La belle epistoliere de Maurice Melliet mercredi 11 juin 2008
Il faudrait être un sociopathe pour ne jamais avoir en soi de beaux sentiments pour son prochain...
Maurice Melliet est un sentimental (et un poète) au cœur grand comme notre cathédrale. Lui qui a toujours cherché à panser les égratignés de la vie, rend aujourd'hui hommage, avec « l'Épistolière », aux femmes dont les écrits l'ont enchanté.
de me d’écrire à chaque pas
m’avait entrainé jusqu’à l’asile du poète
sur cette butte au jardin de Marqueyssac.
En bas, La Roque-Gageac promenait ses gabarres
pleine de robes légères et d’ombre solaire.
Au-delà, Domme nous narguait de toute sa hauteur,
là, où Jacquou ne savait plus s’il était à sa place…
En passant près du siège du pape nous y avons fait halte
afin de reposer quelques conditions
tellement palpitantes que nos cœurs
s’embrasèrent le temps que ce feu intérieur se calme !
dans ce labyrinthe vert en égratignant
les boules de buis au son de cris turbulents !
L’approche du belvédère nous fit découvrir
cette vallée restée presque vierge…
un peu comme elle, il y a 20 ans !
L’écriture encore craintive,
elle commença sa leçon de poésie
par des mots empruntés à l’amour
pour en arriver à tutoyer mon cœur
et emprunter ma main
sur son genou dénudé par le vent.
En revenant par ce chemin déjà tracé dans nos cœurs,
nous prirent les oiseaux comme témoins en sifflant
l’air qu’elle aimant tant que j’en fit une chanson.
L’instant d’écrire à deux mains
arriva si vite que l’encre ne quitta nos doigts
que tard dans la nuit en relisant nos sentiments
recouverts d’un drap de soie sauvage…
Aujourd’hui, elle ne pose plus jamais sa plume
auprès de mon dernier livre au risque
de le rendre jaloux de sa belle écriture d’épistolière…
Maurice Melliet Périgueux, lundi 2 juin 2008 á 19h02
© photo des buis de Marqueyssac - Maurice Melliet
Maurice Melliet est un sentimental (et un poète) au cœur grand comme notre cathédrale. Lui qui a toujours cherché à panser les égratignés de la vie, rend aujourd'hui hommage, avec « l'Épistolière », aux femmes dont les écrits l'ont enchanté.
L'Épistolière
Cette femme qui par l’enviede me d’écrire à chaque pas
m’avait entrainé jusqu’à l’asile du poète
sur cette butte au jardin de Marqueyssac.
En bas, La Roque-Gageac promenait ses gabarres
pleine de robes légères et d’ombre solaire.
Au-delà, Domme nous narguait de toute sa hauteur,
là, où Jacquou ne savait plus s’il était à sa place…
En passant près du siège du pape nous y avons fait halte
afin de reposer quelques conditions
tellement palpitantes que nos cœurs
s’embrasèrent le temps que ce feu intérieur se calme !
Un espace Web créé par Maurice Melliet pour les Hydropathes : Poésie Hydropathes de Périgueux ›
Découvrir l'origine des Hydropathes (Wikipedia) ›
Le site officiel de l'hôtel des Barris (récemment repris par Jimmy et Vanessa Fornoni) où se tient la réunion des Hydropathes de Périgueux tous les derniers jeudi du mois ›
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dans ce labyrinthe vert en égratignant
les boules de buis au son de cris turbulents !
L’approche du belvédère nous fit découvrir
cette vallée restée presque vierge…
un peu comme elle, il y a 20 ans !
L’écriture encore craintive,
elle commença sa leçon de poésie
par des mots empruntés à l’amour
pour en arriver à tutoyer mon cœur
et emprunter ma main
sur son genou dénudé par le vent.
En revenant par ce chemin déjà tracé dans nos cœurs,
nous prirent les oiseaux comme témoins en sifflant
l’air qu’elle aimant tant que j’en fit une chanson.
L’instant d’écrire à deux mains
arriva si vite que l’encre ne quitta nos doigts
que tard dans la nuit en relisant nos sentiments
recouverts d’un drap de soie sauvage…
Aujourd’hui, elle ne pose plus jamais sa plume
auprès de mon dernier livre au risque
de le rendre jaloux de sa belle écriture d’épistolière…
Maurice Melliet Périgueux, lundi 2 juin 2008 á 19h02
Libellés : hydropathes de Perigueux 24, Maurice Melliet, Poesie
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Vol au-dessus d'un nid de poètes
Cubjac - salon du livre - mars 2012
Saint-Léon-sur-l'Isle - 24110
Thiviers - 24800




Très bel hommage ! Très beau texte où la musique des mots s'enchaînent comme une mélodie qu'on ne se lasse pas d'écouter...Bravo ! Par les temps qui courent, c'est un vrai bonheur !
Brigitte