Lucia Stanizzo concert a Perigueux samedi 30 août 2008

Non sans une fugace pointe de timidité dans la démarche puis dans la voix, Lucia Stanizzo jeune chanteuse austro-italienne (un joli cocktail d'origines auquel s'ajoute un zeste de nord-américaine) est montée sur scène. Il s'agissait d'un des premiers concerts qui l'emmèneront dans plusieurs villes de France jusqu'à la capitale, avant, si tout va bien, de la catapulter sur New-York.Lucia Stanizzo et orchestre sur la place du Coderc à Périgueux
Lucia Stanizzo et son orchestre sur la place du Coderc à Périgueux

Lucia Stanizzo - portrait envoyé par Christian Rey
Lucia Stanizzo - photo envoyée par Christian Rey
Lucia est née en Autriche mais elle a passé la plus grande partie de sa vie en France. La France, un pays pour lequel elle ne semble malheureusement pas porter une allégeance démesurée puisqu'elle chante en anglais et n'a pour seul désir, que celui d'être un jour à l'affiche in the Big Apple.

Je suis fâché comme je le suis toujours lorsqu'un artiste français chante en anglais. Pour moi, c'est choisir la facilité car l'artiste se concentre en général sur l'unique sonorité des mots anglo-saxons, sans se préoccuper du sens des phrases et parfois même de l'articulation ou de la voix. En plus de cela il contribue à l'irréversible érosion de notre langue sur la scène mondiale.

Afin de mieux juger les différentes tonalités qu'offrent ses cordes vocales, j'aurais désiré entendre Lucia chanter dans sa langue d'adoption (voire même en italien, ce qui lui conviendrait sans doute très bien). La diction et l'intonation m'ont paru singulières et je n'ai pu comprendre qu'une infime partie des mots qu'elle chantait.... Elle en est elle-même consciente puisque dans son profil sur MySpace (en anglais), elle dit qu'elle va chanter dans tout plein d'endroits en France ce qui la conduira à Paris, puis elle poursuit : « ...quand mon anglais est parfait j'irai à Londres et quand ma performance est parfaite j'irai à New York... ». La France est son lieu de rodage ainsi que son tremplin, alors que les États-Unis sont seuls dans son point de mire. Cela voudrait-il dire qu'il n'y a que l'argent qui la motive (let's go to the States and make a shit load of money) ? Je ne sais pas, mais ça sent l'ingratitude, la tromperie presque.

Pour en revenir à la voix et à l'articulation de Lucia, son professeur l'a engagée sur la mauvaise voie (ou voix). Les intonations texannes ne lui conviennent pas... J'ai fait l'expérience d'écouter ses chansons sur son espace MySpace puis quelques-unes des chansons de Norah Jones (qui d'ailleurs lui ressemble un peu physiquement) sur son site : http://www.norahjones.com/, il faut cliquer sur Media puis sur l'écran du téléviseur qui s'affiche quelques instants après, pour visionner les vidéos. Je vous encourage, même si vous n'avez que des rudiments d'anglais, à conduire la même expérimentation et vous comprendrez alors pourquoi je fais ces critiques acerbes (mais constructives).
Spectateurs sur la place du Coderc lors du concert de Lucia Stanizzo
Spectateurs sur la place du Coderc [photo-montage composé de trois photos]
Lucia ne se souviendra pas de moi, mais je l'avais très brièvement rencontrée un soir alors qu'elle se promenait en compagnie d'une amie près de la place Francheville. Nous avons échangé un simple bonjour (ou était-ce Howdy...). Puis toutes deux disparurent dans la nuit. Chantera-t-elle aussi bien qu'elle est belle ? À en croire son profil sur MySpace, elle regorge d'ambition et d'enthousiasme et parviendra sans doute à atteindre son but, tant qu'il est dans le domaine du réalisable ; mais il faut auparavant qu'elle trouve un bon coach, avant qu'elle n'acquière de mauvaises habitudes. On ne s'improvise pas chanteuse de folk américain surtout quand on ne maîtrise pas pleinement la langue. J'ai envie de dire à son prof ou à son manageur qui lui ont peut-être mis ces choses là en tête : « Lucia Stanizzo une chanteuse de folk américain ? pourquoi ? ce minuscule zeste de nord-américaine qui est en elle ? quelle idée saugrenue... cessons le massacre et faisons d'elle une vedette francophone avant toute autre chose. »

Rien à redire au sujet de l'orchestre qui était excellent (un peu fort aux dires de quelques personnes vivant localement). L'orchestre était composé... à la demande des musiciens j'ai retiré leur noms afin que ceux-ci ne soient pas associés à cette critique qui cependant ne les concernait pas. Vous trouverez les information relatives à l'orchestre sur l'espace MySpace de Lucia.
Spectateurs sur la place du Coderc lors du concert de Lucia Stanizzo
Le concert était organisé conjointement par Calou et Marie Deleporte
les patrons de la Truffe et de la Fée Maison

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Truffe de Perigueux 2008 Finale

Michel Moyrand, maire de Périgueux remet le premier prix des interprètes à Philippe Bégué
Michel Moyrand, maire de Périgueux remet le premier prix des interprètes à Philippe Bégué
La soirée avait commencé au son du « Armstrong » de Nougaro qu'interprétait Kristiah Deugnaud la jeune lauréate de la Truffe des enfants 2008 avec une étonnante maturité. Sa performance fut immédiatement suivie par un intervalle publicitaire de plusieurs minutes qui tua le rythme dans son œuf. On apprit durant cet interruption déconcertante que France Bleue Périgord, un sponsor majeur, transmettait le spectacle sur ses ondes et sur internet. À ce propos, une rediffusion de la Truffe de Périgueux sur cette radio est prévue pour dimanche 7 septembre à 15h (94,6 - 91,7 - 99 FM).

