Une police sur le qui-vive dimanche 29 juin 2008

Dans la nuit de samedi à dimanche vers deux heure du matin, un bruit effarant de verre brisé m'a sorti du sommeil dans lequel je venais de sombrer. Le même bruit, plus éloigné et au milieu de voix d'hommes s'est reproduit quelques instants plus tard. Pensant qu'il s'agissait des deux arrêts d'autobus près de chez moi, tombé victime de l'acte insensé d'un groupe de jeunes exaltés, j'ai osé appeler la police pour la deuxième fois de ma vie.

Police Municipale de Périgueux en action
Notre police municipale cet après-midi à la foire Saint-Martin, en train de coordonner l'intervention des pompiers sur une jeune fille blessée. Les visages sont floutés* à leur demande. Dommage ils avaient tous un bien gentil sourire qui les mettait en valeur...
J'ai toujours pensé qu'il y avait un petit côté méprisable de délation dans ce geste qui pourtant en cette circonstance est tout ce qu'il y a de plus civique. J'ai tout d'abord hésité car était-ce le 17 ou le 18 et, plus important encore, ces numéros avec lesquels j'avais grandi étaient-ils toujours en service ? Ils l'étaient. J'ai penché pour le 17 ; le bon choix. J'ai décrit au policier à l'autre bout du fil ce que je croyais avoir entendu et, il m'a demandé mon nom et mon adresse. Je ne sais pas ce qu'il aurait dit si j'avais refusé de révéler mes coordonnées, mais comme je n'avais rien à me reprocher, je les lui ai fourni sans hésitation. Moins de cinq minutes plus tard, avant que je puisse retomber dans les bras de Morphée, à défaut de ceux d'une Chloé, il a appelé m'expliquant qu'il s'agissait en fait d'un panneau au milieu de la route sur lequel roulaient les voitures. J'ai eu du mal à y croire car le bruit me paraissait bien être celui de bris de verre et ne semblait pas coïncider avec le passage d'un véhicule ; mais ce dimanche midi lorsque je suis descendu en ville, les arrêts d'autobus et la cabine téléphonique étaient intacts. Je constate donc l'inaptitude de mes tympans à distinguer les sons. En tout cas bravo à la police pour la rapidité de leur réponse. Ce n'était pas très sérieux, mais imaginez qu'ils n'aient pas eu quelque chose de plus important à faire à cet instant, et que l'on s'en soit vraiment pris au mobilier urbain ou que le panneau ait provoqué un accident... mon appel a eu une certaine utilité.

Vous vous posez peut-être la question : « mais quelle était donc la première occasion en laquelle il a appelé la police ? » Et bien c'était dans un parc de Hampstead au nord de Londres où deux adolescents qui jouaient au tennis se faisaient insulter puis lapider par une bande de gredins. Prisonniers du grillage qui entourait le terrain, les deux joueurs de tennis courraient dans tous les sens pour éviter les pierres ; au lieu d'attraper comme ils en avaient l'habitude, ils esquivaient... En cette occasion j'avais appelé le 999 et la police était intervenue avec une rapidité fulgurante au son de leur sirène bien particulière. C'était il y a de cela une douzaine d'années, je venais d'acheter mon premier téléphone portable. Une nouvelle ère venait de naître : celle d'une communication omniprésente.

Des photos où les personnes sont mises en valeur

* Afin de renforcer la spontanéité des sujets traités dans mon blog, il ne m'est pas toujours possible dans les cas de foules surtout, de demander la permission aux gens présents, avant de prendre des photos dans lesquelles on pourrait les reconnaître. Cette démarche un peu cavalière mais necessaire, m'a attiré une fois ou deux les foudres (modérées) des personnes concernées ; c'est frustrant et démoralisant mais cela n'arrive que très rarement.

Je prends des centaines de photos chaque mois, et lorsque je choisis certaines d'entre elles pour illustrer un sujet, je m'efforce dans la mesure du possible de n'utiliser que celles où les personnes qui y sont représentées, ne se trouvent pas dans des situations prêtant au ridicule ou qui peuvent être compromettantes.

Mon engagement envers vous :

S'il arrive un jour que vous trouviez une photo de vous ou d'un enfant dont vous seriez le plus proche parent ou tuteur, qui vous déplaît dans Périblog, je l'enlèverai ou flouterai le visage selon le cas dans les plus brefs délais. Je vous remercie sincèrement de votre compréhension.

Libellés : ,

Pour commenter les billets, veuillez cliquer sur le bouton rouge ci-dessous à droite ↓
Les commentaires, analyses et autres opinions qui paraissent dans Périblog, n'engagent que leur auteur.







Commentaire de Anonymous natalic71 , le 2 juillet 2008 à 09:09  

Bonjour
je suis très heureuse de visiter ce blog de périgueux, la ville que je retrouve depuis 5 mois et que j'avais quitté depuis plus de 12 ans! Ayant un blog moi même, j'ai eu aussi quelques soucis de photos, en plus d'amis! L'ignorance amène souvent n'importe où, la peur d'internet, de l'inconnu. Continuez ainsi, vos écritures nous font passer un bon moment.

Commentaire de Anonymous Femme cougar , le 13 septembre 2011 à 10:15  

Vous avez eu raison d'appeler la police. C'est vrai que l'on hésite toujours à franchir le pas. On se dit que l'on devient une "balance" pourtant il en va de la sécurité de sa famille et de son visionnage par moment.

 

Découvrez (ou redécouvrez) Périgueux capitale administrative de la Dordogne à travers les archives de Périblog