Le rêve, ai-je lu quelque part, est un projet qui naît dans le cœur et grandit dans l'esprit.
J'ai fait un rêve la nuit d'avant l'investiture de
Barack Hussein Obama et, contrairement aux autres, celui-ci est resté clair dans mon esprit longtemps après mon éveil. Je n'ai pas l'impression que la citation ci-dessus s'applique à mon rêve. Un rêve dans lequel je retrouve petit à petit la symbolique d'évènements internationaux encore tout chauds. Ainsi je fais, semble-t-il, allusions à Barack Obama et au discours de J. F. Kennedy, la puissance scientifique et militaire des États-Uniens, la catastrophe avortée de justesse de l'Airbus qui a amerri dans les eaux froides de l'Hudson à New York, la fuite des cerveaux français en direction des États-Unis, le retour de Lance Armstrong sur les pistes du tour de France (même patronyme que Neil l'astronaute qui mit les pieds sur la lune (tout cela prendra sens après que vous aurez lu le billet)). Bien sûr un psychanalyste y découvrira d'autres symboles et d'autres causes qui les ont fait naître, mais nous nous contenterons d'analyser ce rêve au premier degré, ce sera bien suffisant.
I have a dream...
Cela se passait dans le jardin des Arènes, un petit parc frais et attrayant situé au sud-ouest de Périgueux en face du lycée Jay de Beaufort.
Imaginez la scène :
Les stands d'un vide-grenier s'étendent le long du demi cercle gauche du parc. Mon ami C. est assis à l'extrémité la plus éloignée ; il vend des bricoles lui aussi. Nous nous saluons de loin. Je reviens tout juste d'une exposition de peintures sans grandes prétentions, située dans une galerie aux murs de pierre. Une galerie hybride rappelant à la fois l'Art Nôtre et l'App'Art. Je me vois finir le croquis d'un visage d'homme. C'est celui de J.-R. un ami graphiste. Les traits sont assez ressemblants et je suis particulièrement content d'avoir su capturer la vivacité de son regard.
Pablo ou
José Correa n'auraient guère fait mieux, je songe sans la moindre modestie.
C'est l'été. Les tilleuls argentés et les marronniers projettent une ombre rafraîchissante sur l'ensemble du parc. Le soleil lance au travers du feuillage dense des flèches de lumière aveuglantes. J'ai trouvé quelques feuilles à dessin Canson et des crayons de couleur sur un des étals ; je les achète puis ma sœur P. et moi faisons la queue afin de payer pour la marchandise. Les objets se trouvent dans un landau démodé de couleur rose pâle et, nous le poussons progressivement vers la caisse installée hors du parc.
Soudain, je fais signe à P. de regarder vers le ciel, car un fait étrange est en train de s'y produire. Un large avion Stealth de l'US Air Force se déplace à vitesse réduite au-dessus du parc. Allant de la droite vers la gauche, il est vite rattrapé par une navette spatiale qui ralentit à ses côtés... Je demande à ma sœur de continuer sans moi, car je décide de redescendre vers le parc où une foule s'anime. Je rejoins C. qui, pas plus que moi, connaît la raison de cette exaltation subite.
Les objets volants identifiés ont maintenant disparu. Mais voilà que sur notre droite surgit un nouveau véhicule volant. Je n'en ai jamais vu de tel. Avec son toit de verre, il ressemble à un bateau mouche, mais bien plus étroit. Il vogue dans l'air, sur une trajectoire rectiligne sans aucun soubresaut, à une dizaine de mètres d'altitude seulement. Arrivé à hauteur du parc, il s'arrête et reste en suspension au-dessus d'une des allées... il n'émet aucun bruit de moteur, juste un léger sifflement et nous sommes tous éblouis par cette prouesse technique. Un même véhicule s'approche dangereusement du premier. Nous avons peur que cela se termine par une catastrophe, mais le second bus volant ne fait que le frôler et continue son vol. Notre bus entreprend sa descente. Mais il se tourne soudain sur le dos et tombe brutalement. Des cris s'échappent des bouches béantes des témoins. Juste avant de toucher le sol, le bus se tourne de nouveau et s'immobilise net. On peut voir les passagers au travers des vitres enlever leur ceinture de sécurité. Un passager hollandais, grand, au front dégarni et à la fine chevelure très blonde se lève de son siège et nous regarde en souriant. On décèle sur son visage écarlate un immense soulagement. C'est une invention française, je pense ; les Français sont forts. Mais j'entends un discours se faire dans notre langue marqué d'un fort accent américain. Je tourne sur ma droite. Le parc est devenu un jardin à la japonaise avec des cerisiers et des bonzaïs géants. C'est l'ambassade du Japon. Nous sommes à Paris... l'américain est interrompu par un de ses compatriotes, Lance Armstrong il me semble qui parle aussi en français. Le premier s'offusque visiblement de cette interruption, mais s'efface tout de même pour laisser le nouvel arrivant reprendre la présentation.