Caumon et Luca Costa
Caumon et Luca, les grands favoris du public
Peu après, la Parisienne que chantait gaillardement Mélissa Caubert m'a brièvement enflammé. Elle venait d'interpréter la chanson de Marie-Paule Belle avec des intonations variées et justes. Mais cette excitation fut de courte durée car même si je me tenais physiquement là, mon esprit s'était enfui jouer les feux follets dans les buissons du parc Gamenson. J'ai ressenti comme une légère apathie émaner de l'audience et à l'instar d'autres spectateurs, je me suis un peu ennuyé... Les prétendants au trophée de la Truffe ont dû trouver cela déconcertant : eux qui durant des semaines devant la glace avaient travaillé leur voix et leur bonne mimique n'ont pas, malgré leurs efforts, réussi à susciter l'enthousiasme parmi la foule. Il y a des soirs comme cela où rien n'y fait...
La remise des prix à la Truffe de Périgueux
La remise des prix à la Truffe de Périgueux

Jeremy Chapron - Star Academy
Jeremy Chapron de la Star Academy et ses groupies
De rares clameurs retentirent pour un certain Jeremy Chapron, une « star académique » si j'ai bien compris (je ne regarde toujours pas la télé), qui avait réussi à rassembler devant lui une petite troupe de midinettes avec pancartes et tout le tralala. Au cour de l'interview qui eut lieu après sa prestation, il a conseillé aux artistes présents ce soir là, de ne pas tenter de plaire à tout le monde, car ils risqueraient alors de ne plaire à personne. Il semble avoir mis lui-même cette leçon en pratique : il plaisait à ses fans mais ne me plaisait guère. Je n'exprime ici qu'un avis personnel. Seuls Brassens, Brel, Gainsbourg, Barbara ou Aznavour et quelques autres plus ou moins contemporains comme Grand Corps Malade, Eminem ou Nora Jones titillent mes sens, parce qu'ils ont des choses à dire et qu'ils les disent merveilleusement bien. Ah je mens, j'ai téléchargé un clip de Shakira « Hips don't lie » voici deux ans qu'il m'arrive encore de regarder avec délectation (voir clip en bas du billet)... incroyablement sexy. Jeremy était évidement hors concours tout comme Grégoire le parrain du 24ème festival de la Truffe et Stéphan Rizon lauréat du prix d'interprétation de l'an passé. Mon esprit sentant la fin du spectacle approcher, est revenu insuffler un peu de vie dans mon corps au moment même ou Stephan, beau, grand, intelligent, assuré de son pouvoir charmeur sur les femmes comme sur les hommes, Stephan, disais-je, s'est mis à chanter un duo avec une jeune femme dont ni moi ni nul autre média n'ont songé retenir le nom en dépit de l'exceptionnelle couleur de sa voix. Le duo était d'une grande inégalité. Je ne cherche pas à ternir le ramage de Stephan, mais il lui faudra travailler encore avant que sa voix de chanteur n'accède au niveau de celle d'un Johnny Mathis, d'un James Brown ou même d'un Barrack Obama, orateur de premier ordre qui va sans doute, pour des raisons qui s'expliquent par ses origines, lui servir de modèle devant la glace durant les mois prochains.
Voici le palmarès de cette soirée, glâné sur les pages de la Dordogne Libre :

Palamarès des interprètes :

  • 1er prix du jury : Philippe Bégué
  • 2ème prix du jury : Amandine Pirault
  • 3ème prix du jury : Mélissa Caubert
  • Prix du public : Julien Maroggi

Palamarès des auteurs-compositeurs-interprètes :

  • 1er prix : Myriam Kastner
  • 2ème prix : Caumon et Luca Costa
  • 3ème prix : lætikèt
  • Prix de la SACEM : Caumon et Luca Costa
  • Prix du public : Caumon et Luca Costa


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Cadre D Or 2008 Perigueux samedi 23 août 2008

Je m'étais promis de descendre voir tous les artistes, leur demander leur nom, leur origine, leur technique préférée etc. mais c'était sans compter sur une langueur passagère qui fait que des petites promesses comme celles-là ne sont guère tenues ; et c'est donc à 16h, alors que la plupart des œuvres étaient déjà aux mains des juges que je suis arrivé sur les lieux du Cadre d'Or 2008. Les parois de la longue tente installée au milieu de la place Saint-Louis offraient un espace tout juste suffisant pour accueillir les quelques 70 peintures et dessins soumis à l'appréciation d'une foule opaque.
La tente du Cadre d'Or sur la place Saint-Louis
La tente sur la place Saint-Louis
Il restait peu de temps pour parcourir les rues adjacentes et photographier quelques uns des retardataires. Durant un rapide tour de la vieille ville je fut révolté de voir des voitures garées dans toutes les rues où cela était physiquement possible, obstruant partiellement les vues les plus dignes d'intérêt, et empêchant de surcroît les artistes de trouver l'endroit idéal où poser leur chevalet.

