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French Week, France's first English-language weekly is due out on the last Friday of July. French Week is for all those who still love the feel of a real newspaper.

Miranda Neame and her team of bilingual writers around France will be delving into the mysteries of the French exception, its politics, administration, culture and lifestyle. Click now for a free first issue while stocks last. We'll send you a later issue if they have run out.

Bannières publiées sur AngloINFO Dordogne.

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La saison des dédicaces à Périgueux samedi 28 mars 2009

L'Etal de Dame Tartine

L'Etal de Dame Tartine - recettes périgordinesMaryse Ruher-Lavaure a enfin publié son recueil de recettes. Elle avait exprimé le souhait de l'écrire en juin 2007, lorsque j'avais parlé d'elle pour la première fois sur Périblog [ voir le billet ici ].

Mieux connue sous le nom de « Dame Tartine », Maryse dont on trouvait l'étal autrefois sur les marchés des environs, a rassemblé des dizaines de recettes de pâtisseries oubliées de tous sauf des grand-mères périgordines les plus lucides. Cela faisait des mois, voire des années qu'elle en parlait et puis le livre est sorti des presses en novembre 2008, juste à temps pour le « Salon International du Livre Gourmand » [ voir le billet ici ]. Aujourd'hui elle est venue chez Marbot au 21 cours Montaigne pour dédicacer son ouvrage (12€). Je pense que vous pourrez aussi vous le procurer ailleurs à Périgueux, comme à La Mandragore, à La Maison de la Presse ou encore aux Livres et Nous.

Je reviendrai un jour ou l'autre sur le parcours de Maryse lorsqu'elle aura un peu de temps à me consacrer. Elle réside en ce moment bien plus près d'Angoulème que de Périgueux et le voyage lui est pénible.Dame Tartine dédicaçait son livre chez Marbot
L'Étal de la Dame Tartine
Siret : 399.164.128.00023
Patisserie périgordines / recettes traditionnelles fabrication artisanale
24340 La Rochebeaucourt
Tel. 06 83 95 47 25



Hervé Couasnon, le Poète Escaladeur


Hervé Couasnon sur son PéribusCe samedi matin je rencontrais mon bon copain Hervé Couasnon, célèbre « poète escaladeur » [ voir le billet ici ], au volant de son Péribus. Il m'a confié avec son enthousiasme communicateur qu'il allait lui aussi dédicacer à Périgueux, Sarlat, Bergerac etc. un livre le concernant.

Je vous tiendrai au courant quand j'aurai des informations plus précises de la part de Maurice Melliet qui s'est occupé de la rédaction et de la mise en pages du livre.



Promenade autour du pâté de maisons


Dimanche dernier, une gentille commentatrice disait que de lire Périblog ce matin là, lui avait donné envie d'aller se promener sur les bords de la rivière plutôt que de faire sa compta (l'Isle ? la Dordogne ? La Vézère ?). Le temps était magnifique et cela m'a donné envie de batifoler aussi, mais un peu plus tard dans la journée. Voici deux ou trois photos que j'ai prises sur le parcours.Cyclistes sur les bords de l'Isle
église de Trelissac en DordogneParti du haut de l'avenue Georges Pompidou, j'ai traversé le pont des Barris juste après la cathédrale Saint-Front, puis j'ai marché tout le long de l'Isle au long de l'eau, jusqu'au bourg manucuré de Trelissac. Une petite trotte... au lieu de faire demi-tour, j'ai décidé de remonter vers Champcevinel. Je n'avais dans le ventre qu'un pain au chocolat et un grand crème depuis la veille au soir... mais le soleil et l'air frais m'avait donné la pêche et aucune envie de boire ou de manger ne me torturait. Je me suis un peu perdu en suivant le chemin balisé... le gars qui se perdrait dans son propre couloir... ceci m'a fait faire un bon kilomètre dans le mauvais sens que j'ai dû faire de nouveau dans le sens inverse pour retrouver mes marques. Bref, je ne vais pas vous ennuyer avec mes bêtises et il suffit pour conclure, de dire que la marche a duré un peu moins de trois heures trente. Là, j'avais faim !

Bon dimanche, avec un temps un peu frais mais qui s'annonce plutôt ensoleillé. J'espère que vous avez avancé votre réveil d'une heure, car aujourd'hui on passe à l'heure d'été (youpi !), W
Promenade Trelissac vers Champcevinel

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Commentaire de Anonymous josie , le 29 mars 2009 10:02  

Ben, nous aurions pu nous rencontrer ! J'emprunte souvent la semaine et parfois le dimanche l'allée verte et, hier encore ! Je prends la passerelle vers Trélissac ou de l'autre côté jusqu'à Couloumiex selon mes humeurs !La seule chose qui m'agace un peu c'est qu'il faut sans cesse " essayer d'éviter " les cyclistes, les rollers et même les merdes de chiens -:))))
Bon dimanche William !

Commentaire de Anonymous TTNE , le 30 mars 2009 20:31  

Salut à toi, grand procrastineur !!!
Je viens de parcourir ton blog et je ne vois mention nulle part du don de sang de samedi matin au NTP.
Alors quoi ?!!!
Tu préfères parler du beau temps alors qu'une bonne pub pour ce geste simple aurait peut-être amené plus de personnes à donner.
Biz à +.
TTNE
_________Merci pour le com_________
C'est effectivement quelque chose dont j'aurais sans doute fait mention si on m'en avait parlé... j'aurais peut-être même donné mon sang, à supposer qu'on en veuille bien.

Si tu es remise de ton don du sang peut-être pourrais-tu venir jouer au badminton avec moi... Fais signe si ça tu t'en sens l'énergie. W

Ce trop plein d'énergie

Cela faisait des mois que je n'avais pas mis les pieds dans un gymnase, puis en l'espace de deux jours jours, j'en ai visité deux : celui de la Filature de l'Isle et enfin vendredi soir, celui du collège Jean Moulin à Coulounieix-Chamier.

Boxe Féminine

Orianne et Philippe Wartelle son entraîneurÀ la Filature j'ai rencontré un petit groupe de jeunes boxeuses qu'entraînent Patrick Lebon et Philippe Wartelle. Parmi les boxeuses se trouvait Orianne Charrier (sur la photo avec Philippe Wartelle) pour qui j'ai une pensée toute particulière aujourd'hui. Philippe l'a accompagnée dans le Loir-et-Cher car elle s'est qualifiée pour les phases finales du championnat de France de boxe amateur féminin qui a lieu cet après-midi à Salbris. Si elle remporte la demie-finale cadette, elle combattra pour la finale demain dimanche. Si par malchance elle perd, Orianne essaiera d'obtenir la troisième place.

[ Note : Je comptais faire un billet sur ma visite chez les boxeurs féminins durant leur entraînement à la Filature de l'Isle (quelques photos dont une jolie photo du groupe), mais je vois que cela m'est sorti de l'esprit. Peut-être un jour... ]


Badminton

Quand à moi, débordant d'énergie, j'ai enfin commencé un sport qu'il me tenait à cœur de reprendre depuis bien longtemps. Le badminton. Ne riez pas... quiconque a joué au badminton dans un gymnase avec un filet sait que cela n'a rien à voir avec celui que l'on joue sur les plages ou au cours d'un pique-nique. Au moins là, le volant ne vous retourne pas dans la figure à la moindre bourrasque de vent contraire.

C'est un sport où il faut se bouger et bouger vite. Il vous rend alerte, fait travailler tous les muscles du corps, accroît votre résistance à l'effort et remonte les fesses comme dit mon ami Domi qui m'accompagnait hier soir (et qui s'est fait un mauvais claquage au talon à la fin de notre session d'une heure trente...)

Au dernières nouvelles Domi a un déchirement musculaire, ce qui pourrait l'immobiliser pendant environ trois semaines. Mince alors ! Je lui souhaite un prompt rétablissement.

Quelqu'un parmi vous serait-il disposé à essayer ce sport et à m'y emmener par la même occasion le mardi et/ou vendredi soir pendant deux ou trois semaines ? Contactez-moi ici si cela vous intéresse.

William Lesourd au badminton à Coulounieix-ChamierLes règles sont simples et semblables à celles du tennis si vous y avez déjà joué. Alors qu'au tennis je préférerais sans doute jouer contre un seul adversaire, au badminton j'ai une certaine attirance pour le jeu en double/double-mixte. Je suis attiré par la connivence qui se forme entre les deux équipiers jouant sur la même moitié du terrain. Après un faux-départ voici quelques semaines, c'est avec grand bonheur que je m'y suis enfin mis. D'ailleurs cela ne se voit-il pas, sur cette photo prise hier soir au gymnase Jean Moulin, à mon sourire niais ?


