Champagne pour Émilie Langlais mercredi 30 septembre 2009

Moi dont les idées se cherchent péniblement dans un maquis inextricable, je mesurais en écoutant Robert Badinter parler dans ma vidéo, le bonheur de cet homme ainsi doté d'un esprit constamment limpide. J'avais, au petit matin, mis mon café à chauffer sur une plaque éteinte et attendu en vain dix bonnes minutes que l'arôme flotte jusqu'à mes narines. Après m'être rendu compte de mon étourderie, je me suis servi une boisson chaude certes, mais qui n'était que de l'eau jaunâtre... j'avais aussi omis le café...

Pour oublier la faillite de mes fonctions cognitives et aussi pour assouvir une envie de glace, je descendais en ville samedi en fin d'après-midi. Je croisais en chemin Alain Pouquet, notable de Périgueux qui m'invitait à venir dans la soirée prendre un verre dans le jardinet du bar à vin Le Cercle, où il célébrait ses 50 ans jusqu'au dimanche soir.

La glace au Café de la Place, avec un peu de chantilly est fameuse... Pendant que j'y suis, je me permets de vous donner un petit conseil. Si vous n'êtes pas satisfait de la grosseur des boules qui vous sont servies, n'hésitez pas à demander au serveur de retourner à la glacière, qu'il vous en serve pour votre argent. Je l'ai fait en cet endroit et ailleurs à plusieurs reprises et croyez-moi, cela en vaut la peine. À trois euros cinquante, voire plus pour deux boules seulement, il est naturel d'être un peu exigeant.

Emilie Mazeau-Langlais est lauréate 2009 du prix SEMA 24

À l'autre bout de la place du Marché au Bois, devant l'atelier d'Émilie Mazeau-Langlais, un essaim de gens s'était rassemblé. Michel Grégoire, qui fut producteur animateur sur France Inter entre les années 1980 et 2000, est venu me tirer de mon journal pour que je prenne intérêt à cette petite fête.

Je m'y suis arrêté une dizaine de minutes alors que je me rendais au Cercle. Emilie, ex-comédienne professionnelle, reconvertie « cartonniste » depuis un an environ, venait de se voir décerner le prix SEMA 24 pour l'excellence de sa conception et fabrication de mobilier utilitaire et décoratif en carton. Maintenant que nous prenons tous le recyclage* au sérieux, cette forme d'artisanat relativement nouvelle est en plein essor... à mon grand étonnement, je dois dire. Ce qui ne fait pas de doute, c'est que les pièces d'Émilie se vendent bien à en juger le nombre de commodes et lampes que l'on a pu voir toute l'année, quitter son atelier. Le jury présidé par Bernard Musset, le sous-préfet de Sarlat, était composé de Christophe Legrand, relieur-doreur qui est installé avec son épouse Nathalie près de là, dans la rue Saint Front, Christian Dupuis, conseiller municipal, Miguel Calado, céramiste et délégué SEMA 24 et quelques autres dont je ne suis pas certain d'avoir bien saisi l'orthographe de leur noms.Alain Bernard photographie Émilie Mazeau Langlais et ses amis sur la place du Marché au Bois
Alain Bernard, notre journaliste local du Sud Ouest, dans une pose en réminiscence de celles qu'il adoptait, je l'imagine, pour esquiver les mangues vertes qui volaient bas lors des guerres coloniales d'Afrique Centrale, où il a longtemps séjourné. Emilie Langlais est la jeune femme portant une chemise bleue claire, qui se tient derrière une bien jolie commode Louis XV faite tout en carton (et non pas Toutankhamon qui lui, est vieux comme Mathusalem et couvert de bandages)
Le punch lors du cocktail donné pour célébrer le prix SEMA que venait de gagner Émilie Mazeau LanglaisMichel Grégoire montre son appareil à Frédéric Perraud
Frédéric Perraud, directeur de l'Office du Tourisme de Périgueux (au milieu sur la photo de droite) regarde avec attention la démonstration du tout récent baladeur de visite audio & visio-guidée de la ville conçu par « Échappée Belle » et auquel Jean-Charles Pouyot, Michel Grégoire (avec le chapeau sur cette photo), Thomas Gibertie et d'autres ont collaboré. Un appareil qui débite, avec la voix de Michel, plein d'histoires captivantes et sur lequel j'ai hâte de mettre les mains pour vous en donner un compte rendu détaillé. J'espère aussi surtout combler mes lacunes en ce qui concerne nos vieux quartiers

