Iles sous le vent - Oli jeudi 4 février 2010

J'ai une pensée toute particulière ce matin pour les résidents de Tahiti, là où un cyclone souffle ses vents maudits pouvant dépasser les 150km/h sur le littoral et l'intérieur des iles.

C'est dans l'archipel polynésien que vit depuis près de deux ans, mon grand ami Jean-Jacques Solari, traducteur prolifique et bénévole pour le W3C, l'organisme mondial qui régit les standards du Web. Jean-Jacques, pour ceux qui ne le savent pas encore, est aussi la personne qui assure la relecture et la correction grammaticale et orthographique de tous les billets, chroniques, articles (appelez cela comme vous voulez) qui sont publiés dans Périblog*. Une tache essentielle qu'il assure avec dévouement et professionnalisme depuis les tout premiers débuts et pour laquelle je ne pourrai jamais assez le remercier.Jean-Jacques Solari, lors du Marathon de Moorea en mars 2009
Jean-Jacques Solari (portant un maillot orange), lors du Marathon de Moorea en mars 2009
Lire le récit que JJS fit de sa course ›
La mer déchaînée dans la baie du Taaone, les vagues remontent jusqu'à la salle Aorai Tini Hau Pirae, côte est de Tahiti - photo de Fabien Chin / Facebook
Voir d'autres photos du cyclone Oli à Tahiti sur un blog local que JJS m'a recommandé ›
Le cyclone Oli sur le site www.hurricanezone.net
Les prévisions montrant le chemin qui sera pris dans les prochaines heures par le cyclone Oli. Source : www.hurricanezone.net (anglais)

*si vous voyez "Premier jet" en bas du billet, comme c'était le cas ce matin quand j'ai envoyé le courriel avec une faute d'étourderie à pensée dans la première ligne, cela indique qu'il n'a pas encore été relu et corrigé.

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Commentaire de Blogger verogovinique , le 4 février 2010 à 18:33  

Je constate avec un sourire la différence entre les bénévoles tahitiens de cette photo et ma dernière expérience bénévole également au marthon de Paris où j'ai distribué sous une pluie battante, glacée et tenace des bananes et des oranges à de pauvres marathoniens épuisés et dégoulinants en fait tout est dans le costume.....

Commentaire de Anonymous Dominique Louis , le 4 février 2010 à 20:03  

Ayant connu JJ peu de temps avant son départ, j'ai tout de même eu le temps de l'apprécier et l'hommage est donc mérité !
JJ, si tu lis ces lignes, tu as mon bonjour. J'espère que le cyclone ne touchera pas trop l'archipel et sa population, en tout cas moins que ce qui est prévu.Courage à tous ...

Commentaire de Anonymous JJS , le 4 février 2010 à 22:08  

(N.d.l.r. JJS m'a envoyé le message suivant cet après midi qu'il m'a autorisé à poster ici)

Le cyclone est très actif et s'est même renforcé ; l'œil se trouve à environ 300km à l'ouest de Tahiti et la trajectoire semble viser directement l'île de Tubuai dans l'archipel des Australes à 400km au sud de Tahiti. Les vents au centre sont annoncés pour 250km/h, la houle pour 8m, ça va faire mal chez eux. Par ici, nous aurons des grains orageux à fortes précipitations.

À Tahiti même, nous sommes toujours en alerte rouge, qui vient d'être prolongée jusqu'à midi (il est 6:45 actuellement). L'alerte rouge, ça signifie interdiction de sortir de chez soi ni de circuler sur les routes (sauf les pompiers et les électriciens). Il y a des coupures de courant un peu partout causées par les chutes d'arbres sur les lignes, moi-même privé depuis hier. Les vagues très grosses ont contraint dès hier matin les autorités portuaires de Papeete à fermer toutes les activités du port, les navettes et ferries pour les îles sont donc à quai ou déroutées. Les vols inter-îles sont annulés, la flotte a été répartie dans d'autres îles non touchées par le phénomène.

La nuit a été agitée, j'ai dormi dans le salon sur un matelas de mousse avec une lampe torche à portée de main. Pourquoi dans le salon, parce qu'il y faisait moins chaud que dans la chambre, entièrement fermée pour la circonstance ; beaucoup de sifflements et craquements dans cette maison de bois, autant dire que je n'ai pas beaucoup fermé l'œil.

Je ne sors pas encore car les rafales sont encore fortes, et il ne fait pas encore assez clair pour des photos. Peut-être plus tard...

Comme tu peux le constater, la liaison internet (via mobile) fonctionne encore, et mon portable est encore chargé. Mais si les pannes électriques devaient se poursuivre longtemps je ne pourrais plus te tenir au fait de la situation.

A+

Commentaire de Anonymous vikki , le 5 février 2010 à 10:33  

bonjour William
tout d'abord , merci de votre visite et de votre gentil com
dans mon petit univers .
je découvre également votre blog
sur la Dordogne , et , je regrette
de ne pas l'avoir connu plus tôt , cela m'aurait surement permis d'en
apprendre beaucoup plus sur ce département avant d'aller a sa rencontre .
car je suis sure que nous sommes passés a côté de pas mal de choses que nous aurions bien aimé voir .
mais nous avons prévu d'y revenir un été , donc , je m'inspirerai de vos récits pour nos ballades .
ceci dit , nous avons beaucoup aimé ce département , pas si loin du notre finalement ; mais que nous ne connaissions pas .
je m'en vais , a mon tour , visiter votre blog .
a bientôt sans doute .
amicalement
ps:votre article est poignant , il ne fait pas bon vivre sur les iles en ce moment hélas ....

Commentaire de Blogger Periblog , le 5 février 2010 à 18:17  

Merci Véro, Domi, Vikki pour ces gentils commentaires et toi JJ pour ce compte rendu intéressant en direct de chez toi alors qu'Éole se déchainait au dehors. W

Commentaire de Anonymous JJS , le 5 février 2010 à 20:13  

(N.d.l.r. Voici un petit compte rendu de la part de JJ à Papeete)

Le climat se stabilise, les vents sont devenus des brises. Les dégâts à Tahiti sont très localisés, au nord pour les assauts de la houle mais rien de grave (anecdote : une des bouées balises de l'entrée du port de Papeete a été arrachée, et à l'ouest pour des accélérations classiques des bourrasques à cause du resserrement du relief, il faut bien que le flux passe alors sa vitesse augmente, quelques arbres arrachés, les plus fragiles pliés, comme les bananiers, et des toits envolés. Donc peut de dégâts. Je suis bien à l'ouest mais juste deux-trois kilomètres avant la zone des destructions. Quelques branches cassées et beaucoup de feuilles qui jonchent la propriété, rien sur la maison.

À l'heure actuelle, Oli est sur Tubuai, ils ont eu droit à l'œil du cyclone, une accalmie étrange dans la fureur des éléments, puis retour brutal du vent mais en sens inverse. Nous sommes sans nouvelles d'eux pour l'instant, le téléphone est coupé, on attend qu'ils déploient les téléphones à liaison satellite directe mais il faut que le vent retombe avant de pouvoir le faire.

En conclusion, Oli n'a pas provoqué les dégâts que l'on craignait, et comme d'habitude ce sont les Australes qui ramassent la mise, pays où vont mourir les cyclones.

Commentaire de Blogger Periblog , le 7 février 2010 à 12:48  

Merci JJ pour ce dernier compte rendu sur Oli.

Heureux que cela se soit mieux passé qu'on le supposait. Plus qu'à sortir le râteau et la brouette... W

 

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