Seule au milieu de tout ce monde vendredi 27 février 2009

Personne seule meurt (suicide ?) sur la place du Marché au Bois - De mon siège au café de la Place ce vendredi après-midi, j'ai aperçu un agglutinement de pompiers et de policiers devant un des appartements dont la porte s'ouvre de plain-pied sur la place du Marché au Bois. Accompagné de deux ou trois assistantes, un médecin légiste s'est frayé un passage parmi les soldats du feu et les forces de l'ordre pour constater un décès (selon mes déductions).

Il s'agissait, m'a-t-on dit, du suicide d'une quadragénaire qui vivait dans ce lieu, à deux pas des terrasses bondées de consommateurs. Une personne seule que mon informateur ne se rappelait pas avoir vu depuis près d'une semaine. Aigrie et pour tout dire sempiternelle râleuse à ce qu'alléguait un autre, elle aurait vécu ses derniers jours abandonnée de ses prochains. Pour constater sa mort, une bonne quinzaine de personnes en tout étaient là...

Ce billet n'a aucune rigueur journalistique. J'ai reçu mes sources de gens qui sont peut-être mal informés et il est possible que j'en ai tiré de trop rapides conclusions ; peu importe. Je voulais saisir cette triste opportunité afin de signaler que je me suis lié d'amitié avec un vieux monsieur encore en deuil de sa femme. Il me disait récemment qu'en ce qui le concernait, il aurait renoncé à vivre depuis longtemps s'il n'avait quelque part en ville une mystérieuse bien-aimée qui lui égayait parfois ses longues journées.

Alors depuis je parlote avec ce râleur charmant, conscient que quelques minutes de mon temps apporte dans sa vie de veuf inconsolable, un peu de bonheur : le bonheur pas cher de se sentir encore écouté, utile et vivant. Quant à moi, je n'y perd pas au change car il se révèle être un personnage attachant et plein de belles couleurs jusque dans son for intérieur.

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Commentaire de Anonymous boguy , le 28 février 2009 08:29  

Oui c'est bien d'écouter les anciens, ils ont des choses à dire si on sait les comprendre.

Commentaire de Anonymous beauvert , le 28 février 2009 09:32  

Triste fin d'une solitude.
Les français, si généreux lors d'une catastrophe à l'autre bout du monde, oublient de prendre des nouvelles de leurs voisins...et souvent de leur faire un sourire !

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 2 mars 2009 16:05  

Trés triste effectivement une période ou l'on "oublie" mème de se saluer lorsque l'on partage le mème ascenseur (région parisienne).
Je profite de ce message pour signaler le 21 MARS la réunion et l'assemblée générale des Anciens élèves du lycée ALBERT CLAVEILLE("la PROF")suivies d'un diner dansant trés amical et convivial, toutes promotions représentées des plus anciennes aux plus jeunes.Je n'hésite pas à faire le voyage!
JP VERSAILLES

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 2 mars 2009 20:47  

Je la connaissais et c'est vrai qu'elle était parfois tristounette.
Elle m'avait dit il y a quelques temps qu'elle allait quitter Périgueux, je pensais donc que c'était fait.
Je n'imaginais pas que ce serait de cette façon.
Hélène

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 5 janvier 2010 00:30  

effectivement mais si rare de nos jours moi meme complétement depressive du a cette condescendance et beaucoup trop d injustices a mon gout...debrabant stéphanie

Benjamin Bondonneau a la Visitation jeudi 26 février 2009

Benjamin BondonneauReste ce jeudi et vendredi pour venir voir l'exposition de Benjamin Bondonneau à la Visitation, rue Littré à Périgueux.

Je me suis rendu au vernissage qui a eu lieu il y a de cela plus d'un mois et voici les quelques photos et informations sur l'artiste que j'en ai ramené.

Benjamin Bondonneau, 33 ans et originaire du Sarladais, a fait des études d'art à Bordeaux. Je l'ai interrogé sur le pourquoi de son travail, mais les semaines passées ont embrumé ma mémoire et seules ne restent sur mon carnet que quelques notes qui ne revêtent plus guère de sens dans mon esprit. Sur ma page je relève les mots : formes ovoïdes, croix, superposition, échange entre ce qui est complexe et libre, association de deux attitudes ou dialogues, vive réflexion sur l'espace ; bref, tout un sabir. Puis mes notations deviennent un tant soit peu plus pénétrables. Il parle des grandes émigrations économiques, de l'incommensurable espace internet, se demande qui a gagné dans ce nouvel échange des connaissances et si les nomades sont devenus sédentaires ou vice versa. Les petits traits et autres gribouillis formant les motifs qui couvrent ses toiles, symbolisent, les grands thèmes qui le touchent : le partage équitable ou pas des connaissances et les hauts murs censés freiner la migration des hommes au Mexique, Gaza ou ailleurs. C'est ça, pour moi, l'art abstrait... Il suffit souvent de connaître et comprendre la démarche d'un artiste pour entrevoir une certaine beauté et la valeur intrinsèque dans l'esthétique déroutante de son œuvre.

Benjamin Bondonneau et enfants jouant devant sa toileBenjamin qui est aussi clarinettiste (interprétation libre) dit être inspiré par le sociologue Jean Baudrillard, décédé en mars 2007 [ voir le profil de J. Baudrillard sur Wikipedia ].

Benjamin Bondonneau - 2 peintures

Benjamin Bondonneau - 3 peintures

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Commentaire de Blogger Clare , le 26 février 2009 10:15  

C'est patchwork! LOL

Un air de castagne samedi 21 février 2009

Mars, ou les alentours, est une période éprouvante pour ceux qui, à l'approche des beaux jours, sentent monter en eux une sève porteuse d'instincts primitifs qui les extirpent sèchement de la torpeur hivernale. Les frustrations et les rancœurs qui se sont accumulées durant l'hiver et cherchent maintenant à s'extérioriser, rendent temporairement la vie difficile non seulement aux personnes qui souffrent de ce phénomène, mais aussi aux amis, collègues, employeurs ou simples passants qui les entourent. C'est l'époque où, si l'on est célibataire, l'appétence pour une relation se fait le plus sentir... c'est aussi celle ou l'on demande maladroitement et sans finesse que nos bonnes actions passées soient enfin reconnues. Ces émotions et d'autres encore nous taquinent l'épiderme.

J'ai été confronté vendredi soir à une situation qui m'a fait penser que nous étions sans doute légion à subir cette excentricité existentielle annonciatrice du printemps et de me rendre compte que, si elle nous libère et nous construit, elle peut en échappant à notre contrôle, encore plus facilement nous détruire.