Bon anniversaire Alain

Alain Pouquet et amis lors de la célébration des 50 ans d'Alain Pouquet au bar à vin Le Cercle
Alain Pouquet (avec les fleurs à droite) recevait ses amis dans l'arrière-salle du bar à vin Le Cercle pour célébrer avec lui et ses proches l'avènement de cet âge charnière que sont les 50 ans. J'ai goûté un punch fortement dosé et un superbe Saint Estèphe, grand vin robuste du Médoc, contenu dans une énorme bouteille ; sans doute un mathusalem (six litres)
Célébration des 50 ans d'Alain Pouquet au bar à vin Le Cercle

La guerre des pâtes

Miss Déliss problèmes de voisinage avec Nooï
Au retour, je passais devant Nooï et Miss Déliss qui sont en bisbille depuis peu...
J'étais étonné, juste après la rentrée de voir autant de jeunes s'agglutiner à l'entrée du Nooï, un nouveau snack-bar qui a ouvert sur le boulevard Michel de Montaigne, juste à côté de Miss Déliss un sandwich-bar guère plus vieux. J'ai appris samedi que les gérants du Miss Déliss et du Nooï s'étaient assez furieusement épouillés. La raison ? Il semblerait que Miss Déliss ait commencé à vendre des pâtes après s'être rendu compte que ce plat remporte la faveur des adolescents qui viennent jusqu'ici pour déjeuner. Ceci n'a naturellement pas plu au gérant du Nooï dont la surface à l'intérieur est moindre et qui depuis le début, comme le montre sa devanture, fait des pâtes son principal atout.

Déjà des bras auraient été tordu et des propos racistes auraient été proférés envers nos amis d'origine asiatique qui gèrent Miss Déliss. Si cela s'avère prouvé, c'est inacceptable, mais comment toutefois ne pas comprendre la colère du gérant du Nooï (d'origine basque je crois) qui voit son chiffre d'affaire baisser pour une raison bien identifiée ? Hummm... que faire dans ce cas là ? On ne peut légalement empêcher un restaurateur de modifier sa carte, s'il considère que cela va attirer plus de clients, même si c'est au détriment de son concurrent le plus proche. C'est du mauvais voisinage mais que peut-on y faire ? Pour certains, les affaires sont les affaires. Vite, que l'on amène le médiateur avant que cela ne dégénère en bataille rangée !...

*En parlant de recyclage (plus haut), saviez-vous que vous pouvez aller chercher vos sacs jaunes à la mairie même ? Apparemment, peu de citoyens le savent.


À écouter ce soir (c'était jeudi 1er octobre) : Aigzocet au Sans Réserve pour le lancement de son nouvel album « Réanimation » (entrée gratuite, concert à 18h30).

[ Depuis lundi 28 septembre, ça y est, « Réanimation » le nouvel album d'Aigzocet est disponible en téléchargement sur http://www.aigzocet.com et très bientôt sur les principales plateformes légales de téléchargements.

