,éxilée provisoirement dans une ville, recunnue par l'UNESCO grâce, justement à la mise en valeur ,par un entretien permanent de tous ses sites historiques!! L'hôtel de ville de Perigueux serait donc remplacé par un casino? la honte!J'ai pensé à un énorme poisson d'avril! non ! il n'en est rien!Le pays de la félibrée = Macao!!

Commentaire de Blogger suzette , le 6 avril 2010 17:38  

effectivement, j'ai quelques blogs dont sur l'un d'eux, je "raconte",bien évidemment les prochains derniers jours de la mairie de Périgueux! Plusieurs internautes sont apparemment interloqués!! Voici l'adresse de mon blog,si vous désirez vous y perdre queques minutes!! http://zizou-espace.blogspot.com
Amicalement ZIZOU

Commentaire de Blogger FUTURMAN , le 28 décembre 2010 21:34  

Un peu plus de modernité serait indispensable pour le Périgord.
Ce département Meurt par son inactivité et de son peu de modernisme. Que devons nous faire devant ces passéistes, qui regardent derrière eux ! Moyenâgeux dans l’âme, les périgourdins doivent passer dans l’aire moderne ! Nos jeunes partent, nos vieux restent. L’économie est mauvaise, la mentalité aussi : Quand vous entrez (si vous le pouvez !) dans une maison d’une famille Périgourdine, c’est à vous faire peur. Meubles ringard, pièces sombres, habitants morbides. PERIGOURDINS REVEILLEZ VOUS ! L’HEURE MODERNE VOUS OUVRE LES PORTES DU FUTUR.
FUTURMAN

3 personnes de Dordogne décédées en Italie mardi 16 février 2010

Les informations étaient pleine de cela aujourd'hui : un bus de la compagnie des Cars Magne parti d'un collège de Notre-Dame de Ribérac, s'est retourné dans un virage dans la province de Massa et Carrere sur la route menant à Florence. Un adolescent de 13 ans, une enseignante mère de famille et un chauffeur originaire de Saint-Vincent-de-Connezac entre Neuvic et Ribérac, sont tous trois décédés dans l'accident. Sept blessés, dont un grave, ont été admis dans les hôpitaux de la région.
Accident en Italie d'un bus avec passagers périgourdins - 3 morts

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Commentaire de Blogger Jean-claude Bonnal , le 16 février 2010 16:00  

Je m'incline respectueusement devant cette tragédie....Jean-claude Bonnal

Commentaire de Blogger Clare , le 17 février 2010 09:53  

Trés trés triste.

Commentaire de Anonymous Chantal , le 21 février 2010 18:20  

Une très grande tragédie ...

Pause café lundi 15 février 2010

Le cancan du Coderc est une chronique de Pascal Serre


Nous voici au petit matin du samedi 13 février. Veille de la Saint Valentin. Le temps est sec, froid avec un soleil qui voudrait faire oublier les morsures du gel.

Prévenant une température à notre goût polaire nous avions exclu nos fameuses « huîtres » et savions qu’un  café bien chaud ferait l'affaire.

Nous avions convenu le rendez-vous au bar de « La Truffe », chez Pascal Mesmin, à onze heures. Christian, Jean-Paul et Alain s’étaient décommandés à notre grand regret.

A l’intérieur, Bernard prenait son premier café assis au milieu d’une tablée de visages connus pour certains toujours emmitouflés, la casquette encore vissée sur la tête et le cache-col autour du cou.

Une épaisse buée plaquée contre la vitre du bar transformait le lieu en un champ clos, coupé du froid et du monde. J'eus le plus grand mal à me frayer un passage. Disant bonjour d’un côté, faisant du coude de l’autre. Au comptoir, cafés, petits blancs et demis faisaient bon ménage. La pendule marquait onze heures et dix minutes.

A la table des copains, au fond de la petite salle, la discussion était vive, très vive même. Les anciens potaches s’en donnaient à cœur joie. Comme d’habitude les joutes politiques constituaient le « pré carré » des fidèles garnements qui brocardaient avec affection leurs représentants où qu’ils soient et quoiqu’ils fassent.

Un ancien instituteur dont le nom m’échappe s’insurgeait contre le débat sur l’identité étranglé : « savez-vous que les enseignants basques écrivent leurs lettres au rectorat en basque ? La Loi est claire, les documents officiels doivent être en français. Et bien ils continuent au grand regret des agents qui reçoivent les lettres et ne peuvent les comprendre. Personne n’en parle. Le coup des « minarets » c’est plus médiatique. » Un ancien policier qui entendait préciser « de la police nationale » ayant conservé ses entrées poursuivit : « Sur Périgueux, le nombre de procès-verbaux aurait doublé en une année. Tout ça pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État ou de la commune. On a beau dire mais il y a encore vingt ans on ne parlait pas de rendement, de résultat. Ça me dégoûte et je peux vous dire que je ne suis pas le seul. » Tous les autres dodelinent de la tête en signe d’adhésion.

Derrière moi, la porte s’ouvrit laissant entrer un courant d’air glacial qui coupa la conversation.

C’était René. Il avait voulu « monter » comme il dit du Toulon en voiture et avait mis presque une demie heure pour se garer. Il n’était pas très content : « Et d’ici que je prenne une « prune » ! Ma femme ne veut plus venir faire ses courses en ville. L’an passé j’ai pris trois procès-verbaux de stationnement. Autant qu’en dix ans écoulés. Il faisait trop froid j’ai pris la voiture. »

Une table se libéra. Je m’y assis derechef. René enfourcha une chaise et barra tout accès à notre lieu de délibération. Bernard nous rejoignit. Tout en se frottant les mains pour se réchauffer, René interpella : « Trois cafés, s’il te plait Pascal ! »

Nous essayâmes maladroitement d’écouter la conversation de nos compères d’à côté. Ils étaient six ou sept. On ne savait plus. Ça allait et venait. Le brouhaha était assourdissant mais nous captions l’essentiel.

Ainsi, un expert en assurances dont nous tairons le nom : « Vous avez vu comment nos socialistes parlent ? Après Moyrand (1) qui dit sans ménagement, en plein conseil municipal, à l’opposition de se taire voici que Cazeau (2) lors de la dernière session du conseil général, cette semaine, après avoir indiqué que c’était lui qui donnait la parole s’est fait traité de dictateur ! Ça promet pour les prochaines semaines… »

Un retraité de l'administration départementale coupa la diatribe : « C’était déjà comme çà quand j’y étais avec Bioulac (3). N’oubliez pas que ce sont des gens comme les autres et qu’ils sont soumis à des pressions permanentes. » Le pauvre vit plusieurs mains se poser sur ses épaules et un de ses copains lui dire : «  mais oui, on les plaint. Tu te sens mieux ? »

Jeannette (4) arriva. Ni une, ni deux, elle virevolta : « alors les hommes on refait le monde ?! » Distribution de bises et notre « copine » prend la conversation en route : « Pascal, un kyr ! »

Nous voyant elle dit : « Ah je ne me lève pas. Vous venez me faire la bise ! » Nous nous exécutâmes.

Dés lors nous assistâmes à deux conversations parallèles.

«  Comment vous l’appelez celui qui a fait la grève de la faim ? Il paraît qu’il est venu à Périgueux, hier soir, à la gare. »

«  Oui, je me rappelle pas son nom mais c’est un copain à Bayrou. »

Bernard se pencha vers le centre de la table et nous fit signe de nous rapprocher : «  C’est Jean Lassalle. Il est venu pour les élections régionales. J’ai entendu dire que le ministre du Budget, Eric Woerth, viendrait à Périgueux autour du 9 mars. Ce sont les grandes manœuvres… Mais la gauche va conserver la majorité. »

Jeannot Boussuges dit « le Poète du Coderc ».
Lire « Ode à Jeannot », un poème composé par Xavier Darcos ministre du Travail pour Jeannot à l'occasion de la remise de ses palmes académiques
René de poursuivre : « Oui, mais Moyrand et Darcos vont regarder au microscope les résultats sur Périgueux pour mesurer la situation municipale… C’est là l’enjeu les petits gars. » Je partage son avis. Et Bernard de dire : « Darcos est en service commandé. Il sera récompensé. Il sait bien qu’il ne peut pas être ministre et président de région… Certains parlent que Sarkozy le garde dans la liste des futurs Premiers ministres. »

Nous profitions, pour une fois, de ces débats qui n’avaient – reconnaissons-le – rien à envier aux nôtres. Mais sans nos autres « potes » on se sentait orphelins.

J’en profitai quand même pour donner des nouvelles de notre poète du Coderc, Jeannot Boussuges : « Maurice Melliet (5) qui va le voir tous les jours m’a dit qu’il avait eu un accident cardio-vasculaire, qu’il se reposait à Lanmary (6) et entamait une rééducation. Il récupèrera petit à petit… » La petite équipe était rassurée et le message serait transmis aux absents car Jeannot est une figure à laquelle nous sommes attachés.

René devait acheter une carcasse d’oie pour faire de la soupe et, ensuite, la faire griller. «  C’est pas cher et excellent » dit-il.

Raphaël et Jean-Louis Chartroule de Milhac-d’AuberocheRené, en bon Périgourdin, a ses habitudes. Pour lui, il faut se rendre chez Raphaël et Jean-Louis Chartroule, face au magasin Jacadi et à la Halle. Ceux-ci viennent tous les samedis de Milhac-d’Auberoche. Selon René : « C’est une vieille famille périgourdine qui produit des conserves de foie gras d'oie, terrines, confits, magrets, rillettes... ainsi que des poulets fermiers élevés au grain de la ferme et prêts à cuire et des oies grasses découpées avec leurs quartiers, carcasses, foie ou abattis. Leurs produits sont totalement maison, en fonction des saisons. »

À l’angle de la place et de la rue Limogeanne, face à « Game », magasin de jeux vidéo nous trouvâmes Jean-Jacques Dallemand (7) qui est animateur de « Marines Poésie ». Il était en pleine discussion avec un jeune habillé de bleu et portant un badge Unicef. Nous les saluâmes et entreprîmes  une courte conversation. Ce jeune qui se prénomme Nicolas venait de Toulouse et quêtait pour l’organisation internationale. Il trouvait les Périgourdins radins. «  Ça rime mais c’est peut-être aussi qu’ils n’ont pas d’argent » releva René toujours prêt à dégainer.