Ce qui expliquerait peut-être le fléchissement dans l'esthétisme des œuvres remises aux juges cette année par rapport à 2007, une année exceptionnelle. On se réjouira de constater chez les enfants en revanche, que la qualité des dessins reste constante d'une année à l'autre.
Charlotte DASSIOU et Christophe MARQUET [1], Sandrine AUDEVARD [2], Tony JANDARD [3]
Jean LAFON [1] et le jury [2]
L'heure d'àccrocher son œuvre à la toile intérieure de la tente : Jean LAFON, lauréat du trophée du Cadre d'Or 2008 et Bernard CHAMPI gagnant du deuxième prix [gauche], quelques membres du jury [droite]
Voitures partout dans la vieille ville - photo montage montrant la place du Coderc et la place Saint-Louis
Des voitures partout dans la vieille ville [photo-montage montrant la rue Éguillerie et la place du Coderc]
Cette histoire de voitures garées dans les rues piétonnes et sur les places du vieux Périgueux, surtout en un jour comme celui-là, est un véritable scandale auquel il faut absolument et rapidement remédier ! Je ne veux pas profiter de cette occasion pour faire de la politique à un euro, mais les choses concernant le parking en ville ne bougent pas et je dirais même qu'elles se dégradent depuis les dernières élections municipales. Quel dommage que Xavier Darcos ait perdu les élections, car s'il était toujours maire de Périgueux nous pourrions pousser une belle gueulante, tandis que maintenant on nous répète, à nous qui sommes pressés de voir Périgueux s'embellir pour mieux séduire les touristes, de laisser à Michel Moyrand le temps de s'y mettre. Alors en bons citoyens responsables, on attend ; mais cela fait près de quatre mois qu'il est à la mairie et je serais bien incapable aujourd'hui de citer une seule décision ou action concrète que M. Moyrand a prise... il semblerait qu'il y ai quelqu'un à la mairie qui se sente aussi langoureux que moi...
Jean LAFON reçoit le premier prix
Jean LAFON reçoit le premier prix

Bernard CHAMPI - second prix
Bernard CHAMPI - deuxième prix

Arnaud PAUTHIER - troisième prix
Arnaud PAUTHIER - troisième prix

Les enfants
Les enfants (dont quatre enfants de la famille ADONEL) ont aussi pris part au concours

Voici Charline Didier, quand elle a remporté le premier prix au Cadre d'Or 2007
Un billet que j'ai publié en 2007 au sujet du 21ème Cadre d'Or de Périgueux (2007) ›
Renseignements :
Jean-Louis DALL’OMO : 05.53.54.46.70 (HR)
Jean-Pierre VIGNAL : 05.53.08.44.33

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Corneguerre Fete Agricole 2008 les photos

Vue panoramique de Corneguerre lors de la fête agricole du 9 et 10 août 2008
Vue panoramique de Corneguerre lors de la fête agricole du 9 et 10 août 2008
Le peu de lumière qui filtrait au travers des volets ce matin, donnait l'impression que nous étions déjà au plus profond de l'hiver. Le temps était tout autre voici une quinzaine lorsque Monami et moi sommes allé à un grand rassemblement de matériel agricole ancien.

En dépit d'une organisation exceptionnelle, la fête agricole située aux abords de Corneguerre, un petit village tranquille à quelques kilomètres de Tocane-Saint-Apre, a connu un succès convenable, sans plus.
Messe en plein air dimanche 10 août 2008
Le dimanche 10 août a commencé avec une messe en plein air
Corneguerre, au beau milieu d'une cuvette verdoyante et à peu de distance de la Dronne, est pour moi un havre de sérénité et de beauté pastorale. Ce jour-là, les champs de tournesols contrastaient gaiement avec le vert des prés et l'incommensurable couverture azurée du ciel. C'est ici, que je me rendais certains soirs, été comme hiver, durant les tous premiers dix-huit mois de mon installation dans la région. J'étais envoûté par les couchers de soleils qui peignaient la cime des noyers de dorures éphémères, et par les embrasements finaux qui tiraient le rideau sur un spectacle grandiose auquel ni l'Angleterre, ni même la Haute-Normandie ne m'avaient habitué. Je m'arrêtais au beau milieu de ma boucle Montagrier-Corneguerre-Montagrier et, alors que le soleil était bas sur l'horizon, je ne pouvais retenir cette exclamation : « que c'est beau ! » Une beauté qui doit sans doute beaucoup au respect qu'ont su perpétuer pour leurs terres des générations de paysans périgourdins.Paysages entre Montagrier et Corneguerre - photos prisent en 2005-6
Paysages entre Montagrier et Corneguerre - 2005 ou 2006