Comme prévu, cette sortie est accompagnée de celle d'un livre mettant en page les textes des chansons et des images réalisées par Nicolas LUX [ mon billet sur Nicolas Lux ]. Infos et commandes sur : http://www.aigzocet.com

Aigzocet, ce chansonneur périgourdin oscillant entre chanson, rap et rock, propose ici un album plus personnel à l'atmosphère plus oppressante. Vous l'avez peut-être croisé ces jours-ci dans les pages de votre journal Sud-Ouest ou sur France 3 Périgords. ]

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Robert Badinter a sa place à Périgueux vendredi 25 septembre 2009





L'esplanade Robert BADINTER
a été inaugurée le 25 septembre 2009
par Michel MOYRAND, maire de Périgueux,
en présence de Robert BADINTER, Garde des Sceaux,
Ministre de la Justice (1981 - 1986),
qui fit voter
l'abolition de la peine de mort en France.
L'esplanade Robert Badinter vient d'être inaugurée par l'ancien Garde des Sceaux lui-même. Je m'y suis rendu sur les coups de 17h, juste avant que Michel Moyrand et Robert Badinter coupent le cordon et révèlent ensemble un objet trop pâlot qui fait office de plaque, sur lequel est apposé le nom de l'homme illustre de 81 ans que la nouvelle mairie a voulu honorer de son vivant.

Il n'y a de victoire durable que celle qui marque un progrès de l'humanité

Robert Badinter, Périgueux

L'esplanade Robert Badinter lors du discours de M. Badinter le 25 septembre 2009
Ce que l'on appelait autrefois (et sans doute pour un bout de temps encore, puisque les mauvaises habitudes sont difficiles à perdre) la place du théâtre, lors du discours de M. Badinter
Robert Badinter à gauche en compagnie de Michel Moyrand maire de Périgueux le 25 septembre 2009
Robert Badinter, homme charismatique s'il en est, qui a défendu des causes aussi diverses que l'abolition de la peine de mort et la dépénalisation de l'homosexualité, ici, en compagnie de Michel Moyrand devant la plaque d'inauguration de l'esplanade Robert Badinter, premier lieu public en France à porter son nom
Les dernières minutes du discours de Robert Badinter, la coupure du cordon et le dévoilement de la plaque en présence de Michel Moyrand et Yves Guéna qui a, lui aussi, sa place à Périgueux. Ceci est un fondu enchaîné constitué de
photos extraites de ma très mauvaise vidéo dont j'ai toutefois conservé le son
Robert Badinter avec Marcel Wieder de la LICRA
Rencontres avec le public et séance d'autographe avec, sur la photo de gauche, Marcel Wieder de la LICRA de Périgueux

Pour l'honneur
Jean-François Cros à Périgueux"Monsieur le Président, mesdames et messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France".

Toute ma vie, je regretterai de ne pas avoir été sur les bancs de l'Assemblée en ce 17 septembre 1981, écoutant Robert Badinter et participant à ce moment fondateur d'une démocratie enfin lavée de ses vieux démons vengeurs.

PendaisonLors d'une discussion très personnelle que j'avais eu avec mon ancien patron, Jacques Blanc, alors député de la Lozère depuis 1973, il m'avait avoué avoir ressenti ce jour là le poids de l'histoire dans les travées du palais Bourbon. " Député UDF et donc opposé au gouvernement de l'époque mais avant tout médecin se battant pour la vie, je ne pouvais accepter de l'ôter. Pour tout cela, j'ai voté en mon âme et conscience l'abolition de ce châtiment" m'avait-il affirmé avec la fierté et aussi la pudeur de celui qui a participé à un instant qui doit compter dans la vie d'une homme politique.

Comment exprimer par des mots ce que que ce châtiment inhumain peut susciter en moi... J'essaye d'imaginer l'angoisse, les pensées, les images qui se bousculent dans la tête de celui qu'on emmène à l'échafaud. Je n'y arrive pas. Peut être est-ce parce que j'aime trop la vie pour admettre qu'on puisse s'autoriser à la prendre sous prétexte de loi ? Ou alors est-ce la totale irréversibilité de la peine, l'absolue impossibilité de concevoir la repentance du coupable qui m'interdisent d'accepter la peine de mort comme condamnation ultime contenue dans notre corpus législatif ?