Il est 4h30 du matin, j'entends la pluie tomber. Il y a quelque chose de reposant à l'écouter faire flip flap sur le rebord de ma fenêtre. Nous devrions voir une très nette amélioration du temps dès mardi. Bon week-end à toutes et à tous, W

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Commentaire de OpenID pastek , le 2 avril 2009 07:44  

Un bonjour à Philippe Wartelle, membre de l'équipe olympique à Barcelone en 1992, qui semble avoir la faculté de transmettre la passion du noble art.

St Patrick's Day au Irish Corner de Périgueux lundi 23 mars 2009

L'Irish Corner, mardi 17 mars, était en fête. Ce pub irlandais, qui n'a vraiment pour représenter les deux Irlandes que quelques artifices et autres shamrocks placardés ici et là sur les murs ou posés sur les étagères, exhale peu de l'âme profonde du Comté de Galway ou celui de Monaghan.
[ Notez : passez votre pointeur sur les mots soulignés pour faire apparaître des informations les concernants ]
ShamrockPour y entrer il faut traverser la terrasse où des gens « in their prime » fument comme si leur vie en dépendait (alors que c'est tout le contraire)... Je n'y mets que très rarement les pieds ne supportant qu'avec peine la musique assourdissante qui empêche la claire propagation des mots. Seules les plus éclatantes de mes onomatopées arrivent à se faire entendre. C'est un lieu où la profondeur de langage n'a pas lieu d'être. On vient ici pour se montrer, jauger et draguer, pas pour échanger des confidences entre amis comme j'aime le faire ; ou alors cet échange se fait sans finesse et vous pourriez dans ce cas être amenés plus tard à regretter de les avoir faites. Bref pas mon jardin d'éden. Mais il en faut pour tous les goûts.

C. est une fille des plus sérieuses et si elle m'a convié à la joindre en ce lieu avec son amie, dont le nom composé m'échappe à moitié, c'est parce que l'Irish Corner célébrait ce soir-là le saint patron de l'Irlande et qu'un orchestre (le Devil's Dream) s'y produisait...

J'espérais, en arrivant sur la place Francheville, mettre en avant mes connaissances d'anglais.
Fat chance ! D'anglais je n'ai discerné que les paroles de la chanteuse du groupe qui jouait à une dizaine de pas de nous. Un bon groupe d'ailleurs que j'aurais sans doute eu le plaisir d'écouter si tout dans cet endroit, des verres aux chandeliers ne semblaient pas amplifier les sons jusqu'aux limites du supportable. Malheureusement, la plupart des cafés à thème se sentent le plus souvent obligés de multiplier les décibels pour communiquer une sensation d'énergie et attirer l'insouciante jeunesse... cette jeunesse qui évidemment, comme prise au piège dans ces endroits dans le vent, dépensera sans regarder, son maigre pécule.

Je comprends que l'orchestre ait été bruyant, mais la platine prenait le relais avec autant de force, sitôt que le groupe allait en pause ; si bien que nos pauvres tympans et nos cordes vocales distendues ne bénéficiaient d'aucun répit.

Vous l'aurez compris, j'ai l'Irish Corner dans le nez... cela remonte au premier mois après son inauguration. J'avais consommé 25 cl de Guinness pour guère moins de 6€... J'étais arrivé depuis peu d'Angleterre où une pint (56,5cl) valait environ £2.20 ou 2.7€ à peu près aux taux d'alors. Je m'étais senti lésé et j'éprouve encore aujourd'hui un ressentiment tenace envers ce genre de débit de boisson et plus particulièrement celui-ci. « We are in Périgueux for fuck sake, not on the bleeding place of the Opéra! », pensais-je. En ce temps-là, les pensées me venaient encore souvent dans la langue de Samuel Beckett (quand il ne parlait pas la nôtre)...

Il est juste de préciser que les prix ont bien baissé depuis. Un verre de 25cl de Leffe Brune ou Blonde coûte 3.30€ si je me souviens bien. Je n'ai pas osé commander la Guinness ; je n'ai pas vu le prix et ce n'était pas moi qui payais.

Le Star Inn, un autre pub irlandais situé derrière le musée du Périgord, le long de la rue Saint Front est bien plus calme et réservé. J'y ai eu en deux ou trois occasions des conversations tranquilles et stimulantes. Seulement, il n'y avait rien d'affiché sur la porte du pub et rien sur le site web indiquant que Bev et Mike les propriétaires, prévoyaient une quelconque célébration le soir du 17 mars. Il semblait que seul l'Irish Corner avait prévu de célébrer la St Patrick avec une certaine pompe. Des chapeaux de leprechaun étaient distribués aux clients et les serveurs eux-mêmes les portaient ainsi que des t-shirts noirs arborant la marque Guinness. Ce soir-là aucune tour n'était tombée, mais nous étions tous Irlandais...

Amusant, n'est-ce pas, de voir combien les Français trouvent du plaisir à célébrer des dates et des traditions qui ne sont pas les leurs. Peut-être n'est-ce pas une si mauvaise chose... bien que j'aie le sentiment que de le faire sans la présence de membres des communautés auxquelles appartiennent ces traditions, risque de nous faire perdre nos repères et notre propre identité. Bref, célébrons la Saint Patrick's Day, pourquoi pas, mais faisons-le de préférence avec des Irlandais expatriés qui en comprennent le sens et en ont l'âme ancrée dans leurs entrailles. « Food for thought ».



Un peu de rien sur un peu de toutVisitez un peu de rien... sur un peu de tout... le blog de Jean-François Cros patron du Irish Corner à Périgueux

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Commentaire de Anonymous Karine , le 24 mars 2009 12:34  

merci pour l'info, voilà un endroit où je n'irai pas ! Vive les vrais pubs, bistrots et autres lieux d'échange, où l'on peut se parler et s'entendre !

Commentaire de Blogger jfcros , le 24 mars 2009 23:18  

Bonjour... Je suis juste le patron de l'Irish Corner... Je comprends la critique même si pour le cas d'espèce, jamais vous n'avez eu la démarche de me parler de votre problème "d'audition"... Croyez que votre avis m'importe mais je dois avouer être un démocrate et me ranger derrière la majorité, celle qui souhaite avoir un peu de "son". Si vous étiez vraiment objectif dans votre critique très très exagérée, vous diriez que ce son qui vous gène n'est dans l'établissement que deux jours par semaine, le vendredi et le samedi juste de 22.30 à 1 heure du matin ! Pour le son de l'orchestre, sachez que ce son les musiciens qui choisissent le volume en fonction de leur musique. Vous devriez dire aussi que rares sont les établissements comme l'Irish qui diffuse autant de concerts live et gratuit, permettant à de nombreux musiciens de vivre de leur passion.
Enfin, il ne faut pas mentir au sujet de la Guinness, elle n'a jamais été à 6 euros les 25cl mais 6 euros la pinte de 50cl. Et que si elle est si chère en France, c'est que nos amis irlandais en font la bière la plus chère a acheter pour nous...
Revisitez de temps en temps Temple Street à Dublin et vous y redécouvrirez des pubs plus chers et plus bruyants que l'Irish. Quand on veut tuer son chien, on l'accuse d'avoir la rage...

Commentaire de Anonymous Josie , le 25 mars 2009 14:39  

Bonjour William ! je viens de lire ton article sur cette soirée à l'Irish Corner, mais vois-tu et, si je puis me permettre, je trouve relativement sympa ces soirées contrairement à toi . Les gens la choisissent pour faire la fête , s'amuser , vivre les instants et la musique proposés ! Par contre pour avoir une soirée calme pour confidences, un salon de thé est plutôt conseillé ou un bar aux lumières tamisées! -:))
Lorsque mon fils était encore étudiant à l'université, il y organisait des soirées étudiants et ils étaient très bien accueillis. En fait ce que je veux dire " mon opinion sur le sujet " pour des moments tranquilles, il ne faut pas choisir un endroit où règne, rigolades et " festivités d'un soir " ! Tu as le droit de ne pas aimer ceci étant dit et c'est ton point de vue!
Amicalement !

Commentaire de Anonymous Janus SC , le 26 mars 2009 13:56  

Il est clair que je n'y mettrais pas les pieds. Et vous avez entierement raison concernant la facheuse habitude d'oublier nos fêtes et se rappeler celles des autres. Comme si on en avait une forme de honte... Dommage.