Vieille CitroënJe ne « viens pas de la terre » et mon intérêt pour les vieilles machines agricoles est limité à celui que j'éprouve d'ordinaire pour tout objet qui témoigne du passé et attise la mémoire collective. Aussi j'évoluais parmi les dizaines de tracteurs et voitures, supplantés depuis bien longtemps par des engins plus moderne, sans que cela exerce sur moi un envahissant pouvoir nostalgique. Mais je n'y étais pas complètement insensible et surtout il y avait là, matière à intéresser tous les visiteurs, quel que soit leur âge.Machine à faire des ballots
Machine à faire des ballots
En plus de cette exposition nous pouvions observer des chevaux (percherons ?) auxquels des charrues étaient attelées, labourer un champs, laissant des sillons droits de moins de dix centimètres de profondeurs (ce qui est paraît-il est plus sain pour la terre que les sillons profonds d'une vingtaine de centimètres que font les charrues d'aujourd'hui tirées par de puissants tracteurs). Les chevaux étaient conduits par des paysannes et paysans en habits traditionnels.Charrue tirée par des chevaux
Le snack-bar
La buvette où l'on nous a servi avec sourire et amabilité, d'excellents sandwichs, ventrèches, saucisses et frites
Dans l'après-midi du dimanche nous assistions à une curieuse course de rouleurs de barriques digne des jeux Intervilles. Quand on considère le poids de ces objets, je ne doute pas de l'entraînement qu'il aura fallu aux rouleurs pour slalomer entre les cônes sans perdre leur lourde barrique ni leur trajectoire.Course de barriques
Vide grenierPour ceux qui aiment chiner, l'ABCEL avait organisé un vide-greniers situé dans le champs accolé à celui qu'on labourait, de l'autre côté de la route. Sous un soleil qui tapait dur, les exposants s'abritaient à l'ombre de leurs parasols, car les arbres se faisaient rares. Le relatif manque de chineurs a fait quelques mécontents parmi les vendeurs qui avaient l'impression de perdre leur temps. Il est vrai que l'organisation était grandiose, mais l'évènement a attiré peu de monde. Je mets cela sur le compte d'une publicité trop modeste. Peut-être les organisateurs auraient-ils dû envoyer plus de communiqués de presse aux différents journaux de la région (français et anglophones), poster plus d'affiches aussi et effectuer plus de contact à l'avance avec des sites internet d'informations locales tels que le mien. Les périgourdins ont encore beaucoup de difficulté à adopter ce nouveau moyen de communication qu'est l'internet. C'est dommage... mais je crois qu'ils finiront par s'y mettre... quand ils y auront enfin vu leur intérêt.Annie Gruber au vide-greniers de Corneguerre 10 août 2008
Annie Gruber qui a autrefois écrit « La décentralisation et les institutions administratives » publié chez Armand Colin, a pris part au vide-grenier

Dominique Louis photographe aérien
Dominique Louis, photographe aérien. Pour voir (et/ou acheter) d'autres photos sur la fête agricole de Corneguerre, rendez-vous sur le site web de Dominique
Au soir du dernier jour, alors que notre ami Dominique Louis photographe aérien commençait à fatiguer sous le poids de son harnais attaché au grand ballon blanc sévèrement rustiné qu'il avait promené toute la journée au dessus de nos têtes, un jury a décerné le prix du plus authentique tracteur.

Le tracteur gagnant...
Le tracteur qui a gagné le concours... notez le volant accroché au dessus du signe 19
Le gagnant fut le jeune propriétaire d'un très vieux et certainement très authentique tracteur couleur jaune sale, qui ne fut aucunement apprêté ou restauré avant l'exposition (bien que le propriétaire m'ait affirmé le contraire). Si vieux était cet engin, qu'en le manœuvrant, le volant rongé par la corrosion s'est rompu au niveau de son axe...

Je disais à Serge Comte, président de l'ABCEL, combien il serait bon d'avoir chaque année un tel rassemblement à cet emplacement car je le trouve idyllique ; mais il m'a répondu que les contraintes de l'agriculture – ils devraient planter du maïs dans la plupart de ces champs l'an prochain – font que cela ne sera sans doute pas possible.
Les organisateurs de la fête agricole de Corneguerre - ABCEL
La fête agricole de Corneguerre 2008 était organisée par l'association ABCEL dont Serge Comte, élu du Grand-Brassac, est le président (au deuxième rang avec le béret sur la photo).

Visitez le site de Dominique Louis pour visionner plein d'autres photos de la fête. Vous pouvez aussi commander des tirages papier en le contactant par téléphone ou par courrier.
À titre d'indication voici les prix à la date du 23 août 2007 :
  • 10X15 = 5€
  • 15X18 = 9€
  • A4 = 13€
  • A3+ = 25€
Attention le panoramique de Corneguerre a un format particulier. Il peux le sortir en 16,5 X 48 cm (25€), ou en 32,9 X 109 cm (50€)
Autres supports ou formats possibles (posters, laminage, toile, cadres, ...)
AERO-D-CLIC Photographies aériennes par ballon captif
Dominique Louis
Le Pignier - 24460 Agonac
Portable : 06 12 17 38 02
Web : louis.balloide-photo.com

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Eclipse partielle de lune 16 aout 2008 dimanche 17 août 2008