Il était midi. Quelque peu désorientés, le temps se couvrant et virant au camaïeu de gris annonciateur de neige, nous mettions un terme à notre escapade hebdomadaire. L’enthousiasme n’était pas de rigueur.
Une sorte de pause café.
Auteur : Pascal SERRE
(1) (1) Maire de Périgueux
(2) Sénateur  depuis 1998 et président du conseil général depuis 1994
(3) Président du Conseil général de la Dordogne de 1982 à 1992
(4) Voir le cancan du Coderc du samedi 26 décembre 2009
(5) Personnalité de la publicité et des médias qui œuvre pour de nombreuses actions humanitaires et poète membre des Hydropathes
(6) Maison de convalescence située à Antonne-et-Trigonant
(7) Sociologue des Arts. Voir le blog de Jean-Jacques Dallemand

Pascal SERRE
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Commentaire de Anonymous Un insomniaque , le 17 février 2010 05:37  

Merci à l'auteur pour l'agréable moment que j'ai eu en lisant son cancan.
Je souhaite un prompt rétablissement à Jeannot le poète du Coderc et j'offre ma reconnaissance à notre ami Maurice Melliet qui l'a découvert et a été son protecteur durant toutes ces dernières années.

Commentaire de Anonymous Chantal , le 21 février 2010 18:26  

Toujours aussi interessant ces gentils cancans ...
Merci !!!

L'éternelle chanson dimanche 14 février 2010

En un jour comme celui-ci, un peu trop commercialisé — c'est dans l'air du temps —, je publie ce poème de Rosemonde Gérard dans lequel vous reconnaîtrez au moins quelques strophes. Il est pour nous tous, que nous vivions en ce moment même une relation amoureuse ou que nous en regrettions une qu'il nous est impossible d'oublier. Bon dimanche et bon Saint Valentin à toutes et à tous.

L'éternelle chanson


Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos cœurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire " Je t'aime " ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Un vieux couple. Photo par François Berton, Paris
Avec l'aimable autorisation de François Berton
Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave - et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos cœurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.


Rosemonde Gérard (Louise-Rose-Étiennette Gérard, femme d'Edmond Rostand l'auteur de Cyrano de Bergerac)


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La virée du ministre lundi 8 février 2010

Le cancan du Coderc une chronique de Pascal Serre


C'était annoncé en toutes lettres dans la presse locale : Xavier Darcos sera à Périgueux ce samedi matin. Lever de rideau sur une campagne électorale (1) qui s’annonce comme un « choc » entre l’ancien maire de notre bonne ville… Xavier Darcos et son vainqueur Michel Moyrand.
 
Les journalistes sollicitent M. Moyrand
Il faut maintenant faire face à la presse... Michel Moyrand (PS) vient de remporter la mairie de Périgueux
Christian (2) ne voulait en aucune façon perdre une miette du passage obligé du ministre par notre bonne vieille place du Coderc. Il avait fait le tour des popotes pour nous dire qu’il y serait au milieu de la matinée. Il fixa d’office notre point de rendez-vous pour un simple café chez Marie Deleporte ( Fée Maison ) estimant que c’était, en terrasse, un excellent point d’observation sur les deux accès possibles : la place de la mairie ou la rue des Chaînes. Heure impérative : dix heures quinze.
 
Si le temps se voulait incertain, la visite était assurée. Le spectacle pouvait débuter.
 
A l’heure dite nous nous retrouvions, Christian, René, Jean-Paul et Alain. Bernard ne pouvant se joindre à notre équipée. Honnêtement nous étions tout émoustillés par cet événement à consonance purement locale mais aux délices gaillards.
 
Xavier Darcos et François Fillon
Xavier Darcos, alors ministre pour l'Éducation et François Fillon, Premier Ministre avec Yves Guéna, Jean-Paul Daudou (tous les deux à droite) et bien d'autres, lors de la campagne pour les élections municipales de 2008 à Périgueux
Christian avait acheté la presse locale et nous fit sa « revue de presse » : « Regardez ça : Xavier Darcos est-il bienvenu à Périgueux ? Et bien moi je vous dis que oui et on va bien le voir ici, sur ce marché. La place du Coderc est un véritable institut de sondage en miniature. »

Malgré le monde qui se bouscule dans sa maison, Marie nous sert les « expressos » tant attendus. Nous les avalons presque d’une traite, comme des gamins qui se languissent du Père Noël. Le marché est à son zénith. Les affaires semblent reprendre. Christian qui a invité ses petits enfants à déjeuner dimanche nous propose — après le passage du ministre — de faire les emplettes avec lui. Histoire de prendre le pouls de ses « fournisseurs ». Mais, attention, ici la politique est discrète, sans signature. Il faut décoder plus un signe de la tête, un regard, que les propos échangés. Tout est dans le non-dit.

Il devait être presque dix heures trente quand il y eut un frémissement du côté de la mairie, vers la Halle. Ni une, ni deux, nous voici debout. De vrais gamins vous dis-je. Au milieu des commerçants nous devinons, de dos, Xavier Darcos. Il est pas seul, loin s’en faut. Son épouse Laure est là, tout sourire. Philippe Cornet, le leader de l’opposition investi au soir de la défaite pour reconquérir le fief municipal n’a de cesse de serrer des mains. Le cortège est au complet : les conseillers municipaux hier encore dépités du départ de leur gourou jouent la « vieille garde » au soir d’Austerlitz.
 
Michel Lopez, Xavier Darcos et Laure Darcos le soir des résultats où il apprendra qu'il a perdu la mairie de Périgueux
Xavier Darcos le soir de la défaite aux municipales de 2008, remercie Laure, sa femme, visiblement émue et ses amis, comme ici Michel Lopez à sa droite
Du côté de la fromagerie Thieullent les bras se tendent, les langues se délient pour déplorer la chute « d’un enfant du pays. » Voici Xavier Darcos interpellé : « Alors, Monsieur le ministre vous êtes encore là ! » Et ce dernier de répondre : «  Mais je n’ai jamais quitté ma ville ! »  Deux pas de plus et une passante ébahie renchérit «  Il faut revenir monsieur Darcos ». Et ce dernier de dire : «  Pourquoi voulez-vous que je revienne, je suis déjà là. » Et de se retourner en cherchant Philippe Cornet, le saisit et le ramène vers la dame : «  Vous connaissez Philippe ? Et bien nous travaillons en tandem et ça marche. Allez, on se fait la bise ? »

Philippe Cornet sur la place du Coderc en 2009
Philippe Cornet (UMP), avocat et chef de file de l'opposition municipale à Périgueux
Arrêt devant le bar « La Truffe ». L’ancien maire n’a rien perdu de sa séduction il salue tout le monde et se rappelle du patron, Pascal Mesmin. Regrattiers et producteurs ne refusent pas la poignée de main tendue.
 
Et Christian de se retourner : «  Alors ? Il n’est pas le bienvenu ? » René est dubitatif mais respectueux, il se retrouve à serrer la main du « Ministre » : « oui, bon mais vous savez il a quand même été battu et je vous le dis je n’ai pas voté pour lui. »

«  On s’en doutait bien, rétorque Alain, un inconditionnel qui a bien connu le père de Xavier Darcos quand il était adjoint de Guéna, mais avoue quand même qu’il a fait des choses pour Périgueux et que si les élections étaient aujourd’hui je ne crois pas qu’il serait battu… »

Tout le monde s’embrasse, se congratule, se rassure. Le cortège passe au milieu du marché et suspend un instant les regards interrogatifs, admiratifs ou, pour quelques uns plus distants.
 
L’horloge de la bourse du « Coderc » est suspendue. On fait du coude à coude, on se pousse pour voir ou dire un mot à « Xavier ».
 
Une note de blues parfois fait jour, bien vite étranglée par « Les grognards » qui sont tout rayonnant de cet accueil.
 
On se croirait presque au col de Laffrey, le 6 mars 1814, quand le Maréchal Ney devait arrêter l’Empereur Napoléon de retour en France.  C'est là que se déroula à la « Prairie de la Rencontre », ainsi nommée par Stendhal, la fameuse scène immortalisée par le peintre allemand Steuben : Napoléon ouvrant sa redingote s'avance devant les soldats royalistes et leur crie : « Soldats du 5e ! Reconnaissez votre Empereur ! S'il en est qui veut me tuer, me voilà ! » Les soldats se rallièrent.

Un couple dont le visage nous est connu se murmure : «  Il aurait fait çà pendant la campagne on en serait pas là… »

Et tout ce beau monde s’engouffre dans la rue Limogeanne direction l’hôtel de la préfecture où, selon Christian, il va remettre la médaille du mérite à une de ses anciennes adjointes, Marie-Christine Sanjuan : « je la connais car elle est très engagée dans les milieux catholiques et ma défunte femme qui la fréquentait m’en avait parlé plutôt en bien. » Et René de compléter : « Oui, surtout qu’il paraît qu’elle pourrait se présenter aux élections cantonales sur Périgueux-Ouest… Enfin c’est ce j’ai cru comprendre. »
 
Comme prévu Christian fait ses emplettes. Nous le suivons. Le voici avec Christian Laparre dont la famille est présente sur la place depuis un demi siècle. Les moustaches avenantes on l’entend de loin vanter ses produits. Tout en honorant la commande de Christian il s’épanche peu : « Oh vous savez, chaque fois qu’il y a une élection c’est pareil. Je suis habitué. J’en ai vu passer. Ça me fait ni chaud, ni froid. »
 
Nous allons sous la halle, chez Pascal et Dominique Florenty. « Je les aime bien, dit Christian, ils sont tout jeunes ici. J’y prends mes charcuteries et j’alterne avec d’autres anciens de la Halle… »
 
Pour le couple de charcutiers « cette visite est une bonne chose mais nous avons tellement à faire que nous ne nous sentons pas concernés. Nous sommes des petits. On a besoin avant tout de travailler… »

Nous quittons la halle et Christian nous amène chez un vieux briscard du marché, Roland Canler. « Lui, nous explique notre ami, c’est la troisième génération à venir ici. Il a d’excellentes volailles et je vais lui en prendre une pour mes petits-enfants. Ils adorent. »

Arrivé Christian tâte son copain : « Alors ? Tu as vu le ministre ? »
 
« Oui, répond Roland, mais tu sais moi j’ai connu Guéna, c’était encore autre chose. Il passe encore parfois avec son épouse. Ca me rappelle plus de choses que Darcos. Et puis, Moyrand est sur ma commune… Je connais un peu son épouse. Et puis, tu sais je pars à la retraite alors tous ces trucs de politique çà m’amuse plus qu’autre chose. Que prends-tu aujourd’hui ? »

Enfin, c’est l’achat du pain : « Vous savez, dit Bernard en tête de notre équipée et se frayant un chemin au milieu du marché que Pichard a vendu ? » Christian l’a vu dans la presse : « Et oui, c’est la vie. Je crois que c’est un certain Grégory Fourey qui a pris la suite. On verra bien. »
 
On ne parle plus de nos impatiences du matin à l’idée de « voir Darcos » comme des enfants qui ont déjà ouvert le cadeau de Noël et reviennent vers leur vieille malle où sommeillent les vieux jouets usés.
 