Trois japonais, dont l'ambassadeur arborant une petite moustache à la Hirohito, chacun élégamment habillé d'un costume noir et d'une chemise blanche, écoutent l'américain vanter les mérites de ce nouveau mode de transport mis au point par les savants de sa grande nation. « Encore eux ! » Me dis-je un peu agacé.
Je pense soudain à ma sœur qui doit s'approcher de la caisse et s'affole sans doute de ne pas me voir revenir. En remontant prestement l'allée principale du parc, je passe devant un buffet monté sous l'ombre d'un tilleul. Il a été débarrassé des verres, des canapés et des boissons. La nappe sur laquelle se trouve maintenant une photo de la mission Apollo 11 est toute poisseuse du jus d'oranges venues de Floride. Aux trois serveurs américains, qui papotent dans l'ombre, je dis : « votre pays l'a voulu ; vous l'avez pu. » Puis je reprends ma route, déçu que nous Français ne voulions pas assez. Il nous manque le Rêve.
En passant devant un second buffet où l'on vend des parfums de marque Cacharel*, j'aperçois une serveuse aux yeux de madone qui n'a pas trente ans. Son regard est fuyant et hostile. Fataliste, je sors enfin du parc et j'aperçois ma sœur. C'est à notre tour de passer à la caisse. La scène s'estompe rapidement. Je m'éveille.
Mon rêve a été transcrit ici dans son intégralité sans y omettre ou ajouter grand chose. C'est un exercice intimiste que je ne répéterai probablement plus.
*Je ne connais aucune madone qui travaille pour une boutique de parfums, mais je crois deviner à quoi cela fait référence et ceci je le garde pour moi.Libellés : autres-sujets, jardin-des-Arenes-Perigueux
Folklore et traditions ...
as-tu trouvé une truffe au prix d'un paquet de cigarettes ?
à suivre...
Voilà une analyse lucide de l'action du maire depuis dix mois!
Il a détrôné Darcos, mis un terme à Périgueux 2010, gaspillé notre argent en audits successifs pour enfoncer Darcos.
Pas un projet pour l'avenir de la ville, pas un investissement rentable pour une ville qui vit du tourisme et voit ses commerces fermer, ses habitants fuir, et les touristes aller plus loin parce que la ville n'a rien à offrir hormis son patrimoine architectural...
Pardon, il a un projet, déménager la mairie!
Cela ne rapportera rien à personne, et nous coûtera fort chèr.
Je pense que je vais commencer à préparer mon départ moi aussi, je n'ai pas envie de couler avec le navire!
Hélène
MERCI ET BRAVO pour le "reportage"concernant le marché au gras,tradition Périgourdine.Je trouve le nom "LOS CROQUANTS D' ESCORNOBIOU" particulièrement savoureux:s'agit il d'un groupe musical,folklorique?
Pardon de me répéter mais je suis toujours extrèmement révolté par la politique sectaire de Mr MOYRAND
:tout sauf le plan "DARCOS RUES NEUVES"!!!!! JP VERSAILLES
www.hesens.org
bravo william pour ce compte rendu de la vie à perigueux
je vais faire un article sur mon site concernant ton blog
L'annulation du projet du bas St-Front rassemble maintenant une majorité de mécontents.