On aura beau jeu de me renvoyer les tortures de victimes innocentes ou les drames vécus par les proches. Je comprends tout cela avec acuité et sensibilité mais je ne donne pas aux hommes le droit d'enlever la vie. Seuls la nature et Dieu, pour ceux qui y croient, en ont le pouvoir. Je me suis persuadé au fil de mon existence malgré tout, malgré la violence et la bêtise de certains, que seuls le pardon et la pitié pouvaient faire avancer, ne serait-ce qu'un peu, notre monde et notre société.

Le 25 septembre, une place de Périgueux portera le nom de Robert Badinter. Avec la maladresse de la pudeur et du respect, au delà des querelles politiciennes qui n'ont pas lieu d'être ici, je voudrais, en mon âme et conscience, le remercier d'avoir permis à mon pays de sortir de la Loi du Talion et de quitter la compagnie sanglante et mortifère de l'Iran des ayatollahs, de la Chine des exécutions massives ou celle des USA des souffrances sans fin.
J-F Cros

[ billet paru dans Un peu de rien... sur un peu de tout... le blog de Jean-François Cros ]

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Foire Expo Périgueux 2009 dernier jour dimanche 20 septembre 2009

Voici un bandeau que l'on m'a demandé de créer au format Flash voici deux semaine, pour faire paraître sur le site d'Anglo-Info
L'entrée de la Foire Expo à Périgueux en septembre 2009Equipement EVSContrairement à l'an passé où je m'étais occupé du stand d'AngloInfo, cette année je n'ai passé que quelques heures à la Foire Expo de Périgueux. C'était pour accompagner un ami qui venait photographier le stand d'un jeune entrepreneur, dont nous avions fait la connaissance lors d'une rencontre organisée au Kyriad de Trélissac par Club Business 24.

Le temps maussade et les craintes que nous inspirent en ce moment les perspectives économiques auront peut-être réduit l'affluence des visiteurs cette semaine... mais attendons les analyses dans la presse pour voir ce qu'il en aura été vraiment.

EVS se spécialise dans la location de matériel professionnel d'éclairage, de son et de vidéo.
Les locaux d'EVS sont situés au 19, rue Campniac à Périgueux.
Tel : 05 53 07 16 20
Portable : 06 82 72 86 86


Stéphane Lafaye et Gérard
Stéphane et Gérard deux des responsables d'EVS

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Djice peintre symbolique au VIP samedi 19 septembre 2009

Les Choses à la guinguette Barnabé

Un des derniers concerts en plein air cet été auxquels j'ai assisté, avait lieu à la guinguette Barnabé dimanche 13 septembre. Il s'agissait de « La Chose », un groupe de jazz manouche mêlé de reggae et même de hip-hop. Nous étions nombreux sur la terrasse au bord de l'eau à profiter de la douceur de l'air et de la musique entrainante coulant des doigts nerveux des deux guitaristes.
Quelques minutes montrant les deux guitaristes de La Chose à la guinguette Barnabé. Nous dûmes partir au bout d'une petite heure avant que le groupe ne fût au complet
L'automne et l'hiver sont les périodes de l'année où les plasticiens exposent leurs créations. Après le sens de l'ouïe, c'est au sens de la vue d'être titillé. Pour tout vous dire, après l'été que nous venons de vivre à Périgueux, je trouve qu'un peu de tranquillité nous fait du bien...