Après un après-midi de labeur au café de la Place, je faisais route en direction du Clos-Chassaing pour y faire mes courses. Alors que je m'apprêtais à traverser le Boulevard Montaigne, j'ai ralenti pour laisser passer une voiture noire qui sortait du parking sur ma gauche et remontait vers l'avenue Georges Pompidou. Une puissante voiture bleue qui était alors à hauteur du Palais de Justice arrivait à vive allure. J'aurais pu attendre une nouvelle fois mais, à quoi servent les passages cloutés si on ne les traverse que lorsqu'il n'y a pas de voiture. J'entrepris donc de traverser d'un pas décidé. La voiture ne ralentissait pas... pas téméraire pour deux sous, j'ai pressé le pas, mais la voiture bleue est arrivée sur moi et n'a freiné que lorsqu'il n'y avait plus pour choix que celui de s'arrêter ou de me rouler dessus. Coups de klaxon, vociférations proférées de la fenêtre du conducteur qui a redémarré en trombe et est passé derrière moi alors que j'étais encore dans les clous.

Mon sang n'a fait qu'un tour et moi aussi, balançant au cours de ma virevolte, un coup de Timberland à la semelle de caoutchouc recyclé dans la jante arrière gauche. J'ai vu le gars freiner brutalement, puis se raviser, mettre son clignotant indiquant qu'il allait faire le tour du rond-point (il connaissait son code de la route après tout) et repartir en trombe.

Rond point Yves Guéna à PérigueuxIl me restait à traverser la seconde largeur du Boulevard Montaigne. J'allais risquer dans quelques instants la colère de quelqu'un pour qui son habitat mobile est plus important que la vie d'un piéton et cela me mettait en émoi. La dernière fois que je m'étais battu, c'était dans les locaux de la cantine de la base des sous-mariniers à Toulon. J'avais dix-huit ans. Je n'aime pas la bagarre... Ce n'est pas que je sois une mauviette, loin de là, mais à moins que l'on me provoque à l'extrême, je préfère désamorcer la situation et laisser le pugilat à ceux qui aiment ça. De là à vous faire croire que je suis d'un calme olympien devant ce genre d'adversité, il n'y a qu'un pas que mon honnêteté m'empêche de franchir. Car sous une apparence calme, mon cœur est affecté par des battements deux fois plus rapides que la normale et mes jambes par un tremblement perceptible et tout juste contrôlable. Tous les symptômes d'un amoureux en somme, sauf que là l'enjeu, ce jour-là, était tout autre.

J'étais enfin prêt à emprunter la rue Victor Hugo quand la grosse voiture bleue est arrivée et s'est garée à ma hauteur. J'ai continué de marcher, mine de rien, mais n'en pensant pas moins... Comment allais-je répondre à l'attaque dont j'allais incessamment devenir l'objet ? Allais-je poser mon ordinateur contre le mur et mes lunettes sur un rebords de fenêtre et montrer ainsi que j'étais « prêt », ou bien allais-je essayer de discuter avec un énergumène imbibé de caféine ou possédé du démon du printemps.

La porte de la voiture s'est ouverte puis refermée et j'ai entendu un véhément appel à mon encontre. Je me suis tourné, mon ordinateur en bandoulière et mes lunettes sur le nez. Le justicier des grands chemins, agé d'une bonne vingtaine d'années, sec et excité s'est approché à grands pas de moi tout en me reprochant d'avoir shooté dans son destrier rutilant. Je me suis tourné de biais lui offrant mon côté droit afin de protéger « les précieuses », et j'ai allongé le bras vers le gars pour tenir entre lui et moi une distance raisonnable. Il a fait de même et durant quelques instant nos doigts se sont battus sauvagement (je suis fier de dire que les miens ont bataillé avec bravoure et s'en sont tirés avec honneur). Je lui ai expliqué sommairement que j'étais dans les clous et qu'il aurait dû s'arrêter et que d'autre part, je n'avais touché que sa jante. Il n'était guère plus grand que moi, 1m80 tout au plus. J'ai senti que mon attitude apparemment mesurée et peut-être aussi ma corpulence moins fluette qu'il l'avait peut-être présumé, l'avaient calmé. La discussion a tourné court. Il a fini par me dire qu'au moins je pourrais le remercier de s'être arrêté lorsque je traversais la route... Cela raisonnait presque comme une supplication. Alors, en dépit de l'absurdité de sa requête et parce que j'étais heureux de voir une issue rapide, je lui ai simplement dit « merci » tout en baissant le bras. « Bon ça va alors » l'ai-je entendu répondre alors que j'avais déjà repris tranquillement mon chemin. Fin de l'altercation.

Mon instinct animal s'est manifesté quelques instants plus tard sous forme de rage contenue, alors que je fourrageais dans le bac à céleri du petit Leclerc. Le rythme de mon cœur s'était quelque peu calmé, mais mes jambes étaient encore comme du coton. La scène que je venais de vivre passait et repassait infatigablement dans ma tête. J'en oubliais où se trouvaient dans les rayons les articles que je devais acheter. J'avoue m'être reproché de ne pas avoir envoyé une baigne au gars, comme l'aurait fait un homme, un « vrai »... Bien sûr, vous allez tous me dire que j'ai eu raison d'éviter l'affrontement physique, surtout que je ne l'ai pas fait de manière trop humiliante, mais il n'empêche que jusqu'à ce que je ferme les yeux dans la nuit de vendredi à samedi, je me sentais lâche. Ce n'est certes pas ce que recommande la méthode Coué... et ne vous étonnez pas si en conséquence et pour quelques jours encore je rase les murs et sursaute à chaque portière de voiture qui s'ouvre.

Sur ce, bonne semaine à toutes et à tous (contrôlez vos émotions si besoin est et faites attention de bien traverser dans les clous, tout en sachant qu'ici, les automobilistes souvent feignent d'ignorer qu'ils existent).
Auteur : William Lesourd


Lire un autre de mes récits au sujet de l'incivilité des conducteurs à Périgueux ›

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Commentaire de Anonymous Hélène , le 22 février 2009 05:31  

Mon pauvre William, tu as raison, tout le monde pète les plombs...
Moi c'était ce matin.
J'ai envoyé balader assez grossièrement je l'avoue, une cliente potentielle qui n'a pas aimé la réflexion que je lui ai faite alors qu'elle avait failli éclater ma porte.
Les gens pensent que parce qu'ils payent ils ont tous les droits, que les commerçants sont là pour encaisser (dans tous les sens du terme) et fermer leur g.....
Alors voilà, ras le bol!
J'espère que tu es remis de tes émotions au moins.
Hélène
_________Merci pour le com_______
Oui je m'en suis excellemment remis. Le billet m'a servi de "cellule d'aide psychologique"...
Tu viens d'ajouter une précision au grand adage « le client est roi » et c'est « tant qu'il ne bousille pas ma porte » ;-) W

Commentaire de Anonymous Josie , le 22 février 2009 17:09  

Et bien en voilà une drôle d'histoire ! Il est vrai que sur les passages piétons faut parfois mettre " le turbo " ! Se sentir lâche pour ne pas avoir riposté à ce mino qui jouait les gros bras, non n'y pense plus, ta réaction fut la bonne, mais par contre, me connaissant, et m'emportant très vite, petit bout de femme que je suis,je ne me serais pas excusée. Souvent, mon fils rouspète car il trouve que je suis trop téméraire, en toutes circonstances du reste .... Enfin peu importe, pas de bagarre dans la rue et c'était bien mieux !