Commentaire de Blogger jfcros , le 27 mars 2009 17:15  

Il est amusant de voir la propension de certains à critiquer sans savoir... Je m'adresse à Janus (le gardien de la Porte...) Où est la facheuse habitude d'oublier nos fêtes quand notre agenda comprend "religieusement" la Fête de la Musique, le Carnaval, le 14 juillet, le 1er de l'An... ? On pourrait même citer Halloween qui est une très ancienne fête celte et gauloise dont la tradition plonge encore dans l'Antiquité de notre pays (cf la Fête des Sorcières de Prats de Mollo)... Sachez juste que nous manquons même de dates à fêter et que toutes les excuses "commerciales" ou non sont bonnes pour nous amuser. Le Nouvel An chinois, le 4 juillet, Saint Nicolas et bien d'autres sont à notre calendrier, juste parce que nous respectons toutes les communautés et qu'il est bien mieux de s'amuser que de se faire la guerre !

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 28 mars 2009 11:02  

Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur....


Il est de notre liberté d’écrire ce que nous ressentons sur nos blogs. D’autant plus que les lecteurs y ont ( enfin je le crois et l’espère) le droit de réponse !

Il est vrai que la musique est souvent beaucoup trop forte ( le bruit et la vulgarité sont bien pratiques quand on n’a pas de talent ou d’arguments !).

Je n’ai jamais apprécié les fêtes « fabriquées ou importées ». Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet. La musique qui marche au pas, ça ne regarde pas ! ( merci Brassens !)

Commentaire de Blogger Periblog , le 28 mars 2009 23:15  

Pris par le temps je n'ai pas encore pu répondre à certains des commentaires. Je le ferai prochainement.

En tout cas, merci à toutes et à tous pour vos contributions. W

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 31 mars 2009 13:43  

Les serveurs ne sont pas toujours aimable (c'est pas un métier facile non plus) la musique est souvent très forte en soirée...
Pour donner mon avis, c'est un bar pour "faire" la fête et pour les jeunes...il y a d'autres lieu bien plus intimistes.
Pour le propriétaire c'est simplement du marketing... amuser les autres c'est un métier et ils sont là pour faire de l'argent ! Soyons claire ! On a pas encore vu un patron de Bar faire du mécénat...ni de la culture..
A votre santé.

Commentaire de Anonymous Janus SC , le 31 mars 2009 14:05  

Oui, gardien de la porte comme tu dis, mais aussi celui qui regarde le passe et le futur... Juste le détail qui tue.
Mon cher JFCROSS, juste pour ton souvenir, avant qu'on importe, je dis bien importe halloween des US, elle n'était plus fêtée chez nous. Aux oubliettes la fête gauloise ! Et Papa Noel ? Memoire courte, dis donc ! Ca ne ressemble pas trop aux couleurs de Coca Cola tout cela ?
Mais chacun ses fêtes ! Que nous allons nous amuser en compagnie de nos cousins irlandais, pourquoi pas ? Mais respectons les notres.

Inauguration de la galerie App'Art Périgueux

Après plusieurs mois de préparation, l'App'Art, galerie d'art contemporain ouvre finalement ses portes dans son nouveau local ce lundi.

Le vernissage ce soir lancera une exposition collective à laquelle prendront part Daniel Faure, Evelyne Gautron-Jaffrain, Michel Brand, Luc Defontaine, et Serreirof dont j'ai parlé auparavant dans Périblog

[ voir ici mes billets concernant l'App'Art, Daniel Faure membre fondateur de la galerie, Serreirof etc. ]


Il n'est pas très facile de se rendre à la galerie si on n'y est jamais allé, aussi je joins une carte interactive ci-dessous pour vous permettre de la localiser.
Carte Blanche à Daniel Faure - inauguration de l'App'Art

Carte Blanche à Daniel Faure


L’installation de la galerie l’App'Art et de l’atelier de Daniel Faure au 10 rue Arago demandait un évènement particulier , d’où cette idée de l’association de donner carte blanche à Daniel Faure. Il proposa d’exposer avec quatre autres plasticiens : Evelyne Gautron-Jaffrain, Michel Brand, Luc Defontaine, Serreirof . Tous ces artistes ont en commun la volonté de tracer un parcours artistique original et personnel.

 

Ce qui les rapproche n’est donc pas une identification commune à un courant artistique passé ou actuel mais au contraire l’affirmation de la singularité de chacun ; affirmation sans concession dans sa particularité et son authenticité. C’est en cela qu’ils sont réellement contemporains.
Merci donc à eux cinq d’avoir accepté d’exposer ensemble pour inaugurer ce nouvel espace.


LE VERNISSAGE AURA LIEU LE LUNDI 23 MARS À 18 H



Cliquez les icones [+] ou [-] sur le plan pour zoomer, ou déplacez le plan en glissant avec votre souris.
Agrandir le plan sur Google Map



Photos en cours de préparation...

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Ces mots stupides samedi 21 mars 2009

Beaucoup de nostalgie pour les plus de 40 ans, un peu d'insolite et de drôle aussi... mais pour commencer, de la tendresse avec Sacha Distel et Lara Fabian et quelques autres : ces mots stupides
[...] Nous irons prendre un dernier verre, quand même,
C'est là que je gâcherai tout...
En te disant ces mots stupides : « Je t'aime ! »
Et dans tes yeux je lirai
Que j'ai trahi notre amitié...
[...]



[ Notez : si votre connexion le permet, choisissez la qualité haute en vous assurant que le petit symbole HQ sur fond noir en bas de la vidéo est jaune. S'il ne l'est pas, cliquez une fois dessus ]

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Commentaire de Anonymous Agnès , le 22 mars 2009 14:05  

Non ! Non et non ! Ca ne va pas du tout. J'ai découvert Periblog il y a peu et le temps a fait que je regarde Périgueux avec des yeux plus doux, presque attendris. J'en ai oublié que je l'ai détesté... Maintenant j'attends avec impatience les dernières nouvelles de la capitale. Mais en ce dimanche matin, je fais tranquillement ma compta que j'ignore dédaigneusement depuis quelques temps avec l'espoir, à chaque fois, d'être "dérangée". 7 heures un dimanche matin, les "risques" sont quasi nuls., et... Quoi un message ? Périblog ? Et hop ! Adieu la compta... Et ce message qui me parle ô combien... Je sauvegarde la compta et vais faire un tour au bord de l'eau....
Merci William.

Commentaire de Anonymous M.C. , le 22 mars 2009 19:58  

Que de beaux souvenirs, et Jean Ferrat, un poète qui était autrefois aussi bon que Brassens ou Aznavour en leur temps. Engagé, oui (Le Luron s'en moque un peu), mais que c'est poignant... Merci

Commentaire de Blogger Periblog , le 23 mars 2009 10:03  

Merci pour le com Agnès. Comme vous l'avez peut-être remarqué, j'ai ficelé les deux commentaires que vous m'aviez envoyé pour n'en faire qu'un. Je n'ai pas modéré le premier plus tôt car je ne l'ai vu qu'à midi.

Ce que vous dites me touche beaucoup. C'est un billet pas très bien conçu, hors sujet (rien à voir avec Périgueux), avec des vidéos de basse qualité etc mais j'espère qu'il aura plu au visiteurs, surtout à ceux de mon âge.

J'espère que vous êtes venue à bout de votre compta. Cela m'intrigue un peu car vous ne faites aucune allusion à votre métier.

Merci aussi M.C. Heureux que cela vous ai distrait aussi.
W

Perigueux journee Coeur Pieton

Samedi commence la nouvelle expérience de la mairie qui consiste cette première fois à fermer trois rues du centre ville, dont la rue Taillefer, à la circulation.

Ce sera une très bonne initiative si les automobilistes trouvent suffisamment de places où se garer... nous verrons samedi donc si l'ouverture partielle de l'esplanade du théâtre au stationnement suffira. Tous les parkings du centre ville seront gratuits. Les automobilistes à mon avis vont devoir se faire à ce genre de journées et réapprendre à marcher jusqu'aux boutiques... c'est bon pour la ligne.

Certains d'entre-nous penserons obligatoirement et avec regret à l'abandon dernier du projet du Bas Saint-Front qui incluait notamment la construction d'un parking sur plusieurs niveaux. Quelque chose dont le quartier et la ville auraient bien profité... mais ne gâchons pas la fête avec notre frustration pour le moment.

Venez nombreux, car beaucoup d'activités ont été prévues pour les petits comme pour les grands. J'essaierais bien les trottinettes électriques pour ma part...

Martine Balout, animatrice de l'Achitecture et du Patrimoine, et qui était encore voici peu la directrice de l'Office du Tourisme de Périgueux, est pour une grande part responsable de l'organisation de cette journée sans voitures.