Christian : « Comme vous m’avez accompagné sans râler je vous offre un café au « Coderc » chez Sylvia. » Et tous de reprendre : « Ah non, un kir pour fêter tout çà ! Il est presque midi. Et avec ses cacahuètes. »

Le temps s’est couvert, la « virée du ministre » n'est presque plus qu’un souvenir. Le quotidien a repris ses marques. Tout près, la famille Dupuy, accoudée à la « rôtissoire » glane quelques échos car, bien évidemment, le ministre n’est pas passé les saluer (3)… Jeanine vend ses huîtres et nous la saluons de notre petite table d’où la pluie va nous chasser.
 
Presque désemparé nous nous séparons. Chacun un peu sur sa faim. Nous nous accordons sur un point : « La politique ? C’est l’art du tragique. Servitudes, hypocrisies, mensonges mais encore une absolue nécessité. »
 
Avant de quitter mes amis et leur donner rendez-vous samedi prochain je leur confie : « Darcos a rédigé un brillant ouvrage sur l’historien et philosophe romain Tacite, il a mis en avant-propos cette citation : les exemples perdurent plus longtemps que les modes de vie. A l’époque il m’a rajouté : je t’assure que je ne quitte pas Périgueux des yeux. C’était en février 2007. À suivre les gars ! »
Auteur : Pascal SERRE
(1) Élections des Conseillers régionaux les 14 et 21 mars prochains.
(2) Pour en savoir plus sur les personnages voir les précédentes chroniques
(3) Christian Dupuy est maire-adjoint de Michel Moyrand, socialiste


Pascal SERRE
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 9 février 2010 07:24  

Un vrai bonheur de revoir Xavier DARCOS "chez lui"!

Nombreux sont ceux qui ont voté Moyrand pour sanctionner le ministre de l'éducation et on voit le résultat aujourd'hui: beaucoup d'argent dépensé, aucun investissement pouvant générer un quelconque retour pour la ville, les commerces qui déclinent.
Et certains parlent déjà de sanctionner le ministre du travail!

Il serait peut-être bon de penser à notre ville, notre région, et ce qu'un ministre peut leur apporter en termes de financement, en essayant d'oublier l'appartenance politique en faveur du bien régional...

Xavier DARCOS recevait les délégués de Marbot-Bata à la préfecture pendant que Moyrand s'agitait devant la même préfecture pour soutenir les employés de Neuvic.
Mais qu'a-t'il fait pour les employés de Pier Import, commerce du centre ville de Périgueux?
Il n'a même pas eu un geste, qui aurait pu être de sa poche, pour aider les salariés de ce magasin a monter à Paris pour défendre leur dossier!

C'est clair que c'était moins médiatique...

Si seulement les électeurs avaient pensé à Périgueux lors des dernières municipales!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 février 2010 11:45  

C'est fou ce que les gens ont la mémoire courte, de vraies girouettes. Certes Moyrand et son équipe ne sont pas des flèches- mis à part pour déplacer cette fichue mairie...- et qu'il n'inspire plus le moindre zeste de confiance, mais tout de même, aller faire de la lèche à Darcos parce qu'il est ministre, c'est d'un pathétique! Et s'il n'était plus rien, redevenu qu'un simple citoyen, y aurait-il autant d'adeptes de la Restauration? Je me souviens de ce qu'on disait à Paris en 1944, Pétain vient en juillet et est acclamé, de Gaulle arrive fin août et est acclamé, je vous le dis; tous des girouettes! Bah, quand je lis ça, j'ai un peu honte, et ce Cornet à serrer des mains et à payer des coups, quelle histoire!

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 9 février 2010 12:13  

Il faut décoder plus un signe de la tête, un regard, que les propos échangés. Tout est dans le non-dit.

voilà qui montre bien l etat desprit de perigueux du faux et du faux,

on se couche tous devant tant d hypocrisie...

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 9 février 2010 16:37  

Et se cacher derrière l'anonymat ce n'est pas hypocrite?

Commentaire de Anonymous Saturne , le 10 février 2010 00:16  

« Honnêtement nous étions tout émoustillés par cet événement.. »
Décidément, certains se contentent de bien peu ! Il suffit donc de ÇA pour créer l’évènement !
Vivement que les régionales soient passées pour que Périblog nous lâche un peu les urnes !
(Elle est bien belle la photo de Maître © !)
Un bon point tout de même : si les deux blogueurs de Périblog affichent leurs sympathies, ils ont le courage d’afficher aussi leur identité. Ce n’est pas le cas de certains rapaces nocturnes qui sévissent sur la ville depuis l’impasse du Hibou (ou quelque chose comme ça).

Commentaire de Blogger Periblog , le 10 février 2010 11:19  

Un commentaire a été posté hier soir par Saturne sur le dernier cancan du Coderc et celui-ci accuse son auteur et moi-même d'épouser, plus la cause d'un candidat (Philippe Cornet (UMP) en l'occurrence) que celle du maire de Périgueux Michel Moyrand (PS)...

Je ne peux parler ici que pour moi-même qui, comme tout le monde a ses croyances et ses penchants. Si je m'exprime parfois d'une manière passionnelle sur certains sujets, je n'ai jamais cherché a faire épouser mes vues par quiconque. Je désire que Périblog reste indépendant, modéré et soit ouvert à toutes et à tous quelles que soient vos opinions.

Ce blog se veut aussi modérément politique que possible. Je suis (et je crois savoir que Pascal l'est aussi) passionné par tout ce qui touche le Périgord et ses habitants. Cela rend les réflexions politiques, notamment en cette période d'élections régionales, parfois inévitables.

Mais Périblog c'est surtout autre chose qu'un réceptacle d'opinions politiques et vous le savez peut-être pour être parmi un nombre croissant de visiteurs* à venir chaque mois nous rendre visite.

W

* Présentement entre 9 000 et 11 000 visites mensuelles (Sources : Google Analytics)

PS concernant les photos : je suis l'auteur de toutes les photos publiées sur Périblog, sauf là où j'ajoute le symbole © comme sur la présente photo de M. Cornet qu'une connaissance m'a prêté, et sauf là où cela semble évident qu'il s'agit d'un autre photographe, comme pour les photos sur le sauvetage à Haïti récemment.

Vous ne pouvez pas me reprocher de ne pas avoir rendu le ton des légendes sous les photos de l'article équilibré et informative.

Commentaire de Blogger La Chouette , le 10 février 2010 14:49  

Merci pour ces cancans du Coderc qui sont un régal!

C'est comme ça Willian. Il suffit de citer le nom d'un personnage politique pour qu'un militant de l'autre bord, dans son extrême sagacité, accuse de connivence.

Il faut dire qu'un militant n'est jamais qu'un militaire auquel on a échangé le fusil contre des tracts.

Ne le prend pas pour toi. Certains ne perçoivent le réel qu'en deux couleurs, la bonne et la mauvaise. Rajoute une pincée d'aigreur, une goutte de mauvaise foi, mélange et tu obtiens le cocktail de l'insignifiance, une pathologie qui touche au saturnisme politique.

Commentaire de Anonymous Pascal Serre , le 10 février 2010 18:01  

“Et oui, la petite bande de Périgordins se contente de peu à l’aune des joutes politiques. Elle est le miroir d’une vie populaire qui est observatrice sans se vouloir actrice. Elle préfère “ on ne nous dit pas tout” à “Je vous ai compris” (sans connotation historique SVP). Les fameuses urnes durent une journée, leur “place du Coderc” est éternelle. L’Homme passe avant les pensées assassines. Elle revendique une naïve (?!) jeunesse qui se satisfait effectivement... de peu. Mais le bonheur est aussi à ce prix !”
Pascal SERRE

Commentaire de Anonymous Nino , le 11 février 2010 00:34  

« Saturne » a probablement tort : la virée électorale d’un ministre parti à la pêche aux voix n’est pas un mince évènement puisque, outre le bonheur du chroniqueur venu observer la scène, il suscite une belle petite dizaine de commentaires ! Pourtant je n’étais pas loin de partager l’agacement amusé de « Saturne ». Son intervention, qui rend ostensiblement hommage à William Lesourd et Pascal Serre, ne me semble pas mériter une telle levée de boucliers, surtout si on la compare au commentaire très « engagé » de Madame ROBERT qui, lui, ne semble pas vous avoir ému !
William, personne ne vous demande de vous justifier et si le portrait angélique de Monsieur CORNET n’est pas votre œuvre, vous n’avez pas à vous en excuser.
Vous écrivez, dans votre commentaire de commentaire : « je n’ai jamais cherché à faire épouser mes vues par quiconque. » Peut-être « Saturne » s’est-il souvenu, comme moi, de l’injonction par laquelle vous demandiez à vos lecteurs de « renoncer à (leurs) convictions » pour assurer la réélection de Monsieur le Maire sortant. Bien que je ne sois pas électeur à Périgueux, cet appel au renoncement et à la trahison de soi-même m’avait choqué et blessé et je vous l’avais fait savoir.
Ce détail ayant été rappelé, il est bien évident que personne n’est autorisé à régenter votre blog, que vous y exercez votre libre arbitre et y exprimez librement vos opinions et vos sympathies. En contrepartie, puisque vous souhaitez que vos billets soient commentés pour accélérer le référencement de votre blog, acceptez que nos réactions ne soient pas toujours strictement conformes à ce que vous attendiez.

Monsieur SERRE, je crois avoir bien compris (comme « Saturne » sans doute !) le sens de votre « CANCAN ». D’ailleurs l’intitulé lui-même en donne le ton. Je sais aussi que votre longue expérience d’éditorialiste et votre facilité à manier les premier, deuxième et troisième degrés vous permettront de poursuivre longtemps ce petit jeu pourtant très casse-gueule.

A Saturne, bonsoir.

Commentaire de Blogger Periblog , le 11 février 2010 03:01  

Bonjour Nino, je me souviens en effet de mars 2008... désolé de t'avoir blessé à cette époque.