Éclipse de lune partielle du 16 août 2008 sur Périgueux
L'appareil photo a restitué l'évènement astronomique plus fidèlement que nos pupilles
Nous ignorions Mesamis et moi que notre ciel s'adornerait d'une éclipse partielle de lune hier soir, et c'est seulement en remontant la rue des Farges vers 23h00 que nous l'apprenions, après avoir rencontré un groupe de jeunes femmes (dont une petite brune), qui pointait le doigt vers l'astre. Aujourd'hui dimanche, alors que le soleil continue de s'éclipser et qu'une pluie fine et serrée descend à l'instant même sur Périgueux, je me dis que nous avons eu de la chance hier d'avoir pu profiter d'une aussi belle soirée. Une soirée que j'ai cependant écourtée, pris d'un blues qui m'empêchait de partager pleinement l'enthousiasme de Mesamis. Une semaine sans soleil au beau milieu du mois d'août est suffisante pour avoir un effet anémiant, presque déprimant chez certaines personnes, surtout chez celles qui, parce qu'elles sont nées dans le nord sous le signe de l'hiver, ont dès la petite enfance une carence en matière de soleil...
Voir mon billet écrit en décembre au sujet des Troubles Affectifs Saisonniers et de la Luminothérapie ›

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Troisieme marche de nuit a Perigueux jeudi 14 août 2008

Le groupe Sikinis à PérigueuxLe troisième marché de nuit – qui aurait été le quatrième s'il n'y avait pas eu « Alerte Météo Orange » sur notre région le 7 août – s'est déroulé de manière plus sympathique que l'avant dernière fois où, en raison de l'oppressante chaleur et du trop plein de bière “33” chez certains individus des bas-quartiers, avait été le théâtre d'une ou deux querelles qui avaient tourné en pugilat. Comme nous sommes entrés lundi dans une période de froid dont on n'entrevoit toujours pas la fin, la température était fraîche, mais pas au point de nous faire frissonner, pour peu qu'on eût pris la précaution de se vêtir d'un gilet ou d'une veste légère.


Frank Valentin chante à PérigueuxCoté animation déambulatoire, nous avions les Sikinis, un groupe venu du limousin qui se décrit comme étant : « Au croisement des musiques médiévale, orientale et celtique ». J'avoue ne pas avoir trop écouté ce qu'ils jouaient ; ce que j'aurais sans doute été plus enclin à faire, sinon par goût, du moins par intérêt, si j'avais été seul.

Ce qui a le plus sollicité mon attention fut ce grand gars arborant le galurin et cette jeune fille blonde qui se tenaient à l'angle de la rue des Chaînes et de la place Saint-Silain. Frank Valentin, accompagné d'Élodie, se spécialise dans la chanson de l'entre deux guerres ; dans son répertoire on trouvera :
  • Mon amant de St Jean
  • Ménilmontant
  • Un gamin de Paris
  • Vous qui passez sans me voir...
et bien d'autres grands classiques qui évoquent des sensations inexprimables, même chez les moins de vingt ans qui, parce qu'elle était défunte avant qu'ils soient nés, n'ont pas pu connaître cette époque. Ce sont peut-être les vieux films dans lesquels jouaient : Arletty, Gabin, de Funès dont nous nourrissons encore aujourd'hui notre imagination, qui nous donnent l'impression d'avoir connu toutes les décennies les plus terribles et les plus folles du siècle dernier. La magie de la télévision et du cinéma qui parvient à alimenter notre mémoire en souvenirs autant, sinon plus que notre actuelle, souvent insipide existence.
[1] Frank Valentin chante avec Élodie - [2] Frank signe des autographes
[1] Frank Valentin chante avec Élodie - [2] Frank signe des autographes
Un chasseur de son ?
Quel est cet objet bizarre que tient cette personne au long cheveux blancs assise à la terrasse du bar du Coderc ? Un micro ? S'agit-il d'un chasseur de sons ?
Ainsi mercredi soir, je regardais le beau Frank pousser sa chansonnette et j'imaginais, comme dans le dernier film sur la vie de la Môme Piaf, la gamine Edith, tirer sur l'ourlet de sa veste pour recevoir de son regard un peu d'amour paternel ; et si je n'avais pas eu à partir avant la fin de la chanson, nul doute que mes yeux se seraient embués comme si de douloureux épisodes m'étaient revenus en mémoire. Cet embrument aurait-il eu lieu d'être ? L'émotion que j'aurais ressenti aurait-elle été issue d'un épisode réel de ma vie, d'une scène vue sur un écran de cinéma ou d'un amalgame des deux ?... je ne suis moi-même pas sûr de le savoir.

Association « L'entre-deux chansonnettes »
La Berthonie
24660 Notre Dame de Sanilhac


Frank Valentin
Tel. 0660424137

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Red Morgan avec Talk That Talk a Perigueux samedi 9 août 2008

Certains soirs, il semblerait que Périgueux somnole et d'autres soirs qu'elle a bu un plein baril de Red Bull, nous offrant des animations sur presque toutes les places de son centre. Avec le MNOP OFF programmé le même jour que la Truffe de Périgueux (une de ces aberrations qui pourraient être évitées s'il y avait une meilleure cohésion entre les différentes associations) nous ne savions plus où donner de l'oreille. De l'esplanade du théâtre à la place de la Vertu, en passant par la place du Marché au Bois, puis revenant par la place Daumesnil, croisant au passage les Red Fish sortis de leur bocal pour dégourdir leurs nageoires dans les rues de la ville. Il nous était impossible de ne pas faire un pas sans entendre de la musique et des chansons.