Même si cette opération était un échec, ce dont j'ai espoir qu'elle ne sera pas, c'est une expérience qui ne peut qu'améliorer, au long terme, la qualité de vie des touristes, des riverains et des commerçants.

Le temps devrait encore être très ensoleillé demain, mais n'oubliez tout de même pas le cache-col car, comme vous avez pu le remarquer vendredi, la température était sensiblement plus fraîche qu'il y a deux ou trois jours, et elle va encore baisser un peu.

Bon week-end à toutes et à tous. W



Périgueux Cœur PiétonSamedi 21 mars, l’ouest de la ville sauvegardée sera entièrement piéton. Trois rues seront interdites à la circulation, de 9 h à 19 h. Il s’agit des rues Taillefer, de la République et des Chaines.

La rue Taillefert sans auto De la cathédrale aux boulevards, de nombreuses animations succèderont au traditionnel marché du samedi. Groupes de musiques, promenades en calèches, balades sur des poneys, trampoline géant (payant), locations de vélos traditionnels ou électriques... toute la famille pourra fêter le printemps selon ses envies.

Les commerçants seront largement associés à cette opération baptisée « Cœur piéton ». Ils investiront les trottoirs même si cette journée ne sera pas une braderie.

Afin de faciliter l’accès, les parkings de surface seront gratuits toute la journée. Exceptionnellement, l’esplanade du théâtre sera partiellement ouverte au stationnement, compensant ainsi la fermeture des 120 places du centre piéton.

« Cœur piéton » est une opération test. Elle pourra être renouvelée sur d’autres artères ou aux mêmes endroits. C’est une chance à partager entre les commerçants et les habitants qui bénéficieront de conditions idéales. Les grandes villes de France ont depuis longtemps franchi le pas des rues piétonnes avec succès.

Voir les détails sur le site de la mairie ›


Photos à venir incessamment sous peu...

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Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 21 mars 2009 09:55  

Quelle belle idée, une journée sans voitures !!!
Encore plus belle lorsqu'elle vient dans le cadre d'un vrai projet , pensé et élaboré, avec des places de stationnement ( le 21 mars, seuls les parkings de surface seront gratuits), des transports publics adaptés, fréquents et gratuits ....

La prochaine étape sera des commerçants sans clients !!!

Pendant plusieurs années, les rues de notre village ( St Cyprien) ont été interdites aux autos pendant la période estivale !

Contrairement aux attentes, les chiffres d'affaires des commerçants ont baissé, ... et les rues se sont desanimées....
Cette année, elles seront à nouveau ouvertes aux autos....

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 23 mars 2009 18:25  

De passage à PERIGUEUX ce samedi (pour l'AG et la réunion amicale des anciens du LYCEE A CLAVEILLE), j'ai redécouvert"ma ville"avec bonheur sous un soleil magnifique et grace à cette initiative .
Plaisir un peu gaché cependant par le défilé dans l'aprés midi d'une horde de motards qui vraiement avaient mal choisi leur jour!
JP VERSAILLES

Un périgourdin fait le marathon de Moorea mardi 17 mars 2009

Quelle saison de renaissance !... sentez-vous comme moi le désir impérieux de vivre vous envahir quand, dès le matin, un soleil aussi glorieux qu'en ce moment illumine le monde ?

Je slalomais gracieusement ce midi entre les « mollards » des garçons du lycée Picasso et du Laure Gatet, sous le gai piaillement des mamans et papas oiseaux et de leurs oisillons, camouflés dans les branches fleuries des arbres qui ont échappé à l'élagage impitoyable du mois dernier. La nature — selon la formule consacrée — reprend ses droits et le fait cette année d'une manière tout à fait charmante.

Jean-Jacques Solari - 2008 au café Errel à PérigueuxComme vous avez pu vous en douter, je n'ai guère de temps en ce moment à consacrer à Périblog, aussi je me presse. Voici donc sans transition le récit de la course à laquelle a pris part JJS, un de mes plus précieux amis, exilé depuis près de dix mois en Polynésie française pour des raisons familiales... un exil provisoire je l'espère, car sa compagnie me manque. JJS est la personne à qui je dois l'orthographe généralement irréprochable de mes billets (après le premier jet bien entendu). Son style est fort différent du mien. Il écrit méthodiquement avec une foison de détails que vous jugerez utiles ou non et qui vous feront peut-être sourire tant ils sont nombreux et précis. En bon perfectionniste, ce qui est à la fois la qualité et le défaut qu'il se reconnaît, JJS a, de temps à autre, tendance à en faire plus qu'il ne lui est demandé.

L'histoire qu'il m'a envoyée est longue... mais le rythme est agréable et les phrases ficelées avec soin vous emmèneront jusqu'à l'épilogue en toute finesse. Il désirait m'envoyer de meilleures photos de la course même pour agrémenter son texte, mais une mésaventure est survenue à la personne qui tenait l'appareil et la caméra (lire le récit pour en savoir plus). Si vous n'avez pas le temps de tout lire, revenez demain... JJS est en partie responsable de la qualité de ce blog et mérite qu'on lui rende hommage de temps en temps.

Pour savoir ce qui se passe dans la tête d'un marathonien, de la veille du départ à la conclusion de la course, je vous invite à lire l'histoire ci-dessous...



Marathon de Moorea — 7 février 2009


Poster du marathon de Moorea février 2009Le marathon est une épreuve mythique pour tous ceux qui n'ont jamais osé participer mais à la portée de chacun. Une préparation physique est bien sûr indispensable, laquelle permet de bâtir les ressources mentales nécessaires d'un effort dans la durée.

Cette année, c'est la 21ème édition du Tahiti-Moorea Marathon, qui se court à Moorea, la petite sœur de Tahiti, sur l'unique route de l'île. Et puis l'épreuve a lieu en février, une période de l'année particulièrement chaude en Polynésie, avec des températures entre 25 et 28° C au lever du soleil, vers 5h15 en cette saison, entre 30 et 35° C aux heures les plus chaudes. Pour pallier ces conditions particulières, le départ du marathon est donné à 4h30, à la lumière des réverbères.

Je visais un temps entre 3h30 et 3h45 et avais donc suivi un plan d'entraînement, trouvé sur Internet, pour réaliser cet objectif. Après celui de La Rochelle en novembre 2007, bouclé dans un temps calamiteux pour moi, car mal préparé et mal reposé aussi d'un trail d'une trentaine de kilomètres trois semaines auparavant, voici donc mon deuxième marathon.Moorea à l'horizon - photo © Jean-Jacques Solari
Moorea dans le lointain - Photo © Jean-Jacques Solari

Cette fois-ci, j'ai mis toutes les chances de mon côté : puisque le départ est à 4h30, je me lèverai plus tôt, prendrai juste un thé avant de suivre scrupuleusement le plan d'entraînement et m'accoutumerai à une boisson d'effort, tous les jours quoi qu'il arrive. Pour parfaire le tout, je décide de partir deux jours avant en pension de famille à Temae, à côté de l'aéroport de Moorea et près du départ de la course. Cette phase ultime, toute d'interrogations sur la météo et de doutes sur sa forme physique au jour de l'épreuve, fait partie de la mise en condition et marque le passage du temps de l'entraînement à celui de la compétition.

Moorea vue du cielJeudi, après un dernier footing matinal, j'embarque donc à Papeete sur le ferry de midi avec armes et bagages. La pension est conforme aux attentes, avec ses trois bungalows au milieu de jardins de sable ceints de palissades, végétation typique des atolls, calme et tranquille. Je m'installe, préoccupé de diététique. La première nuit est secouée d'averses et de coups de vent, brefs et soudains, bruissements des feuillages et maison ouverte aux quatre vents, autant dire qu'elle fut mouvementée. Fidèle à ma ligne de conduite, je sors du lit à 3h30 pour déjeûner, puis fais un peu de traduction [ Ndlr JJS effectue des traduction pour le W3C ]en attendant le jour. La météo est radieuse, je fais connaissance avec mes voisins, Laure et Cédric, un couple charmant arrivé tout droit de France la veille. Pompier de vocation, Cédric est là pour le marathon, avant de profiter de la Polynésie avec sa compagne. Sans qu'il soit acclimaté, quittant les froids rigoureux de l'hiver, je suis quand même perplexe.