Le parking en surface de la place Mauvard et celui du Coderc sont une verrue disgracieuse dont il faudra, un jour se débarrasser. Le plus tôt sera le mieux. Je ne suis pas un expert dans les domaines de l'économie, mais je ne pense pas que Périgueux arrivera à attirer les entreprises en nombre suffisant, pour dynamiser les commerces qui se meurent dans le centre ville. Je suis d'avis que la ville doit miser sur le tourisme comme Sarlat le fait depuis des années -- si bien que nombreux sont ceux qui, en France ou à l'étranger, ont entendu parler de Sarlat et pas de Périgueux et, comble de tout, pensent que Sarlat est la capitale du Périgord... Il est primordial que Périgueux laisse une bonne impression aux visiteurs si l'on veut qu'ils reviennent et propagent autour d'eux une image favorable de la ville. Je crois que Xavier Darcos qui aimait cette ville avait compris cela.
C'est bien plus important que le déménagement de la mairie dans le bâtiment de la CCI, un projet que de plus en plus d'électeurs trouvent inutile, pour ne pas dire inepte. W
Juste une suggestion...
Pourquoi ne pas lancer une pétition sur Périblog pour maintenir le projet du bas St Front Périgueux 2010 et une autre pour dire non au transfert de la mairie?
Rassembler un maximum de signatures et transmettre le résultat à la presse.
Ce serait la vox populi sans conteste...
Avec internet l'info circule vite et chaque mécontent pourrait parler de la pétition pour récolter un maximum de signatures.
Hélène
________Merci pour les com_______
Beauvert : Non je n'en ai pas trouvé. Mais si elle existe, elle ne doit guère être plus grosse qu'une petite crotte de mouton à laquelle elle doit d'ailleurs ressembler à s'y m'éprendre. Non, sérieusement, je n'ai pas cherché. J'essaierai de trouver la plus petite truffe si je descends de nouveau au marché samedi prochain et, je demanderai le prix au marchand. €5 la truffe, ça m'étonnerait tout de même ; ou alors elle est gelée et, dans ce cas comment le savoir avant de la couper ?
JP Versaille : Ce sont Los Croquants d'Escornabiou, une association domiciliée à Coulounieix-Chamiers. Ils se spécialisent dans le folklore et la tradition. On ne trouve presque rien sur internet à leur sujet.
[ 44 rue Richelieu
24660 Coulounieix chamiers
Téléphone : 0553086984
Mobile : 0553086984
Fax : 0553093575 ]
Vous n'êtes pas le seul JP a être remonté par l'attitude annihilante de M. Moyrand vis-à-vis des projets "Darcos" qui visaient à redorer le quartier décrépis autour de St-Front.
Hélène : comment agir pour faire prendre conscience à Michel Moyrand que son idée de déplacer la mairie et son souci constant de vouloir discréditer tout ce qu'avait entrepris son prédécesseur, n'est pas ce que veut la majorité des habitants de la ville ?
Les pétitions, pourquoi pas. Cela demande un peu de préparation. Je doute que Périblog, bien que recevant un nombre croissant de visites (près de 7500 visites le mois dernier, un nouveau record) puisse rassembler suffisamment de signatures pour une pétition contre le déplacement de la mairie ou pour le maintien du projet Périgueux 2010. Je doute aussi que cela ait un effet quelconque sur la direction prise par le maire, car j'imagine mal le maire admettre qu'il a eu tort. Mais s'il fallait lancer une pétition, il faudrait sans doute qu'elle se fasse de façon classique ; que les signatures soient apposées sur des feuilles de papier (mais qui se chargera de faire signer les gens ?) L'internet reste dans notre ville, un outil encore trop peu utilisé.
Question budget, dès le départ j'ai senti que Xavier Darcos avait le poids politique indispensable pour trouver l'argent nécessaire pour mener à bien ses projets. Comment Michel Moyrand, Socialiste sous un gouvernement de droite, peut-il y arriver ? Dure, dure ! Les voteurs n'ont pas réfléchi à cela en mars 2008... beaucoup d'entre eux doivent s'en mordre les doigts à présent. Le résultat du vote de sanction en 2008 est une catastrophe pour la ville.
En dépit des impressions, mon engagement sur Périblog n'est pas politisé. Nous croyons sincèrement que les projets visant à rénover les quartiers autour de notre belle cathédrale, sont nécessaires et apporteront un véritable cachet à la ville de Périgueux. On y reviendra... W
Tout à fait d'accord W.Nos discussions et échanges sur PERIBLOG ne doivent pas ètre politisées.Simplement ,nous déplorons la "politique"de la municipalité actuelle en ce qui concerne la réhabilitation du vieux PERIGUEUX.