Duo PeyodelO avec Élodie et Pierre CherbéroVers 19h30, heure à laquelle G et moi sommes allés rejoindre tous les mélomanes de la région et d'ailleurs, la fête avait déjà bien commencé. Élodie Noutaïs, une jeune et belle chanteuse originaire du Bénin et membre du duo PeyodelO enchantait les spectateurs de sa magnifique voix qui n'était pas sans rappeler celle de Nina Simone. L'ami Pierre Cherbéro l'accompagnait au piano de scène.Talk That Talk Red Morgan et fouleTalk That Talk Red Morgan et foule de dos
Après une dizaine de minutes ne pouvant pas nous asseoir, G et moi avons poursuivi notre route vers la place du Marché au Bois où l'orchestre de jazz qui jouait là, ne nous a pas accroché... nous sommes donc allé vers la place Daumesnil d'où provenait une musique plus engageante. Et c'est ainsi que nous nous sommes assis à la terrasse d'un café et avons pu apprécier ce qui était sans doute le meilleur groupe de jazz dans les rues de la ville ce soir là : les Talk That Talk, composés de Hervé Fernandez guitare, Julien Dubois contrebasse, Phillippe Eliez batterie, était durant la première partie du concert, accompagné par Red Morgan, célèbre chanteur et joueur de saxophone originaire de la Nouvelle-Orléans (Raymond House, le chanteur du groupe ne chantait que durant la seconde partie du concert, mais nous n'y avons pas assisté. Raymond apparait de dos en chemise bleu clair et chapeau sur la photo ci-dessus).

Un des moments les plus marquants du concert, fut lorsque Red Morgan chanta en anglais sa version du « Little Red Rooster » (petit coq rouge) imitant de manière désopilante avec son saxophone, le gloussement du gallinacé. Le simple fait qu'il est glissé le mot Périgueux dans la chanson nous a fait applaudir avec enthousiasme. Un vrai pro du jazz, de la chanson, du saxo... enfin du showbizz ; mais n'oublions pas Hervé Fernandez, guitariste périgourdin qui a joué quelques solos à nous couper le souffle... j'aime cela.

Ensuite, nous sommes allé nous asseoir place de la Vertu pour nous détendre un peu. C'est fou ce que cette place en retrait de tout, peut être reposante... le spectacle à la fois musical et visuel, donné à cet endroit retraçant les méfaits de l'ouragan Katrina sur la Nouvelle-Orléans, demandait plus de réflexion de notre part que nous étions prêt à faire preuve. Nous n'avons pu l'apprécier à sa juste valeur car nos sens étaient saturés de toutes les bonnes choses que nous avions vu et entendu quelques instants auparavant.
Le lien d'un site Américain avec de la très bonne musique néo-orleanaise ›

Hervé Fernandez Talk That Talk PérigueuxRed Morgan Jazz singer and player of saxo

Red Morgan à Périgueux avec le groupe Talk That Talk. Vidéo montrant la fin du concert et les remerciements.

Le duo PeyodelO
Pierre Cherbéro & Élodie Noutaïs
M : 06 43 43 60 18
Contactez Pierre grâce au formulaire de contact de Périblog (Périblog fera suivre) ou directement sur son espace MySpace : http://www.myspace.com/peyochanchanmusic

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Fete agricole Corneguerre 9 et 10 aout

Tracteurs anciens

Fête du moissonnage à Saint-Pancrace

Dans un joli village nommé Saint-Pancrace, perdu au beau milieu du Périgord Vert, se tenait fin juillet dernier une fête du moissonnage. Bien que je sois originaire de Normandie, une région de France où l'agriculture revêt une certaine importance, l'invitation de mon ami G à l'accompagner à cette fête m'avait laissé perplexe. J'ai eu comme lui la chance d'être élevé à la campagne, mais tout ce dont je me souviens des moissons sont les énormes moissonneuses-batteuses rouges rentrant à la ferme dans un tintamarre de ferraille mal ajustée, semant sur leur passage les fétus luisants de blé et remplissant l'air du soir des effluves de gasoil et de champs grillés par le soleil.
Batteuse-lieuse
Tracteurs Zetor T35 1948L'engouement que G éprouve pour le vieux matériel agricole m'étonne beaucoup compte tenu du fait que je connais son autre grande passion... mais il est certain que les machines agricoles anciennes éveillent chez lui de profonds et forts souvenirs qu'il est seul à pouvoir comprendre. Touchant...

G était très excité à la vue d'un tracteur fabriqué en République Tchèque en 1948, un Zetor T25 (et quand Zetor...z'ai pas raison, m'a-t-il dit) , parfaitement restauré par Didier Lapeyronnie, mais repeint en marron au lieu du gris d'origine. Cependant ce modèle n'était pas celui qu'il connaissait et aurait préféré se trouver face à face avec le T25 A bleu de son enfance.

2cv deudeuche restauréeMoi qui n'ai pas été aussi profondément marqué par ce genre de machines, je me suis arrêté devant une deudeuche dont la restauration avait été réalisée avec une attention aux détails évidente. Un travail superbe... la voiture de mes rêves après une Porshe, une Mercedes ou une Aston Martin ; l'outil presque essentiel qui complètera la panoplie du citadin désireux de retourner à ses racines.