Djice peintre symbolique au V.I.P. galerie d'art

Poster pour l'exposition de Djice à la gallerie Le V.I.P.La première exposition à laquelle récemment je me suis permis d'assister, était celle d'un certain Djice, un peintre « en herbe » au sourire plaisant arrivé de Montjoi dans le Tarn-et-Garonne. Djice, un nom à consonance exotique, provient en fait des initiales américanisées acquises durant l'adolescence de Jean-Claude, un prénom bien français. Chacun sait qu'en anglais, on prononce le j comme nous nous prononçons le g (et vice versa) avec en plus un d devant : djaie. Faites suivre le djaie avec un c, cie en anglais et vous obtenez djaiecie qu'un accent approximatif aura vite fait de convertir en djice...
Jean-Claude Flottes dit Djice avec son épouse derrière le comptoir de la galerie Le V.I.P. à PérigueuxPeinture de DjiceDjice est neuf dans le monde de la peinture, mais c'est un dessinateur expérimenté qui, depuis qu'il sait tenir un crayon, n'a cessé de griffonner d'étranges formes spontanées sur tous les supports à sa portée. C'est grâce aux suggestions de sa charmante épouse et peut-être aussi pour se préparer à la retraite, qu'il a commencé à transposer quelques unes des formes allégoriques sur des toiles et y a apposé de la couleur.

Cette semaine il expose en vérité pour la première fois. Son fil Sébastien (voir la photo du concert en bas de ce billet), qui est depuis peu dans la région a découvert la galerie d'art Le V.I.P., séduit par ce bel endroit aux excellentes proportions situé rue Lanmary, à deux pas de la rue Limogeanne. S'étant enquit du tarif de location qui lui a semblé tout à fait abordable, il a incité son père à venir y accrocher les toiles que celui-ci classe dans le mouvement symbolique voire surréaliste.
Peinture de DjiceLa semaine s'achève bientôt et Djice décrochera ses œuvres dimanche en milieu d'après-midi. Aussi, je vous invite, si vous vous trouvez dans les parages à instamment lui rendre visite afin de vous rendre compte par vous-même de la qualité de son travail en cours d'évolution.Deux peintures de DjiceDeux peintures de Djice
Le blog de DjiceBéatrice, Stéphanie, Sébastien, Nicolas
Voici une photo du concert donné au V.I.P. jeudi soir par le groupe Paryzyane avec Béatrice au violon, Stéphanie chant/basse, Sébastien guitare/chant (le fils du peintre), Nicolas à la batterie.
Photo © Paryzyane


La galerie l'App'Art à PérigueuxÀ voir aussi : Nathalie Cosson expose à l'App'Art ses compositions à l'encre sur papier marouflé sur toile, du lundi 14 au samedi 26 septembre.
La galerie l'App'Art est ouverte 10 rue Arago tous les après-midis sauf dimanche, de 14 h à 18 h30
Voir Nathalie Cosson pour l'accrochage à l'App'Art
Tel : 05 53 46 61 91


Ronnie Caryl - photo prise sur Photobucket.comÀ écouter aussi : Ronnie Caryl, guitariste et interprète, ami intime de Phil Collins qu'il a accompagné à plusieurs reprises avec sa guitare, se produira au Irish Corner, place Francheville, dimanche 20 septembre à 18h00
Tel : 05 53 35 20 55

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La grande bouffe au Bambou Bar vendredi 11 septembre 2009