Marathon de Moorea 7 février 2009Vendredi passe à reconnaître le parcours, qui n'offre aucune difficulté de terrain majeure si ce n'est une côte vers le dixième kilomètre, ce qui a son importance puisque c'est aussi le trentième de ce trajet en aller-retour, le fameux mur des trente. Passé au village du marathon sur la plage de Temae, véritable carte postale promotionnelle de sable blanc et de lagon turquoise, pour prendre le poul et instiller le frisson de la compétition. Ingurgité consciencieusement mes pâtes et riz en vue de la dépense, ce que je fais déjà depuis deux jours, tout en me livrant à des calculs compliqués pour le ravitaillement pendant l'épreuve, tant cette question est délicate. Le dilemme est le suivant : soit se ravitailler aux stands tous les deux kilomètres et demi, soit emporter sa ration. Dans la première hypothèse, c'est l'inconnu, on ne sait pas ce qu'on avale mais on part léger. Dans l'autre, au contraire, on est habitué à une boisson d'effort et on part chargé. Malgré le handicap du poids, je choisissais la deuxième option.

Comme pour toutes les veilles de course, sommeil agité à cause de l'alimentation trop énergétique et de l'excitation de la compétition. Inquiétude aussi parce que la nuit avait été ponctuée de grosses averses. Donc levé à 1h00 avec la pluie, déjeûné d'un thé, d'une banane et d'un bol de gruau d'avoine, le temps de la digestion. Préparé la boisson d'effort, un demi-litre à boire dans l'heure qui précède le départ et un litre et demi dans une poche dorsale à consommer pendant l'épreuve, légèrement plus concentrée, à raison de deux ou trois gorgées au kilomètre, tout est calculé. La pluie a cessé, Cédric se lève seulement à 3h00, autre stratégie. Je m'équipe comme pour un trail, cuissard, maillot près du corps, casquette et harnais porte-liquide. Il est 4h00, je suis prêt, j'entends les voix de Cédric et Laure, ils se préparent à partir. Je leur demande s'ils peuvent m'emmener, oui, nous y allons.
Marathon de Moorea 7 février 2007 - la plageAgitation et fébrilité au village du marathon, des coureurs s'échauffent dans tous les sens, le temps presse, nous nous rendons en voiture au départ qui se trouve quelques centaines de mètres plus loin. Sous la bannière du départ, une troupe est en train de se rassembler. Je fais quelques longueurs, des étirements, un nième pipi, croise Xavier de notre trio avec Éric lors du trail Painapo en septembre, il a l'air en forme. Le haut-parleur bat le rappel des coureurs, le départ va être donné, le décompte, ça y est enfin. La centaine de marathoniens s'élance dans les battements viscéraux des percussions polynésiennes.

Marathon de Moorea 7 février 2009 - Les vahinésPatrick Twambe, le vainqueur de l'édition précédente, qui a annoncé son intention de battre le record de l'épreuve, donne tout de suite le ton. Les groupes se forment rapidement selon les capacités. Parti doucement, soucieux de ma charge, la course m'absorbe bientôt et je commence à remonter les concurrents les plus faibles. Je reste un moment derrière un groupe de militaires à mon rythme. « Plus que 42km » qu'ils disent. Leurs plaisanteries inquiètes finissent par m'exaspérer et je hausse la cadence pour les dépasser. Après un quart d'heure le cordon des coureurs est maintenant bien étiré. Des panneaux sur le bas-côté annoncent chaque kilomètre parcouru. Je remarque le manège superstitieux d'un coureur qui se déporte pour les toucher tous. C'est aussi le moment pour moi d'avaler un peu de la potion que j'emporte ; ce sera deux gorgées par kilomètre à l'aller et trois au retour. Les points de ravitaillement, tous les deux kilomètres et demi, seront l'occasion de prendre une ou deux gorgées d'eau supplémentaires.

Marathon de Moorea 7 février 2007 - penduleLe jour n'est toujours pas là mais quelques lève-tôt regardent passer la curieuse procession, installés dans un fauteuil ou assis sur une pierre. Maharepa puis la baie de Paopao, l'aube poind, la route est toujours dans la pénombre des montagnes. Les odeurs de pain frais à l'approche des magasins qui ouvrent. C'est Paopao au fond de la baie, réminiscence des moments passés chez mes grands-parents dans la vallée, les cousins qui habitent là seront-ils debout quitte pour la surprise de me voir passer ? Non, tant pis. Le kilomètre dix est juste après et la fameuse côte, revêtement irrégulier à fort dévers par endroits, gâre aux chevilles, que je gravis dans le noir avec une aisance réconfortante. Une récompense des efforts consentis à l'entraînement. Dans ces épreuves dans l'épreuve, le démon de la compétition, en retrait jusque là, se fait aussi plus insistant. Outre le défi à soi-même, voila qu'il faut encore saper la détermination des autres, qui de compagnons dans l'effort deviennent pour un temps des adversaires. Une volonté qui chancèle, un « à-quoi-bon » qui affleure, et c'est peut-être une place de gagnée. La pente et les poisons mentaux feront douter plusieurs.

La route descend rapidement vers le plat. Une heure s'est écoulée, il fait maintenant jour. Ce tronçon entre les deux baies encore préservé a toujours un parfum d'autrefois. Les maisons sur la droite se raréfient et laissent voir le lagon tranquille. Le rivage se rapproche à toucher la route ou au contraire s'en éloigne d'une cocoteraie, le corps et l'âme sont en apesanteur. La baie d'Opunohu offre un autre décor. Les quelques habitations de part et d'autre de la baie disparaissent dans la végétation luxuriante, la route de ce côté-ci à flanc de montagne est sombre, on entre dans un nouveau monde. Brusque réalité de la course, précédé d'un véhicule à gyrophare orange, Patrick Twambe est déjà sur le retour. Il glisse en grandes enjambées souples. Devant la performance, je crie un bravo et l'applaudis. Regard étonné qui glisse aussitôt dans le lointain. Le deuxième que je ne connais pas martèle la route derrière à un kilomètre, il y croît encore. Le troisième, c'est Georges Richmond, l'enfant du pays qui a gagné toutes les courses. Le visage délavé de sueur, affligé, les jeux sont faits. Sophie Gardon, la première, donne l'impression que tout est facile. Je reviens sur terre, ils ont presque dix kilomètres d'avance sur moi n'empêche.Marathon de Moorea - Jean-Jacques Solari est en orange sur cette photo
Vous pouvez apercevoir JJS sur cette photo portant le maillot orange, le chouchou rouge et arborant le numéro 53. Il apparait aussi sur la photo ci-dessous en train de doubler le coureur vétérant au débardeur rouge qui a râté le départ, narré plus loin
Devant, un couple en grande conversation que je dépasse dans une petite montée. J'apprendrai plus tard que la femme appartient à une classe spéciale, faire sept marathons sur les six continents en quatre-vingt jours, le prochain se court en Amérique du Sud dans huit jours. Au fond de la deuxième baie, magnifique panorama sur l'intérieur de l'île. Je vois de plus en plus de coureurs en face, signes d'encouragement, sourires complices, la mi-parcours est proche. Je contourne la balise du retour dans les temps convenus. On me gratifie d'un chouchou rouge comme preuve de passage, qu'arriverait-il si je le perdais ? Disqualifié sans doute. Je soupèse la boisson qu'il me reste, les prévisions semblent correctes, je bois un bon coup et repars pour m'arrêter un peu plus loin à l'abri de trop de regards pour uriner. Comme toujours, les dépassés profitent de l'aubaine. Pestant contre cette maudite vessie, à moitié seulement, car ces arrêts intempestifs fournissent des motivations nouvelles. Apparemment, je ne suis pas le seul dans ce cas, et nous nous hélons à tour de rôle en faisant des plaisanteries convenues, personne n'est dupe. Le bout du chemin est loin, la température est idéale, le moral est encore intact.

Marathon de Moorea 7 février 2009J'ai de nouveau en ligne de mire le compagnon de la femme au défi, qu'il a laissée un peu avant pour courir avec un grand type en débardeur blanc. Bien que nos rythmes soient identiques, je cède au démon et passe le tandem. Je croise le dernier concurrent encore à l'aller, poursuivi par la voiture-balai, à l'endroit même où j'avais vu le premier. Je le reconnais à sa démarche de pantin désarticulé, je l'avais rencontré à plusieurs reprises au cours d'entraînements, il a plus de soixante-dix ans et il finira la course, comme toujours sans doute. Quelqu'un se porte soudain à ma hauteur, c'est l'homme volage. Je n'aime pas courir en groupe et encore moins discuter. J'ai l'impression qu'il me jauge, de savoir s'il va pouvoir rebondir sur moi jusqu'à la fin. Je lui annonce mon intention de réaliser 3h30-3h45, il me dit qu'il ne suivra pour 3h30, je lui dit avoir une petite « pointe au mollet », que je baisserai sans doute de régime dans la fameuse montée qui approchait, pour l'inciter à partir devant. Le marathon commence maintenant, me dit-il, il a raison. Je réduis mon allure et il finit par passer devant. Plus loin, je reconnais le maillot noir et blanc des militaires du début, ils m'avaient passé à nouveau à l'occasion d'un arrêt-pipi. Le groupe s'étaient désolidarisé, je dépassais le dernier de la bande.