Amicalement
__________Merci pour le com________
Attention, je ne me suis pas excusé pour le coup de pied ou autre chose... Il m'a suggéré de le remercier de s'être arrêté, pas sommé, ce que j'ai fait promptement sentant que cela allait clore l'incident. Je crois qu'en définitive il était aussi content que moi qu'il n'y ai pas de bagarre, mais il ne voulait pas non plus perdre complètement la face. W

Commentaire de Anonymous Jean-Pierre et Danièle , le 22 février 2009 17:19  

Anecdote très intéressante..
D'abord la puissante voiture, puis un jeune , enfin le respect et la loi.
Tout le malaise de notre débutant 21e siècle est résumé !
la frime, la consommation à outrance, le manque d'éducation.

Il y a des coups de doigts qui se perdent !!!!

Commentaire de Anonymous Brigitte , le 22 février 2009 17:36  

J'aimerais bien pouvoir reconnaitre que l'agressivité n'est que saisonnière et je crains de devoir reconnaitre que c'est devenu un nouveau mode de vie ...
Quelle tristesse de constater le respect de l'autre en voie de disparition ... !
"Ne jamais faire aux autres ce que nous n'aimerions pas qu'on nous fasse"...
Je crois qu'il est nécessaire de le rappeler même si les personnes qui lirons ce message ne sont pas celles à qui il reste destiné...peut être y en aura t'il quand même...
Bon courage William, il ne circule tout de même pas que des gens dangereux dans les rues...heureusement pour nous tous ...
Amicalement de Brigitte
_________Merci pour le com_________
Tu as raison, il reste tout de même une majorité de bon usagers de la route et aussi de djeuns mûrs dans leur tête et respectueux de ceux qui les entourent.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 23 février 2009 09:30  

tiens c'est drôle, un jour que je traversais au passage derrière le cinéma, une voiture m'a fait le même coup, et la passagère m'a hurlé: "vous pourriez dire merci!" merci donc de ne pas m'avoir écrasée sur le passage piéton...coutume périgourdine donc: se prosterner devant tout automobiliste qui vous laisse la vie sauve...

Commentaire de Anonymous zeshadok , le 23 février 2009 16:39  

N'oublions pas que ce petit acte d'incivilité n'a que peu de gravité ; que ce département est loin de faire partie des plus violent, au même titre que Périgueux d'ailleurs. ne raillons pas trop sur l'incivilité qui a toujours été, de tout temps, plainte comme le souvenir d'un âge d'or révolu. Quoiqu'il arrive, il ne faut pas se laisser faire. En arriver aux mains permet parfois de se sentir vivant. On ne meurt pas d'un coup de poing (ou alors,...).
Ceci dit, je fais aussi partie de ces personnes dont l'adrénaline fait trembler les jambes et la voix :)
___________Merci pour le com________
C'est vrai Périgueux est une ville très sympa dans son ensemble et l'incivilité à toujours existé et bien plus ailleurs qu'ici.
Quand au coup de poing qui fait parfois du bien, c'est bien possible mais alors je n'aurais pas la satisfaction d'avoir été plus intelligent que l'autre. On perd un peu d'un côté comme de l'autre.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 23 février 2009 23:37  

Hier soir sur M6 JE REGARDAI L'EMISSION justement sur la circulation avec ce non respect aux piétons qui malheureusement ont entraîné la jeune fille de 17 ans dans un coma de 4 mois alors non il ne faut pas se laisser faire et nous devons lutter contre ce genre d'individu sous pretexte qu'ils sont les rois de la circulation c'est inadmissible et vous avez été sympa je trouve bon fuyons les voitures bleues...

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 24 février 2009 10:57  

Et si les agents de ville regardaient un peu plus la circulation que le stationnement ? Nous n'aurions pas à numéroter nos abattis en traversant... En attentant, je constate que l'agressivité en bagnole devient pour certain est la seule adhrénaline qui vaille. J'imagine le choc que ça doit être pour des personnes plus âgées qui ne peuvent même pas se rebiffer!
En tout cas, du haut de mes 1,57 m, j'aurais eu le même réflexe que vous ! Et j'aurais eu tout aussi la trouille après ! Peut être aurais-je hurlé comme une sirène... Ca décourage...

Commentaire de Anonymous Satya , le 24 février 2009 19:36  

Bonjour,
Je voudrais répondre au commentaire de "Jean-Pierre et Danièle" (la bienséance ne voudrait-elle pas que l'on dise plutôt "Danièle et Jean-Pierre"?!) et notamment la phrase "D'abord la puissante voiture, puis un jeune , enfin le respect et la loi. Tout le malaise de notre débutant 21e siècle est résumé !"...
N'est-ce pas la réflexion de vieux réactionnaires ?!!
Désolé pour l'insulte mais ma réponse quelque peu directe veut juste souligner que le respect n'a pas d'âge... Que dire par exemple des "personnes âgées" qui vous insultent quand vous avez l'outrecuidance de leur demander de se ranger quand vous êtes à vélo sur la voie verte?

Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père... Le temps ne fait rien à l'affaire, comme disait Brassens!
________Merci pour le com________
Danièle et Jean-Pierre ont, je pense, l'esprit ouvert au contraire et ils ne cherchaient qu'à souligner le manque croissant de respect des jeunes gens envers leur semblables et leur forte adhérence au matérialisme. C'est un mal de notre siècle. En ce qui concerne les grincheux, je suis de votre avis. De tout temps Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père... quand on est c.. on est c... W

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 26 février 2009 20:23  

Bonjour,
Et bien quelle aventure!!! J'aurais payé cher pour voir ça. Mais finalement, je viens de me rendre compte que lorsque je suis "piéton" je réagis comme toi devant le manque d'égart des quatre roues mais quand je deviens "automobiliste" je ne vois plus les piétons...
Oui, honte à moi, je sais...
Biz
TTNE

Commentaire de Anonymous Dallemand , le 5 janvier 2010 15:50  

Félicitations pour ton sang-froid, je gage que le Fangio des ruelles devait arborer le fameux A (souvent synonyme d'assassin) !
Les anciens sous-mariniers -et notamment ceux basés à Toulon- te sont éternellement reconnaissants d'avoir su confronter l'abruti en question !