Le jour des Franche Musicales dont j'ai parlé voici quelques jours, à l'heure du déjeuner, je rencontrai Pascal Serre revenu de je ne sais quelle lointaine contrée avec une pêche d'enfer et le teint de quelqu'un qui aurait passé plus de temps sur un transat que derrière un bureau... Pascal est toujours le rédacteur en chef du Journal du Périgord un excellent magazine qui vante les mérites de notre belle contrée, dans lequel j'ai publié quatre ou cinq chroniques. Il est aussi le rédacteur en chef du magazine Dire Lot et de Dordogne Performance et pour envelopper le tout, il est depuis peu, membre de l'Institut Montaigne à Paris. Cet institut est un think tank indépendant dont le président est Claude Bébéar, originaire d'Issac en Dordogne et créateur d'Axa. Il s'agit là d'un groupe de 200 décideurs qui se sont donnés pour tâche de faire de la prospective sur les sociétés française, européenne et mondiale... c'est la seule présence du département et une des très rares issues de la région ; le reste de ce groupe de réflexion politique et sociale étant surtout composé d'intellectuels et de personnes très influentes résidant dans la capitale.William Lesourd, Alain Bernard, notre joueur d'orgue de barbarie, Henri-Pierre Millescamps, Pascal Serre
De gauche à droite : moi-même, Alain Bernard, notre joueur d'orgue de barbarie (debout), Henri-Pierre Millescamps, Pascal Serre
Pascal m'a rencontré avec son grand ami Henri-Pierre Millescamps, un garçon adorable, moins timide qu'il ne paraît et connu pour sa passion débordante pour les livres rares et la gastronomie. J'avais rencontré Henri-Pierre lors du Salon International du Livre Gourmand de Périgueux, un évènement dont il fut, voici quelques années, le principal initiateur. Libraire-expert, il préside aux destinées de la librairie Millescamps, organise des ventes aux enchères publiques et travaille en partenariat avec les « Gourmand Awards » à Londres, Francfort, Pékin et ailleurs. Récemment, avec des amis, il a participé au développement de « Gastronomia Activa », un complexe gastronomique situé dans un charmant quartier de Barcelonne en Catalogne.

Après que tous trois eûmes passé commande au patron du Bambou Bar, Alain Bernard qui déteste déjeuner seul, s'est fait une petite place à nos côtés. Qui à Périgueux, ne connaît pas Alain Bernard ? Ce journaliste, tout de noir vêtu, coiffé d'un canotier et arborant des cravates imprimées de formes joyeuses agrémentées d'un peu de sauce à l'échalote ou de mayonnaise selon le plat du jour ?... Auteur de nombreux ouvrages gastronomiques, il a reçu en 2008 les Palmes Académiques des mains de Xavier Darcos, alors ministre de l'éducation et ancien maire de Périgueux. Je me demande si M. Darcos a eu droit aux bonbons... c'est effectivement en distribuant des friandises aux gamins comme aux grandes personnes qui se trouve sur son passage, qu'Alain se fait remarquer ; mais il se fait remarquer plus encore par ses articles incisifs et souvent drôles qui paraissent dans la section Dordogne du journal Sud Ouest. Il est un people de Périgueux par excellence.

C'était bon de faire mieux connaissance avec Henri-Pierre et Alain par un aussi beau jour de septembre et de passer quatre heures trente passionnantes avec Pascal Serre mon hôte, un journaliste distingué à qui je voue un grand respect.Concours de pâté en septembre 2009 sur la place Saint-Louis
Ce même midi, le concours de pâté de Périgueux avait lieu sur la place Saint-Louis

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Les Franche Musicales 2009 jeudi 10 septembre 2009

J'ai fait une rencontre d'importance jeudi dernier en la personne de Jean-François Cros, propriétaire du Irish Corner, un bar à thème irlandais situé près du Cap Cinéma.

Fabienne Cros-Crosetta et Jean-François Cros
Fabienne Cros-Crosetta et Jean-François Cros. Photo © John Francis N'Tamé
Jean-François est un quadragénaire qui après des études à l'E.F.A.P. à Paris a dispensé ses connaissances en matière de communication dans les conseils régionaux ou généraux du Languedoc-Roussillon, du Gers et de la Saône-et-Loire. En 2005 il glissait son bloc-note dans un tiroir et ouvrait l'Irish Corner sur la place Francheville. Il s'est depuis peu, investi dans l'animation de son quartier et on a pu le voir samedi dernier avec le propriétaire du Zanzibar et celui du B34, donner le coup d'envoi aux « Franche Musicales » ; une toute nouvelle fête qui a pour but de mieux faire connaître la place Francheville aux habitants de Périgueux et aux visiteurs, encore nombreux à sillonner nos rues en cette arrière-saison que la météo nous annonce exceptionnellement belle.