La baie de Paopao et la fameuse montée, plus vive dans ce sens. Les autres membres du groupe des militaires étaient là, moins sûrs qu'au départ, attendant le quatrième. Je leur dis qu'il est encore loin et les passe dans la côte, l'air de rien. Le soleil est apparu, je franchis le sommet en avance. J'allonge la foulée pour la longue descente dans l'idée de creuser l'écart entre eux et moi, toujours le démon, doublant plusieurs concurrents par la même occasion. Les descentes, je les craignais mais avais appris à en tirer partie grâce aux quadriceps forgés au vélo. Je dévalais donc littéralement la pente fort de cet avantage songeant déjà aux derniers kilomètres à parcourir. Je rencontre un gars à moustache qui porte la même marque de vêtement, inconnue par ici, lui demande son avis sur la nouvelle collection que je trouve moins fonctionnelle que l'ancienne. Il est surtout préoccupé par le temps, son chronomètre est tombé en panne peu après le départ, il court à l'estime et vient de surmonter un « coup de blues » comme il dit. Je lui donne l'heure et le laisse à son combat. Au plat, ma jambe droite se raidit, une crispation sur le côté au genou, puis la douleur lancinante. Bon sang ! Pas maintenant. J'essaye de maintenir une cadence. Après le pont de Paopao traversé en boitant, je m'arrête devant l'école contre un panneau d'arrêt de bus pour faire des étirements, à la fois furieux et désemparé, taraudé aussi à la pensée de voir repasser tous ceux que j'avais dépassés qui revenaient. Je me raisonne, ce n'est qu'une panne de carburant, un manque d'eau, le mur des trente, je dois continuer. Plusieurs goulées et je repars au ralenti sur une jambe ou presque en grimaçant. Je rattrape le moustachu, qui m'avait dépassé entre temps comme beaucoup d'autres, il semble encore plus mal en point que tout à l'heure. Nous clopinons un moment de concert, compagnons d'infortune. Petit à petit mon pas se fait plus régulier, je l'entraîne encore mais il peine à suivre et me libère d'un « vas-y ».Marathon de Moorea 7 février 2009 - arrivéeIl est 8h00 et le soleil s'en mêle, la température grimpe, il doit bien faire 30°C. Je remonte un à un les coureurs devant, prudemment, les kilomètres défilent, 35, 36, le corps tient et ça me rassure. J'aperçois un type qui s'arcboute, s'étire sur une voiture rouge au côté, Cédric, Laure qui le filme et l'encourage, il a des crampes. Un grand sourire de composition pour la caméra, car elle me filme aussi. Lache pas ! à Cédric, mais il en a vu d'autres. Le dernier point de ravitaillement, on se précipite pour me donner un verre d'eau, je décline l'offre pour m'éponger les genous et le cou en marchant.

Marathon de Moorea © John Maddog WallaceUn caméraman de la télé tient sa vidéo à ras du sol pour filmer mes pas qui s'éloignent, le panneau des quarante. Au détour d'un virage, un type longiligne en débardeur rouge et blanc qui marche. J'apprendrai qu'il a manqué son départ de 8mn, il s'est épuisé à tenter de refaire son retard. Je reconnais ensuite le coureur au débardeur blanc, qui lui aussi m'était donc passé devant, il avance difficilement. Un peu plus d'un kilomètre encore, je monte l'allure, le rattrape rapidement, il m'encourage pensant que je vais prendre en chasse celui qui est devant à cent mètre. Je suis un moment tenté de le faire, il est peut-être à ma portée. Mais nous sommes trop proches de l'arrivée, le risque est grand qu'il accélère à mon contact, j'abandonne l'idée d'un sprint final. Nous quittons la route goudronnée devant la poste de Temae en bas d'une côte, c'est un chemin de sable qui passe à couvert, un virage à gauche et la grande cocoteraie sur la plage. La clameur des hauts-parleurs, le parking, la mer à droite, les derniers encouragements, les chiffres rouges du chronomètre géant 3:53:20, j'entends mon nom, je franchis la ligne, on reprends mon chouchou, détache un bout du dossard qui a un code-barre, me tend un t-shirt, une médaille en nacre et une canette de jus d'ananas glacé. C'est fini.

Je me désaltère d'une bouteille entière d'eau gazeuse pour neutraliser l'acidité due à la consommation prolongée d'une boisson sucrée. J'attends les suivants, les congratule en communion. Cédric arrive 10mn après, il me dit être littéralement tombé à plat ventre dans le chemin, les deux jambes fauchées par des crampes, il est heureux d'en avoir terminé. Les résultats du marathon viennent s'afficher au fur et à mesure à côté de ceux du semi-marathon : 46ème sur le tableau, 45ème dans le journal du surlendemain. La remise des prix doit avoir lieu à 10h00, on me ramène à la pension toute proche pour me changer. Je bois encore beaucoup près de trois litre de liquide en tout avant que la diurèse ne reprenne, j'étais donc bien déshydraté. Est-ce la cause de cette défaillance au trentième ? Sûrement ça plus cette accélération superflue dans la descente. Je tâcherai de ne pas réitérer une telle erreur la prochaine fois, le marathon est une école de patience.

Marathon de Moorea - Les résultatsLa remise des prix est interminable, le soleil est au zénith, toutes les courses multipliées par toutes les classes de participants. Le moment est venu d'acclamer le vainqueur toutes catégories, il n'est pas là, il ne montera pas sur le podium, peut-être vexé de n'avoir pas réalisé son objectif de battre le record de l'édition précédente, sans le nécessaire aiguillon des prétendants. Étrange frustration de la foule qui attend d'honorer un héros qui ne vient pas.

Le lendemain, remue-ménage à côté. Je vais voir, le tenancier de la pension est là, à son air, je comprends qu'il s'est passé quelque chose. Cédric et Laure ont été cambriolé pendant la nuit, tout leur matériel photo et vidéo a disparu. La veille, ils ont rangé leurs affaires pour un départ matinal sans fermer les cloisons coulissantes, en confiance. Évidemment, ils sont abattus. On échafaude le scénario du cambriolage, on constate les traces de pieds nus en bas de la rambarde, on appelle la gendarmerie, les parents en France. Et puis Laure devait m'envoyer les photos et films qu'elle avait pris de moi, je ne les verrai jamais. Le préjudice au souvenir est immense pour nous tous, c'est comme ça. Ils doivent poursuivre leur périple, mais le cœur n'y est plus. Mon bateau ne part que dans l'après-midi. Avant de rentrer en faisant le tour de l'île, je ferai le plein de rêves avec Mary-Rose, néo-zélandaise, la cinquantaine, adepte de triathlons et de courses extrêmes, fascinante.

Jean-Jacques Solari - Papeete, mars 2009

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Commentaire de Anonymous jean-pierre et danielle , le 17 mars 2009 18:15  

Merci William pour ce "reportage" et surtout pour les magnifiques photos qui en font rêver plus d'un !
Elles me rapellent l'arrivée d'une course de pirogues " havaiki nui" qui relie en 3 jours Huahine à Bora Bora...

et chapeau à JSS pour son exploit !!!

Commentaire de Anonymous Dominique , le 19 mars 2009 09:52  

Superbe récit de JSS. On s'y croirait et on a surtout envie d'y être !
Un bonjour au passage à JSS et encouragements pour ce bel exploit personnel.
______________Merci pour les com________
Toi Domi, avoir envie de faire 42kms sous 30 degrés de température ? Tu dois être maso :-)

Merci Beauvert, je vois que tu connais ces iles paradisiaques. Quelle chance.
W

Commentaire de Anonymous Francis , le 21 mars 2009 08:24  

Ah, Tahiti ! On crois rêver sur ce nom, mais c'est un héritage des l'époque où ces îles et les sociétés qui y vivaient ont été découvertes...
Pour le marathon, bravo, c'est vraiment un exploit, surtout dans une atmosphère qui devient vite très chaude et saturée d'humidité ! Le goût du dépassement de soi - quel qu'en soit la finalité - est vraiment admirable chez l'espèce humaine, comme quoi tout n'est pas à jeter !
Francis

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 16 avril 2009 08:45  

Félicitations à JJS pour son résultat qui fait honneur à notre Périgord. Bravo aussi pour son réel talent d'écrivain qui m'a fait lire son récit jusqu'a la fin alors que je ne suis pas un fan du marathon
Christian

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 24 novembre 2009 14:43  

Iaorana et merci pour ce récit. J'ai fait le semi de Moorea en 2009 et jeme tâtais pour faire mon premier marathon le 13 février prochain à Moorea...dans mon doute, ton récit m'a encouragé. Mauruuru.
HEIARII

Commentaire de OpenID missito , le 24 novembre 2009 19:55  

Heiarii...