marines poésies
ex-matricule 0564
Cepsem Toulon

Eclat de rouge et jaune sur Perigueux vendredi 20 février 2009

Concernant mon prochain billet qui risque de tarder, je ne connais pas un moyen plus charmant pour vous faire patienter, que de poster la photo d'un coucher de soleil sur Périgueux. Malheureusement ils se font rares cet hiver. J'ai capturé celui, pas très charmant, de mardi dernier. Le rouge et le jaune crevant un ciel lourd et sombre comme une chape de plomb, donnaient au soir une oraison dramatique.
Couché de soleil au-dessus de Périgueux le 17 février 2009
échantillon du soleil couchant du 17 février 2009
Détail de la photo ci-dessus

J'ai assisté jeudi soir à la performance de Pablo, Eva Dessales et de Pierre Cherbero organisée par le Rotary Club de Périgueux (cité de Vésone) et les Éditions Couleurs Périgords. Celle-ci a remporté un énorme succès et, fait notable, j'y ai goûté pour la première fois à de la vraie truffe... je ne sais pas trop quoi en penser. J'ai de nombreuses photos à optimiser et, dû à mon autre occupation, je ne prévois pas d'y travailler avant le week-end.

Je posterai, par la même occasion, les quelques photos prisent par l'ami Francis qui s'est rendu à la soirée du All Boards Family au Sans Réserve.

Pour vous mettre l'eau à la bouche (« to whet your appetite » petite leçon d'anglais pour ceux qui sont en vacance - passez votre souris sur le texte souligné), voici deux photos pour illustrer les évènements.
Premier Mouvement, une performance donnée par Pablo assisté d'Éva Dessalles qui a écrit les textes et de Pierre Cherbero qui la accompagné au piano et au chant - Rotary Club le 19 février 2009
Premier Mouvement, une performance offerte par Pablo assisté d'Éva Dessalles pour le texte et de Pierre Cherbero pour la musique et le chant

All Boards Family au Sans Réserve le 19 février 2009
All Boards Family au Sans Réserve - photos © Francis Aviet

Bon vendredi à toutes et à tous, W

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Commentaire de Anonymous Alti , le 20 février 2009 08:11  

Alors t'as vraiment pas pu faire de la planche à roulettes, quel dommage
...

Commentaire de Anonymous beauvert , le 20 février 2009 09:56  

Avec un peu de musique .....
un viel Armagnac...
ça peut le faire !

(and thanks for the 1st english lessson !)

Commentaire de Anonymous MMN , le 20 février 2009 09:57  

Quelles magnifiques couleurs ! Ce coucher de soleil est extraordinaire ! Merci William

Commentaire de Anonymous josie , le 21 février 2009 11:08  

Je ne le trouve pas dramatique ton coucher de soleil ( que j'ai raté en passant ), je le trouve plutôt fascinant !
Bon week-end William !

Commentaire de Anonymous Karine , le 22 février 2009 05:14  

j'aime bien le coucher de soleil, auquel je ne trouve cependant aucun accent dramatique (c'est mon point de vue, ou c'est la photo qui n'a pas forcément laissé filtrer cette dimension ?) Et merci pour la leçon d'anglais ! Au fait, et pourquoi pas un billet bilingue ?

_______________Merci pour le com (et les autres plus haut______________
Je ne sais pas... le rouge et le noir sont souvent des notes de couleurs que l'on associe avec le drame. Mais ce coucher de soleil n'est pas aussi puissant que d'autres photographiés durant les deux dernières années. Le ciel cet hiver ne s'est pas prêté au jeu.

J'ai souvent pensé traduire mes billets en anglais pour attirer une audience d'expatriés anglophones, mais je le répète, ce blog ne me nourri pas et il prend déjà beaucoup (trop) de mon temps.
Si toutefois, je (ou quelqu'un d'autre) trouve une idée pour le rendre viable financièrement, j'y travaillerai à plein temps et là, j'ajouterai une version anglaise. C'est d'ailleurs dommage que mon anglais ne soit pas utilisé plus que cela, dans ma vie privée ou mon travail. W

All Boards Family et Pablo animent Perigueux mercredi 18 février 2009

Le All Boards Family au Sans RéserveLe All boards family, une association qui vise à développer les cultures urbaines et le skateboard en particulier en Dordogne, organise jeudi soir une soirée gratuite intitulée Carte blanche au Sans Réserve.

Au programme (à partir de 18h30) : session skate et dans la salle de concert vous y trouverez une expo sur le graphisme, des projections etc.

Deux groupes, le Skratch & Wine (SCRATCHMUSIC myspace.com/skratchwine) et Beaxo (HUMAN BEAT BOX myspace.com/beaxohbb) rythmeront la soirée.

Article sur le journal Sud Ouest au sujet du All Boards Family au Sans Réserve ›

Pablo et EvaC'est pour les djeuns bien sûr — mais ne le suis-je pas encore, sinon sur mon passeport, dans ma tête et dans mon corps ? Je m'y serais d'ailleurs rendu si le Rotary Club de Périgueux (cité de Vésone) et les Éditions Couleurs Périgords n'avaient pas eu l'idée d'organiser ce même soir à 19h un évènement où se mêleront peinture et écriture et, j'aime trop ces deux arts pour m'en détourner même une seule fois.

La présentation est intitulée 1er Mouvement. Elle rassemble les textes d'Éva et la peinture de Pablo (Correa). Le peintre donnera une performance musicale comme il en a l'habitude. En plus de Pierre Cherbero qui, je le sais, pianotera avec inspiration, il se peut qu'il y ait une danseuse contemporaine, mais j'extrapole sans doute.

L'œuvre issue de cette performance sera vendue dans la soirée au profit de l'association de gérontologie « Le Verger des Balans » qui aide les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Décidément, je parle beaucoup de cette maladie dont je ressens de plus en plus les effets psychosomatiques ; à moins qu'ils ne soient réels... ce qui serait inquiétant.

Éva et Pablo en train de dédicacer leur recueil d'écrits et de peinturesÉva et Pablo étaient au café de la Place où ils dédicaçaient, fin janvier, un recueil d'écrits et de peintures. Le recueil sera disponible à la vente lors de la présentation.

Pour réserver une performance par Pablo avec ou sans accompagnement, appelez son numéro : 06 74 38 01 00 ou contactez-le sur son site web.

Plans pour trouver le Rotary Club de Périgueux et le Sans Réserve
[A1] Présentation Le Rotary Club de Périgueux dans la Salle André Meunier 11, rue Sainte Ursule [ A2] Le Sans Réserve, 192 route d'Angoulème (quartier du Toulon)

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Commentaire de Anonymous Alti , le 18 février 2009 19:50  

Ce qui est dommage, c'est que le rotary n'organise pas la fête des djeuns, ça changerait.
Bonne journée.