La bannière pour les France Musicales de Périgueux 2009Les Franche Musicales sur la place FranchevilleJe me suis rendu sur la place aux abat-jours démesurés simplement pour m'imprégner de l'atmosphère qui y régnait. C'était en fin d'après-midi et déjà une jolie foule était rassemblée sur les quelques centaines de mètres carré de sol en dur que compte la place. Une démonstration de la « Capoeira Senzala Do Périgord » était en cours et nombreux étaient les spectateurs non initiés aux arts martiaux réunis autour du « jeu » qui se demandaient s'il s'agissait là d'une nouvelle forme de samba. La capoeira est en fait un art martial qui a pour origines les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil. Elle s'accompagne d'une ronde (La roda) que forment les capoeiristes lors des confrontations qui sont appelées « jeux ». Tout cela se fait au rythme du berimbau, un arc tendu par une corde de métal terminé par un résonateur placé près du ventre du percussionniste.
Lors des Franche Musicales de 2009 sur la place Francheville, la Band'a-nous part en tournée dans la vieille ville. On la voit quitter la place Francheville et sur la place du Marché au Bois où je déguste une délicieuse glace servie d'un geste rythmé par Yannick
Démonstration de capoeira en 2008 sur la place Francheville à Périgueux.
Démonstration de capoeira sur la place Francheville en 2008 - on peut voir une partie de la roda et le berimbau qui rythme le tout
La Capoeira Senzala Do Périgord sur la place Francheville à PérigueuxFranck Billaud (photographié en 2008) surnommé Sting, est un des animateurs principaux de la Capoeira à Périgueux
Franck Billaud, l'animateur principal de la Capoeira Senzala Do Périgord que j'ai photographié en 2008. On le surnomme Sting (du nom de l'ancien chanteur et bassiste du groupe « The Police ») et mon petit montage vous montre pourquoi (le vrai Sting, grand défenseur de la forêt vierge amazonienne, est à droite)...

Je ne me suis pas attardé sur les lieux, pensant sincèrement revenir à la nuit tombée ; ce que je n'ai naturellement pas fait... Alors, je laisse le soin à Jean-François d'analyser ici les premières Franche Musicales.

Franchement bien...
Jean-François Cros à PérigueuxLes décibels mélodieux et familiaux des premières Franche Musicales viennent à peine de s'éteindre qu'arrive déjà l'heure du bilan, un mot un peu trop dur qui ne caractérise en rien le succès populaire de la manifestation. Car avant toute chose, il faudra retenir ici l'ambiance festive et bon enfant ainsi que le grand nombre de spectateurs qui ont apprécié cette première édition.

Hommage en soit rendu à l'initiateur du projet, Jean-Pierre Pouamon, incontournable animateur du ZanziBar qui a trouvé les mots pour nous entraîner, les patrons des trois bars de la place, dans cette idée un peu folle d'offrir aux périgourdins un fête de rentrée gratuite et ouverte à tous. École de salsa, orchestres rock ou zouk, senteurs de cuisine créole, de barbecue, une météo clémente et les Franche Musicales ont pu débuter sous les meilleures auspices.

Un de mes anciens patrons avait coutume de dire que "quand le bébé est mignon, tout le monde en réclame la paternité"... Les mines réjouies de tous, samedi, ont confirmé qu'il est adorable... Ce n'est pas un problème alors pour l'adopter ! Nous sommes prêts pour la prochaine édition à élargir le cercle familial des partenaires et organisateurs pour en faire l'événement de la rentrée à Périgueux comme ce fut la tradition durant des décennies. Déjà des candidatures ce font jour et nos édiles ont apprécié l'ambiance détendue et sympathique qui a régné toute la soirée.