460 ou 333 ?

Commentaire de Anonymous Eric Schreiner , le 3 février 2010 14:29  

Merci au bloggeur, mais surtout merci à toi Jean-Jacques pour ce témoignage, dans ce style que j'apprécie toujours autant de lire ;-) Je sais que tu prépares le suivant, alors lâche les traductions et prépare-toi !
Courage, et au plaisir de te lire sur le témoignage de cette prochaine édition.

Printemps des poetes - Toi mon tout jeudi 12 mars 2009





Toi, mon Tout


Mon Émilie sans qui je ne puis être moi;
Ma fée, donc mon bienfait, et mon plus noble émoi
Palpitant, je survis, et, d'amour affamé;
Déguste avec respect ce qui, en Toi femme est,
Chauffe mon cœur transi, toi, mon toit, mon tout,
Ma fleur de paradis, mes îles Touamotou.



Jean-Claude Thaury pour R. E. V. Périgueux, samedi 7 mars 2009




Jean-Claude Thaury devant le café de la PlaceÀ la suite du décès d'une dame près de la place du Marché au Bois, la semaine dernière, j'ai fait brièvement référence à mon vieux monsieur (qui n'est pas si vieux que cela d'ailleurs).

Samedi je l'ai aperçu tête nue, assis à une table du café de la Place, griffonnant et raturant quelques mots sur un morceau de papier.

Quand il eut terminé, il me laissa lire son sixain. Je me suis aperçu qu'on pouvait être un vieux monsieur et néanmoins abriter un cœur aussi romantique et aimant que celui d'un tout jeune homme. Incorrigible sentimental, je lui ai rendu son papier la larme à l'œil.

[ Note de la rédaction  : Jean-Claude Thaury est décédé des suites d'une maladie fin 2009 ]


© photo de Tuamutu (anciennement appelée Touamotou) provenant de la galerie de Mathetdjam sur flickr

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Commentaire de Blogger Karine , le 12 mars 2009 09:57  

merci pour ce billet, plein de charme, de douceur et de poesie. Très jolie bouffée d'air pur !

Culture et amities lundi 9 mars 2009

Voici un pot-pourri (medley en anglais) d'informations récentes, présentes ou futures.

Vendredi soir à l'Espace Culturel François Mitterand

Sur une partie solennelle, le week-end a commencé... sur une partie amicale, il s'est achevé. Il va falloir que je fasse attention à ma ligne. Canapés et petits fours sont le cauchemar des diététiciens qui surveillent notre tour de taille, à nous insouciants fêtards.
Vernissage pour les Nouvelles Acquisition FRAC 2008La première rencontre avait lieu dans la cave de l'espace culturel François Mitterand que dirige Joël Olivier. On y célébrait les nouvelles acquisitions 2008 pour le FRAC Collection-Aquitaine.

Les œuvres acquises l'an passé seront exposées dans l'espace culturel du 17 février au 7 mai 2009.

Samedi au Star Inn et non pas au Marco Polo

Thierry Bacofin et Pierrot Noir au Marco-Polo 7 février 2009
[ texte envoyé par Thierry Bacofin ] Voici 2 photos prises au Marco Polo (© ?): l'une de Pierrot Noir (à droite) déclamant, non, interprétant magnifiquement bien les poèmes des Hydropathes. Il leur donne vie grâce à son expérience de comédien. Les poèmes sont transfigurés, et leurs auteurs eux-mêmes ont du mal à les reconnaître...
L'autre de moi-même interprétant mes propres compositions. Chansons à texte, emprunt d'idéalisme, de lyrisme et de poésie. Influences majeures : Brassens, Benin, Le Forestier... la soirée fut une réussite. Beau moment de rencontre entre artistes de tout poils et spectateurs-invités au cœur sensible. TB
Samedi je n'ai pas pu me rendre au Marco Polo sur un Vélo ou Thierry Bacofin donnait un mini-récital [ Lire son récit sous la photo ]. J'aurais aimé voir cela, mais je ne ne regrette pas toutefois ma soirée au Star Inn, un des rares endroits de nos jours en ville, où on peut discuter sans avoir à s'égosiller (avez-vous essayé d'avoir une conversation au Irish Corner place Francheville ?...) Le Irish coffee au Star Inn était onctueux et délectable et la personne qui m'accompagnait des plus captivantes. Mike le patron, nous a appris qu'il fallait boire ce breuvage sans paille, ainsi qu'on boit une Guiness dans les pubs d'Irlande et, ne pas s'en faire si la mousse colle à la lèvre supérieure. Excellent, mais à 6€ le verre (prix moyen ici et ailleurs), mieux vaut prendre son temps et l'apprécier.

Dimanche chez Aminata Gregory

Fêter le départ d'Aminata Gregory
Un épisode ésotérique qui nous a bien diverti, moi et les deux autres gosses qui étaient là. Selon mon amie C., j'émets des ondes négatives lorsqu'elle tire les cartes... je suis incrédule, que voulez-vous y faire ?
Dimanche soir, Aminata Gregory d'origine hollandaise et une de mes plus chères amies, donnait une petite fête dans son appartement vidé de ses meubles, pour célébrer son départ vers des cieux plus favorables à l'expansion de son entreprise. Elle emménagera à Montpellier où elle pense pouvoir mieux vivre en faisant ce qui lui plaît : coach de vie. Importé des États-Unis (where else ?) ce service à la personne a pour but de vous aider à découvrir et exploiter vos ressources intellectuelles et physiques afin d'aller au bout de vos projets quels qu'ils soient. Ce qui est fort utile, entre autre, pour les procrastinateurs de mon espèce...

Aminata est une jeune sexagénaire pleine d'un pep communicatif. Depuis près de trois ans que je la connais, je l'ai vu partir aux quatre coins de France, voire plus loin, en quête d'une terre providentielle où réaliser son idéal ; mais depuis trois ans ce n'est qu'une suite de faux départs... À mon avis, elle n'a pu jusqu'à hier trouver de lieu plus serein que Périgueux et des amis plus chaleureux que nous autres... Nous reviendra-t-elle de nouveau ? Cette fois-ci, j'en doute. La partie de dimanche avait tout l'air d'un adieu en bonne et due forme. Le boomerang s'est accroché aux branches.

Réunion du Club Business 24 mercredi 11 mars 2009

Quelques amis et moi au Club Business 24
Une des rares photos où j'apparais (au centre), et pour cause. Photo © Dominique Louis. Aminata Gregory est assise à l'extrême gauche
Mercredi soir je me rendrai à la réunion du Club Business 24 qui a lieu toutes les six semaines à l'hôtel Kyriad. Peut-être qu'Aminata se joindra à notre sympathique assemblée une dernière fois. Quelle soit présente ou non, nous relaterons sans doute les bons souvenirs qui nous lient à elle. Nous serons heureux pour notre amie, mais triste tout de même de la voir partir si loin de nous.

Si vous désirez participer à la réunion du Club Business 24, il vous faudra ajouter votre nom sur ce site avant mercredi 11 mars : doodle.com/7k8x2gmi6hket9z9
L'ambiance est bien plus cordiale et bon-enfant que ces photos ne le laissent penser.