Je soutenais Xavier Darcos avec conviction, non pas parce qu'il était de droite, mais parce qu'il m'apparaissait de par son statut de ministre du gouvernement, de l'énergie qu'il dégageait et de son affection pour la ville, comme un choix logique pour assurer les transformations nécessaires afin que Périgueux puisse trouver, dans une Dordogne où elle fait pauvre figure aux yeux du monde, une place d'honneur parmi des villes plus connue et plus dynamiques telles que Sarlat ou Bergerac. Il fallait, selon moi, que M. Darcos gagne ces élections pour qu'il puisse achever son projet intitulé "Périgueux 2010" pour lequel il avait reçu la « Mariane d'Or des maires de France », et qui incluait de nombreuses restructurations bénéfiques pour la ville et ultimement pour ses commerces et ses habitants. Parmi ces projets, on comptait notamment le parking souterrain sur le site de la place Mauvard et le développement du Bas Saint Front, projet cher au "hibou" dont parle Saturne. Avais-je tort de croire que Darcos seul avait le talent de négociateur et le pouvoir politique d'accomplir cela ? Je sais que beaucoup de gens aujourd'hui partagent mon opinion, et parmi eux des personnes qui ont voté non pas pour M. Moyrand par conviction, mais contre M. Darcos ou plus précisément contre Nicolas Sarkozy et le côté bling-bling qu'il représentait.

Nous sommes aujourd'hui en 2010, date à laquelle ces projets devraient être en cours ou engagés dans la dernière phase. Malheureusement, si je me fie à ce que j'ai vu en passant par là, dimanche dernier, la place de la Clautre, le parking Mauvard ainsi que le Bas Saint Front étaient toujours aussi laids et ceci, non pas à cause des grues ou des engins du BTP qui devraient être à l'œuvre aujourd'hui, mais parce que pas un pavé et pas une pierre dans ces lieux n'a changé de place.

La raison pour laquelle je réponds à Saturne et non pas à Hélène, c'est parce que contrairement à Hélène, Saturne met en doute l'indépendance du blog en matière de politique. Je ne vote pas pour un parti mais pour une femme ou un homme et les vues qui l'accompagnent. En 2008 j'avais lu le programme de chacun des deux candidats principaux. L'un d'eux m'a paru plus bénéfique pour Périgueux que l'autre, et c'est celui-là que j'ai tout logiquement choisi de soutenir.

Merci Nino, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à lire ton commentaire. Tu as une bien belle plume. W

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 11 février 2010 08:34  

William aura au moins eu le mérite d'être un électeur responsable ne prenant en compte que le bien de sa ville Périgueux, avec une vision à long terme.

Ceux qui ont été sanctionnés en fin de compte avec ces "votes sanctions" qui ont mis en place Moyrand, ce sont les habitants de Périgueux...

Quand on voit la vitesse à laquelle la ville se degrade, commerces qui ferment, rue sales, patrimoine tagué, le Greffe qui est l'entrée de la ville toujours aussi minable...Alors merci à tous ces "sanctionneurs"!

Commentaire de Anonymous Shogun du Rond point des Lions , le 12 février 2010 00:14  

Je vois que le petit monde du centre ville se serre les coudes, mais, de Darcos, à part dire qu'il est ministre et tout le tintouin, franchement, qu'apportait-il d'autre que l'entretien du copinage- tout au Conseil général je le concède volontiers!-, de l'abus et de l'enlisement? Moyrand a "sa mairie", son joujou, et bon nombre en amont et en aval ont cru en lui, bien avant qu'il prenne cette équipe-ci. En tant que citoyen libre de périgueux, je suis heureux, encore, que Darcos ait été déboulonné! Maintenant que W. Lesourd fasse la promotion de Darcos, plus rien ne m'étonne!

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 12 février 2010 08:16  

Pour ou contre Darcos, peu importe, ce qui compte c'est Périgueux, et William a bien le droit comme chacun de nous, d'avoir ses préférences.

Et oui Darcos a soigné ses copains et Moyrand le fait encore plus et pas toujours pour le bien de Périgueux!

En attendant, toutes les inaugurations (Place Francheville, la Filature), labels(ville touristique, musée de france) et autres récoltés par Moyrand ne sont que le résultat de ce que Darcos a semé.

Pour en revenir à William et Périblog, à aucun moment je n'ai eu l'impression que William voulait faire de son blog un forum politique orienté.

Je le ressentais plutôt comme un reflet de la vie locale, un peu les "potins de la commère", et qu'on le veuille ou non, le Coderc est encore un peu la place du village...

Et surtout, en France le droit d'expression existe, et n'est pas nécessairement facteur de polémique, mais l'occasion de se retrouver à commenter ci et ça autours d'un verre ou d'un café!

Commentaire de Anonymous D , le 12 février 2010 18:21  

Connaissant bien William, je ne peux que confirmer sa neutralité dans sa conception de Periblog.
Il m'est toujours autant désagréable de constater que les esprits partisans ne voient que "par le petit bout de la lorgnette" c'est à dire leurs idéaux, sans concevoir d'autres alternatives, au point même (sur certains forums et non ici) d'évincer totalement le débat. Le principe même d'un échange d'opinion, c'est d'écouter les autres et d'essayer de comprendre leur point de vue. Cela ne veut pas dire l'accepter bien évidement. Mais c'est ainsi qu'une démocratie avance intelligemment et fait naitre de nouvelles idées. Ce n'est malheureusement pas ce que l'on peut constater actuellement et depuis bien longtemps au sein du débat politique. On a pu encore le voir hier soir (émission "a vous de juger").
Messieurs les politiciens de tout bord, continuez de défendre vos intérêts politiques et personnels avant ceux du pays, sans écouter ce que le peuple vous demande... vous en serez remerciés !
Un petit ajout sur les derniers commentaires, en toute neutralité car je ne vote pas sur Périgueux. Cela ne sert à rien de faire l'autruche en refusant d'admettre qu'un ministre en place aurait apporté plus à Périgueux qu'un autre candidat sans lien avec le gouvernement en place ou que le copinage est autant de mise d'un côté comme de l'autre !

Commentaire de Anonymous NINO , le 15 février 2010 01:10  

Dans un commentaire précédent, « D » a écrit : certains « ne voient que par le petit bout de la lorgnette, c'est-à-dire leurs idéaux ».
Surpris par cette affirmation j’ai revu mon dictionnaire pour avoir confirmation de la bonne définition de ce qu’est « un idéal » : modèle servant de référence en matière de perfection.
Ainsi, avoir le souci de faire au mieux pour s‘approcher d’un objectif de grandeur, de solidarité, d’honneur, serait, selon D, le signe d’une vue étroite et mesquine.
Ainsi, De Gaulle et son idéal de Liberté et de Grandeur pour la France exprimé contre vents et marées depuis Londres : minable !?
Ainsi, Jean Moulin et d’autres militants de la Liberté, torturés à mort pour être restés fidèles à leur idéal : minables !?
Ainsi, l’Abbé Pierre et sa volonté constante de faire reculer la misère et d’accompagner les plus démunis : minable !?
Ainsi, Mandela qui, dès l’adolescence et malgré la prison, les humiliations, conduira jusqu’à la victoire le combat utopique de la liberté en Afrique du Sud : minable !?
Gändhï et son idéal d’indépendance et de paix: minable !?
Jean Jaurès et son idéal de justice sociale : minable !?
Voltaire et son idéal de lumière : minable !?
Zola , Victor Hugo, Louise Michel : tous minables selon "D"!
Et pour faire bonne mesure ajoutons à la liste les militants de tous bords, d’hier et d’aujourd’hui !
Avec une conception aussi étroite et méprisable de l’engagement personnel on comprend mieux comment certains n’hésitent pas à trahir leurs propres convictions sous prétexte que ce candidat-ci a le bras plus long que celui-là.

Commentaire de Anonymous Dominique , le 15 février 2010 11:38  

En réponse à Nino,il me semblait que ce qui était important c'était ce que j'avais écris après et non pas ce petit bout de phase sorti de son contexte. Je n'ai certes pas l'éloquence et la verve de certains, mais réduire volontairement le débat à cette explication de texte ne fait que déformer mes pensées et conforter mes dires.
En ce qui me concerne, le débat est clos.
Nino, je ne t'en veux pas pour autant en espérant que ta dernière phrase est allée au delà de t'es pensées!

Darcos à Périgueux et avec Juppé à Sarlat dimanche 7 février 2010

Samedi, Xavier Darcos, ministre du Travail, était à Périgueux chef lieu de la Dordogne où il fut maire jusqu'en 2008, et aujourd'hui, dans les étroites rues de Sarlat capitale du Périgord Noir, il sera accompagné d'Alain Juppé qui fut maire de Bordeaux presque sans interruption depuis 1995. Pascal Serre, auteur du cancan du Coderc et ami du premier susnommé, en bon journaliste ne les lâchera sans doute pas d'une semelle ; aussi je vous invite à revenir sur Périblog dans un jour ou deux pour y lire la chronique à l'esprit que l'on dit bien calé qu'il nous concocte dans leur sillon.

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Bonne inscription (si vous n'étiez pas déjà inscrit(e)) et bon dimanche à toutes et à tous, W

Artiste de rue sur la voie verte à Périgueux
JERC des groupes TBM et C4 au travail
En cours d'après-midi, je suis allé marcher le long de la Voie Bleue où, à hauteur d'un club de canoë, des artistes de rue, que l'on nomme aussi grapheurs, tentaient avec leurs aérosols d'égayer un pan de mur grisâtre. Selon l'ouverture d'esprit, l'endroit ou le type de graphisme, on aime, on supporte ou on réprouve.

À ne pas confondre avec les tags : ces signatures qui enlaidissent notre environnement et le rendent étrangement hostile, faites par des gamins désœuvrés en mal de reconnaissance et d'identité.Art de la rue à Périgueux
Un portrait réalisé par JERC qui nous vient de Montpellier

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Commentaire de Anonymous josie , le 8 février 2010 22:41  

Tiens un endroit où je me rends très souvent....
je me dois d'y aller faire un tour ! Je ne sais pas si ce sont les mêmes artistes que ceux que j'avais rencontré l'année dernière " Graffity art déco " !
Sur mon blog un billet...... tu l'as peut-être vu ?
A bientôt William !