________Merci pour le com________
Pas la même audience, j'imagine mal les membres du Rotary Club sur des skateboards, mais sait-on jamais.

Très belles photos du Périgord Noir sur ton blog : http://altitude260.com/
et merci pour le lien vers Périblog

Commentaire de Anonymous Alti , le 18 février 2009 19:51  

Pas la même audience, certes oui, mais tu avoueras qu'en matière de com et de retombées "alternatives" en presse, quel buzz magnifique cela ferait !
Allez le rotary, du culot ! toujours du culot !

De rien pour le lien. C'est pas évident de trouver des infos fraiches sur la toile en Dordogne.
Trouver des gîtes, c'est pas un problème. Des infos....

Je t-aime A-I-M-E samedi 14 février 2009

Quel drôle de titre... c'est ce sacré blog qui ne me permet pas d'ajouter des accents. Ce n'est ni élégant ni romantique ; bref ça ruine un peu l'effet recherché...

Aujourd'hui, c'est la Saint Valentin et je veux ajouter du romantisme à mes pages. Justement j'écoutais le Grand Charles tout à l'heure et je suis tombé sur une chanson de circonstance que je n'avais jamais entendu. Une chanson écrite avec l'intelligence des mots qu'on lui connaît. Elle décrit le désarroi d'un ancien mauvais élève devant une feuille de papier. Il peine aujourd'hui à trouver les mots justes ou leur épellation, qui lui serviront à témoigner à sa belle de l'amour simple mais fort qu'il lui porte.

Ce billet est pour celles et ceux que vous et moi aimons, secrètement peut-être. Heureuse Saint Valentin à toutes et à tous.
Je t'aime A.I.M.E.

Je t'écris c'est plus romantique
Comme un amant du temps jadis
Sur un papier couleur de lys
À l'encre bleue, et je m'applique
Quand ma plume, manque de chance,
Fait en sortant de l'encrier
Une tache sur le papier
Que je déchire et recommence


Je t'aime A.I.M.E.
T'aime le cœur en feu
Faut-il un X à feu ?
Ça me pose un problème
Allez je barre feu
Mais je garde je t'aime
Je t'aime A.I.M.E.
Simplement j'y ajoute
Ces mots « À la folie »
Mais soudain j'ai un doute
Folie avec un L
Un seul L ou bien deux ?
Deux ailes serait mieux


Tellement plus jolies
Et bien sûr plus vivant
Vivant, comme une envie
Que le bonheur agrafe
Comme un papillon bleu
Au cœur d'un amoureux
Inquiet de l'orthographe


À l'école j'étais le cancre
Dont on ne pouvait rien tirer
Guettant l'heure de la récrée
L'œil fixe et les doigts tachés d'encre
Aujourd'hui je me désespère
J'ai des lacunes et je le sais
Mais amoureux il me vient des
Velléités épistolaires

Je t'aime A.I.M.E.
Et je n'ai foi qu'en toi
Comment écrire foi
Privé d'un dictionnaire
Il y a tant de fois
Dans le vocabulaire
Oh je peine et je m'en veux
Allez je place un S
Mieux vaut peut-être un E
Franchement ça me stresse
Et mon foie fait des nœuds
Des heures d'affilée
Penché sur le papier


Je corrige et rature
Puis j'envoie tout valser
Maudissant l'écriture
Ècœuré j'abandonne
Au diable mon stylo
Je dirais tous ces mots
Tranquille au téléphone
Je prends le combiné
Compose un numéro
Je n'ai plus de problèmes
Allô, amour, allô
Oui oui c'est encore moi
Pour la énième fois
Qui t'appelle, tu vois
Pour te dire : « Je t'aime »


© Le Grand Charles

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Commentaire de Anonymous Roger , le 14 février 2009 18:10  

Ah, quel poète ce grand Charles,
j'ai appris le texte par cœur pour le réciter a ma dulcinée sur ma couche. (c'est romantique non ?)

________Merci pour le com________
C'est en effet très romantique...
J'en aurais bien fait de même mais la mémoire et la dulcinée me font défaut.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 15 février 2009 14:01  

Je te hais
Tu me hais
Il le hait
Nous nous haimons
Vous vous haimez
Ils s'haiment

Petit pohaime...

Commentaire de Anonymous Karine , le 15 février 2009 18:57  

William, à mon avis le plus dur à retrouver, c'est la mémoire ! Mais qui sait, peut-être qu'en cherchant l'une, tu trouveras l'autre !

Commentaire de Blogger verogovinique , le 2 septembre 2009 18:05  

Will
Je te sens toi aussi l'âme poétique c'est gorgé de tendresse et d'émotion ce texte c'est avec ces mots-là qu'on gagne le coeur des femmes
véro

Mon QG au cafe de la Place vendredi 13 février 2009

Le café de la Place Il serait très exagéré de dire que j'ai élu domicile au café de la Place, place du Marché au Bois, mais m'y étant rendu presque tous les après-midi de la semaine pour y travailler, l'endroit est devenu, pour un temps au moins, mon Quartier Général. Mes habitudes, d'ordinaire, s'estompent rapidement et il se pourrait que le mois prochain je favorise un autre lieu. Toutefois, le café de la Place a d'indéniables atouts que j'énumère plus loin et, il me serait difficile de trouver un endroit qui me soit plus propice au travail : le confort, la lumière ocre, l'atmosphère vivante et estudiantine, la déférence des propriétaires et des employés envers tous leurs clients, quel que soit leur âge, statut social ou pouvoir de consommation et... accès libre à l'internet. Car depuis deux ou trois semaines, le café de la Place, à l'instar du Irish Corner sur la place Francheville, a installé la WIFI.

Je ne sais pas quel impact aura l'avènement de ce service dans les recettes de la brasserie, mais la chose est devenue indéniablement populaire. J'ai dénombré pas moins de six clients mercredi soir avec chacun un ordinateur portable, alors que je m'apprêtais à quitter le bureau. Pour l'instant il n'y a pas de règles, mais cela ne saurait durer car il faudra pallier aux inévitables abus tel que le jeu en réseau qui ralentirait la connexion, le téléchargement illégal de gros fichiers multimédias et le visionnement de sites pour adultes. La WIFI est en tout cas un service qu'offrent de plus en plus de lieux publics et c'est une excellente chose pour les gens qui, comme moi, exercent en indépendants et n'aiment pas travailler seuls chez eux.

Quand je pense qu'aujourd'hui on peut non seulement travailler dans ce café, mais aussi rester plusieurs heures sans y respirer la fumée ni schlinguer la cigarette... comme c'est bon lorsque les choses évoluent dans la bonne direction !

