René Ventenat, sculpteur vendredi 6 juillet 2007

Rene Ventenat et sculpturesC'est un jeune homme de 75 ans qui m'a accueilli à l'Art Notre. René Ventenat, crée des formes familières à partir d'objets usuels qui proviennent des fermes et vieilles demeures d'un temps révolu. René Ventenat est un magicien de la ferronnerie, transformant faucilles, crochets et autres objets bizarres en coq majestueux ou en chat droit et orgueilleux. Il crée à force de courbes et de contre-courbes des formes ayant trait a la campagne, aux personnes, animaux et une variété d'autres choses que l'on peut rencontrer au détour d'un chemin, lors de nos pérégrinations dans la campagne périgourdine.

L'Angélus de J. F. Millet qu'il a reproduit a l'aide de je ne sais quels ustensiles de jardinage a attiré mon regard. René a fait preuve d'une grande ingéniosité pour recréer la silhouette de ces deux êtres, qui dans la toile, se recueillent au beau milieu d'un champ alors que sonne l'angélus dans le lointain. J'ai regretté de ne pas pouvoir me l'offrir.

Il puise sa matière première dans un tas de ferraille noble, qu'il a lui même collecté dans des vides greniers de la région ou bien qu'il a découvert à l'entrée de sa cour dans un cageot, laissé là par un habitant attentionné du Grand Brassac. Sans doute avez-vous vu les oeuvres dont il a agrémenté sa colline... Comme d'autres je les ai remarquées, je me suis arrêté quelques minutes, intrigué, puis étonné, avant de repartir amusé.

Au fait, René est à la recherche de fers à boeuf ou à... vache ; et oui mesdames et messieurs : autrefois les vaches étaient aussi utilisées comme bêtes de labour dans le Périgord. Ils ont l'esprit pratique ces périgourdins!

René Ventenat n'a pas toujours était sculpteur. Il était auparavant un ébéniste à l'habileté irréprochable, habité, comme aujourd'hui, par l'envie de sauvegarder ce qui témoigne du passé. Lorsqu'il a enfin pu se retirer d'une vie de travail, il a commencé à collectionner puis à restaurer des objets en fer blanc, cad. des gamelles, pots, écuelles et autres objets qui étaient d'un usage courant pendant les deux ou trois siècles derniers. Il les a cédés au musée de la Ferblanterie de la Tour Blanche (situé entre Périgueux et Angoulême) qui en a fait une exposition permanente. Cette commune, apparement, a d'ailleurs tendance à oublier que René Ventenat en fut un des principaux donateur. La reconnaissance est essentielle, et ceci dans tous les domaines. Rendons à César...

René Ventenat
Lonlaygue
Par Grand Brassac 24350
Tel : 05 53 04 51 96

Libellés : , , , ,

Pour commenter les billets, veuillez cliquer sur le bouton rouge ci-dessous à droite ↓
Les commentaires, analyses et autres opinions qui paraissent dans Périblog, n'engagent que leur auteur.







Commentaire de Anonymous Anonyme , le 16 mai 2009 à 00:17  

J'ai connu René en 1976, alors qu'il était ébéniste et restaurait des meubles avec un savoir-faire extraordinaire.
Je l'ai perdu complètement de vue, ainsi que son épouse Marie-Louise, lorsque j'ai rompu avec leur fille cadette, qui était l'objet de toutes mes attentions.
Cela me fait un choc aujourd'hui, de retrouver son visage sur Internet, presque par hasard. Je souhaite à René du fond du coeur encore de belles années de création et de plaisir dans ses oeuvres. Peut-être me reconnaitra-t-il si je signe seulement de mes initiales, JMM.
Avec toute mon affection.

Commentaire de Anonymous Anonyme , le 24 juillet 2009 à 16:58  

Bonjour,

J'ai rencontré Mr et Mme Ventenat une fois en Mai 1980.Il m'avait gentimentdonné grattoirs et perçoirs préhistoriques qu'il trouvait alors dans les champs.A cette époque je travaillais aux ACC (PTT)avec sa fille Sylvie.Et je découvre aujourd'hui ses activités artistiques au hasard d'une recherche sur internet.Je souhaite longue vie à ce Monsieur qui porte en lui une part de sagesse puisqu'il a travaillé le bois comme mon Pére.

Michel Berthélemy
Villemomble

Commentaire de Anonymous faugiera , le 16 octobre 2009 à 00:37  

Bonser Lo René de lo long de l'aiga,
Tes sculptures sont magnifiques et c'est peu dire.
Chercher ne signifie rien en sculpture. ce qui compte, c'est trouver. Cette déviation de Pablo Picasso te sied merveilleusement.
Amistats de La Martinha.
Sergi Faugiera

 

Découvrez (ou redécouvrez) Périgueux capitale administrative de la Dordogne à travers les archives de Périblog