Commentaire de Blogger Periblog , le 9 février 2010 22:58  

Oui Josie, je les ai vues l'autre jour. Elles sont bien saturées.
À+

Commentaire de Anonymous JERC des groupes TBM et C4 , le 9 mars 2010 13:59  

bonjour en me baladant sur internet je suis tombé sur votre page très bon article et de très belles photo je suis la personne en photo sur votre page concernant le reportage sur le graff et c'est moi qui est peints la tête du personnage en photo également. Je tiens a vous félicitez les photos sont de très bonnes qualité si vous voulez citer l'auteur je suis JERC des groupes TBM et C4 je viens de Montpellier à la rencontre de peintres Perigourdin : NEUR DEST . On a passé un agréable moment de création et d'échange au bord de l'isle . En espérant pouvoir renouveler ce moment ici chez moi a Montpellier ou des que je remonte en Dordogne. Je vous signale que je suis artiste indépendant que je fais du graff ma profession que je vends des tableaux je décore pour des particulier comme pour des collectivités que je mets en place des atelier d'initiation pour public de tous âges. Vous pouvez voir mes créations comme celle de périgueux a ces adresses : http://graff-jerc.blogg.org et à http://atelier-graff.blogg.org

Un nouveau chef au Café de la Place samedi 6 février 2010

SS'il vous arrive parfois de déjeuner au Café de la Place, vous aurez alors comme moi constaté ces derniers temps une amélioration sensible de la présentation, de l'originalité et de la saveur des plats qui vous y sont servis (si vous évitez les coups de feu). C'est que depuis trois ou quatre semaines, le chef a changé. Julia est présentement en charge des marmitons et des fourneaux et ça se voit, ça se sent et ça se goûte. Il serait question d'engager sous certaines conditions et pour quelques semaines ou quelques mois, un chef d'excellente renommée qui lui communiquerait une partie de son inestimable savoir tant sur le plan de l'organisation d'une brigade de cuisine que de l'achat de produits de qualité constante à des prix raisonnables et bien entendu de l'assortiment et de la cuisson parfaite des ingrédients pour obtenir des arômes dont le souvenir s'était perdu au fil des ans. Je m'en pourlèche les babines par avance... Si le prix du plat du jour à midi restait aux alentours de 8€ et que, coup de feu ou pas, la qualité soit maintenue à tous moments de la journée, alors ce serait parfait.

Le café de la Place, sans prétention d'être un restaurant gastronomique, serait-il donc en passe de devenir non seulement un lieu où il fait bon parloter dans l'atmosphère de brasserie parisienne qui me plaît tant, mais aussi une table qui ferait honneur, avec des plats simples, bons et abordables, à Périgueux et à sa réputation, que je pense jusqu'à présent usurpée, de capitale de la gastronomie périgourdine ? C'est ce que nos papilles nous dirons dans les mois à venir.
Réservation : 05 53 08 21 11

Restaurant et bar à vin Le Cerle

Un autre restaurant où j'ai eu la chance d'être invité trois ou quatre fois dernièrement, est le restaurant et bar à vin Le Cercle, rue Èguillerie (pour lequel j'ai créé le site web). Dans un cadre presque opulent où l'acoustique se prête bien aux conversations intimes, on y sert accompagnés de vins choisis avec expertise, des plats qui ne manquent pas de goût ni de raffinement. Les prix y sont aussi, et cela se comprend, plus élevés.
Réservation : 05 53 53 34 79

...et dites que vous venez de ma part (bien que cela ne vous sera d'aucun bénéfice...)Quentin et Laurine avec une affiche pour le concert de Jason Falloon
The Jason Falloon band
Quentin et Laurine les deux enfants de Thierry et de Valérie, les propriétaires du Café de la place. Laurine tient une affiche sur laquelle elle a écrit le nom du groupe qui joue ici ce samedi soir : The Jason Falloon Band, dont l'élément principal, Jason Falloon fut guitariste dans le groupe de Roger Taylor, le célèbre batteur de rock, surtout connu pour sa prolifique carrière avec le groupe Queen

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Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 6 février 2010 19:52  

Merci pour ces deux adresses !
L'aire du Macdolénien n'a plu quà faire attention !

Il est vrai que l'apogée des pâtés de Périgueux concoctés par André Courtois, Antoine Noël, Michelet, Ménard ... est bien révolue !

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 9 février 2010 17:10  

Ah, toi aussi tu as remarqué le changement, et en bien!

Du coup je fais circuler l'info.

Commentaire de Blogger Periblog , le 9 février 2010 17:19  

Bien sûr H, mais je me suis peut-être un peu trop avancé en ce qui concerne le chef consultant...

Mais même sans, il y a réellement eu une amélioration. Souhaitons que cela dure, car je maintiens ce que je dis sur la qualité abyssale de la nourriture servie dans les brasseries et certains restaurants du Périgord. W

Iles sous le vent - Oli jeudi 4 février 2010

J'ai une pensée toute particulière ce matin pour les résidents de Tahiti, là où un cyclone souffle ses vents maudits pouvant dépasser les 150km/h sur le littoral et l'intérieur des iles.

C'est dans l'archipel polynésien que vit depuis près de deux ans, mon grand ami Jean-Jacques Solari, traducteur prolifique et bénévole pour le W3C, l'organisme mondial qui régit les standards du Web. Jean-Jacques, pour ceux qui ne le savent pas encore, est aussi la personne qui assure la relecture et la correction grammaticale et orthographique de tous les billets, chroniques, articles (appelez cela comme vous voulez) qui sont publiés dans Périblog*. Une tache essentielle qu'il assure avec dévouement et professionnalisme depuis les tout premiers débuts et pour laquelle je ne pourrai jamais assez le remercier.Jean-Jacques Solari, lors du Marathon de Moorea en mars 2009
Jean-Jacques Solari (portant un maillot orange), lors du Marathon de Moorea en mars 2009
Lire le récit que JJS fit de sa course ›
La mer déchaînée dans la baie du Taaone, les vagues remontent jusqu'à la salle Aorai Tini Hau Pirae, côte est de Tahiti - photo de Fabien Chin / Facebook
Voir d'autres photos du cyclone Oli à Tahiti sur un blog local que JJS m'a recommandé ›
Le cyclone Oli sur le site www.hurricanezone.net
Les prévisions montrant le chemin qui sera pris dans les prochaines heures par le cyclone Oli. Source : www.hurricanezone.net (anglais)

*si vous voyez "Premier jet" en bas du billet, comme c'était le cas ce matin quand j'ai envoyé le courriel avec une faute d'étourderie à pensée dans la première ligne, cela indique qu'il n'a pas encore été relu et corrigé.

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Commentaire de Blogger verogovinique , le 4 février 2010 18:33  

Je constate avec un sourire la différence entre les bénévoles tahitiens de cette photo et ma dernière expérience bénévole également au marthon de Paris où j'ai distribué sous une pluie battante, glacée et tenace des bananes et des oranges à de pauvres marathoniens épuisés et dégoulinants en fait tout est dans le costume.....

Commentaire de Anonymous Dominique Louis , le 4 février 2010 20:03  

Ayant connu JJ peu de temps avant son départ, j'ai tout de même eu le temps de l'apprécier et l'hommage est donc mérité !
JJ, si tu lis ces lignes, tu as mon bonjour. J'espère que le cyclone ne touchera pas trop l'archipel et sa population, en tout cas moins que ce qui est prévu.Courage à tous ...

Commentaire de Anonymous JJS , le 4 février 2010 22:08  

(N.d.l.r. JJS m'a envoyé le message suivant cet après midi qu'il m'a autorisé à poster ici)

Le cyclone est très actif et s'est même renforcé ; l'œil se trouve à environ 300km à l'ouest de Tahiti et la trajectoire semble viser directement l'île de Tubuai dans l'archipel des Australes à 400km au sud de Tahiti. Les vents au centre sont annoncés pour 250km/h, la houle pour 8m, ça va faire mal chez eux. Par ici, nous aurons des grains orageux à fortes précipitations.

À Tahiti même, nous sommes toujours en alerte rouge, qui vient d'être prolongée jusqu'à midi (il est 6:45 actuellement). L'alerte rouge, ça signifie interdiction de sortir de chez soi ni de circuler sur les routes (sauf les pompiers et les électriciens). Il y a des coupures de courant un peu partout causées par les chutes d'arbres sur les lignes, moi-même privé depuis hier. Les vagues très grosses ont contraint dès hier matin les autorités portuaires de Papeete à fermer toutes les activités du port, les navettes et ferries pour les îles sont donc à quai ou déroutées. Les vols inter-îles sont annulés, la flotte a été répartie dans d'autres îles non touchées par le phénomène.

La nuit a été agitée, j'ai dormi dans le salon sur un matelas de mousse avec une lampe torche à portée de main. Pourquoi dans le salon, parce qu'il y faisait moins chaud que dans la chambre, entièrement fermée pour la circonstance ; beaucoup de sifflements et craquements dans cette maison de bois, autant dire que je n'ai pas beaucoup fermé l'œil.

Je ne sors pas encore car les rafales sont encore fortes, et il ne fait pas encore assez clair pour des photos. Peut-être plus tard...

Comme tu peux le constater, la liaison internet (via mobile) fonctionne encore, et mon portable est encore chargé. Mais si les pannes électriques devaient se poursuivre longtemps je ne pourrais plus te tenir au fait de la situation.

A+

Commentaire de Anonymous vikki , le 5 février 2010 10:33  

bonjour William
tout d'abord , merci de votre visite et de votre gentil com
dans mon petit univers .
je découvre également votre blog
sur la Dordogne , et , je regrette
de ne pas l'avoir connu plus tôt , cela m'aurait surement permis d'en
apprendre beaucoup plus sur ce département avant d'aller a sa rencontre .
car je suis sure que nous sommes passés a côté de pas mal de choses que nous aurions bien aimé voir .
mais nous avons prévu d'y revenir un été , donc , je m'inspirerai de vos récits pour nos ballades .
ceci dit , nous avons beaucoup aimé ce département , pas si loin du notre finalement ; mais que nous ne connaissions pas .
je m'en vais , a mon tour , visiter votre blog .
a bientôt sans doute .
amicalement
ps:votre article est poignant , il ne fait pas bon vivre sur les iles en ce moment hélas ....