La rencontre aura lieu, comme je l'ai dit, à l’hôtel Kyriad à Trélissac (3km de Périgueux centre) mercredi à partir de 19h 30 (on commence à 20h). Le thème principal est l'environnement économique en Dordogne avec Laurent Vaillat et Marc Mercier
Nous nous rencontrerons autour d'un apéritif dînatoire avec l'ambiance conviviale qui est la valeur ajoutée du club, comme dit Bernard Fagot, un des fondateurs du club. Le prix de la participation est de 20€, ce que valent bien le buffet et l'agréable compagnie des participants.Aminata Gregory lors d'une présentation au Club Business 24 en janvier 2009
« La bicyclette verte » : Aminata Gregory donnant une présentation où il est question d'une bicyclette - Le Club Business 24 - janvier 2009

À ceux présents sur ces photos : merci de me prévenir si vous désirez que je floute votre portrait

La mairie ouvre ses portes mardi

Pour finir, un petit rappel : aujourd'hui c'est la journée portes ouvertes à la Mairie... une initiative de Michel Moyrand qui vise à démontrer aux visiteurs que les employés répartis dans les trois étages des locaux officiels de la ville, sont bien à l'étroit (ce dont personne ne doute). Dans l'espoir sans doute de voir les électeurs dubitatifs se rallier à sa cause... ce qui est moins certain, puisque cela signifierait que les projets de rénovation du Bas Saint-Front et de construction des parkings Mauvard et de la Clautre seraient stoppés. Le coût en effet, qu'occasionnerait l'achat et le ré-agencement de la CCI, où le maire veut déplacer la mairie ne permettrait pas d'autres projets d'envergure tels que ceux sus-nommés. Un sujet parmi tant d'autres en ce moment, qui éveille les passions parmi les citoyens engagés.

Voir un article assez bien ficelé de Thomas Gibertie sur Rue de la Chouette au sujet de la journée portes ouvertes.

Il n'est peut-être pas trop tard pour réserver. Essayez ce numéro : 05 53 02 82 00 ou visitez le site de la Mairie ici et remplissez le formulaire de réservation s'il est toujours disponible.

Francis COLBAC réélu à Trelissac dès le 1er tour

Francis Colbac remporte ce weekend haut la main les élections à Trelissac, bravo. Non, je n'ai pas épousé l'idéal communiste (simplement parce que je le pense irréaliste à cause de nos faiblesses de caractère), mais Francis Colbac fait un bon travail pour la commune de Trelissac et j'estime personnellement qu'il mérite de conserver son poste à la mairie.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur l'excellent blog de Cédric de Boni, Trelissac Info.

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Commentaire de Blogger Karine , le 10 mars 2009 08:48  

tu es procrastinateur aussi...cela me console un peu de savoir que je ne suis pas seule dans ce cas !
mais c'est sans hésiter, sans retard, et avec plaisir que je viendrai demain soir au club business 24 !

Commentaire de Anonymous Cedric de Boni , le 10 mars 2009 14:56  

Oulaaa l'EXCELLENT blog ... c'est gentil ça ... (hop mes lunettes de soleil, on va crâner un peu).
Enfin voilà le feuilleton des élections est fini. ;-)

Commentaire de Anonymous jean-pierre , le 15 mars 2009 12:02  

Genève est également dirigée par un maire communiste ( si si !!) André Hédiger est maire pour la 5e fois je crois ....
Homme très apprécié !

Commentaire de Anonymous Aminata Gregory , le 22 mars 2009 19:41  

bien chers ami(e)s!

cela fait un bon bout de temps depuis que je vous parle de mon départ imminent de Périgueux. et voilà, c'est fait. Je suis donc belle en bien arrivée à Montpellier où je commencerai un autre cycle de ma vie.

Je me sens encore entre les deux villes, quand je rencontre des gens j'ai tendance à dire que j'habite Périgueux, mais je me corrige aussitôt, question d'habitude. je dois aussi m'accoutumer de faire 3 bises au lieu de 2, moi qui aime les bises, je n'en fais pas un problème!

Ce petit mot pour vous remercier tous de votre présence dans ma vie à Périgueux. Vous avez contribué à mon chemin de vie, chacun à sa façon. J'apprécie toutes ces belles facettes que vous m'avez montrées de vous. Je les garde bien dans mon coeur. Sachez que je continue à recevoir mes amis à Montpellier.

Pour le moment je n'ai pas encore trouvé mon propre logement, je loue une chambre en attendant, je peux y recevoir mes amis. Donc si vous passez à Montpellier, venez me faire un coucou. Je suis joignable au 04 67 61 90 35 comme à mon portable 06 86 93 63 25. Cela me fait plaisir de recevoir de vos nouvelles.

Au plaisir de se revoir et de continuer nos amitiés, je vous dit un grand Au Revoir.

Je vous embrasse, Aminata

Le printemps des poetes Perigueux 2009 samedi 7 mars 2009

Avez-vous eu, comme moi-même hier soir, la sensation d'avoir bien travaillé ? Avec un enthousiasme neuf et requinquant, je me suis attelé à plusieurs tâches aujourd'hui achevées, ou en passe de l'être. Pris dans cet élan industrieux, j'ai dû délaisser Périblog qui m'a même lâché en fin de semaine, en montrant une erreur 404 au lieu des pages habituelles ; mais tout est vite revenu dans l'ordre et me voici brièvement de retour au clavier.

Thierry Bacofin à la guitare
Thierry Bacofin à la guitare
L'essentiel est que l'on soit satisfait de sa semaine. Pardonnez-moi de me vanter à ce point pour un accomplissement qui doit vous paraître ordinaire, mais la satisfaction d'un travail bien fait est un sentiment qui m'a fait défaut dernièrement et il méritait donc d'être signalé... aussi aujourd'hui, comme pour me récompenser, je vais me détendre, bavasser, boire une bière brune ou un verre de vin, peut-être aller voir un des films en VOST qui paraissent en ce moment au Cap cinéma et, me rendre en fin de soirée au Marco Palo sur son Vélo, écouter Pierrot Noir et mon copain Thierry Bacofin (membre du club des Hydropathes de Périgueux) interpréter poèmes et chansons. C'est ici que débutera en quelque sorte le Printemps des poètes 2009, festival annuel à la barre duquel on trouve Hervé Brunaux. Beau programme dont je me délecte par anticipation.

Quant à vous, quelle sera votre juste récompense ?

Bonne journée à toutes et à tous, W

Poster pour Expoésie Jeunesse à Périgueux - on voit Patrick Gomez musicien à gauche sur la photo

Le Printemps des Poètes 2009


Samedi 7 mars : 20h30 Marco Polo sur son Vélo avenue du Maréchal-Juin, Périgueux.

Soirée poésie avec Le Club des Hydropathes de Périgueux et la complicité de Pierrot Noir

Soirée sur le thème « d’en rire », proposé au niveau national par le Printemps des Poètes. L’animation chant et musique sera assurée par Thierry Bacofin, lui-même poète hydropathe, qui s’accompagne à la guitare. Entrée gratuite.

Mardi 10 mars : 20h30 Centre culturel Agora, Boulazac

« L’Oral et Hardi », allocution poétique par Jacques Bonnaffé/Cie Faisan

Ce portrait de l’artiste en hercule de foire regroupe quelques grands textes du poète belge Jean-Pierre Verheggen, inventeur de l’opéra bouche, et aventurier de l’« ouissance », à la fois jouissance de l’oreille et jouissance par l’oreille (selon André Velter).

À propos de Jacques Bonnaffé, dans Télérama : « Son spectacle, littéralement
explosif, où il fait preuve d’une truculence rabelaisienne, est un petit régal. »
Durée : 1 heure. Tarifs : de 7,50 à 20 €.

Jeudi 12 mars : 19h Galerie verbale Le Paradis place Faidherbe, Périgueux

« Mémoire Méduse, Requiem »

lecture d’un polarpoème de Hervé Brunaux, Patrick Chouissa, Michel Gendarme ; musique de Delphine Barbut ; images de Bastien Dessolas.
Un poème, une histoire policière, trois auteurs qui croisent leurs tirs par courriels, avant d’être rattrapés par des nuages électriques de sons et d’images.
Résultat de l’expérience : une lecture singulière à quatre voix, un objet public non
identifié où la poésie se frotte au suspense, à moins que ce ne soit le contraire.
Durée : 40 minutes. Tarif : 8€.

Vendredi 13 mars : 19h Café de la Place place du Marché-au-Bois, Périgueux

Scène ouverte Pays-Poésie

Invité d’honneur : Charles Pennequin. Soirée animée par le groupe Red Fish.
Chacun est invité à participer en lisant au micro sa prose poétique, son sonnet, son églogue, sa pastourelle, sa cantilène, sa canzone, son élégie, son madrigal, son odelette, en toute liberté d’expression. Avec une consommation offerte à chaque lecteur pour dégeler les plus hésitants !
Un buffet sera également offert par Pays-Poésie à la suite des lectures.
Entrée gratuite.

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Commentaire de Anonymous Beauvert , le 8 mars 2009 01:22  

Beau et alléchant programme !Merci de nous en informer

ps :

"Prix dans cet élan industrieux"

tout a un prix de nos jours....
_________Merci pour le com________
Oui merci d'avoir relevé cette stupide erreur (qui n'était pas la seule), j'étais pressé et j'ai un peu bâclé ce billet. W

 

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