Grand rassemblement agricole à Corneguerre

Moissonnage à Corneguerre avec ancien matériel agricole - Photo aérienne par Dominique Louis
Moissonnage avec ancien matériel agricole - Corneguerre juillet 2008 - © Dominique Louis
Mais ceci n'est qu'une introduction pour vous signaler le lancement d'une semblable fête ce week-end à Corneguerre, un ancien village situé entre Lisle et la Maison de la Dronne près de Tocane-Saint-Apres ; facile à trouver si vous êtes équipé d'un GPS ou êtes ami avec les corbeaux qui ravitaillent le village (à défaut de cela, vous pouvez jeter un coup d'œil à la carte interactive ci-dessous...)

Voici le programme du premier rassemblement agricole de Corneguerre :
Samedi 9 août :
  • dès 8h : vide-greniers et brocante
  • 14h les machines agricoles sont mises en branle
  • 20h repas champêtre vin compris (18€)

Dimanche 10 août :
  • dès 8h : vide-greniers et brocante
  • 9h messe en plein air
  • 10h30 les battages commencent (blé moissonné trois semaines auparavant). Le blé est passé au concasseur pour produire la farine, qu'un boulanger utilisera pour faire du pain dans un four mis à sa disposition sur les lieux de la fête.
  • buvette, sandwichs etc disponible toute la journée
  • 14h défilé (ou course) de barriques
  • 19h apéro-clôture et remise des récompense et lots
  • de plus il y aura une exposition de voitures anciennes, des jeux pour enfants et une lotterie (billets à gratter)

VENEZ NOMBREUX !


Renseignements association : ABCEL
Serge Comte
Fixe : 05 53 90 42 00
Portable : 06 03 66 29 84

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Troisieme marche de nuit de Perigueux annule jeudi 7 août 2008

Marché de nuit annulé profite à quelques malins
Quelques petits malins (dont Fabien (dit Fab le peintre) et Pascal Verwaerde (voir billet sur Pascal en juin dernier) ont installé leur étal au bout de la rue des Chaînes, en face de la nouvelle droguerie pour profiter des passants.

A l'approche d'un orage violent, la mairie a pris la sage décision d'annuler le marché de nuit de mercredi soir.

Parmi ces femmes figure Josie une bloggeuse - http://www.josies-world.com/Dépités, des milliers de visiteurs ont sillonné les rues de la vieille ville en quête d'une animation quelconque ; en vain... ou presque, car au Café de la Place on y avait programmé quelques musiciens (auxquels s'est joint un danseur improvisé) pour jouer devant une terrasse archi-comble et pas suffisamment appréciative si l'on en juge par le peu d'applaudissements qu'elle émettait à la fin de chaque morceau. C'est là que j'ai passé ma soirée avec un petit recueil d'auteurs célèbres ayant écrit sur le Périgord, en attendant les premiers vents et les premières gouttes.


Ciel d'orage sur PérigueuxCe n'est que vers minuit trente, alors que je venais de rentrer chez moi que l'orage est arrivé. Certains diront que le marché aurait dû être maintenu, mais le temps est imprévisible et la mairie a pris ce jour-là une sage décision. L'orage fut bref ; il fut cependant accompagné d'une très violente averse qui s'est abattue quelques minutes après les premiers coups de tonnerre, et à sentir avec quelle force la pluie frappait mes volets, les étals des marchands auraient sans doute été ravagés.

Rendez-vous donc sur le prochain marché de nuit, mercredi 13 août (si le temps le permet...) En conséquence de cet évènement météorologique et du décalage que cela a provoqué, l'animation reste à confirmer.

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Merveilleux MIMOS 2008 mercredi 6 août 2008

Merveilleux MIMOS, durant lequel un nombre incalculable de gens sont venus durant cinq jours, fouler les pavés de notre Belle Périgourdine.

Touristes accompagnées de Carole et de Guillaume ont vu la plus part des spectacles du Mim'Off
Venus à Périgueux spécialement pour le MIMOS, les Lot-et-Garonnais Carole, Pascale, Valérie et Guillaume, assis à la terrasse du café Errel, écrivent à leur amis canadiens pour communiquer leurs impressions (favorables) concernant le festival. Ils iront plus tard fouiner sur les étals de la braderie
Après le spectacle dément des KaRNaVIrES donné en début de festival, nous nous étions dit que tout ce qui allait se jouer pour le reste de la semaine dans nos rues, nos théâtres et nos parcs, allait nous sembler fade, mais il n'en fut pas ainsi. Interviewés dans les journaux locaux, les touristes étaient unanimes : les spectacles étaient tous d'un haut niveau, et si quelques-uns d'entre eux étaient d'un goût suspect (Makadam Kanibal par exemple, dont je parle plus bas), ils avaient tous un message à faire passer, et ils le passaient souvent avec finesse du geste, drôlerie du regard et parfois de la parole.

La braderie sur la rue Limogeane et chat tenu en laisse
[1] [2] La braderie sur la rue de Limogeane [2] chatton récalcitrant (et ça se comprend), trainé en laisse sur la place du Coderc.