Commentaire de Blogger Periblog , le 5 février 2010 18:17  

Merci Véro, Domi, Vikki pour ces gentils commentaires et toi JJ pour ce compte rendu intéressant en direct de chez toi alors qu'Éole se déchainait au dehors. W

Commentaire de Anonymous JJS , le 5 février 2010 20:13  

(N.d.l.r. Voici un petit compte rendu de la part de JJ à Papeete)

Le climat se stabilise, les vents sont devenus des brises. Les dégâts à Tahiti sont très localisés, au nord pour les assauts de la houle mais rien de grave (anecdote : une des bouées balises de l'entrée du port de Papeete a été arrachée, et à l'ouest pour des accélérations classiques des bourrasques à cause du resserrement du relief, il faut bien que le flux passe alors sa vitesse augmente, quelques arbres arrachés, les plus fragiles pliés, comme les bananiers, et des toits envolés. Donc peut de dégâts. Je suis bien à l'ouest mais juste deux-trois kilomètres avant la zone des destructions. Quelques branches cassées et beaucoup de feuilles qui jonchent la propriété, rien sur la maison.

À l'heure actuelle, Oli est sur Tubuai, ils ont eu droit à l'œil du cyclone, une accalmie étrange dans la fureur des éléments, puis retour brutal du vent mais en sens inverse. Nous sommes sans nouvelles d'eux pour l'instant, le téléphone est coupé, on attend qu'ils déploient les téléphones à liaison satellite directe mais il faut que le vent retombe avant de pouvoir le faire.

En conclusion, Oli n'a pas provoqué les dégâts que l'on craignait, et comme d'habitude ce sont les Australes qui ramassent la mise, pays où vont mourir les cyclones.

Commentaire de Blogger Periblog , le 7 février 2010 12:48  

Merci JJ pour ce dernier compte rendu sur Oli.

Heureux que cela se soit mieux passé qu'on le supposait. Plus qu'à sortir le râteau et la brouette... W

Réapprendre la civilité mercredi 3 février 2010

Voici un message que je viens de recevoir à l'instant même où j'allais bien chaudement me mettre au lit avec une tasse de chocolat et un petit Coen de derrière les fagots. La missive provient de l'ami Jean-François Cros, citoyen des plus actifs à Périgueux et propriétaire du Irish Corner qui touche presque au Cap Cinéma.

Je n'aime pas qu'il y ait trop de bruit dans les rues la nuit quand j'essaie de dormir et je me souviens avoir pesté contre ceux qui, la fin de semaine venue, criaient et bottaient dans les poubelles, lorsque durant neuf mois environ, je résidais au-dessus de chez Eram, rue Taillefer.

Les djeuns, qu'ils soient garçons ou filles, souvent font preuve d'une incivilité exacerbée dès qu'ils ont avalé quelques mesures d'alcool. Ce n'est pas toujours très plaisant pour les honnêtes gens, retraités ou non, qui vivent à proximité des endroits publiques auxquels ont a attribué la fameuse Licence IV... faut-il pour autant, les week-ends, ordonner la fermeture de ces lieux conviviaux et joyeux peu après que le coq se soit couché ? Paradoxalement, je ne le pense pas. On ne veut pas que la ville s'endorme si tôt dans la nuit. Que l'on enseigne plutôt aux jeunes à respecter la vie et la quiétude d'autrui lorsqu'ils rentrent chez eux passablement éméchés. Ce serait bien plus appréciable pour tout le monde et, à long terme, pour eux-mêmes qui un jour, aspireront aussi à un peu de tranquillité. Peut-être que les clubs et les bars pourraient les inciter dans ce sens. De façon ludique, il s'entend.

C'est peut-être un manque de civilité qui a fait qu'un jeune automobiliste en fin d'après midi ce mardi, a accéléré sur moi (car sans doute pressé de rentrer chez lui) alors que je traversais le passage pour piétons près de l'hôpital, et envoyé voltiger dans les airs. Je vous rassure tout de suite, bien que ma tête ait frappé son capot et qu'un élément de sa calandre à gauche se soit cassé dans l'impact, je me suis relevé au milieu de l'avenue Georges Pompidou sans un bobo. Enfin presque, un mollet est encore un peu douloureux et deux doigts enflés m'inquiètent à présent. Je vais avoir du mal à me border dans un instant.Après mon accident le 2 février 2010
Une dizaine de minutes après l'accident : deux jeune policières (que l'on voit de l'autre côté de la route avec Floran G. le chauffard qui m'a renversé avec sa voiture grise métallisée) m'ont demandé si j'étais blessé. Encore sous l'effet de l'adrénaline, je répondis qu'en vérité je ne ressentais pas grand chose et que seuls deux de mes doigts me faisaient mal. Comme si elles ne m'avaient pas écouté, elles ont tout de suite dit qu'elles allaient enregistrer une main courante. Ne sachant pas alors de quoi il s'agissait, je me suis inquiété... diable, il ne me restait que trois doigts valides à cette main là et je ne l'imaginais pas capable de courir bien loin.

Fait notable : un des policiers ressemblait étonnamment à Vincent Cassel. Il m'a affirmé qu'on le lui disait souvent, et à Dr. House aussi. J'envie le succès que je le soupçonne d'avoir auprès des femmes, et il porte l'uniforme en plus... Sa ressemblance avec Cassel est une coïncidence, parce qu'avec trois chutes en un mois (une dans l'escalier et une autre sur la neige gelée), je me demande si je n'ai pas, tout comme Mesrine, acquis l'instinct de mort...
Heureux mercredi à toutes et à tous et méfiez-vous des automobilistes qui, en approchant les passages cloutés, tournent résolument la tête à l'opposé de là d'où vous venez et feignent de ne pas vous voir pour que vous, la piétonne ou le piéton soucieux de protéger vos os, vous arrêtiez au bord du trottoir et ne veniez pas gêner leur progression. C'est une dangereuse habitude qu'ont les conducteurs par ici et que j'ai observé dès mon arrivée d'Angleterre, un pays où les piétons sont autrement respectés.

Lire un autre de mes récits au sujet de l'incivilité des conducteurs à Périgueux ›

Allez comprendre ma bonne dame...
Jean-François Cros à PérigueuxCe soir, mardi 2 février à 23h50, la Police municipale est venue porter dans mon établissement copie des courriers de Monsieur le Maire ainsi que celui de Madame la Préfète qui met fin de manière unilatérale et totalement incompréhensible à la charte qui permettait aux établissements comme le mien de rester ouvert le week-end jusqu'à deux heures du matin.

Sans aucune concertation, sans aucun motif raisonnable, la représentante de l'État ajoute un peu plus à une situation économique difficile pour nos structures. C'est d'autant plus incompréhensible que parallèlement les boites de nuit ont la possibilité de rester ouvertes jusqu'à 7 heures du matin et que des sociétés vendant de l'alcool en dehors des périodes autorisées fleurissent au mépris de toutes règles et de tout contrôle. Enfin, en trois années de fonctionnement, jamais aucun incident n'a été constaté et que nous avons pleinement joué le jeu de la prévention et de l'animation de notre ville.

Continuons en ce sens et Périgueux deviendra le cimetière auquel certains aspirent, certes tranquille mais sans vie, sans économie et sans jeunesse.

J'en appelle à nos élus de tous bords afin que cette décision qui ne repose sur aucun fait concret et pragmatique soit réétudiée dans les plus brefs délais.
Jean-François Cros

La logique, c'est comme le whisky...

(N.d.l.r. billet parut sur le blog de J.F. Cros le 3 février 2010)

Lord Dunsany écrivait fort justement que "prise en trop grande quantité, la logique, comme le whisky, perd de ses vertus bénéfiques..." Madame Béatrice Abollivier, Préfète de Dordogne, semble être tombée dans une marmite de logique à sa naissance...

Ne vient-elle pas sous le prétexte fallacieux de la révision complète des heures d'ouverture des bars en Dordogne, de suspendre la charte qui permettait depuis plus de deux ans aux établissements dits de nuit ou d'ambiance de Périgueux de rester ouverts, en hiver, jusqu'à deux heures du matin le week-end. C'était certes une exception dans le département mais une exception qui marchait et donnait entière satisfaction tant aux usagers qu'aux chefs d'entreprises. Aujourd'hui certains bars se voient ainsi amputé d'une bonne partie de ce qui est leur gagne pain. Pour quelle raison ? Allez savoir ma bonne dame !

Pourtant, dans un même temps, le Gouvernement a choisi de permettre aux boites de nuits de rester ouvertes jusqu'à 7 heures du matin. Périgueux serait-elle devenue une ville particulièrement malsaine où la sécurité et la tranquillité de ses habitants étaient à ce point menacées par de dangereux agitateurs nocturnes ? Nous n'avons jamais eu à déplorer d'incidents. Bien au contraire, c'était avant cette charte que les problèmes survenaient quand nous étions obligés de lâcher prématurément, à une heure du matin dans la rue, des centaines de consommateurs voulant encore s'amuser. De plus, les services de l'Etat ferment piteusement les yeux sur des sociétés qui se permettent de commercialiser en dehors de toutes règles et de toutes heures autorisées des bouteilles d'alcool, livrées à domicile. Enfin, les établissements touchés par cette décision arbitraire sont ceux qui ont le moins bénéficié de la baisse de la TVA car gros revendeurs d'alcool toujours taxée à 19.6%...

J'aurais pu comprendre qu'en cas de troubles publics importants, de nuisances insurmontables, l'Etat et sa représentante aient fait marche arrière mais là, où est la logique décisionnelle ? D'autant plus que les horaires d'été débutent le 30 avril, madame Abollivier aurait pu et dû attendre cette date pour tout remettre à plat et travailler dans la concertation et non dans la précipitation et l'absolutisme le plus abscons...
Jean-François Cros

Pour vivre et s'amuser à Périgueux

(N.d.l.r. billet parut sur le blog de J.F. Cros le 5 février 2010)

Quelle journée, mes aïeux ! Pour gagner une heure d'ouverture la nuit, il faut savoir en perdre pas mal le jour... Sincèrement je n'aurais pas cru à une telle mobilisation des internautes périgourdins et de tous ceux souhaitant que Périgueux n'ait pas l'image de "belle endormie" qu'elle semble pourtant s'évertuer parfois à vouloir donner.

En moins d'une journée, le fameux site Facebook nous a permis de rassembler pas moins de 850 personnes pour une même cause : celle de vivre et s'amuser paisiblement dans sa ville. Il semble, mais les informations sont encore parcellaires et parfois contradictoires, que nous ayons eu gain de cause avec un statu quo instable et tolérant nous autorisant du bout des lèvres une ouverture en douceur jusqu'à deux heures du matin. La différence avec un black-out rétrograde est ténue mais cela va aussi nous permettre de démontrer la validité des principes qui ont dicté la rédaction de la charte tripartite entre professionnels, municipalité et État.