Il fallait juste oser prendre le risque financier et organisationnel d'un premier opus. C'est fait et bien fait. Les deuxièmes Franche Musicales seront certainement un peu plus longues et encore plus denses mais toujours gratuites, accessibles à tous les publics et aux associations culturelles locales afin d'aider à leur promotion. Franchement simple mais toujours franchement bien...

[ billet paru dans Un peu de rien... sur un peu de tout... le blog de Jean-François Cros ]La place Francheville en 2008. Photo © Dominique Louis spécialiste en photographie aérienne
La place Francheville à Périgueux. Photo Dominique Louis spécialiste en photographie aérienne écologique et économique [ voir louis.balloide-photo.com ]

Suite à un billet pas trop tendre que j'avais écrit sur l'Irish Corner ou peut-être simplement parce que le bloc-note frappait aux parois du tiroir avec insistance, Jean-François Cros a commencé à rédiger un blog intitulé « Un peu de rien... sur un peu de tout... ». Je vous invite à aller le découvrir si ce n'est pas déjà fait, car ses billets sont écrits avec vraiment beaucoup de talent et de pertinence
[ voir le blog de Jean-François Cros ]

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Ville de Trelissac le site officiel mercredi 2 septembre 2009

Une trentaine de mètres seulement, c'est tout ce qui me sépare de Périgueux. Contrairement à ce que l'on pense, je vis à Trélissac...

Logo de la ville de TrélissacHier à 18h30, la mairie de Trélissac a inauguré le tout nouveau site de la ville. Jusqu'alors les informations locales étaient relayées sur internet par Cédric de Boni grâce à son blog : « Trélissac Info »

[1] Mohamed TADJ, Daniel SAINT-ANDRE, Véronique BOUNET, Francis COLBAC, [2] Cédric de Boni (cerclé) parmi les autres participants lors de la Truffe de Périgueux le 14 juillet 2009
[1] Mohamed TADJ, Daniel SAINT-ANDRE, Véronique BOUNET, Francis COLBAC, [2] Cédric de Boni (cerclé) parmi les autres participants lors de la Truffe de Périgueux le 14 juillet 2009
Arborant un logo un peu vieillot, le site de Trélissac est complet et contient toutes les informations que l'on peut espérer trouver concernant la commune, ainsi qu'une pléthore de liens utiles vers d'autres sites plus ou moins officiels. Malheureusement, je n'ai pas trouvé le lien vers « Trélissac Info »... ceci me semble diablement injuste si on considère l'objectivité (relative, il est vrai) avec laquelle Cédric a rapporté et rapporte toujours ce qui se passe dans une commune qu'il semble aimer tout autant que j'aime Périgueux.

Le site a été conçu avec un modèle Joomla. Joomla est un système de gestion de contenu gratuit (CMS en anglais) qui contrairement à d'autres systèmes de gestion gratuits comme Wordpress ou Drupal, met l'emphase sur l'aspect visuel des pages. Personnellement je préfère les deux autres qui sont plus flexibles et tendent à donner de meilleurs résultats dans les moteurs de recherche. Les fonctionnalités tape à l'œil y sont un peu plus difficiles à mettre en œuvre, c'est tout. Je me demande si la mairie a lancé un appel d'offres pour la création du site. Je n'en ai pas entendu parler en tout cas... le site web a été conçu par Taranis Studio Informatique à Périgueux et sera maintenu par Mohamed Tadj dit "Momo". Notez qu'une de mes photos apparait sur ce site officiel... il s'agit de celle illustrant les nouveaux horaires de la médiathèque [ voir le billet que j'avais écrit au sujet de la nouvelle médiathèque ].

Afin de différencier son blog du site officiel de Trélissac, je présume que les commentaires de Cédric vont se faire plus affutés qu'ils ne le sont déjà... en tout cas « Trélissac Info » restera sans doute un de mes blogs locaux préférés.

Bonne chance au site officiel de la commune de Trélissac et longue vie au blog indépendant de Cédric de Boni !

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Une selection de mes derniers billets