Hotspots Wifi gratuits à Périgueux et dans la région

[ Appel aux Périgordins : j'aimerais répertorier tous les lieux public de la ville et des environs offrant l'accès WIFI gratuit. Merci de me faire part de ceux que vous connaissez. ]

Périgueux

  • Café de la Place : place du Marché au Bois
  • Irish Corner : Multiplexe Cap Cinéma, place Francheville
  • Marbot Périgueux : 21 Cours Montaigne
  • Hôtel des Barris** à Périgueux : 2 rue Pierre Magne

Les Red Fish au café de la Place
Le groupe de jazz Red Fish qui animait la soirée du vendredi 6 février au café de la Place.
Ça déménageait !... un peu trop peut-être pour une amie et moi, qui voulions papoter tranquillement. Nous sommes donc allé dîner au Maharajah près de la cathédrale. C'était bon, mais la nourriture indienne me rassasie toujours trop vite et surtout un des plat était nappé d'une sauce d'un orange si vif qu'elle semblait avoir été cuisinée par le chef de la cantine de Chernobyl. Avec un demi Bergerac, sans dessert et un bon thé à la menthe pour finir, le prix était modéré.

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Commentaire de Anonymous JR-Courbin , le 14 février 2009 05:06  

Hello W.
Pour info Marbot à un "HOTSPOT" = accès web wifi. Cela fait un bout de temps que nous ne nous sommes pas retrouvés autour d'un café...
Au plaisir @+ JRC

________Merci pour l'info________
Justement pour le café, tu sais où me trouver... mais attention, je n'y suis tout de même pas tous les jours et à toutes heures de la journée... À+ W

Commentaire de Anonymous J.P.VERSAILLES , le 14 février 2009 18:21  

Comme vous j'ai eu l'occasion d'apprécier cet endroit pour "son confort,sa lumière ocre,son atmosphère etc..."Il est par ailleurs appréciable d'avoir accès à la WIFI....néanmoins que deviendra cette "atmosphère" le jour ou la majorité des clients aura le nez devant son écran????
Convivialité avez vous dit....
CORDIALEMENT J.P.VERSAILLES

________Merci pour le com________
Vous avez tout-à-fait raison, personne ne veut que ces endroits deviennent des cafés internet où il n'y a plus aucune interaction entre les clients. D'où les règles qui seront sans aucun doute établies dans le futur. Ceci dit, même avec mon ordi, j'interagis régulièrement avec les clients et personnel du café, présents autour de moi ; mais là c'est peut-être une question de personnalité. W

Commentaire de Anonymous MMN , le 17 février 2009 18:47  

Pour info, mon "bureau" quand je suis en déplacement est très souvent... le parking d'un McDo...La majorité d'entre eux sont équipés WiFi...
_____________Merci pour le com____________
Pratique, mais vous remarquerez que nous avons très peu de ces champions de la mal-bouffe dans la région de Périgueux ; ce qui est une très bonne chose. Les seuls que je connaisse sont dans le Centre Commercial Auchan à Marsac sur l'Isle 24430 et au Centre Commercial La Feuilleraie à Trelissac 24750. Je ne sais pas s'ils ont WIFI. W

Merci aussi pour le com sur le billet intitulé "Attention fromages très chers"
http://www.periblog.fr/2008/12/attention-fromages-tres-chers.html

Liz McComb au Palio de Boulazac mardi 10 février 2009

Affiche de Liz McComb au Palio de Boulazac près de PérigueuxJ'ai reçu l'annonce du spectacle qui aura lieu jeudi au Palio, le nouveau palais omnisport de Boulazac, près de Périgueux en Dordogne.

Liz McComb fait chanter le Périgord

Le concert est au profit de la recherche sur la maladie d'Alzheimer. Une maladie qui me touche particulièrement puisqu'un proche membre de ma famille en est atteint depuis plusieurs années.

Je regrette que le prix du billet pour les sans-emplois soit aussi élevé (22€).

Voici ce que disait Vincent PANIER l'expéditeur du message que j'ai reçu :

« Je souhaite vous faire part de la grande Fête du Gospel que nous préparons.

Dans un cadre caritatif, au profit de la recherche sur la maladie d'Alzheimer, Liz Mc Comb fera chanter le Périgord le 12 février prochain.


Pour que la fête soit encore plus belle, 200 choristes de la région de Périgueux vont monter sur scène pour accompagner la star. Il s'agit véritablement d'un évènement exceptionnel pour notre ville et chacun peut apporter ses moyens et compétences pour en assurer la promotion dans un double objectif, de participer à une grande fête d'une part et de soutenir une noble cause.

Les bénéfices de cette soirée sont reversés à l'association de gérontologie des Vergers du Balan présidée par Dr Geneviève DEMOURES. »


« L'art est beau quand la main, la tête et le cœur travaillent ensemble... » (John Ruskin)

Afin de défendre une grande cause et de mobiliser le plus grand nombre d'entre nous, il nous est apparu pertinent, pour faire passer ce message, d'organiser une grande fête autour du Gospel.

Nous ne pouvions trouver mieux que Liz McComb pour transcender ce moment. De par son engagement permanent, cette artiste internationale hors du commun, a toujours œuvré pour aider ceux qui en ont le plus besoin.

Aujourd'hui, nous devons tous, quel que soit notre niveau d'intervention, nous mobiliser face à la maladie d'Alzheimer qui fait des ravages parmi nos familles, nos amis, nos relations...

En participant à cette grande fête, au-delà du plaisir que vous offrirez, vous contribuerez à aider la recherche. Les bénéfices de cette manifestation sont intégralement reversés au profit de l'association de gérontologie « Le Verger des Balans », présidée par le Dr Geneviève DEMOURES, qui œuvre depuis de nombreuses années dans ce domaine. Son engagement doit être soutenu par nous tous.

Tarifs & Réservations

Plein Tarif : 27€ (dont 2€ de taxes obligatoires)

Tarif jeunes et demandeurs d'emploi : 22€

Tarif groupe (au moins 20 personnes) : 20€

 

Le Palio à Boulazac : 05 53 02 40 80
Mag. Carrefour à Boulazac : 05 53 06 12 40
Mag. Auchan à Marsac/Px : 05 53 06 66 66
Mag. Leclerc à Trelissac : 05 53 35 75 75
La FNAC : www.fnacspectacles.com

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Commentaire de Anonymous Anonyme , le 11 février 2009 11:50  

Il y a des jours ou je regrette encore plus de ne plus habiter la région!!J'ai eu le bonheur d'entendre Liz Mc Comb sous d'autres cieux et j'en garde un souvenir ému.Je recommande à tous ceux qui en ont la possibilité d'aller participer à ce concert qui de plus sert une noble cause .
Cordialement JP VERSAILLES

Commentaire de Anonymous josie , le 12 février 2009 09:30  

Certainement un spectacle émouvant et pour une bonne cause !
Il est vrai comme tu le cites dans ton article que les entrées " en général " sont assez onéreuses, dommage.....!
je ne t'avais pas encore remercier de m'avoir mis en lien avec ma photo de l'Isle, voilà c'est fait, en retard malgré tout......désolée !
Bonne journée William !