Quant aux arguments avancés par les Service de l'Etat pour justifier ce premier bond en arrière de trois ans, ils me paraissent bien peu tenables. Comment expliquer que l'on supprime quelques "exceptions" sous prétexte d'un projet de réforme départementale globale ? Est-ce que l'Etat qui est en train de se pencher sur nombre de lois et directives nouvelles, annule tout avant de proposer quelque chose ? Les niches fiscales, les avantages sociaux, les retraites spécifiques n'ont qu'à bien se tenir si nous nous dirigeons vers cette forme de gouvernance... Mais bonjour la pagaille et les mécontentements...

De même qu'en sport où on ne change pas les règles en cours de match, nous répétons à l'envie aux services de Madame la Préfète notre souhait de débat, de consensus et de règles partagées par tous, en bonne intelligence, démontrant s'il en était encore besoin que nous sommes, chefs d'entreprises, des citoyens responsables et d'ardents animateurs de notre cité.
Jean-François Cros
Irish Corner Périgueux
www.irishcorner24.com
www.jfcros.com

Le MAAP de Périgueux présente de vieilles affiches
(N.d.l.r) Une affiche pour une exposition qui a commencé ce 22 janvier au Musée d'art et d'archéologie du Périgord. Le choix de l'affiche a été approuvé par une ou un responsable qui a beaucoup d'humour ou essaie de nous dire quelque chose. Je trouve qu'elle illustre assez bien l'avant-dernier paragraphe du texte ci-dessus



Épilogue : mise à jour du 25 mars 2010
Jean-François Cros à PérigueuxPar arrêté préfectoral, les bars et établissements de nuits de Périgueux peuvent rester ouvert jusqu'à 2 heures du matin !!! Tout est enfin rentré dans l'ordre !
Merci de votre mobilisation à nos côtés, nous les patrons d'établissements, et surtout pensez en sortant de nos bars au repos et au sommeil des riverains. En les respectant, vous permettrez à tous de profiter de belles nuits de fêtes dans nos structures.
Encore merci à tous !!!

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Commentaire de Anonymous chantal , le 3 février 2010 06:21  

malheureusement, sur les grandes artères de notre ville, les automobilistes ne laissent pas traverser les piétons et nous passent devant en nous regardant dedaigneusement comme si nous étions des extraterrestres ou invisibles.
Pour ces jeunes éméchés à la sortie de leur soirée, cette loi de fermeture des débits de boisson a certainement été instaurée à cause d'une minorité qui en a trop fait.

Commentaire de Anonymous Hélène ROBERT , le 3 février 2010 08:56  

Donc plus de peur que de mal puisque je constate que tu peux toujours écrire! Tant mieux...

En ce qui concerne le mot de J-F CROS, je ne suis pas pour la fermeture des bars et autres lieux "d'activités ludiques" des jeunes, Périgueux a besoin des jeunes car l'avenir c'est eux, par contre entièrement d'accord avec toi en ce qui concerne l'incivisme.

J'habite rue Limogeanne, et comme nombre de riverains de cette rue et celles adjacentes, j'aimerais pouvoir dormir plus de 4 nuits par semaine.

Certains ripostent en balançant des pots d'eau, des légumes biens mûrs ou des oeufs, mais il arrivera peut-être un jour qu'un de ceux-là, excédé par le bruit et l'absence de sommeil, prenne une arme et fasse des victimes...ce jour-là, mais hélas trop tard, les autorités compétentes feront respecter, comme c'est leur devoir, l'arrêté préfectoral sanctionnant le tapage nocturne après 22h.

Nous avons une police municipale qui compte 20 agents et nous coûte 950 000 € par an pour ne pas dire un million.(source DL)

C'est énorme pour une petite ville de 30 000 habitants où il n'y a pas de délinquance diurne et qu'on ne me réponde surtout pas que c'est grâce à leur présence!

Plutôt que de les envoyer se balader en centre ville dans la journée, ne serait-il pas plus utile et efficace contre le bruit, les dégradations de commerces, les tags, les feux de poubelles, de les faire sillonner le centre ville à pied par groupes de deux les nuits de jeudi, vendredi et samedi et de verbaliser les contrevenants?

Malheureusement en France, la notion de civisme passe par le portefeuille, et je pense qu'après deux ou trois PV en sortant des bars en hurlant, en chantant à tue-tête, les jeunes en question apprendront à respecter le sommeil des autres.

Je reconnais aux jeunes le droit de s'amuser, mais qu'ils respectent mon droit de dormir.

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 3 février 2010 13:21  

Ouf, tu es entier, vivant et en bon état de marche !!

Nous sommes également très surpris de l'incivilité qui se généralise en France ! et pas seulement sur les passages pour pietons !

Nous venons d'un pays où des qu'un pieton pose le pied sur la chaussée ( même hors des passages pour pietons) les automobiliste s'arrêtent et offrent souvent un sourire et un signe de la main !

Commentaire de Blogger Pascal , le 3 février 2010 14:07  

Bien cher ami William, Je penche plus pour un attentat dont les origines sont inconnues mais les raisons toujours possibles. Quand on veut écraser le chien du voisin on prend toujours le même chemin... De plus, l'assassin revient toujours sur les lieux de son destin. Pôvre ami combien tout ceci afflige le Périgourdin moyen que je suis...

Quand à Monsieur CROS ce n'est pas nouveau et c'est tout simplement le boulot qui prévaut à ces "Edits" de prévôts pas rigolos ... Jeux de mots ? Non tout simplement ne soyons plus des vassaux ni des artichauds. Prenons au lasso les prompteurs démagos et assurons-nous passé minuit un diabolo sans intermezzo.

Commentaire de Blogger Jean-François Cros , le 3 février 2010 17:52  

La charte dont je parle a été instaurée en 2007 pour justement combattre les nuisances en permettant de mieux gérer les sorties d'établissement.
Nous ne sommes pas des entreprises philanthropiques et nous devons fonctionner de manière rationnelle et économique aussi nous ne "lâchions" nos clients qu'au dernier moment, déversant ainsi des centaines de consommateurs à une heure du matin alors que ceux ci souhaitaient encore s'amuser...
Ce que me touche tout particulièrement est l'absence de concertation avec nous, les professionnels qui vivons au contact direct de nos clients et souvent amis. C'est dommage et fort peu acceptable pour des chefs d'entreprises responsables que nous essayons d'être.

Commentaire de Anonymous verogovinique , le 4 février 2010 18:45  

C'est traumatisant comme expérience car ensuite tu imagines "ce qui aurait pu être" l'impacte qu'un accident corporel peut engendrer dans ta vie, hospitalisation, dépendance, mobilité réduite, bref le tas de choses fort désagréables inhérentes à un accident de la circulation véhicule contre piéton.
Je pousse un grand ouf de soulagement

La conspiration de la rôtissoire lundi 1 février 2010

Le cancan du Coderc une chronique de Pascal Serre


En ce samedi 30 janvier, quand j’ai regardé au travers de ma fenêtre l’horizon qui confondait ciel et terre, un gris sans attrait je me suis dit que nous étions bel et bien en hiver. Mais, les démons de la tradition n’avaient point atteint ma détermination à faire mon pèlerinage mondain aux accents plébéiens sur les places de marchés et plus particulièrement sur celle du Coderc.

Comme toujours, c’est l’impréparation qui prévaut ; la surprise des rencontres restant la principale règle ; les commérages et autres caquetages s’avérant la sève de ces impromptus qui n’ont rien d’impropres ou de discourtois ; notre attachement à nos sujets et objets de curiosité se réduisant à cet agora délimité par l’amitié née des lieux et du temps.

Les cinq mousquetaires sans épée


Point de conspiration en amont. Officiellement. L’aval n’étant qu’en devenir. Officieusement. L’aventure débute toujours au coin ou à la croisée de rues comme celle du Coderc et des Chaînes. C’est ici que la rôtissoire de Christian Dupuy, en cette saison constitue un attrait supplémentaire pour badiner et jouer au badaud. Il y a la bonne odeur des poulets que le maître des lieux arrose entre deux poignées de mains. Et il y fait chaud.

C’est aussi que l'on se trouve chez l’adjoint au maire de Périgueux chargé du commerce. La blouse rouge endossée il sait faire le tour des popotes, prend avis et ne s’oppose jamais. Il connaît trop son petit monde pour savoir qu’ici on rivalise tant autour d’un bon plat que sur le sexe des anges et que gauche et droite préfèrent la « vieille fine » aux grotesques invectives.

Il est dix heures. Un bout de soleil perce au dessus de la halle et voici Christian — l’autre, l’ancien de la « Préfectorale » — toujours fidèle avec son journal sous le bras et son chapeau bien vissé qui nous rejoint. Salutations chaleureuses et les échanges s’engagent entre deux « Christian » : « Je vais saluer ton père qui pèle toujours les pommes de terre, tu n’as pas honte ! » Faut dire que les deux hommes ont tant de souvenirs en commun.

Revenant sur le trottoir, près de la fameuse rôtissoire, c’est Alain et Bernard, ce dernier ayant été employé de ce que l’on appelle « La Ville » retraité depuis une douzaine d’années, qui nous rejoignent. Bernard est du quartier du canal. Jean-Paul arrive dans la foulée nous disant qu’il a eu René au téléphone, qu’il est fatigué et ne viendra pas.

Nous voici prêts. Cinq mousquetaires sans épée autour de cette rôtissoire à comploter notre petit bonheur du samedi matin. Une vraie conspiration.

Le « Petit Chef » de la Libération à nos jours


« Bien, dis-je, que faisons-nous ? On prend un café ou des huîtres ? Et si on allait au « Petit Chef », Florence est sympathique ? » Accord sur toute la ligne. Nous y sommes en quinze pas maximum. Le petit groupe a décidé la formule « huîtres ». Pendant que Christian, Alain et Bernard vont prendre place à l’intérieur, je vais quérir les divins ostréidés chez Jeanine et Jean-Paul une baguette de campagne chez Pichard.

Pour les non-initiés à la vie locale, «Le « Petit Chef » est une vénérable institution. On la trouve rue du Coderc. Petite artère qui fait face à la halle et relie la rue des Chaîne à la place de la mairie.