Cordialement JP VERSAILLES
Tout çà sent bon le Périgord profond avec ses odeurs de truffes, son folklore et ses hommes politiques en bateleurs de rue !
Je reviens sur une petite partie du fil de discussion, à savoir le déménagement de la mairie : je suis 100 % pour.
Je travaille à l'hôtel de ville et je sais donc pourquoi :
- je suis avec une collègue dans un bureau au fond de la cour, mal isolé et qui n'a pas été repeint depuis 15 ans ; ce bureau est également un lieu de passage vers d'autres bureaux ; la porte, qui donne directement dehors, s'ouvre et se ferme à longueur de journée, avec des va-et-vient continuels.
- A côté de moi, 2 collègues réparent des ordinateurs dans un couloir, sans fenêtre, encombré d'étagères et de cartons.
- De l'autre coté de la cour, un petit bureau avec deux personnes qui peuvent à peine bouger ; comme il n'y a pas de sas, on entre et on s'essuie les pieds directement sur la moquette - je suis sûr que c'est à moitié insalubre.
J'arrête là, on est au quart du rez-de-chaussée et il y a 3 étages...
Je vous informe qu'une journée portes ouvertes sera organisée en mars, et je vous invite à venir en parler directement avec moi.
Quand à l'argument qui voudrait que le bâtiment de l'actuelle CCI ne soit pas au centre, ça me fait bien rire : Périgueux est trop petit pour dire cela !!
Enfin je pense que les commerçants de la rue Wilson ne sont pas contre : les a t-on interrogés ?
à bientôt à la mairie, au fond de la cour à droite
Francis
____________Merci pour le com F.____________
Je n'ai jamais mis en doute la nécessité de trouver plus de place pour certains services de la mairie. J'aimerais cependant que la mairie reste au cœur de la vieille ville pour des raisons touristiques et raisons sentimentales. C'est un superbe bâtiment que les visiteurs aiment voir arborant son drapeau tricolore et qui fait honneur au quartier. De plus, les nouveaux mariés aiment s'y unir pour le meilleur et pour le pire.
Mais je suis sensible à ton argument et je suis aussi séduit par l'idée d'un centre culturel qui prendrait la place des bureaux... j'aime donc la mairie, mais j'aime aussi l'alternative que tu exposes... que choisir ? mais là n'est pas le problème.
Le problème est qu'en plus du projet de la mairie, il y a celui dit du Bas St-Front. Hors le maire, faute de moyens, ne peut pas donner le feu vert à deux projets de cette importance en même temps. Avec toute l'énergie focalisée sur le déménagement des bureaux de la mairie vers les locaux de la CCI, le projet de ré-aménagement du Bas Saint Front autour de la cathédrale doit être abandonné. Du point de vue du logement pour ceux qui y habitent, et du tourisme, une des plus grandes sources de revenue pour la ville, l'arrêt de ce projet est un désastre, car il va sans doute être repoussé à plusieurs années. Des années durant lesquelles un quartier au potentiel énorme va continuer à péricliter autour de notre magnifique cathédrale. Quelle vie pour les habitants et quelle impression cela laissera t-il sur les touristes. Je te laisse imaginer.
Le manque de place dans les locaux de la mairie, que tu as si justement décrit, pourrait-être résolu, du moins pour quelques années encore, grâce à la location de bureaux situé dans d'autres quartiers de la ville ; avec le téléphone et l'internet, ce serait une option tout à fait acceptable.
Il y a un temps pour tout et il me semble bête et dommageable pour la ville et ses habitants, que l'on arrête l'aménagement des vieux quartiers pour pouvoir déménager la mairie.
Les locaux de la CCI sont bien au centre de la ville, tu as raison... même si pour moi et pour les visiteurs, le centre de la ville est là où se trouve le vieux quartier et St-Front.
En attendant, j'espère qu'on va trouver, à toi et tes amis, un endroit convenable pour y travailler. Cela ne doit pas être une sinécure que de bosser dans une boite de sardine.
Il faudra reparler de la journée porte ouverte... ça m'intéresse. W