Les goûts et les couleurs lundi 9 février 2009

Ce billet est pour clore un échange que j'ai eu avec un commentateur, après que j'ai eu la mauvaise idée de censurer son avis. Un court avis que j'ai fini par publier sans le modifier et en acceptant qu'il reste anonyme en bas du billet intitulé « Pablo Correa sur le Journal du Perigord ».

Pablo Van Gogh et LautrecDans ma phrase : « Cette différence si manifeste qui fait que ses tableaux m'émeuvent autant que ceux d'un Picasso ou d'un Francis Bacon [ ... ] », je ne comparais pas les tableaux de Pablo avec ceux de Bacon ou de Picasso, mais seulement l'émotion que j''ai ressentie devant les œuvres des uns et des autres à Périgueux, Londres ou Paris. Je ne pensais pas au cheminement des peintres, ni à leur technique respective qui est bien entendue plus longue et plus consommée chez les deux derniers. Il se peut que le jour de l'exposition de Pablo, j'ai été particulièrement sensible et que lorsque je suis allé voir Picasso et Bacon j'ai été moins réceptif que j'aurais dû l'être.

Pour ma défense, je n'ai jamais été très fan de Picasso, que je considère comme un des plus grands mystificateurs que le monde de la peinture ait jamais connu. Bien sûr, je suis certain que mon opinion serait tout autre si j'avais rencontré ce personnage au charisme exceptionnel. J'aurais été mystifié comme le monde de la critique l'a été de son vivant et j'aurais ressenti dans ses peintures qui me laissent presque froid aujourd'hui toute la chaleur d'un été andalou.
Autoportraits Pablo Picasso et Francis Bacon
Autoportraits [1] Pablo Picasso [2] Francis Bacon

Il est évident que la personnalité de l'artiste est aussi importante que les œuvres qu'il produit. C'est surtout vrai depuis qu'il n'y a plus grand chose à inventer en matière de styles et de techniques ; il ne reste plus guère que la personnalité propre du peintre pour le différencier d'un autre peintre qui aurait un style semblable. C'est par adhésion à cette théorie, je crois, que de nombreux galeristes, accrochent sur leurs murs des travaux contemporains que le public non initié considère en premier lieu avec désintéressement ou incompréhension. Les galeristes acquièrent les œuvres et aussi un peu de la quintessence de l'auteur, dont ils font étal dans leurs catalogues en des termes jargonnés, aussi bluffants pour les critiques que pour le public. Ils espèrent nous faire entrevoir dans des éléments spécifiés du tableau une démarche qui parfois n'existe pas ou qui, si elle existe, est souvent différente de la réalité.

N'ayant pas de tableaux à vendre, je regarde le travail de l'artiste et dit tout simplement dans mes billets, si j'aime ou non ce que j'ai vu. En toute honnêteté, il m'arrive de ne pas parler d'un artiste avec qui j'ai pourtant eu un entretien, mais dont je réalise ensuite que l'art et/ou la personnalité ne me touche pas vraiment. Mais si j'aime, si j'entrevois un talent hors du commun, alors que l'on me permette d'être aussi dithyrambique qu'un galeriste (le jargon en moins).

Je ne pense pas que la phrase sur Pablo versus Picasso et Bacon suffise pour que l'on m'accuse de ne rien comprendre à la peinture.

D'autres critiques d'artistes de la région Aquitaine :
Autres critiques d'artistes - Colette Moreau, Jean-Paul Lamothe, René Ventenat, Brigitte Mathieu, Christian Panissaud, Daniel Faure, Sereirrof, Nicolas Lux
Colette Moreau, Jean-Paul Lamothe, René Ventenat, Brigitte Mathieu, Christian Panissaud, Daniel Faure, Sereirrof, Nicolas Lux ou cliquez sur Art pour tous les billets sur l'art et les artistes

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Commentaire de Anonymous Cédric de BONI , le 10 février 2009 09:43  

William, je te rappelle que c'est une fois que l'artiste est décédé qu'on lui accorde un certain talent. Regrettable non ?

Je n' y connais rien en peinture mais quand je vois ces trois dessins, il n'y a pas photo. Mais l'art de Picasso et Bacon ne se limite pas à ces deux tableaux fort heureusement.

Que ta découverte artiste continue à s'épanouir comme il le fait, moi aussi ça me plait beaucoup.

Commentaire de Anonymous Beauvert , le 10 février 2009 19:32  

Bonjour William !

La contrepartie de pouvoir s'exprimer librement est de recevoir des critiques ! Il est regretable qu'elles revêtent parfois la forme anonyme !
Les lettres anonymes sont d'une lâcheté sans nom ! disait Georges Auriol.

Maintenant, il y a til une école pour apprécier la peinture, la musique, la cuisine ?? je ne sais pas...

Il y a probablement une école pour expliquer la technique mais de là à aiguiser la sensibilité ...

Lit l'excellent traité d'André Lhote sur le paysage et la figure...

___________Merci pour le com__________
Je n'ai rien contre les commentaires anonymes tant qu'ils ne sont pas dommageables pour quiconque. Dans le cas en question, le commentaire n'était pas très sévère, c'est moi qui ai réagi de façon excessive. W

Commentaire de Anonymous Véronique Vigot , le 10 août 2009 22:26  

A franchement parler ce Bacon me mets mal à l'aise ses différentes toiles sont fort torturées non? dans le genre Munch, par contre je suis trés sensible au talent de Picasso que vous semblez également apprécier voilà c'était juste un aparté comme cela en passant pour la joie d'échanger ses points de vue entre internautes Je signe bien entendu véronique me permettant ainsi de sortir de cet anonymat qui vous déplait tant
Amicalement
________Merci pour le com__________
J'aime les âmes torturées... Je n'ai rien contre l'anonymat dans certains cas, mais lorsqu'il s'agit de dire des choses enrichissantes ou gentilles, pourquoi se masquer ? W

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 6 septembre 2010 00:24  

Picasso un mystificateur! Sans même parler de ses oeuvres cubistes, mis à part Rembrand c'est pour moi le peintre le plus adroit qu'il nai jamais existé (voire ses peintures plus réalistes), bien que je trouve plus de sensibilité dans l'impressionisme d'un Turner ou la percussion de Caravage.
Aussi dire que "la personnalité de Picasso est aussi importante que les oeuvres qu'il produit" c'est un pléonasme puisque les oeuvres reflètent la personnalité de leurs auteurs...