La commande passée je rejoins le petit groupe. Déjà, Christian nous livre quelque secrets sur le lieu : « C’était en 1945, raconte-t-il, une certaine madame Faye qui avait ouvert l'endroit en le baptisant « Le restaurant des Halles ». J’ai connu. C’était le point de ralliement des régatiers, bouchers et de quelques maquignons qui donnaient du pittoresque au lieu. Les repas ne s’achevaient jamais sans quelques eaux de vie renouvelées autant de fois qu’il y avait de convives… Mais, ce sont surtout Marcel Jolivet et son épouse l'ayant racheté en 1955 qui ont lancé véritablement une excellente et réputée table. Ils ont arrêté en 1978 et Marcel nous a quitté en décembre 1997… »

Aujourd’hui, c’est Florence Chaminade qui a pris la suite de Marie-Christine Mignot laquelle l’avait acquise à un certain Pierre Charlier qui tint dix ans. « En attendant les huîtres, coupe Alain, on commande une bouteille de muscadet ? » Tous les bras se lèvent en signe d’approbation.

Voici que la porte s'ouvre avec énergie. C’est Yves Beaugier, le célèbre boucher bio dont la « côte de bœuf » est qualifiée de « don du ciel » qui entre avec cinq ou six locataires de la Halle : « Et il y a même la presse ! » On se salue sans qualificatif si ce n’est de respirer le temps qui s’écoule. « Savez-vous qu’il neige dehors ? » interpelle Michel Audebert un autre boucher qui connaît tout aussi bien son affaire.
Bernard qui est le plus proche de la porte se lève et s’écrit : « Ah oui et pas qu’un peu ! » Alain assure « vous le savez bien, à Périgueux ça ne dure jamais très longtemps. » Rien n’entame notre appétit de « cancanages ».

Béatrice et Bernard entre valse et tango


Première salve : les relations entre le Président du Conseil général et Madame le Préfet. Christian prend la parole : « Moi, je suis entré sous Maxime Roux (1) et j’ai achevé sous Jacques Gasnier (2). J’ai connu 14 préfets. C’est la première femme que nous avons. Je dois vous dire que les relations entre la préfecture et le Conseil général n’ont jamais été faciles, surtout depuis 1958.
Yves Guéna lors de l'inauguration de l'esplanade Badinter en 2009
Yves Guéna lors de l'inauguration de l'esplanade Robert Badinter en 2009
Jean Taulelle (3) fut un grand préfet, très proche d’Yves Guéna (4) et les relations avec Robert Lacoste (5) n’étaient pas toujours tendres. Quand il y a eu la décentralisation en 1982, le préfet était Raymond Jaffrezou (6) et le président du Conseil général le tout jeune Bernard Bioulac (7). Ce fut extrêmement tendu et difficile pour nous cette répartition des pouvoirs.
Alors quand je vois cette jeune femme — pour moi elle est très jeune — qui s’exprime avec autant de détermination il est naturel que ceux qui se sentent mis en cause réagissent. »


Jean-Paul, notre ancien artisan du quartier Saint Martin : « Oui, mais c’est bien vrai que nos impôts sont dépensés n’importe comment ; que les élus font ce qu’ils veulent et servent leurs copains en premier. On le sait tous. » Les bouchers qui finissent leur café et ont entendu se retournent : « Ah c’est sûr. Si on faisait comme eux il y a longtemps qu’on aurait mis la clef sous la porte. »

Sentant que la discussion va s’élargir, je fais le service du « muscadet » et fait l’annonce traditionnelle « allez, mangez vos huîtres ! » permettant d’apaiser les esprits. « Ça vous va une petite douzaine de fines de claires chacun ? » je lance tout en essayant de me retrouver dans mes notes.

Mais Christian reprend : « J’en ai vu durant ma carrière. Je ne peux pas tout dire, ça servirait à rien. Que ce soit d’un côté ou de l’autre les pratiques étaient les mêmes. C’est bien pour ça que ce duel entre la préfète, je ne me rappelle pas le nom (8) et Bernard Cazeau (9) c’est bien. Les deux me paraissent intelligents. Vous le savez bien que ce qui nous plaît ici ce sont les duels quand ils s’achèvent autour d’une bonne table ! On est au pays de Montaigne et de La Mazille (10) que diable. »

Avalant son huître de travers, Jean-Paul rajoute en suffoquant : « Et après ils dansent quoi ? Une valse ou un tango ? » Et toute la tablée d’éclater de rire.

Jacques Merly, l’homme du Rallye du Périgord


Alain qui a déjà avalé huîtres et muscadet nous rappelle la disparition de Jacques Merly : « Presque personne en a parlé. Ancien maire-adjoint de Périgueux du temps de Guéna, Président de l’Office de Tourisme et grand photographe devant l’éternel il fut le créateur du Rallye du Périgord qui marqua les années soixante et soixante-dix. Médecin accoucheur il paraît qu’il a donné naissance à 1 900 bébés. » Bernard qui travailla à la mairie s’en rappelle : « Je ne savais pas qu’il était décédé. Il a bien aidé Guéna dès 1971. Combien de fois on a travaillé pour l’organisation du Rallye en juin de chaque année. Il y avait plus de mille personnes qui s’inscrivaient. C’était une belle époque. On savait s’amuser. On ne parlait plus de lui depuis des années… » Quelques secondes de silence, le temps d’avaler un verre ou de manger une huître en se disant qu’on est bien peu de chose.

On ne croit plus personne


« Pour parler d’autre chose, continue Bernard, j’ai lu dans le journal les problèmes des commerçants de Périgueux. La Redoute, Pier Import qui ferment. Marbot qui se fait des cheveux blancs, des boutiques à vendre il y en a dans presque chaque grande rue. Je ne veux pas faire de politique mais c’est inquiétant. »

Pier Import à Périgueux qui ferme définitivement ses portesEt Alain qui a connu la vie commerçante de Périgueux de confirmer : « oui, il y a un malaise. Je rajoute aussi le projet qui a fait des gorges chaudes cette semaine à la sortie de Périgueux en allant sur Bergerac, au Pont-du-Cerf, 35 000 m2 de surfaces commerciales ! Les élus disent que c’est une fausse information mais comment les croire. C’est l’opposant à la mairie de Périgueux, Jean-Paul Mingasson qui a sorti ça. C’est un gars qui est haut fonctionnaire il va pas dire n’importe quoi aussi. Quoique… à qui faire confiance ? »
Bernard : « Je vais vous dire, j’ai lu et relu les journaux, j’ai rien compris sauf que, pour reprendre Anne Roumanoff, je crois que l’on ne nous dit pas tout. »

« Moi, interrompt Jean-paul, j’ai lu que c’était un pétard mouillé. Mais bon que voulez-vous que l’on dise quand on voit ce qui se passe. On croit plus rien et plus personne. Je sais pas si j’irai voter aux prochaines élections, d’ailleurs c’est quoi comme élection ? » Et Christian interloqué : « Enfin, Paulo, tu me déçois ce sont les élections régionales et elles sont les 14 et 21 mars. Tu dois voter, quand même. »

Je regarde l’heure. Il est déjà midi. Je me retourne, il ne neige plus et c’est juste mouillé. Les premiers clients entrent d’ailleurs pour rappeler que l’horloge tourne même place du Coderc. On demande l’addition. Je rapporte le plateau avec les coquilles vides à Jeanine. On se retrouve devant la rôtissoire de Christian, toujours présent avec ses clientes. « Alors, les gars vous avez refait le monde ? » nous dit-il avec son sourire charmeur et sincère. Périgourdin quoi !

Et nous de répondre : « Oh que non car autrement on aurait plus rien à se dire, à cancaner ! »
Auteur : Pascal SERRE

(1) Maxime Roux est né en 1906, mort en 1976. Inspecteur d'académie en Dordogne révoqué par l'État de Vichy il est nommé préfet du maquis en juin 1944. Il s’installe à la préfecture le 20 août 1944 jusqu’en avril 1946. Ensuite, Il assurera différents postes de préfet puis dans des ministères jusqu’à sa retraite en1971.
(2) Jacques Gasnier est né en 1933 et décédé en 1989. Il sera préfet de la Dordogne de 1984 à 1987 avant de devenir trésorier payeur général de la Haute-Loire
(3) Jean Taulelle (1914-1999). Formation de droit interrompue par la guerre (39-45) a occupé de nombreux postes dans l’administration préfectorale avant d’être installé en janvier 1962 préfet de la Dordogne qu’il quittera en décembre 1967. Retraité en 1977 il devient conseiller d'état et candidat gaulliste sur Bergerac en 1981.
(4) Yves Guén né en 1922, plusieurs fois ministre, membre du Conseil constitutionnel (1997-2004) dont il fut président (1999-2004) ; maire de Périgueux (1971-1998), député (1962- 1981) puis (1986-1988) ; conseiller général de Périgueux de 1970 à 1989.
(5) Robert Lacoste (1898-1989) ancien président du Conseil général
(6) Raymond Jaffrezou, né en 1928, préfet de la Dordogne (1980-1983). Retraité en 1990 il rejoint la Cour des comptes.
(7) Bernard Bioulac, né en 1941, professeur agrégé de médecine à Bordeaux I, président du Conseil général (1982-1992) ; député de la Dordogne (1988-1993).
(8) Béatrice Abollivier née en 1954 promotion « René Char » de l’ENA, nommée préfète de la Dordogne en novembre 2008
(9) Bernard Cazeau né en 1939, médecin à Ribérac (1968-1994) ; maire de Ribérac (1971- 1998) ; conseiller général depuis 1976 ; président du Conseil général depuis 1994 ; sénateur de la Dordogne depuis 1998.
(10) La Mazille, pseudonyme d’Andrée Maze qui publia en 1929 « La bonne cuisine du Périgord ». Ouvrage célèbre.


Pascal SERRE
Membre :
  • Institut Montaigne (Paris)
  • Fondation Terra Nova (Paris)
  • Fondation de la France Libre (Paris)

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Commentaire de Anonymous Chantal , le 1 février 2010 18:24  

Merci Mr Serre pour ces gentils potins.
J'aime prendre plaisir à vous lire.

Commentaire de Anonymous J.C. Bonnal , le 4 février 2010 17:20  

Tout disparaît à Périgueux et cela depuis des années... il y en à marre! J.C. Bonnal

(N.d.l.r. en référence à la fermeture de Pier Import je suppose.

J.C. Bonnal est un amoureux du Périgord et de son histoire.
Voir son blog ici : http://mondomicile.centerblog.net/)

Commentaire de Blogger Brigitte , le 6 février 2010 10:21  

Merci pour ces mots .... quelques soit le sujet , ils sont ordonnés comme des partitions musicales ......et j'adore la bonne musique....
Toute ma sympathie vous est acquise , comme celle de William d'ailleurs .....

Brigitte

 

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