Je n'ai vu que trois spectacles (honte à moi) dont celui de la compagnie SIVOUPLAIT (Nozomi Horie et Takeshi Shibasaki) méritants vainqueurs du prix du public au Mim'Off 2008, qui m'avait été recommandé par une jeune femme rencontrée alors que je venais de quitter la représentation intitulée « La fugue... », donnée sur la place du Marché au Bois par Dimittri Hatton. Mes oreilles résonnaient encore des rires clairs et insouciants des enfants assis autour du mime et son acolyte. Ah, l'enfance... ce ne fut pas toujours drôle, mais si c'était possible, j'en revivrais bien quelques morceaux choisis.
Place du Marché au Bois - 17h45 - Dimitri Hatton et d'Adam - Photographie composée de trois photos mises bout à bout (pas évident avec une foule sans cesse en mouvement et avec un appareil tenu à main libre.)

Cliquez sur la photo ou sur ce lien pour zoomer

La compagnie Mim'Off Dimitri Hatton
[1] Dimitri Hatton en chef d'orchestre [2] il faut remballer fissa pour laisser place au prochain spectacle [3] la chaussure sert de chapeau
Étant de ceux qui sont autant intéressés par ce qui se passe dans les coulisses que sur la scène, j'observais le visage des spectateurs dont les zygomatiques se tendaient à chaque fois que Dimittri s'empêtrait dans son archer, ses partitions ou ses instruments de musique ; dont un, le violon, était tombé quelques représentations auparavant sur l'arcade sourcilière d'Adam, son assistant, lui faisant une méchante entaille.

Le soir même je descendais sur l'esplanade du théâtre pour la dernière représentation des SIVOUPLAIT que Claire m'avait suggéré d'aller voir et j'ai été conquis par ce couple de japonais des plus étranges, habillés d'un ensemble blanc comme on en voyait sans doute dans les années trente sur les terrains de tennis et dans les parcs de Wimbledon. Là aussi, les scènettes jouées finement par elle et lui ont ravi le public. Le sketch qui a le plus retenu mon attention était celui du pique-nique durant lequel les deux époux se prennent à dormir et à rêver l'une d'un amant, l'autre de grosses dépenses dans les casinos, choses qui devaient leur être interdites dans le monde éveillé. Je me suis aussi beaucoup amusé en les regardant jouer la partie de double, durant laquelle, peureuse, elle évitait les balles de tennis tandis qu'il s'escrimait jusqu'à l'épuisement à les attraper toutes.
Désolé si c'est flou mais les SIVOUPLAIT bougent beaucoup et j'étais trop loin pour que le flash puisse être utile
Quelques photos (floues) montrant les deux japonais du SIVOUPLAIT en plein délire.

La compagnie SIVOUPLAIT sur l'esplanade du théatre à Périgueux
Nozomi Horie et Takeshi Shibasaki saluent la foule après leur superbe performance qui leur vaudra de remporter le prix du public au Mim'Off 2008

Les Makadam Kanibal vers la fin du spectacle
Les Makadam KanibalQuelques heures à peine avant la fin officielle du MIMOS je me rendais avec l'amie Christine au parc Gamenson où la compagnie Makadam Kanibal qui faisait habituellement parti des spectacles payants, nous offrait la dernière de leurs représentations gratuites. Intitulée « Gavalo Kanibal », le spectacle était joué sur une scène circulaire semblable à la base d'un manège, par deux pseudo-gitans, dont un pauvre gavalo (larbin en gitan) qui subissait toutes sortes de traitements sadiques prodigués par une mégère dominatrice et pingre. Le gavalo dans lequel certains d'entre vous auront reconnu un brave ex-Sans Domicile Fixe local, supportait les brimades avec stoïcisme, voire un certain plaisir. J'en tiens pour preuve : les lames de rasoir défilant de sa bouche, l'ingurgitation d'un long fil de fer qui fut autrefois un porte-manteau ou, moins banal, les fléchettes dans son postérieur tendu, l'agrafage d'une cible dans le gras de la bedaine... la représentation sado-masochiste s'est terminée presque par un drame, lorsque la mégère ne parvenait pas à étouffer le feu qu'elle avait elle-même mis au manteau de cuir noir du gavalo. Cet incident jeta un trouble parmi les spectateurs qui se demandaient s'il fallait intervenir ou si cela faisait parti du numéro. Certain d'entre-nous, dont un petit enfant qui brisa de ses cris le silence, savaient qu'il n'était pas normal de voir les flammes jaillir d'au travers la couverture anti-feu et que nous venions de frôler le drame. Heureusement, pour ceux qui ne s'en sont pas rendu compte, l'assistant des deux acteurs était déjà à mi-pente, l'extincteur à la main. Le drame que l'on redoutait n'eût heureusement pas lieu et le pauvre gavalo débarrassé de son long manteau encore tout fumant, se redressait l'air hébété. Un applaudissement bien mérité s'en suivit en guise de « Ouf ! » et de « merci » pour un spectacle qui nous avait livré quelques bonnes surprises.

Les Makadam Kanibal
Les Makadam Kanibal frôlent le drame
Gavalo à eu chaud aux fesses. Le moment où les flammes traversent la couverture anti-feu n'apparaît pas sur ces photos

Je suis certain que vous serez nombreux à vous joindre à moi pour dire un grand bravo à tous les participants IN et OFF du MIMOS et aux organisateurs, assistants et bénévoles. Prochain rendez-vous : juillet 2009

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