Je ne pense pas que vous n'y connaissiez rien en peinture, mais que vos propos ont dépassé votre connaissance, car assumer préférer ce Correa est un fait respectable que la raison ignore mais on ne parle plus de goûts en définissant Picasso comme un mystificateur, c'est en toute objectivité scandaleux.
Thomas

Pablo Correa sur le Journal du Perigord jeudi 5 février 2009

Le Journal du Périgord N°168 - janvier 2009[ Une de mes chroniques exclusives publiée dans Le Journal du Périgord N°168 - janvier 2009 ]

Des dessins aux couleurs ternes qui me laissaient dubitatif, mais dont les traits expressifs débordaient de sève... C'était avec cette impression que mon regard passait d'une toile à l'autre dans la salle d'exposition d'un peintre que je ne connaissais pas encore, mais dont j'allais suivre l'évolution depuis ce jour sans relâche. J'étais impressionné, pour ne pas dire ému, ce soir là par la tête d'un macaque prête, on l'eut cru, à pousser un cri strident, et par des augustes aux regards presque funestes qui jouaient sous des chapiteaux vides et sans joie. Je demandais à une visiteuse si elle pouvait me désigner l'artiste : il était à l'autre bout de la salle, louangé par quelques dilettantes. La casquette mollement posée sur la tête d'un John Lennon réincarné, vêtu de ce qui provenait sans doute d'un surplus de l'armée, c'est ainsi en 2005, que je voyais Pablo Correa pour la première fois ; il avait vingt-quatre ans. [ ↓ ]
Pablo Correa - peintre
Aujourd'hui, il n'a guère changé... toujours ce même visage fin aux lunettes cerclées de maillechort ; un visage au teint de gosse anémique dont le tiers inférieur est à peine dissimulé, le jour de la rencontre, sous une barbe courte châtain et clairsemée ; une longue silhouette surmontée de couvre-chefs qui varient selon l'humeur du jour ; affublé, comme il l'était alors, de trop larges attributs dont les militaires ne veulent plus.

Je lui ai demandé un jour, si d'être le fils de José Correa*, était déterminant dans son choix des arts plastiques. Il m'avait répondu que toute personne hypersensible, pour rester saine, se doit de trouver un médium qui lui permettra d'extérioriser ses émotions, que ce soit la musique, l'écriture, où plus naturellement dans ce cas, la peinture. Sans renier l'influence que son père a pu avoir sur lui, ni celle de son célèbre patronyme auquel certains de ses proches et amis tendaient dans sa jeunesse à vouloir associer le destin, Pablo Correa affirme sa différence. Cette différence si manifeste qui fait que ses tableaux m'émeuvent autant que ceux d'un Picasso ou d'un Francis Bacon, parce que je comprends un peu ses tristes clowns ou ses singes névrotiques ; parce qu'il existe à la surface de ma peau des atomes qui s'accrochent à ses toiles de lin ou de chanvre.

En trois ans, Pablo a mûri. Il a acquis surtout une hardiesse dont il fait usage avec grand bonheur pour se produire devant des audiences d'une vingtaine à plusieurs centaines de spectateurs. Il faut le voir sur la scène d'un théâtre ou lors de l'inauguration d'une salle des fêtes ou celle d'un service hospitalier. Parfois accompagné au piano par son complice Pierre Cherbero, il s'accroupit pour préparer les couleurs primaires sur la large palette posée à terre, puis bondit sur sa toile la brosse à la main, et trace dans un geste enlevé, les courbes bleues délavées qui seront l'ébauche de son œuvre.

Je m'amuse à chaque fois, à observer l'audience et à y déceler les nouveaux initiés dont la mine étonnée révèle la difficulté à se réchauffer aux couleurs froides du tableau. Car un tableau de Pablo, ce n'est pas l'image bucolique d'un champ de blé par un beau jour d'été, ce n'est pas un galant qui conte fleurettes à sa belle sous le regard attendri d'un chérubin, ce n'est pas non plus un fier moulin vivifié par les eaux de la Dronne. Pour trouver la beauté dans ses figures énigmatiques il faut y mettre du sien ; accepter que cela ne nous charme pas. Pour percevoir la force d'expression qui exulte des toiles de Pablo Correa, il faut se laisser surprendre par les coulures et les gouttes claires qui les parsèment ; il faut suivre du regard les traits forts et précis, appuyés d'épaisses tâches de couleurs bleue, rouge, jaune, posées à même la surface avec le doigt ou le tube.... Remarquez avec quelle aisance il achève ce visage, cette colombe, cette tête d'auguste et fait naître d'un tour de main magistral la vie dans leurs pupilles. Et même si vous ne faites pas l'effort attendu de vous, il vous en fera voir de toutes les couleurs, et aux dernières notes de Cherbero, s'il est là pour l'accompagner, ou quand Pablo se tournera vers vous une vingtaine de minutes plus tard, vous resterez désarmé devant un tel déploiement de courage et de talent. Vous serez comme je le suis, acquis à ses couleurs.

Auteur : William Lesourd


*José Corréa est un artiste peintre-illustrateur dont vous pouvez admirer chaque mois dans le magazine une aquarelle illustrant un texte de Michel Testut.

Voir mes autres portraits publiés dans le Journal du Périgord

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Commentaire de Anonymous boguy , le 5 février 2009 22:26  

Sa peinture est très expressive, il voit du bleu partout et çà le fait! Il a des allures de surdoué

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 5 février 2009 22:42  

Correa est un peintre relativement doué c'est vrai mais de là a éprouver la méme émotion devant ses toiles que devant celles de Francis Bacon ou celles de Picasso, il ne faut pas exagérer quand méme ! ou bien de jamais s'étre retrouvé devant celles de ses artistes-là ... ou ne rien comprendre à la peinture tout simplement..

Commentaire de Anonymous beauvert , le 6 février 2009 09:54  

Si le style varie, la passion reste la même d'un Pablo à l'autre !

L'art, sous quelque forme que se soit, est indispensable pour vivre épanoui ; l'art était déjà présent dans la préhistoire ; les peintures, la musique. l'art c'est ce qui restera quand tout se sera effondré !

Il est regretable que les sciences aient pris le dessus dans notre enseignement !

Pablo ressemble à Raphael, le chanteur , le nouveau moule ????

Commentaire de Anonymous Karine , le 6 février 2009 19:20  

j'aime particulièrement ce billet, ce qu'il évoque et suggère. Tu ne pourrais, William, écrire ce que tu écris si tu n'étais pas toi-même un artiste. A part "croquer" avec des mots, que peins-tu ?

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 20 février 2009 21:04  

Magnifique Pablo
Bises de Jo

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 24 juillet 2009 10:22  

pablo, un ami dont on oublie rarement les peintures (meme à 5h du mat) et qui avec le temps prouve que la peinture moderne à sa place dans notre 21eme siecle...

 

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